Etabli à Toronto, David Como, aka Sing Leaf, est à la tête d’une discographie plutôt conséquente, alors qu’il est pratiquement méconnu dans l’univers du pop/rock. « Not earth » serait son quatrième elpee, outre les singles et les Eps qu’il a déjà publiés.
David reconnaît pour influence majeure feus Mark Linkous (Sparklehorse) et l’écrivain et poète américain Richard Brautiga. Ce qui explique sans doute pourquoi, son œuvre mêle éléments pastoraux et surréalistes.
Découpé en huit titres, « Not earh » s’ouvre par le doux/amer « Easy on you ». Bruits étranges s’infiltrent tout au long d’une compo qui repose sur une sèche, dans l’esprit de Devendra Banhart. « Little magic » s’ouvre dans le même climat, puis s’électrifie subtilement au fil d’un morceau, malgré des synthés vaporeux… Atmosphériques, ces claviers envahissent « Sunshine », une plage bucolique, épurée d’une flûte et dont la guitare ressemble plutôt à un instrument à cordes japonais ou chinois. On pense alors inévitablement à Mercury Rev. Tout comme lors de la piste finale « Out of the dream ». La voix est douce et harmonieuse. Complexes, les couches insufflent une touche enchanteresse au morceau. Ensoleillé, « Forever green » rappelle la douceur pastorale des 60’s ; et le toucher de cordes évoque Davy Graham voire Bert Jansch. Truffé d’effets spéciaux, « Honey eater » se révèle la plage la plus expérimentale. Enfin le baroque « Magnetic » adopte un profil plus électronique. A cause de ces synthés lo fi ou cosmiques et de cette boîte à rythmes, un peu comme si Talk Talk et Eyeless In Gaza avaient eu l’opportunité de bosser ensemble pour développer des expérimentations sur claviers…

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