Deuxième Ep pour ce quatuor établi à Paris, mais dont le chanteur est uruguayen. Ce qui explique sans doute pourquoi un des quatre titres, « 47 », est interprété dans la langue de Cervantès. Un titre new wave propulsé par la section rythmique dansante, alors que chatoyantes, les cordes réverbèrent des accents empruntés au New Order originel (NDR : pensez à « Ceremony »). Dans le même registre, l’élégant « Bystander » est un peu plus enlevé. Etonnant, mais sur ces deux pistes, légèrement reverb, la voix évoque Meric Long (The Dodos). Mais la meilleure plage de l’Ep est incontestablement « Whistleblower ». L’émotion y est à fleur de peau. La basse cotonneuse. Le sens mélodique soigné. On pense à Interpol, The Smiths et surtout à Sad Lovers & Giants voire Snake Corps. A cause de la voix aussi emphatique que celle de Garce Allard et puis de ces guitares ondoyantes, carillonnantes et parfois même scintillantes aiguisées en son temps par Tristan Garel-Funk. Des cordes tamisées tout au long de « Haçienda », la plage la plus électro, synthés et voix vocodée tirant ici leur épingle du jeu.
Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi…
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