Wavves publie un second recueil subtilement intitulé « Wavvves », seulement trois mois (six pour l’Europe) après la sortie de son œuvre éponyme et quelques jours après la désastreuse performance de la formation accordée au festival Primavera. Lorsqu’il n’est pas dans un état d’ébriété avancé, Nathan Daniel Williams pond une série de petites capsules soniques ne dépassant que très rarement les trois minutes.
Destiné aux ‘djeuns’ ayant fait l’impasse sur Sonic Youth ou My Bloody Valentine, Wavves tente tant bien que mal d’éveiller les pulsions animales de l’auditeur sans y parvenir aussi brillamment qu’un No Age ou Fuck Buttons. « Wavvves » se cherche, entre noise et mélodie, sans jamais réellement se trouver. La formation parvient autant à passionner (« So Bored », « Weed Demon ») qu’à irriter (« To The Dredgs », « Gun In The Sun »). Il en résulte un ouvrage en dents de scie qui, conjugué à ses frasques scéniques, ne laisse pas présager à la bande un avenir chargé de promesses…

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