Poison The Well s’est formé en 1998 à Fort Lauderdale, en Floride et a connu son heure de gloire en 2003 en signant un deal chez Universal. Après avoir écoulé 300.000 albums dans leur pays, les Américains reviennent, via Ferret Records, pour un nouvel opus produit par Steve Evetts (Dillinger Escape Plan, The Cure, Everytime I Die).
“The Tropic Rot” est un disque vicieux. La première écoute de ce cinquième album des Américains n’est pas ce qu’il y a de plus excitant. Par acquis de conscience, on se le réécoute une seconde fois, puis une troisième et une quatrième. Sournoisement, les mélodies tortueuses du combo font leur chemin au plus profond de l’esprit. Ce qui, au premier abord, semblait n’être qu’un album ‘Post-Hardcore’ de plus, se révèle être une très grande réussite du genre.
Contrairement à celui de beaucoup de ses collègues, le Post-Hardcore de Poison The Well n’oublie pas de rester accessible. Les mélodies sont imparables, les voix hardcore combinées à d’autres plus mélodiques sont magnifiquement intégrées aux compositions à la fois rageuses et atmosphériques. Les voix claires sont d’ailleurs superbes et constituent l’une des grandes réussites de cet album, au même titre que le son de basse percutant qui rappelle, sans aucun doute possible, le face la plus hardcore du groupe. Les morceaux percutants comme « Exist Underground », « Cinéma » ou « Celebrate the Pyre » sont contrebalancés par les petits bijoux mélodiques que sont « Pamplemousse », « When you lose it, I lose it as well » ou « Are You Anywhere ? ».
« The Tropic Rot » n’est pas un album immédiat. Il faut se donner le temps de l’écouter et de le réécouter pour en découvrir toute la saveur. Ne passez pas à côté de cette œuvre.

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