En choisissant pour titre de son second elpee, « Excuse my french », Julien Bouchard voulait peut-être s’excuser d’avoir opté (définitivement ?) pour la langue de de Molière, afin d’interpréter ses chansons. Faut dire que sur son premier opus, elles étaient alternativement écrites en français ou en anglais. Pourtant, sa musique est demeurée fondamentalement anglo-saxonne. Influencée, probablement par Sparklehorse, Elliott Smith ou encore Lemonheads. A contrario, un morceau comme « Tu m’entraînes » épouse, malgré la présence d’un synthé, un format grunge. Parmi les 10 plages de cet opus, on épinglera encore l’excellent et bien électrique « Le sens de la fête », le dépouillé « Château de sable », « Ton ombre est ma lumière », une piste enrichie d’une intervention à la trompette et puis une compo qui véhicule des accents prog. En l’occurrence « En nous », surtout lorsque la guitare talonne la voix. Enfin, Eddy La Gooyatsch (un chanteur nancéen) apporte son concours à « Même pas là », une plage qui met bien exergue de chatoyantes tonalités de gratte, dont une traitée en slide.
Quant aux inflexions vocales, elles sont très susceptibles de rappeler Etienne Daho. Elégance, mélancolie et poésie sont les maîtres mots de cet LP fondamentalement pop/rock, malgré le recours à la langue française…

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