Les révolutions, les conflits géopolitiques et les crises existentielles ont toujours alimenté la muse (?!?!?) de Matt Bellamy. Et « Will of the people » (Trad : la volonté du peuple) ne déroge pas à la règle, traitant de l’instabilité dans le monde, de la pandémie, du conflit en Ukraine, des manifestations et émeutes qui éclatent aux quatre coins de notre terre, des démocraties occidentales en déliquescence, des poussées d’autoritarisme et des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques (incendies de forêt, inondations, etc.) Bref, tout ce qui fait l’actualité. Et le titre maître qui ouvre l’elpee, s’inspire de l’attaque du Capitole américain perpétré par les partisans de Trump, tout en adoptant une forme musicale ‘glam’, dans l’esprit de Gary Glitter.
« Liberation » navigue aux confins de l’univers de Queen. Que ce soit les accords de piano, les chœurs ou les envolées de guitare. Un piano qui trame également « Ghosts (How can I move on) », une ballade déchirante, pour ne pas dire larmoyante. Des chœurs que l’on retrouve sur l’impétueux « We are fucking fucked », un morceau au cours duquel, la vois de Matt se révèle parfois angoissante…
Muse se frotte régulièrement au métal voire au pseudo thrash metal. A l’instar de « Won’t stand down », découpé dans des riffs charnus et lardés de synthés acérés. Du tempétueux « Kill or be killed », Matt s’autorisant un solo de gratte dégoulinant tout comme sur « Euphoria », une piste davantage contaminée par l’électronique. Une électronique très présente sur ce long playing, à l’instar de « Verone », dont les synthés en boucle rappellent les expérimentations de Terry Riley. Des claviers qui balisent « You can’t make me feel like it’s Halloween », mais à la fois par le recours à des sonorités de synthé, mais aussi d’orgue rogné, Matt n’oubliant pas de délivrer un petit solo de guitare toujours bien dégoulinant…

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