Artiste atypique, Richard Hawley nous démontre une nouvelle fois que rien ni personne ne peut influencer ses choix, ses goûts et ses envies. Il nous livre un splendide album qui hélas ne contient ‘que’ 8 petites merveilles, totalement intemporelles…
Crooner, tel est le titre qui lui convient le mieux. Non content de suivre son petit bonhomme de chemin, seul contre vents et marées, ce Britannique à la voix chaude et aux mélodies ciselées, nous propose dans son dernier ouvrage huit plages qui sonnent toutes comme des merveilleux cadeaux au pied du sapin. Il est clair que ce n’est pas ce style de musique qui va nous faire danser lors de cette période de fêtes. Ce n’est pas dans son répertoire ; et encore moins son objectif!
Néanmoins, la pureté des cordes, sa douce mélancolie, son talent et sa grâce éclaboussent cet opus qui émerveille n’importe quel auditeur à l’époque de faire le bilan de 2009. Traditionnellement, en cette période de l’année, c’est la course à la meilleure vente, au plus beau concert, au meilleur best of, etc. Tout un chacun qui veut se vendre au ‘meilleur moment’ de l’année se presse au portillon, tient le haut de à l’affiche. L’info rock en ces temps de cadeaux, de sorties d’album, d’annonces juteuses est souvent dévolue aux méga-groupes, aux cancans les plus gros les uns que les autres. Richard n’en a cure. Il se contente de nous offrir ce qu’il fait de mieux, une ambiance douce (NDR : qui ne signifie pas molle), des perles musicales, un Cd qui dégouline de classe et donne simplement envie d’aimer…
Ses références lui viennent de ses racines, les Dean Martin, Hank Williams et Faron Young qu’écoutaient son père et son grand-père avant lui ; elles le guident, le bercent et l’imprègnent de cette culture musicale hors du temps. L’homme de Sheffield se fiche comme d’une guigne de la dispute des frères Gallagher ou de la tournée de U2. Merci Richard de nous faire partager le goût du ‘beau’.

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