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I’m not there anymore

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Malgré ses quatre intermèdes plutôt brefs (« Radial »), le neuvième elpee du groupe londonien est plutôt copieux. Dix-neuf titres en tout pour un total de 63 minutes. Première constatation, la formation, qui compte 32 années d’existence, a incorporé des éléments de jazz, d’électronique, de psychédélisme et surtout de musique classique, dans son expression sonore, et tout particulièrement des cordes (violons, violoncelle, alto), mais aussi des cuivres (trompette, cor). Et ces arrangements ‘dits’ classiques rappellent inévitablement ceux qu’Arthur Lee réservait à son Love. Le grinçant « My childhood » émarge même à la musique classique contemporaine, alors qu’invitée, Jessica Griffin y récite des poèmes sordides.

Tout au long de « I’m not there anymore », les textes parlent de la mémoire de l’enfance et en même temps de l’impossibilité de se souvenir réellement de cette période. Mais également de sa propre mort, à travers celle de la mère du chanteur/compositeur/multi-instrumentiste Alasdair MacLean. Et comme l’opus est structuré comme un opéra rock, on pourrait presque le qualifier de conceptuel, vu sa thématique. 

S’étalant sur une durée de 8’30, le titre qui ouvre le long playing, « Fables of the Silverlink », est régulièrement chamarré de cordes à la « Eleanor Rigby ». Violoncelle, mellotron et polyrythmes presque tribaux alimentent « Dying in May ». On retrouve le spoken word de Jessica Griffin sur « Conjuring summer in ». « Claire’s not real » flirte avec la bossa nova. La voix de MacLean devient incantatoire sur « Garden eye mantra ». Enfin, certaines compos, et tout particulièrement « Chalk flowers », véhiculent des accents médiévaux réminiscents de l’lncredible String Band.

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Clientele
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Merge/Konkurrent
  • Date: 2023-07-27
  • Rating: 7
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