19 longues années que les Silencers n’avaient plus enregistré d’album studio. Enfin, Jimme O'Neill avait quand même publié un elpee solo, en 2008, « Real ». En fait, il s’est installé en Bretagne avec toute sa famille. Et c’est en sa compagnie (sa fille chante sur deux morceaux et ses fils y ont participé) ainsi que le bassiste Steph Greer, le drummeur de Delgrès et de Jean-Louis Aubert, Baptiste Brondy (NDR : qui coproduit le disque), que les sessions se sont déroulées. A Nantes. Et le tout a été mixé à Glasgow.
En résulte un opus plutôt éclectique dont les 12 titres oscillent du surf ‘enniomorriconesque’ enrobé de chœurs féminins (« Western swing ») au hard rock (un « Bringing up the young » aux accents légèrement empruntés à AC/DC et un « Torchsong » qui aurait pu figurer au répertoire des slows de Scorpions) en passant par du rock made in US plus vrai que nature (« Sunnyside »), de la ballade romantique (« Windswept girl »), du trip hop (« Whats Inna name »), du blues rythmé (« On ma mind »), du folk/pop (le titre maître, dont le long développement et les harmonies vocales sont très susceptibles de rappeler Fleetwood Mac), sans oublier les réminiscences celtiques et un synthé vintage.
Si Jimme O’Neill chante plusieurs titres, d’une voix savourement graveleuse, l’ensemble manque quand même de ligne directrice. Un seul dénominateur commun : les textes. Authentiques, sincères, politiques, ironiques ou ludiques, ils reflètent la sensibilité de l’artiste.

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