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That man's got to go

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Sweet Claudette Johnson Harrell nous vient de Detroit et elle chante le blues. Ce n’et pas une néophyte, puisqu’elle compte, à ce jour, cinq albums à son actif. Et le tout premier, "Linament & collard greens", remonte à 1999.

Pour enregistrer “That man's got to go”, elle a reçu le concours d'excellents musiciens locaux ; en l’occurrence Howard Glazer, un guitariste particulièrement doué qui a longtemps joué en compagnie de l'harmoniciste Harmonica Shah, Dan Dekuyper à la seconde gratte, Todd MacIntosh à la basse et Greg Manning à la batterie ; sans oublier les quelques cuivres pour compléter l'ensemble. Claudette signe pratiquement l’intégralité de son répertoire.

A la recherche d’un amant idéal, la douce Claudette injecte une fameuse dose d’énergie tout au long de "Best damn lover", un morceau funk entretenu par le rythme infernal des cuivres. Les solistes se bousculent déjà à l'avant-plan. Successivement, Alonzo ‘Big Al’ Haralson à la trompette, Marcy Montgomery au saxophone et Glazer aux cordes. L'étau funky ne desserre pas son étreinte rythmique et se mue en danse envoûtante tout au long de "Hee-bie Gee-bies", une compo caractérisée par une sortie de cordes précoce, vitaminée par les pédales de distorsion, mais aussi grisée par la fièvre rythmique de ces cuivres. L'allure est toujours aussi vive pour affronter "That man's got to go". La guitare emprunte des accents bluesy, acérés, incisifs, assez proches d'Albert Collins. La trompette de Big Al ne tient plus en place. L’imposante contrebasse de MacIntosh ronronne pour communiquer une atmosphère jazzyfiante à "Not another moment". Le talent des solistes d’Alonzo et de Marcy est une nouvelle fois bien mis en évidence, alors que le timbre de Claudette manifeste une bonne dose de gravité. Le nightfloor accueille une nouvelle fois les déhanchements des danseurs lors d’un "Too many irons" à la formule bien établie. Et si les cuivres restent toujours sur le qui-vive, toujours prêts à bondir, la guitare emprunte des accents bluesy. Changement radical de style à partir de "Don't talk that yak to me". Le climat s'adoucit, s’illumine à nouveau de sérénité. Glazer est passé à la slide. Il injecte beaucoup de retenue et de feeling dans son jeu. Claudette susurre ses mots. Ce qui n'empêche guère Marcy de souffler avec panache à l'avant-plan. Notre tendre vocaliste charme et bouleverse en même temps tout au long de "Love I see in your eyes", un slow blues très classique, au cours duquel les deux souffleurs étalent encore tout leur talent. Claudette manifeste un profond respect pour ses musiciens et leur permet, à tour de rôle, de se mettre exergue. "23 hours & 45 minutes" en est un nouvel exemple, un blues mid tempo, profilé sur une rythmique très Jimmy Reed, au cours duquel Howard, Alonzo et Marcy se libèrent totalement. Ainsi qu’"Ain't nobody's bizness", un autre blues lent notoire, issu du répertoire de Freddie King, exécuté à la manière d'Albert King. Et la version est tout bonnement remarquable !

 

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