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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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The Wolf Banes - De Casin...
Béber

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lundi, 26 novembre 2012 18:56

King Tuff

Alias King Tuff, Kyle Thomas est étasunien. La tignasse lui tombant sur les épaules, il a la dégaine d’un camionneur yankee. Ses mimiques sont très caractéristiques d’un prototype parfait du déséquilibré tout droit sorti d’un film de Tarantino. Mais quand on analyse son cv, il faut reconnaître que le gaillard possède une belle carte de visite. Outre son King Tuff, Kyle milite chez Witch (NDR : combo stoner dont le batteur n’est autre que Mr. Jay Mascis) ainsi que Feathers, une formation davantage tournée vers le folk.

Eponyme, le second elpee de ce songwriter instinctif mais talentueux, trempe dans un climat garage tempéré. Ce qui n’est pas plus mal. Sa musique est fondamentalement américaine et les morceaux de son opus oscillent entre bon vieux grunge, punk allègre (« Bad Thing ») et pop-folk (« Unusual World » évoque Ted Leo and The Pharmacists...) On a même droit à plusieurs ballades country, à l’instar de « Baby just Break », au cours desquelles il s’accompagne uniquement à la guitare sèche. Et malgré cet éventail de style, l’ensemble de ce long playing demeure homogène. A cause de ce parfait équilibre entre fougue diaboliquement juvénile (NDR : regardez la pochette !) et sens mélodique contagieux…

 

dimanche, 18 novembre 2012 02:00

Au bord de l’ivresse…

En juillet dernier, Dan Bejar s’était produit sur la Plaine de la Machine à Feu. Après Dour, il est donc de retour, mais au Botanique, pour défendre une nouvelle fois son dernier opus, publié il y a quelques mois, « Kaputt ». Personnage illustre de la scène indie-pop, Bejart est certainement un des musiciens canadiens les plus inspirés de cette dernière décennie. Outre son projet personnel Destroyer, pour lequel il a déjà gravé une dizaine d’albums, le natif de Vancouver est également impliqué dans d’autres aventures ; et en particulier chez The New Pornographers et Swan Lake.

Pas de supporting act, ce soir. Tant mieux. D’une part, le dimanche, je n’aime pas trop rentrer chez moi aux petites heures. Et si mon souhait est exaucé en évitant de devoir me farcir une première partie –trop souvent médiocre– c’est tant mieux. La Rotonde n’est pas comble (NDR : il faut dire qu’à l’AB, se produit The Beach House…)

Le concert débute donc à 20h00 pile. Béjar et sept musicos montent sur l’estrade. Un batteur, deux guitaristes, un trompettiste, un bassiste, un claviériste, un saxophoniste (entre autres) et, bien entendu, au beau milieu du podium Dan, qui se réserve le micro. La soirée s’annonce riche en instrumentation. Le set s’ouvre par les meilleures compos issues de ses précédents opus ; et en particulier « Your Blood », « Rubies » ou encore « European Oils ». Parfait ! Si Bejart signe le répertoire de Destroyer, il est loin d’être un despote. Il lui arrive de s’effacer afin de laisser son backing band s’exprimer. Des moments au cours desquels il s’agenouille et en profite pour se désaltérer...

Après avoir dispensé ces titres ‘énergiques’, on se demandait quand même comment le collectif allait se débrouiller pour reproduire le climat sensuel de « Kaputt », sur les planches. Mais également, comment la forme 80’s de cet opus allait être restituée. Et bien on est immédiatement rassuré. La formation impressionne par sa facilité à maîtriser son sujet. En outre, le saxophoniste tire parfaitement son épingle du jeu. Dan est un poète. Son aura irradie son entourage ; et on ne peut que tomber sous le charme. Il récite ses textes, des textes torturés, empreints de passion. Les plages de son plus récent long playing s’enchaînent : « Chinatown », « Kaputt », « Blue Eyes », « Savage Night at the Opera », … Après une heure de prestation, la troupe se retire quelques minutes, avant de revenir sur l’estrade (NDR : comme si on ne s’en doutait pas !)

Destroyer clôture son spectacle par « Bay of Pigs (detail) », une chanson qui va rencontrer un petit problème technique, démontrant au passage, que cette prestation était bien ‘live’. Et puis que cette technique est parfois imprévisible.

Poète des temps modernes, humble et talentueux, Dan Bejar et son team nous ont accordé un excellent concert. Et si de nombreux spectateurs sont demeurés assis tout au long de la soirée, l’atmosphère s’y est révélée chaleureuse, presque voluptueuse, grisante même…

(Organisation Botanique)

 

jeudi, 15 novembre 2012 16:57

Vampiric way

En 2007, cette formation rémoise naissait sous le patronyme de The Bewitched Hands on The Top of our Head. Un peu long quand même. Depuis, elle a décidé de raccourcir son nom. Faut dire que vu le succès rencontré par leur premier album, « Birds & Drums », les Champenois avaient tout intérêt à opter pour une dénomination plus facile à mémoriser. En outre, depuis 2010, le groupe est devenu un des poulains des Inrockuptibles. Non seulement il a décroché le prix du CQFD (‘Ce Qu’il Fallait Découvrir’), mais il a également eu la chance de participer au festival des Inrocks. Une belle carte de visite, il faut le reconnaître. Mais ce coup de pouce, la band le mérite amplement, car il est devenu un des groupes-phare de l’indie-pop hexagonal.  

Leur second long playing s’intitule « Vampiric Way ». Tout comme sur leur premier essai, le combo français continue de puiser ses influences dans la quintessence de la scène américaine, au sens le plus large du terme (NDR : aussi étasunienne que canadienne).

« Westminster » ouvre l’elpee. Un tube en puissance. Une compo lyrique, introduite par des accès d’orgue et enrichie de chœurs mixtes, rappelant manifestement Arcade Fire. Progressivement, les plages sont davantage contaminées par les synthés. A l’instar de « Word Can Let You Down » qui lorgne manifestement vers MGMT. Et si Tilly and the Wall hante « Let Me », à cause de ses harmonies vocales féminines, « Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! » affiche un côté disco-kitsch qui ne dépareillerait pas chez Yeasayer. Toute une liste de références, ma foi, fort intéressantes, qui démontrent que nous sommes en présence d’un groupe doté d’un énorme potentiel…

The Bewitched Hands se produira au Botanique le 13 décembre.

 

jeudi, 15 novembre 2012 16:38

Runner

Fondé au milieu des nineties, The Sea and Cake est une formation qui ne s’est jamais soucié du temps ou de la mode pour composer sa musique. Après dix-huit années de carrière, on peut affirmer qu’elle figure parmi les rares, capables de jongler avec tous les genres, tout en conservant une identité personnelle. Dixième album du band, « Runner », fait donc suite à « The Moonlight Butterfly », publié l’an dernier.

Précurseur du post-rock, le combo ne pouvait éluder sa marque de fabrique. Et il le rappelle sur l’instrumental « The Invitation ». Parmi la multitude de genres que TS&C aborde, on épinglera la synth pop, le rock, l’americana et le jazz. Mais The Sea and Cake a le don de fondre toutes ces références pour restituer un tout homogène. Une symbiose due au talent des musicos. Les dix titres de cet opus sont délicats mais anachroniques. Les guitares sont légères. La rythmique change de tempo sans que le mélomane ne s’en rende compte. Un ensemble de subtilités que Sam Prekop vient souligner de sa voix tout en retenue. Caressante, fragile, elle propulse les compos en apesanteur et les transforme en saveur sonore…

 

jeudi, 15 novembre 2012 16:35

There's no leaving now

Deux années après la sortie de « The Wild Hunt », Kristian Matsson, alias The Tallest Man on Earth, est de retour. Superbe, son premier elpee, lui avait permis de se forger une place aux côtés de la crème des compositeurs folk contemporains. Sa voix nasillarde et son style minimaliste lui ont même valu d’être comparé à Bob Dylan.  

Pour enregistrer « There’s no leaving now », Mattson a utilisé la même formule. Il y joue de la guitare sèche en fingerpicking. Sa dextérité y est impressionnante. Son efficacité imparable. Et même si certains morceaux sont enrichis par la lapsteel (« 1904 ») ou le piano (« There’s No Leaving Now »), cet elpee creuse un peu plus en profondeur pour atteindre les racines du folk. Ce qui explique sans doute pourquoi, l’opus nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Alors, et alors seulement, des titres comme « Criminals » ou encore « Wind and Walls » prennent toute leur dimension et se révèlent même totalement bouleversants.

The Tallest Man on Earth s’impose de plus en plus comme une référence en matière de néo folk. Son aura grandit encore, sans qu’on s’en aperçoive. Il n’a peut-être pas envie de rejoindre le sommet de la notoriété trop rapidement. Il prend son temps. Et qu’importe si son parcours vous semble long, le plus important c’est qu’il continue à être touché par la grâce…

 

jeudi, 08 novembre 2012 02:00

Classieux…

Il y a quelques mois, Efterklang publiait son quatrième album, « Piramida ». Une œuvre directement inspirée d’un leur voyage accompli au large d’une île proche du pôle Nord où se dressait autrefois une cité minière. Durant ce périple, le groupe a enregistré des sonorités et des ambiances qui ont servi ensuite, à l’écriture de l’album. Pour retranscrire ce climat froid et atmosphérique en ‘live’, les Danois ont tout simplement décidé de se produire en compagnie d’un orchestre symphonique, lors de leur tournée. En coopération avec les Bozar et la Muziekgebouw d’Eindhoven, l’Ancienne Belgique accueillait donc Efterklang et l’Orchestre de Rotterdam, le Sinfonia Rotterdam sous la direction de Matthew Coorey. Pour l’occasion, les sièges sont entièrement sortis et il n’y a apparemment, plus aucune place libre.

La première partie n’est pas étrangère à Efterklang, puisqu’il s’agit de Peter Broderick, ancien membre du groupe. Multi-instrumentiste, cet Etasunien vient défendre son nouvel opus solo. Il impressionne par son aisance tant instrumentale que comportementale. Il change d’instrument morceau après morceau (banjo, violon, guitare,…) et manifeste un tel aplomb, qu’on a parfois l’impression qu’il foule les planches de l’AB, depuis sa plus tendre jeunesse. Il arpente ainsi l’estrade, seul, au violon en chantant presqu'a cappella. Après une bonne demi-heure de prestation, il vide les lieux. Pour quelques instants seulement, car Broderick fait partie du backing group d’Efterklang, et s’y réserve le clavier tout en participant aux chœurs. 

A 21h, l’orchestre de Rotterdam monte sur le podium. Il réunit une petite trentaine de musiciens, dont une section de cuivres, une autre de cordes et un percussionniste. Le trio de base est également soutenu par trois choristes, Budgie (le drummer de Siouxsie and The Banshees) et Peter Broderick. Rien qu’à regarder la scène, sans avoir entendu la moindre note, on sait déjà que la soirée sera classe ! La première heure du concert est consacrée au dernier long playing. Les morceaux sont interprétés dans l’ordre du traklisting. L’orchestre apporte de la consistance aux compositions. Le chanteur Casper Clausen et son acolyte à la basse, Rasmus Stolberg, occupent le devant de l’estrade et semblent apprécier le déroulement des opérations. Plus tard, Clausen expliquera que ce concert était le dernier de la tournée sous cette formule ; en outre, il nous a rappelé que l’AB est une des premières salles, hors Danemark, a les avoir accueillis, en 2005. Ce qui explique, certainement ce plaisir clairement perceptible et communicatif. Les morceaux s’enchaînent. Si le meilleur moment du set est atteint, lors de l’interprétation de « Black Summer », on retiendra surtout les 30 minutes au cours desquelles l’orchestre va réaliser une véritable performance, sous les yeux et pour le plaisir des oreilles, des membres d’Efterklang. Après « Monument », dernier titre de l’elpee, tout ce beau monde quitte le podium, non sans avoir remercié à diverses reprises les musiciens, sous les applaudissements d’un public debout qui en redemande.

Il sera récompensé, puisqu’Efterklang revient toujours flanqué de l’orchestre pour attaquer deux anciens morceaux. Dont le très attendu tube « Modern Drift ». Au cours de celui-ci, Clausen communie avec le public en descendant à son niveau.

Le groupe déserte une nouvelle fois les lieux, mais y revient quelques instants plus tard. Seul problème, tous les morceaux ont été interprétés et tenter une impro en compagnie d’un orchestre de trente personnes est plutôt scabreux. Le groupe s’en excuse, mais reprend toutefois « Hollow Mountain », une compo jouée en début de concert.

Un spectacle de haut vol. Le public est comblé. Il déserte progressivement la salle, dans une ambiance de fête, preuve que ce concert était plus que réussi !

(Organisation AB)

 

vendredi, 02 novembre 2012 02:00

L’art de faire du neuf avec du vieux…

Formation intemporelle par excellence, Liars se produisait ce vendredi 2 novembre au Botanique de Bruxelles, afin de nous présenter son dernier et sixième album, « WIXW » (NDR : prononcez ‘Wish You’). Pour cette formation, il s’agit d’un énième tournant dans leur carrière. C’est donc impatient, que j’attendais la transition de l’album à la scène, de cette nouvelle œuvre. Surtout que le trio jouit d’une belle notoriété en ‘live’…

La première partie du concert était assurée par The Haxon Cloak, projet solo du Londonien Bobby Krlic. L’électronica expérimentale et ténébreuse de l’Insulaire s’adresse surtout aux aficionados d’Aphex Twin et de Burial. Elle se révèle dispensable pour les autres.

C’est à 21h pile que les lumières de l’Orangerie s’éteignent. Il est étonnant que la salle ne soit pas comble. En outre le public réunit une majorité de quadragénaires voire davantage… Il est vrai que leur premier album remonte à une décennie, déjà. Il y a deux ans, lors de leur prestation au même Bota, le line up était enrichi de musiciens de tournée. Aujourd’hui, il se résume au trio de base. Ils portent un costard. Un look qui contraste avec leur tignasse ébouriffée, mais également leur expression sonore si peu conventionnelle…

La première demi-heure du concert est consacrée à leur dernière livraison. Julian Gross, le batteur, reconnaissable à ses deux tresses qui retombent sur ses épaules, passe son temps derrière des synthés tout comme ses acolytes. Si les rythmes tribaux ainsi que les guitares dissonantes sont absentes des premiers morceaux, on reconnaît la patte du groupe : les basses sourdes, le chant si caractéristique du géant Angus Andrew ainsi les ambiances hypnotiques. Pour illuminer cette ‘électro-pop’, un écran diffuse des images psychédéliques. Mais aussi un light show coloré et des stroboscopes. Une mise en scène idéale pour pénétrer dans l’univers vaporeux de Liars. L’auditoire est subjugué par le set. Et pour cause, malgré les gesticulations du chanteur, il écoute et regarde.  

Après quelques titres, Gross prend sa place derrière les fûts, alors que ses compères troquent régulièrement leurs synthés pour la guitare ou la basse.

Cette seconde partie de set va permettre au combo de revisiter leur catalogue, hormis le tout premier elpee, il faut le préciser. Mais pas question de reproduire les compos, comme en studio. Elles sont réadaptées suivant l’inspiration du moment. Et sous cette forme nouvelle, les morceaux se révèlent aussi surprenants qu’impressionnants. Liars est toujours en constante évolution. Il l’a de nouveau démontré. Et mérite amplement son statut de groupe avant-gardiste.   

(Organisation Botanique)

 

jeudi, 01 novembre 2012 11:31

Shimmer & Glow

Le Douglas Firs est un grand conifère qui pousse en Amérique du Nord et en Asie de l’Est. C’est également le patronyme choisi par le Belge Gertjan Van Hellemont, pour son groupe. Agé d’une vingtaine d’années, ce jeune artiste n’est pas un inconnu dans le l’univers musical ‘noir jaune rouge’, puisqu’avant de fonder ce band, il a milité au sein du backing group de Bram Vanparys alias The Bony King Of Nowhere. Et lorsqu’on prend connaissance du nom des musiciens qu’il est parvenu à recruter pour enregistrer ce premier elpee, on se rend compte qu’il n’est pas un néophyte. Et pour cause, il a réussi à débaucher, entre autres, Simon Casier (Balthazar) et Frederik Van Den Berghe (ex-Admiral Freebee).

« Shimmer & Glow » ouvre l’opus. Un excellent titre qui pourrait bien se transformer en tube et envahir les ondes radiophoniques d’ici quelques semaines. Sur « I Don’t Think You’re Good to Have Around », il démontre qu’il est à l’aise dans le blues électrique. Et « Dirty Dog » en est un autre bel exemple. Mais dans l’ensemble, cet opus baigne dans une forme de country/folk mélancolique, hantée tour à tour par Neil Young, Gram Parsons ou encore Bob Dylan. L’instrumentation est d’ailleurs de circonstance : piano, gratte sèche, lap steel, … Van Hellemont possède, en outre, une excellente voix et il parvient à la maîtriser parfaitement. Il ose même monter dans les aigus sur « Pretty Legs and Things to Do », sans la moindre difficulté. .

Excellent, « Shimmer & Glow » est sans doute un des meilleurs albums publié par un artiste belge, cette année. Une belle découverte dont on devrait entendre parler –et en bien– au cours des prochains mois…

 

jeudi, 01 novembre 2012 02:00

Let me out !

The Junction ne nous vient pas de l’Albion, mais de Padoue, en Italie. Faut donc croire que Francesco, Marco et Alberto ont écouté la britpop en boucle pour concocter une telle musique. A première écoute, on pense à Bloc Party. A cause de ces mélodies limpides, entêtantes, découpées dans les cordes de guitare spasmodiques et stimulées par une ligne de basse caoutchouteuse. Et puis de la manière de reprendre les refrains en chœur.

« Run and Look Away » ouvre l’elpee. La compo la plus pop du long playing. Hormis la ballade « Sleeping dancer », le reste des compos est davantage sculptée dans le punk. L’énergie y est d’ailleurs très palpable. Mais chez The Junction, il n’y a pas de chanteur de la trempe de Kele Okereke. Le vocaliste manque de rigueur dans ses inflexions. Il arrive même que son timbre déraille. En fait, sa voix me fait surtout penser à celle d’Eddie Argos d’Art Brut ; même si le Transalpin ose chanter. Et « Wake Up » en est une parfaite illustration.  

A défaut d’être exceptionnel, « Let Me Out ! » est agréable à l’écoute. Et puis, il ne dure qu’une trentaine de minutes. Enfin, The Junction est plus que probablement le plus anglais des groupes italiens. Ce qui constitue, ma foi, une forme d’originalité…  

 

jeudi, 25 octobre 2012 12:01

The Deliverance of Marlowe Billings

Dan Stuart a une carrière bien remplie. En outre, il a acquis une fameuse expérience. Aujourd’hui âgé de 52 ans, il n’en est pourtant qu’à son deuxième opus solo. Son précédent, « Can O’Worms » remonte déjà à 1995, même si l’an dernier il avait publié un Ep. Mais l’essentiel de son parcours, il ne l’a pas accompli en solitaire. Né en 1961, à Los Angeles, il a fait ses premier pas chez les Serfers. C’était en 1979. Mais c’est à travers son aventure chez Green on Red qu’il va se forger sa notoriété. Essentiellement, tout au long des 80’s. La formation relève alors d’une scène bien spécifique que les journalistes vont taxer de ‘Paisley Underground’. Alors que le monde musical est en pleine explosion punk, ce mouvement va impliquer toute une série de groupes comme Dream Syndicate, Rain Parade, True West, Naked Prey ou encore Long Ryders. Simplement, parce que ces combos puisent leur inspiration majeure dans le psychédélisme, le rock, le folk et parfois même aussi le blues. A des degrés divers, cette scène va influencer des groupes comme Wilco, les Chills, Grandaddy, Calexico ou encore Mercury Rev. En une dizaine années d’existence, Green on Red va publier huit elpees avant de se séparer. En 1993, Stuart enregistre un long playing en compagnie d’Al Perry. Il va ensuite participer à de multiples projets (NDR : et notamment Danny & Dusty et The Slummers) avant de finalement nous revenir pour son second elpee solo, « The deliverance of Marlowe Billings ».

« Can’t be found » ouvre l’elpee ; un superbe morceau rappelant clairement le Lou Reed de la belle époque. Une référence qu’on retrouve également sur l’excellent « Love Will Kill You ». Le ton de l’album est sombre et mélancolique. Dan Stuart chante ses mésaventures amoureuses. Son spleen est omniprésent dans ses compos, et ce climat me rappelle parfois celui du chanteur français Daniel Darc, à l’époque de son œuvre intitulée « Crèvecœur ». Le Californien branche l’électricité sur « Clean White Sheet » et « What Are You Laughing About ». Et le résultat est parfait. Il colore son « Gringo go home » de forts accents mariachi. Nous rappelant que Green On Red est une des influences assumées par Calexico.

Dan Stuart a toujours bon pied bon œil. Songwriter talentueux, il vient donc de commettre un excellent opus. Peut-être un des meilleurs de l’année. Surtout en termes d’americana. « The Deliverance of Marlowe Billings » regorge de pépites. Et elles nous viennent de l’Ouest des Etats-Unis…

 

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