L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Didier Deroissart

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C’est le nouveau phénomène sur la scène musicale internationale. Il est américain et se nomme Jacob Whitesides, un singer/songwriter talentueux qui compte déjà plus de 5 millions de fans sur la toile. En outre, il a accordé sa première prestation en Belgique et plus particulièrement au Trix d'Anvers, ce 9 octobre 2015. A son actif, un premier Ep : « A Piece Of Me ».

Deux liens intéressants pour l'écoute :

- Exclusive Performance: Jacob Whitesides 'I'm Not Good With Words' at AMP Radio : https://youtu.be/hzWLzJKIEXc

- Jacob -Whitesides performs "Not My Type At All" on Big Morning Buzz Live :
https://youtu.be/GTZHx8hxqMU

 

Jasper Steverlinck, c’est l’ex-chanteur d'Arid. Il a décidé d’embrasser une carrière solo. Son premier single vient de sortir. Il s’intitule « Things That I Should Have Done » et est disponible sur toutes les plates-formes de téléchargement légales.

Coproduite par Charlie Hugall et mixée par Jake Gosling (Ed Sheeran, Libertines, James Bay, Paloma Faith), cette chanson est issue de son futur album ; et Jasper y révèle à nouveau toute sa puissance émotionnelle.

Jasper a déclaré : ‘Cette chanson en particulier a été inspirée par un blues écorché et par le blues de la vie lui-même. Pur et brut à mon image, à l'image de ma vie’.

La vidéo, c'est par ici 

http://www.jaspersteverlinck.com/

 

Le Hard Rock Café à Bruxelles organise ce 28 octobre 2015, un concert de Beverly Joe Scott dont le supporting act sera assuré par Natalia. L'évènement se déroulera au Théâtre du Vaudeville, dans le cadre de la campagne de sensibilisation contre le cancer du sein, baptisée 'Pinktober'.

Octobre rose est le mois de mobilisation pour la lutte contre le cancer du sein. Fidèle à ses valeurs et traditions philanthropiques, le Hard Rock Café soutient depuis 4 ans, Pink Ribbon, une association qui lutte contre cette maladie.

Les fonds récoltés lors de ce spectacle seront reversés à cette association.

Pink Ribbon veut combattre le cancer du sein en encourageant la prévention et le dépistage, mais également en prêtant une attention particulière à l’amélioration de la qualité de vie tant des personnes confrontées à la maladie que de leur entourage.

Le Fonds Pink Ribbon, géré au sein de la Fondation Roi Baudouin, soutient des initiatives qui ont pour objectif d’améliorer le bien-être et la qualité de vie des personnes touchées par le cancer du sein et leur entourage. Ceci afin d’améliorer les attitudes et comportements ainsi que réduire les sentiments d’angoisse et de solitude et de briser les tabous concernant le cancer du sein.

Informations pratiques :

Quand : Mercredi 28 octobre de 20h30 à 22h30 (ouverture des portes à 19h00).

Où : Théâtre du Vaudeville, Galerie de la Reine 13, 1000 Bruxelles

Entrée : 30 €

Pour réserver ses places, c’est ici

http://pink-ribbon.be/wp/campaign_Fr/

http://www.hardrock.com/cafes/brussels/

https://www.facebook.com/hrcbrussels

https://twitter.com/hrcbrussels

 

Marka organisera en collaboration avec le Théâtre 140, un concert évènement dont les bénéfices seront intégralement reversés aux 4 associations qu'il a choisies : 2 néerlandophones et 2 francophones : Front commun des SDF − DoucheFLUX − Netwerkt Tegen Armoede − Brussel Platform Armoede.

Ce concert se déroulera lieu le 24 octobre à 20h30 au Théâtre 140 (Avenue Eugène Plasky 140, à 1030 Bruxelles) en présence de ces 4 associations. Cet événement servira également de Release Party. Et pour cause, Marka vient de sortir un nouvel album, « Days Of Wine And Roses », ce 16 octobre.

Le clip de « What's Going Wrong? » est à (re)découvrir en cliquant ici 

http://www.marka.be/

http://www.marka.be/

 

mercredi, 21 octobre 2015 13:48

Machiavel fête ses 40 années d’existence !

Machiavel fêtera ses 40 ans d'existence le 28 novembre prochain, au Théâtre Royal de Mons, en compagnie de l’Orchestre de Chambre de Wallonie. 

L'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie aime sortir de sa zone de confort en se frottant à des univers musicaux différents. Il apprécie également se produire dans des lieux atypiques. Sa récente prestation dans la Station Rogier de la STIB, en est un bel exemple. Tout comme lors de sa participation aux Nuits magiques du parc animalier Pairi Daiza. Pour la circonstance, il avait épaulé le jazzman belge Philip Catherine ainsi que le joueur de oud tunisien, Anouar Brahem.

Son prochain défi se traduira par une collaboration avec Machiavel à l'occasion des 40 ans du groupe. Une collaboration qui a débuté le 21 décembre 2013, dans le cadre du 35ème anniversaire de la formation. Ce soir-là, le combo avait reçu le concours des cordes de l'ORCW, pour plusieurs titres, au beau milieu du sepctacle. Un moment empreint de magie.

L'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie souhaite, en outre, bénéficier des retombées positives de la Capitale Européenne de la Culture, Mons 2015, pour prolonger au cours de l'année 2016, des projets initiés grâce au soutien de la Fondation Mons 2015.

Un concert inaugural est prévu le samedi 28 novembre au Théâtre Royal de Mons et sera suivi de plusieurs concerts en 2016 (Forum, Cirque Royal et Wex). Machiavel possède une musique qui s'adapte très bien à de tels développements orchestraux. Onze musiciens de l'ORCW seront à leurs côtés pour l'ensemble des concerts.

Un travail en profondeur a été réalisé au cours des derniers mois afin de réussir l'osmose musicale. De nouveaux arrangements ont été écrits par le multi-instrumentiste et compositeur Grégoire Dune, qui dirigera l'orchestre sur les planches. La setlist sera composée des plus grands succès du groupe et le spectacle promet quelques surprises.

Le concert inaugural sera filmé par Télé Mons-Borinage. Classic 21 et Music 3enregistreront le concert pour diffusion ultérieure. Une première en Belgique, une caméra 360° HD sera placée au milieu des musiciens et filmera ce concert sous des angles inédits.

Ce concert est malheureusement déjà complet !

Pour fêter cet anniversaire exceptionnel, il n'y aura pas que des concerts.

La Renaissance du Livre publiera fin novembre : « Machiavel/ 1976-2016 », une biographie inédite de Jean Jième Valmont.

L’événement sera également ponctué par la sortie d’un coffret en tirage limité incluant :

La biographie.

Un 33trs vinyle inédit reprenant les titres qui avaient été joués avec l'ORCW au Cirque Royal en 2013.

Deux tickets pour le concert du Cirque Royal en 2016.

Une affiche collector de leur premier concert mythique à Forest National en 1979.

Il y aura également un album Best Of : « The Best Songs Of Machiavel », don’t la sortie est prévue pour novembre. L’opus reprendra 18 titres incontournables dont

« Fly », « Rope Dancer  », « Over The Hill », « Chronique Love », « Feel The Sun », « No Way To Heaven », « Wild As The Wind » et d'autres brûlots.

Et en bonus, une version ‘live’ avec l'ORCW de « Cheerlessness », enregistré le 21/12/2013, au Cirque Royal. On peut d’ailleurs découvrir un morceau de ce concert, « A Place From Every One », sur Youtube. Voir ici https://youtu.be/NJOKreBePpM

http://machiavel.be/

https://www.facebook.com/machiavelofficial

http://www.orcw.be/

 

Le nouvel album des Déménageurs est paru : « Bonjour Tout Va bien, Le Meilleur Des Déménageurs ». Il s'agit de la première compilation du groupe pour les 3 à 8 ans… qui séduit les parents depuis plus de 15 ans.

Des musiques du monde, de l'humour, du folk, de la bonne humeur, des danses, du mouvement et certainement beaucoup d'imagination destinés à faire rêver notre progéniture.

Yves Barbieux est la colonne vertébrale des joyeux lurons qui compose les Déménageurs ou on retrouve la pétillante et charismatique Lili entourée de ses trois frères Georges le timide, Nelson le curieux (Perry Rose) et Stoul le consciencieux.

La compile réunit des extraits des 4 albums parus à ce jour : « Lili Et Les Escargots » (2002), « Le Grand Carton » (2005), « Le Patamod » (2009) et « Danse Avec Les Gnous » (2014).

Un bonus live de « Bonjour Tout Va Bien » enrichit le recueil.

Les chansons de ces albums servent aux 4 spectacles au cours desquels les enfants retrouvent leurs personnages préférés. Plus de 150 000 enfants, sans compter les parents et les grands-parents, y ont assistés. Et les long playings ont atteint le chiffre de 50 000 exemplaires vendus, en Belgique, France et Suisse.

Un projet qui a permis aux Déménageurs de décrocher deux prix prestigieux : celui du Jury 'Chanson à l'école’ en 2002 et l'Octave du Meilleur Spectacle (toutes catégories) en 2006.

Les illustrations du digipack ont été réalisées par Yves Dumont.

L’équipe des Déménageurs implique :

-Yves Barbieux : Directeur Artistique, auteur-compositeur.

-Marie-Rose Mayele : Chant et danse.

-Perry Rose: guitare;

-Thierry Hercod : Vielle à roue, flûtes

-Jonathan De Nexk/Didier Laloy/Pierre-Yves Behrin : accordéon diatonique.

http://www.lesdemenageurs.be/

Pour la vidéo de  « Bonjour Tout Va Bien », c'est ici 

Yves Barbieux a également monté un nouveau projet : Adeline Plume Et Son Orchestre Funky. Adeline, une diva distraite et charismatique, chante avec humour, des thèmes destinés aux enfants de 3 à 8 ans, soutenue par une section rythmique funky et disco. Un livre-cd de 28 pages, illustré par Yves Dumont, réunissant 12 chansons et toutes les versions instrumentales sortira ce 10 novembre 2015.

La répétition générale du set de Beautiful Badness s’était déroulée lors du ‘concert en appartement’ accordé ce 17 septembre dernier, au sein d’une jolie propriété, à Uccle. De quoi bien préparer une ‘release party’ destinée à défendre ce second Ep baptisé « Many Years ». Deux titres de ce disque ont d’ailleurs reçu le concours de Koen Gisen. Et quand on organise une ‘release party’ à la Rotonde, on met tous les atouts de son jeu. Cette salle est sans doute la plus performante en Belgique. Tout en bénéficiant d’une esthétique incomparable.

L’hémicycle est soldout et réunit les potes, la famille, des invités ainsi que les fans d’hier et d’aujourd’hui. Vu les embouteillages qui sclérosent les rues de Bruxelles, le spectacle sera retardé de 15 minutes. Pas de supporting act, le show débute à 20h30 précises.

Les musicos montent sur l’estrade, alors qu’une intro –ma foi– particulièrement emphatique est crachée par les haut-parleurs. Gabriel se consacre au chant. Olivier à la guitare (acoustique ou électrique). Ce dernier se place à l’extrême gauche, juste derrière Antoine Guenet, le claviériste/pianiste ; et à l’extrême droite, siège Gilles Servait, derrière des fûts imposants. Enfin, devant lui, Raphaële Germser est préposée à la basse (NDR : c’est la dernière qui a débarqué au sein du line up). Ses bottillons rouges se fondent avec le tapis, sous ses pieds. Le préambule terminé, le quintet attaque « Elders Choir », en polyphonie vocale corse (NDR : pensez à I Muvrini). Seuls quelques accords de gratte et notes d’ivoires soutiennent la voix de Gabriel, qui s’autorise déjà une belle démonstration, en passant du baryton profond au soprano. Et lorsqu’il la pousse dans ses derniers retranchements, on ne peut s’empêcher de penser à Boccelli, Freddie Mercury voire Matthew Iron ou Bellamy.

« I Will Hunt You Down » est parcouru d’accords de piano solennels mais incisifs. Gab les talonne au micro. Lyrique, sa voix est soutenue par des orchestrations empruntées à la musique symphonique. Et des cymbales tranchantes enrichissent l’ensemble. Un futur hit ? Alex Leroix (NDR : ingé son chez Puggy) est derrière les manettes : c’est l’assurance d’un son soigné aux petits oignons. Gabriel lève le poing et entame « It's Hard To Do It », un titre musclé au cours duquel piano et vocaux s’affrontent. Sans transition, le quintet aborde « Wasting Our Time », un morceau extrait du premier Ep, paru en 2013. Gab est armé d’une sèche pour accompagner sa voix qui prend son envol à la manière de Mercury, alors que les ivoires et les drums se conjuguent en puissance. Un sample amorce « The Line ». Gabriel est au piano. Oliver, Antoine et Raphaëlle assurent les backing vocaux. Gilles y participe plus discrètement, préférant se concentrer sur ses fûts. L’ambiance est au recueillement pour ce titre finalement visionnaire.

Pour « The Sand », Gab est à la gratte électrique et Olivier à l’acoustique. Antoine balise de son Hammond cette compo particulièrement appréciée par les aficionados. Gabriel opte pour la sèche quand il interprète « Slipping Away, une ancienne ballade qui figure sur une démo devenue aujourd’hui introuvable. Après avoir bu un coup, il l’abandonne et la formation se fend le plus rock « Run » (NDR : il figure sur leur premier Ep, éponyme), un titre qui a permis au band de se faire connaître.

« Everybody Knows » est un morceau très accrocheur. Repris en chœur par l’auditoire, il est ponctué d’applaudissement nourris. A cet instant, le contrat est rempli pour le band. C’est alors que les musicos invitent des tas d’invités sur l’estrade. Le temps de deux morceaux. En l’occurrence Cédric Van Caillie (Balimurphy), Karin Clercq, Yves Daloze ainsi que Jean-Philippe Risse (Stereo Grand), dont on attend impatiemment le prochain opus, Getch Gaetano, Voodoo Mama aka Bineta Saware (la voix féline de Dario Mars and The Guillotines), Laura Crowe et leur ex-bassiste Eric Renward. Ils vont former une chorale exceptionnelle. Yves et Jean-Philippe se réservent les sèches pour « One Step Forward ». Epaulé par Bineta, ce dernier prend le lead vocal. Gab est au piano. Epaulé par la chorale de luxe, ce dernier s’emballe sur l’instrument. Les trois guitares sont acérées.

Le concert s’achève par le brûlot radiophonique « Many Years ». Yves et Jean-Philippe déposent leurs grattes et rejoignent la chorale d'exception. Oli et Raphaële s'acharnent sur les toms basse placés devant eux.

Lors du premier rappel, Gabriel revient seul ; et au piano, entame « Goodbye ». Une ballade propice à la méditation. Ses cordes vocales exercent leur charme.

 Les musicos le rejoignent pour attaquer, « A Sunny Morning », le remarquable single qui a précédé la sortie de l'Ep. C'est un peu, la cerise sur le gâteau.

Et on n’est pas au bout de nos surprises. « Tonight » est chanté a capella, au milieu du public. Qui entoure respectueusement la troupe. Et l’interprétation du morceau est digne de The Lumineers voire de Mumford And Sons ; la nouvelle version prenant alors une autre dimension. Beautiful Badness est un groupe qui bosse énormément. Et il récolte le fruit de son travail. En outre, son potentiel est énorme. Le futur leur appartient et le succès leur tend les bras… Il ne restera plus qu’à convaincre les plus sceptiques. 

(Organisation : Le Botanique)

Soirée intimiste à la Rotonde du Botanique, ce mardi 13 octobre. Pour assurer la première partie, les organisateurs ont invité l’ex-Metal Molly, Allan Muller. Et en tête d’affiche, Grant-Lee Phillips, le leader du défunt Grant Lee Buffalo (NDR : même si en 2011, le combo s’était reformé pour accomplir une tournée). Paru en 2012, son dernier opus solo s’intitule « Walking In The Green Corn ».

L’hémicycle est clairsemé pour accueillir Allan Muller. Il est uniquement armé d’une sèche amplifiée. Ce Malinois tourne beaucoup au Nord du pays ; mais il est plus que méconnu de l’autre côté de la frontière linguistique. Pourtant, au cours des nineties, c’était le leader de Metal Molly, un power trio impliquant Pascal Deweze et Gino Geudens. Particulièrement influencé par les Pixies, il avait eu l’opportunité d’assurer le supporting act de Bowie, à Forest National, pour remplacer Morrissey, au pied levé. En 1996 ! Le combo a gravé deux elpees : « Surgery For Zebra » en 1995, et « The Golden Country », en 2000. Avant de disparaître dans la nature. Allan a ensuite formé Satellite City, dont on retrouve la trace en 2002 et 2005 ; mais le projet a ensuite passé de vie à trépas. Aujourd’hui, Muller se produit en solo. Sa voix est puissante, mais il n’interagit guère avec son auditoire. Discret mais efficace, il finit quand même par le convaincre…

C’est en 1991 que Grant-Lee Phillips fonde Grant Lee Buffalo, à Los Angeles, en compagnie du bassiste Paul Kimble et du drummer Joey Peters. Michael Stipe (R.E.M.) et Bob Mould (Hüsker Dü) avaient énormément d’estime pour cette formation. En 1999, Philipps décide de mettre fin à cette belle aventure. Il grave ensuite 6 long playings personnels : « Ladies Love Oracle » en 2000, « Mobilize » en 2001, « Virginia Creeper » en 2004, « Neineteeneighties » en 2006, « Strandelet » en 2007 et « Little Moon » en 2009. Malgré ses racines cherokee et blackfoot, il s’est depuis installé à Nashville…

La Rotonde est pleine à craquer quand Grant-Lee Phillips grimpe sur l’estrade. La formule est identique. Voix et gratte acoustique électrifiée. Différence, il s’établit immédiatement un contact chaleureux entre l’artiste et l’auditoire. Il est venu prendre son pied au sein d’une atmosphère cool. Un set qui va durer 150 minutes, rappel compris. Entre chaque compo, il dialogue avec son public et balance quelques vannes, de manière à mettre à l’aise son public.  

Pas de setlist collée sur le plancher ; costume sobre de couleur marron, chemise noire et cravate de cow-boy, le quinquagénaire (NDR : il est né en 1963 !) va interpréter ses chansons au gré de son inspiration ; et au cours de la dernière demi-heure, suivant les desideratas des spectateurs. Il ne changera pas de gratte de tout le concert. Il attaque « Nightbirds » (« Little Moon »), un morceau qui trempe dans l’americana. De sa six cordes, il arrache des sonorités tour à tour puissantes, discrètes ou allègres. Et ce dans une ambiance cosy et intimiste. Qu’entretient un light show minimal. Plus folk et sans la moindre fioriture, « The Straighten Outer » est tiré du dernier opus, « Walking In The Green Corn ». On y ressent les influences du Zim, de Springsteen et Neil Young. « See America » (« Mobilize ») ne manque pas de charme, une jolie ballade dépouillée, qu’interprète l’artiste d’une voix suave. Il s’était déjà produit dans cette même Rotonde en avril 2002 ; et il se plait à nous le rappeler. Les titres défilent, dont un nouveau : « Cry Cry ». Un opus est en préparation, c’est sûr. Il n’en oublie pas pour autant le répertoire de Grant Lee Buffalo. Et nous en réserve notamment « Truly, Truly », « Happiness », « Jupiter and Teardrop », « Mighty Joe Moon  », « Fuzzy » et « The Shining Hour ». Des compositions que l’auditoire attendait et pour lesquelles, le Californien va donner tout ce qu’il a dans le ventre. Des chansons contagieuses, dont les refrains sont susceptibles d’être sifflotés le matin, en prenant sa douche. Chaud boulette, le public propose des titres pour sa set list. Ce qu’accepte le songwriter, tout en prenant lui-même la direction des opérations. Et c’est par deux morceaux du catalogue de Grant Lee Buffalo, qu’il achève son spectacle : « Everybody Needs A Little Sanctuary » et « Mockingbirds », deux plages qui ont permis à son ancien groupe de se forger une certaine notoriété...

(Organisation : Botanique)

 

mercredi, 14 octobre 2015 01:00

Acouphènes garantis…

Ce soir votre serviteur remplace un collègue, empêché. En espérant que le spectacle soit de bonne facture. Dehors, il pleut. Pas de bonne augure ; d’autant plus qu’à Forest National, le son est rarement au point. La salle est en mode Club. Le deuxième étage est fermé par des tentures, de manière à ramener sa capacité à 4 000 âmes. Et cet espace sera presque sold out pour la tête d’affiche. Le public est plutôt jeune. On y remarque quand même la présence de quelques quinquas et quadras. Fall Out Boy se produit à Bruxelles, dans le cadre de la tournée baptisée ‘American Beauty/American Psycho Tour’.

Le supporting act attaque son set à 19 heures. Baptisé Charley Marley, le band est londonien. Il est signé sur le label indépendant du bassiste de Fall Out Boy, Pete Wentz. A contrario de ce qu’on aurait pu penser, il ne s’agit pas d’un des nombreux descendants du grand Bob. Il pratique une musique ma foi fort conventionnelle, fruit d’un cocktail de pop, funk, hip hop et électro. Un seul titre disponible sur la toile : « Bad Things With Jamaicans ». En ‘live’, il se produit sous la forme d’un quatuor : un claviériste, un drummer, un guitariste et le chanteur. Ce dernier remue pas mal sur les planches. Et juvénile, l’auditoire est particulièrement réceptif. Il réagit d’ailleurs en conséquence. L’ambiance monte ainsi progressivement en puissance.

Le problème vient des infrabasses. Elles remontent par le siège et le sol et vous agressent les tripes. En outre, malgré les protections dans les oreilles, les tympans trinquent. Je décide alors de faire l’impasse. En espérant que le set de Fall Out Boy ne provoque pas les mêmes tourments.

Retour dans la salle de votre serviteur, lors du changement de matos. Une immense colonne formée d'écrans leds est descendue et occupe toute la largeur de la scène. Deux estrades ont été placées en avant. On remarque la présence d’une plus petite, entourée de barrières ‘nadar’, juste à l'entrée de la fosse, et sous la table de mixage. 

Fall Out Boy a publié son sixième elpee, l’excellent « American Beauty/American Psycho », en janvier 2015 ; et il est venu le défendre.

Fondé par Patrick Stump (voix, guitare), Pete Wentz (basse), Joe Troham (guitare) et Andy Hurley (batterie), il est né début 2001. Joe et Pete militaient au sein de différents groupes punk/hardcore. Dans la région de Chicago. À ses débuts, les musicos n’avaient pas encore réussi à déterminer un patronyme. Lors d'un de leurs premiers concerts, un des spectateurs leur a suggéré Fall out Boy (NDR : un personnage des Simpson, Atomic Boy en VF). Deux ans plus tard, le quatuor publie son premier opus, « Take This To Your grave ». Les amateurs de jeux vidéos se ruent sur le disque, dès sa sortie ; et pour cause, le groupe y soutient GTA, jeu constamment vilipendé par les défenseurs de la morale américaine.

Un petit film défile sur l'immense toile disposée en avant-scène. Dès qu’il est terminé, il remonte doucement vers le plafond. Les deux guitaristes et le bassiste débarquent et s’installent à l’avant-plan sur une même ligne. Barbu et le corps couvert de tatouages, le batteur s’est planté sur une estrade surélevée. Les faces avant sont constituées de téléviseurs TV LCD, où seront projetés des films, et un immense écran est placé derrière lui. Cet énorme show à l'américaine sera amplifié par un light show imposant, partagé entre lumières et lasers, histoire de nous en mettre plein la vue…  

« Sugar, We're Goin Down », issu de l’elpee « From Under The Cork Tree » (2005), ouvre le set en force. Un peu trop quand même à mon goût. A cause du batteur. La puissance libérée par ses fûts est trop bruyante. Chaque fois qu’il cogne sur ses toms basse et la grosse caisse, les retours d’infrabasses s’apparentent à des secousses sismiques. Et votre organisme en prend un coup. En outre, insupportables pour les oreilles, les accès de basse risquent de vous causer des acouphènes. Et pourtant, votre serviteur a enfoncé des protections dans ses feuilles de chou. Or, il est placé à proximité de la table de mixage, emplacement idéal pour bénéficier du son le plus parfait. En espérant alors qu’au fil du show, la situation va s’arranger. Car les instruments à cordes passent parfaitement la rampe.

Sur « Irresistible » –une nouvelle compo– les gratteurs se déchaînent. Dans la fosse, l’ambiance est hystérique. Je décide donc d’aller prendre l’air et revient dans la salle pour « Thriller » (« Infinity On High »). Pas d’amélioration. Pourtant, devant le podium, les aficionados mettent le souk ; mais ne se rendent sans doute pas du volume sonore plus que pénible à encaisser. La première partie s’achève par « This Ain't a Scene, It's an Arms Race », avant que l’écran ne redescende, pour permettre le défilement d’une vidéo. Soudain les jeux de lumières sont braqués sur la petite scène, sous la console du son. Les deux gratteurs et le bassiste sont assis l'un à côté de l'autre, en ligne, et nous proposent deux morceaux en format acoustique : « Immortals  » et « Young Volcanos ». Sans batterie, le son est impeccable. Huit minutes en tout et pour tout à savourer. Avant que le drummer ne revienne pour un solo kilométrique, sous les lasers qui se croisent et s’entrecroisent. Les trois autres musicos réapparaissent sur le podium pour attaquer « Dance, Dance ». C’est aussi le retour des infrabasses. Je préfère jeter l’éponge. Dommage, car le light show était exceptionnel. Vu le prix des places, c’est cher payé. Pourtant, sans les drums, le son était irréprochable. Soit l’ingé son est un incompétent, soit le groupe cherche à assommer son auditoire. Pas encore votre serviteur, qui a préféré prendre la poudre d’escampette…

(Organisation : Live Nation)

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dimanche, 11 octobre 2015 01:00

Sous l’emprise du chat…

L’AB propose une soirée kangourou, ce dimanche 11 octobre. D’abord les frères Jack et Pat Pierce. Puis The Cat Empire, un octuor responsable d’un cocktail détonnant de jazz, hip hop, reggae, ska, soul, funk et de musique manouche. Et le spectacle consacré à ces artistes australiens est sold out !  

Jack et Pat Pierce sont issus de Brisbane. Avant de décrocher un contrat, le tandem s’est produit dans la rue. Le premier se consacre aux percus (tom basse, tambour africain, cymbales), mais aussi au didgeridoo (instrument à vent aborigène) ainsi qu’à l’harmonica. Le second se réserve la sèche. Et dispose d’une grosse caisse qu’il actionne à l’aide d’une pédale, posée devant son pied droit. 

La salle est déjà bien garnie, quand la fratrie attaque « In My Fault ». Pat excelle à la gratte acoustique. Jack le soutient aux backing vocaux et frappe ses mains sur les bords de la guitare. Il est vraiment hanté par les percus, mais nous balance déjà un aperçu de ses aptitudes à l’harmo. Au balcon, l’auditoire s’est déjà levé. Votre serviteur a remarqué la présence de Marcus Mumford dans la salle. Et paradoxalement, à cet instant, la musique des frangins me fait penser à celle de Mumford and Sons voire The Lumineers…

Jack présente le duo dans la langue de Molière. C’est la première fois qu’il se produit à Bruxelles. Pour « Overdose », Jack est au micro et aux percus. Il cogne même ses baguettes sur le bord de la gratte de son frère. Energique, ce folk semble davantage yankee (NDR : pensez au boss !) qu’antipodal. Jack pique la sèche de son frère pour aborder le plus paisible « Bund Boy Run ». Ce dernier n’a plus qu’une alternative : récupérer une six cordes électrique. A cet instant, l’expression sonore baigne au sein d’un americana classieux. Véritable bête de scène, Pat s’approche du bord de l’estrade et tape du pied, pour mettre l’ambiance. Et les premiers rangs réagissent au quart de tour… « Genevieve » adopte une même formule. Enrichie par les voix savoureuses des deux musicos, cette compo vous incite à remuer le bas des reins et le popotin.

« Golden Times » constitue le sommet du spectacle. Pat (NDR : il souffre pourtant d’une bronchite !) est à la sèche. Jack empoigne son didgeridoo et colle l'harmonica devant la bouche de son frère. Tonnerre d'applaudissements dans l’auditoire ! Jack martèle le plancher à l’aide de ses baguettes. Et avant de souffler derechef dans son didgeridoo, il replace l’harmo devant les lèvres de Pat. Les frangins abordent alors « Flying Home ». Visionnaire, ce morceau de country nous invite à traverser les grandes plaines de l’Ouest...

Un set particulièrement convainquant pour The Pierce Brothers qui, dans un futur proche, devrait logiquement postuler la tête d’affiche…

The Cat Empire est originaire de Melbourne. Né en 1999, il compte plus d’une dizaine d’albums à son actif. Son premier est paru en 2003. Depuis, le combo s’est forgé une solide réputation sur les planches. Le line up actuel réunit le claviériste Ollie McGill, le bassiste/contrebassiste Ryan Monro, le drummer Will Hull-Brown, le percussionniste Felix Riebl et le trompettiste (NDR : un barbu !) Harry James Angus. Ces deux derniers se réservent également les vocaux à tour de rôle. Sans oublier le Dj Jamshid ‘Jump’ Khadiwhala, également préposé aux percus. Quand il ne chante pas, Harry rejoint deux musiciens de tournée pour former une section de 3 cuivres. Qui se consacrent également et circonstanciellement aux congas et percus diverses. Ils sont donc huit, en tout et pour tout, sur les planches !

« Brighter Than Gold », extrait du dernier opus, « Steal the Light » (NDR : il remonte à 2013 !), ouvre le show. Les plages baignent tour à tour dans un climat latino (NDR : surtout cubain), reggae ou afro. Parfois ces styles se mêlent pour produire un ensemble métissé, coloré et sucré. Et les beats électro rendent le cocktail particulièrement dansant. « Sly » est un morceau issu de « Two Shoes » (NDR : en 2005, cet elpee avait décroché un n°1 dans leur pays). Les cuivres y sont magistraux. « How to Explain ? », tiré de l’elpee éponyme, s’ouvre par les cuivres. La voix –proche de celle du chanteur de Madness, Suggs– prend son envol, alors que le tempo s’est converti à la rumba. Le spectre de Carlos Santana plane cependant tout au long de la compo (NDR : sans pour autant se farcir les soli de guitare kilométriques…)

Place au single « Qué Será Ahora ». Interprété dans la langue de Cervantès, il semble avoir été écrit sous le soleil de Kingston. Une nouvelle composition : « Daggers Drawn ». Idéal pour mettre le souk dans la fosse ! Jazzyfiant et paisible, « Two Shoes » permet de faire retomber provisoirement la pression. « The Lost Song » (« The Cat Empire ») met à nouveau en exergue les cuivres. Enrichis par le concours d’un mélodica, ils apportent une forme d’esthétisme et de sérénité au morceau. Toujours teinté de jazz, « Jungle » (« Cities », 2006) est dynamisé par les percus et traversé par des accords de gratte incisifs…

Des percus davantage afro sur « Like A Drum » (« Steal The Light »). Et la foule n’arrête plus de danser. Après 120 minutes de show, la troupe se retire. Mais elle ne va pas laisser l’auditoire sur sa faim.

Lors du premier rappel, Ollie introduit « The Wine Song » par un solo de claviers. Quoique jazzyfiant, le combo parvient à y insuffler une énergie communicative. Un autre nouvelle compo : « Bulls ». Stimulant, « Still Young » nous entraîne dans l’univers du ska, et tout particulièrement celui de Madness, The Selecter et The Specials. Et le spectacle de s’achever par « All Night Loud  », un extrait du dernier long playing, titre qui a permis à la formation d’atteindre une notoriété internationale. Une chose est sûre, en ‘live’ The Cat Empire est un véritable régal ! Et propice à la danse. Ce qui ne gâte rien !

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

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