Un dixième album studio pour Idlewild

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La vérité selon RORI

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DEADLETTER
Hooverphonic
Didier Deroissart

Didier Deroissart

lundi, 09 juillet 2018 17:56

Daddy Cookiz en mode D.I.Y.

On l’attendait de pied ferme cette deuxième « Live Session », un mois à peine après la sortie de la première. Pour la circonstance, Daddy Cookiz nous plonge dans l’univers artistique du D.I.Y., une tendance plus que d'actualité. Le micro à la main, la boîte à rythmes à portée de l’autre, il nous entraîne dans le quartier nord de la cité ardente, au Comptoir des ressources créatives. ‘D.I.Y.…♪ On fait les choses par nous- même’ Là où résonnent ses premières ‘punchlines’

On découvre une ambiance lumineuse dans cet ancien hangar, où rôde une atmosphère créative à toute heure… Sous un nuage de poussière, on y travaille le bois, les métaux, l’encre ou encore le textile… Ce sujet, Daddy l’a mis au goût du jour parce qu’il le guide au quotidien, M.C. et beatmaker, Daddy maîtrise l’art de la plume dans tous les sens... street art et dessin forment aussi son quotidien ; d’ailleurs, on l’avait déjà découvert dans l’univers d’Atomic Spliff… Le système débrouille c'est une mentalité, un état d'esprit qui fait face à une société qui laisse peu d'espoir et de ‘plans de carrières’ aux nouvelles générations. C’est ce qui donne du corps à nos rêves, le message est simple: ‘les bâtons se cassent dans mes roues donc j'avance quand même…’

Pour découvrir le clip, c’est ici  

 

dimanche, 08 juillet 2018 13:07

Boltcutter

« Hoods up », le premier elpee de ce trio moscovite, avait apporté un vent de fraîcheur au sein du mouvement punk militant. Un genre qui a parfois du mal à se renouveler et à évoluer hors des cadres et des codes du genre. Antifascistes, MDB côtoie depuis une dizaine d’années, des activistes qui finissent morts ou emprisonnés. La Russie est un pays toujours aussi hostile à la liberté d’expression, malgré la chute du ‘Mur de Berlin’.

Boltcutter Vlad, Ski Mask G et Ghettoblaster G-Ruff agrègent rap, techno, punk et hardcore, afin de créer un style fédérateur destiné à la jeunesse russe tout en incitant les fans de musique à un dialogue interculturel. Non seulement le combo n’arrête pas de tourner, mais ses musicos sont également impliqués dans d’autres projets, dont Siberian Meat Grinder, une configuration davantage grindcore...

Celle de MDB est clairement plus électro. Les nappes de claviers sont plus présentes même si les beats imprimés par les boîtes à rythmes et les accès de basse sont toujours aussi puissants. L’implication politique du groupe est intacte. Leurs paroles scandées, parfaitement rappées, s’attaquent toujours au racisme, au sexisme, appellent à la solidarité avec les réfugiés (« Papers, Please »), à l’unité face à l’homophobie et à la lutte contre les grenouilles de bénitiers (« Brother & Sisterhood »).

En ‘live’, les membres du band portent la cagoule, afin de rester anonymes et se protéger contre les agressions de l’extrême droite, très active en Russie. Des shows malheureusement, trop souvent précipités, à l’instar de celui accordé au Magasin 4, l’an dernier. Cependant, s’il faut vivre sur une île déserte, votre serviteur emporte le disque…

dimanche, 08 juillet 2018 13:04

One Time (Ep)

Intitulé « One time », le nouvel Ep (NDR : gravé l’an dernier, le premier –un éponyme– remonte à l’an dernier ; et il avait affolé les compteurs) de Ginkgoa est paru ce 15 juin. Une imparable machine à danser réunissant la New-yorkaise Nicole Rochelle, une militante Femen très engagée, et le Parisien Antoine Chatenet.

Après avoir tourné à travers toute l'Europe, pendant 4 longues années, en compagnie de Jérome Savary, pour interpréter le premier rôle de son spectacle, Nicole rencontre Antoine à Paris et tombe immédiatement sous le charme de sa plume. Ginkgoa vient de naître. Si New York chantait Paris. Si les films des années trente reprenaient leurs couleurs originelles, au cours desquels Jeanne Moreau et Anna Karina danseraient l’une avec l’autre dans un de ces cabarets où l’on entendrait Billie Holiday. « One Time », la première vidéo extraite de l’Ep, rend hommage aux femmes, en dénonçant le regard machiste du cinéma hollywoodien. En remontant des images issues des films des années 50, Ginkgoa a voulu nous interroger sur le regard porté par le cinéma sur les femmes. Un message fort à découvrir tout au long du clip qui est consacré à ce morceau ; et il est à découvrir ici

Responsable de mélodies pop ultra catchy, la paire nous entraîne dans une véritable transe, en empruntant des sonorités swing au vieux New York. Ces étourdissants rythmes électro ou si vous préférez ces beats à coloration ‘French Touch’ n’ont qu’un seul objectif : faire danser tout ce qui est susceptible de… danser…

Et de l’électro swing, le couple en consomme allègrement. A l’instar du classieux « Boy Bounce », hanté par Caravane Palace. Puis de « Don’t give a damn », une plage composée dans une chambre d'hôtel lors de la tournée chinoise. « What We Do » consomme une bonne dose de modernité. Zoé Colotis ne pouvait pas faire mieux.

Et toujours bien électro, « Got To Gimme » clôt ce disque. Rien de tel pour avoir des fourmis dans les jambes. En ‘live’, cette plage doit vraiment déménager…

dimanche, 01 juillet 2018 11:57

G Flip tue le temps…

Georgia Flipo, mieux connue sous le nom de G Flip, vient de graver son deuxième single, « Killing My Time » (voir clip ici). La compo parle d’une relation amoureuse chronophage. G Flip a démarré la batterie à l'âge de 14 ans, et s'est depuis mise au chant, aux claviers et à la guitare, même si elle avoue toujours préférer les rythmes et les percussions, se sentant drummeuse avant tout.

La chanteuse/compositrice et productrice de Melbourne, G Flip a sorti, il y a quelques mois son tout premier single « About You » (voir

). Ce morceau a instantanément lancé la carrière solo de cette musicienne de vingt-quatre ans qui compose, chante, enregistre, et joue ses titres dans sa chambre transformée en studio. Georgia a pas mal tourné aux States et en Europe, dans des salles combles. L’Australienne (NDR : elle est issue de Melbourne) dispose déjà d’un énorme répertoire de chansons. Des centaines en fait, achevées à des degrés divers, qu’elle teste sans cesse sur son entourage et son label, pour définir les prochains singles et les titres que l’on retrouvera sur le long playing.

Elle se produira le 1er novembre, dans le cadre du Pitchfork Festival, en France et à l’AB Club le 30 octobre.

http://gflipmusic.com/

 

Le troisième clip d’Angèle « La Thune » est sorti le 19 juin 2018, et recense déjà près de 2 millions de vues sur Youtube.

« La Thune » parle de notre relation avec les réseaux sociaux et par extension au monde qui nous entoure. Avec l’humour qui la caractérise, Angèle se met dans la peau de Monsieur et Madame Toulemonde et s’amuse de sa génération. En fait, il ne s’agit pas d’une critique gratuite des réseaux sociaux et autres smartphones, mais de l’autodérision par rapport à nos comportements. Angèle sait qu’elle est la première à jouer ce jeu.

D’ailleurs Angèle plie le game ! Dans le clip de « La Thune », on raconte une fausse histoire, construite par de fausses situations. On croit voir le road movie d’une braqueuse chelou, en fait c’est juste Angèle et ses followers qui s’amusent de scène en scène. Le clip, c’est le tournage. Et il est à découvrir ici

Et pour que l’info soit complète, sachez que son album sortira ce 2 octobre.

 

 

 

Dan Klein, le frontman de Vismets, a posé ses guitares et claviers dans la chambre 103 du Jam Hotel de Bruxelles, pendant l'event ‘Pop Up The Jam’, en mars 2017, afin de réaliser en 2 mois, un Ep 5 titres. Pendant 3 jours, la porte de la chambre 103 restera ouverte, tandis qu’il croise le son avec, notamment, les membres de Great Mountain Fire, face à un public venu flâner lors de cet événement conceptuel rassemblant artistes et créateurs.

Son nouveau projet est baptisé Caraïbe. Le premier single « Second hand Love » est sorti le 15 juin 2018. Le clip a été écrit et réalisé par Marine Dricot (il est à découvrir ici). La musique a été mixée et masterisée par Rémy Lebbos au Rare Sound Studio. Dan a invité quelques amis musicos : Jean Waterlot (Montevideo, Ghinzu), Simon LeSaint (Stromae, Sébastien Tellier), Mickey (Kiosk Radio) et Great Mountain Fire pour concrétiser le projet. Le clip est pop, groovy et teinté de funk. L’artwork du clip est soigné. C’est un down tempo plein de synthés vintage et de guitares funkysantes. Des voix haut perchées, histoire de faire décoller l’esprit vers un décor tout en chaleur. Couleur Pisang Ambon et ciel étoilé orange pailleté.

Rémy est également membre de Vismets et a de son côté, développé son projet Atome. Dan travaille en parallèle sur la B.O. d’un long métrage. Vismets veut dire ‘Mauvais Garçons’. Avec l’âge, se seraient-ils assagis à travers leurs projets parallèles ?

http://www.caraibe.be/

 

 

samedi, 23 juin 2018 03:00

Un Bryan brillant !

Bryan Adams est un rocker à succès. Il a vendu plus de 100 millions d’albums dont 15 elpees studio –le dernier en date, « Get Up », remonte à 2015, un disque produit par Jeff Lynne (ELO)– et quelques compiles, parmi lesquelles on épinglera « Ultimate », un long playing publié l’an dernier qui recèle par ailleurs deux inédits, « Ultimate Love » et « Please Stay ». Sans oublier 7 Dvd et 4 elpees ‘live’, dont le « MTV Unplugged », paru en 1997, ainsi que 12 collaborations à des B.O. de films. En outre, on ne peut passer sous silence son engagement en faveur de l'environnement, la lutte contre le cancer du sein ainsi que ses campagnes en faveur de la protection animale, à travers l'association PETA.

Pas de supporting act. La salle est comble pour accueillir le Canadien. En attendant le spectacle, l’artwork du dernier LP est projeté sur un immense écran. Une grue virtuelle vient y plaquer la tête de Bryan, de profil. Différents personnages apparaissent sous la forme d’hologrammes et viennent le saluer, dépoussiérer son image, lui remettre un GSM, qu’il jette derrière lui. Fun ! Au cours du set, cet écran va alterner prises ‘live’ du concert, prises de vue de la foule qui y assiste, vidéos consacrées au morceau ad hoc ou encore les paroles qui défilent, comme lors d’un karaoké. Interdiction de prendre des photos ou de filmer. La sécurité veille !

Sur les planches, Bryan –qui débarque bien sûr, le dernier– est flanqué de quatre musicos. En l’occurrence Mickey Curry aux drums, planté sur une estrade, Gary Breit au piano à queue, le fidèle Keith Scott à la gratte électrique et… un bassiste… Adams se consacre tour à tour à la sèche ou à l’électrique.

Le show s’ouvre par le rock’n’roll puissant « Ultimate Love », un morceau qui adresse un clin d’œil à ZZ Top. Le son est bon. Le light show est déjà impressionnant. Il y a des stroboscopes qui pulsent un peu partout : une quinzaine délimitent le tour du podium, d’autres sont suspendus au plafond où on remarque également la présence de néons multicolores ; et tout cet éclairage monte ou descend en fonction des compos. L’auditoire reprend les paroles en chœur ; et 20 000 personnes à l’unisson, c’est impressionnant ! A la fin du titre, Bryan pointe sa gratte en l’air. « Can't Stop This Thing We Started » embraie. Adams et Scott chantent en duo. Ce dernier arrache littéralement ses cordes. Régulièrement, il vient à l’avant-plan pour s’autoriser de longs solos. Sur la toile tendue en arrière-plan, une femme en hauts talons court dans la rue d’une grande ville. Les deux compères s’affronteront régulièrement manche contre manche. Plusieurs micros sont disposés à l’avant du podium, afin de permettre à Adams de se balader sur les planches, tout en continuant d’assurer les vocaux. Les lumières blanches émanant du plafond mettent en exergue les costumes des artistes et entretiennent ainsi une ambiance… monochrome. Breit a troqué ses ivoires contre une gratte pour le plus paisible « Run To You ». Idéal pour enlacer sa partenaire, sur la piste de danse. La planète bleue arbore toutes ses facettes sur l’écran. Un cosmonaute plane autour d’une navette. Bryan a empoigné, pour cette circonstance, une sèche. Il incite la fosse à participer, en exécutant des gestes de la main. Il prend une pause et salue l’auditoire et après avoir s’être présenté, signale qu’il s’agit de son show. Il rend hommage à Tina Turner… et à cet instant, on imagine qu’elle va débarquer sur le podium. C’était une vanne... Néanmoins, elle hante littéralement « Go Down Rockin' » et « It’S Only Love ». Il adresse un mot particulier aux femmes. Et puis, salue également la victoire des Belges au Mondial. Et lorsqu’il entonne le « Seven Nation Army » des White Stripes, la foule reprend le refrain en chœur.

Les hits défilent et le public semble ravi. Une belle interactivité s’est établie entre l’artiste et l’auditoire, depuis le début du concert. Lorsqu’il se consacre en solo à la semi-acoustique, on n’entend pas une mouche voler. Pendant, « (Everything I Do) I Do It For You », Bryan, Scott et le bassiste font face au drummer, dos au public. Ils balancent tous les trois, le popotin. Bryan ose une claque sur les fesses de Scott, ce qui déclenche l’hilarité générale.

Assez long, le rappel va proposer trois titres acoustiques et puis surtout la cover des Crickets, « I Fought The Law », immortalisée par The Clash, ainsi que « Straight From The Heart », morceau au cours duquel Bryan Adams –en grande forme, malgré ses 59 balais !– va briller à l’harmonica. Au bout de 120 minutes, la setlist aura parcouru l’intégralité des titres –pour la plupart des hits– qui figurent sur cet « Ultimate Love »… entre autres… et permis au public de vivre un bon moment, mais surtout d’oublier les tracas de l’existence ; et ça, c’est l’essentiel…

Si vous voulez revivre l’intégralité du concert, ici

Setlist : « Ultimate Love », « Can't Stop This Thing We Started », « Run To You », « Go Down Rockin' », « Heaven », « This Time », « It’S Only Love », « Cloud #9 », « Young Belong To Me », « Summer Of 69 », « Here I Am », « Lonely Nights », « (Everything I Do) I Do It For You », « Back To You », « Somebody », « Have You Ever Really Loved a Woman? », « The Only Thing That Looks Good On Me Is You », « Cuts Like a Knife », « 18 Til I Die », « I'M Ready », « Brand New Day ».

Rappel : « I Could Get Used To This », « I Fought The Law », « Whiskey In The Jar », « Straight From The Heart », « When The Night Comes », « All For Love ».

(Organisation : Live Nation)

samedi, 02 juin 2018 03:00

Une faim de loup…

Les papes autoproclamés du spaghetti rock ont publié un nouvel opus, en février dernier. Intitulé « I don’t trust anybody who doesn’t like rock and roll », ce troisième opus a été mis en forme par le célèbre producteur Pelle Gunnerfeldt qui a notamment bossé pour The Hives, The Knife et Peter Björn. Il y a 5 ans que la formation n’avait plus mis les pieds au Salon de Silly. La soirée promet d’être ‘Sex, drugs and rock’n’roll’.

The Glücks assure le supporting act, un duo ostendais réunissant la drummeuse Tina et le gratteur Alek. Particulièrement populaire et considérée comme le combo le plus rock’n’roll au Nord de la Belgique, la paire est programmée lors de la plupart des festivals estivaux. A son actif trois elpees, dont le dernier s’intitule « Run amok » (NDR : le mot ‘Amok’ est issu du malais ‘amuk’ qui se traduit par ‘rage incontrôlable’, un terme récupéré par les Britanniques pour décrire le comportement meurtrier sans discernement…) Le couple va nous en proposer de larges extraits, ce soir.

Il doit y avoir plus ou moins 200 âmes dans le Salon. « Why Do I Love You » entame le set ; c’est également le morceau qui ouvre le dernier long playing. La frappe de Tina est sauvage, tribale même, un peu dans l’esprit des Cramps, voire de The Experimental Tropic Blues Band, mais à la sauce noir-jaune-rouge. Garage/punk/rock, la musique est chargée de testostérone, brute de décoffrage, sans concession. Elle évoque tour à tour celle de Ty Segall, des Stooges, de Metz et même du Clash ! Le tandem est particulièrement fusionnel. D’un simple hochement de tête ou d’un regard, ils se comprennent instantanément. Alek est intenable aux cordes et quand il n’ondule pas sur place, il vient régulièrement affronter sa partenaire dont le traitement infligé aux fûts est impitoyable. Quand il hurle pour libérer toute sa rage, le spectre de Jon Spencer rôde. Et lorsque Tina se consacre au chant, à l’instar d’« Uninvited », l’expression sonore vire au psychédélisme voire à la noisy. La température grimpe inévitablement au fil du show qui s’avère finalement, une excellente mise en bouche, avant la tête d’affiche…   

Setlist : « Why Do I Love You », « Uninvited », « Cu Cu Cool », « Youth On Stuff », « Kill The King », « Tough Luck », « Dig !Dig !Dig ! », « A World You Do No Own », « Generation Undefined », « Don’T Want To Be Like  You », « Shoot Myself », « Under The Gun ».

Lucas Lepori s’installe derrière ses fûts et assure le tempo d’une frappe métronomique, en attendant que ses acolytes débarquent. Enfin, Fabrice Giacinto (basse), Chainis et Rugerio Catanio (guitares) font leur apparition. Giacomo Panarisi, le leader, arrive en queue de peloton. Vêtu de son habituel pantalon à paillettes, il dépose le panneau ‘La Louvière’, à ses pieds. Il réajuste son froc, empoigne son micro fétiche et attaque « American dream », extrait du nouvel opus. Le ton est donné ! Un titre bien rock’n’roll qui reflète ce rêve américain auquel le band aspire depuis si longtemps. Et de rock’n’roll, il en est encore question tout au long de « Sex, Drugs, Rock n Roll & Dolce Vita », un morceau qui adresse un clin d’œil à feu Ian Dury. Davantage garage/pop, mais bien électrique, « Rocking Machine » le réserve à Blur. Chaussé de lunettes fumées, Giac est une vrai rock star, une bête de scène si vous préférez.

Imprimé sur un tempo 4/4, « Rather Kill A Man » déborde d’énergie. Le spectre des Ramones plane. Tout comme pour « Blues Is The Teacher », un titre qui monte dans les tours et fonce même pied au plancher. Le titre le plus radiophonique du dernier LP. « Thursday Night Fever » lorgne vers le Slade au sommet de son art. Il et vrai que Romano Nervoso puise également ses influences dans les seventies. Et pas seulement pour l’attitude glam. Surf, « Meet The 300 Sicilians » baigne au sein d’un climat digne d’un film western spaghetti. Inévitablement, des images de grandes chevauchées à travers les plaines du Far West galopent dans votre esprit. Mais les pâtes sont servies al dente. Faut dire que ce soir, le groupe à une faim de loup… Et ce set de haut vol de s’achever par «  In The Name Of The Lord ».

En rappel, la formation va nous réserver trois titres dont la cover du « Orgasm addict » des Buzzcocks, démontrant ainsi qu’elle reste un des fers de lance du rock, en Wallifornie…

Setlist : « American Dream », « Sex, Drugs, Rock’n’Roll & Dolce Vita », « Rocking Machine », « Party Time », « Rather Kill A Man », « The Story », « Thursday Night Fever », « Superstar », « Blues Is The Teacher », « Meet The 300 Sicilians », « Looking For The Sun », « Televised », « In The Name Of The Lord ». 

Rappel : « The Fleming », « Orgasm addict », « Mangia Spaghetti ».

(Organisation : Silly Concerts ASBL)

lundi, 18 juin 2018 03:00

Un Billy chasse l’autre…

De son véritable nom William Broad, Billy Idol a sévi brièvement au sein des Banshees de Siouxsie. Il rejoint ensuite le groupe punk Chelsea en 1977, comme guitariste, qui change alors son patronyme en Generation X. Après le départ de Gene October, il en devient le leader et chanteur. C’est en 1981, qu’il entame alors une carrière solo, une carrière qui va s’avérer fructueuse, tout au long des eighties. Outre ses huits elpees publiés à ce jour, il a gravé quelques tubes dont les incontournables « Rebel Yell » et « Flesh for Fantasy ». En 2014, il a sorti son neuvième album studio, « Kings & Queens of the Underground », et l’an dernier réédité « Cyberpunk », bien évidemment après remasterisation…  

Vu la rencontre de football opposant la Belgique au Panama, dans le cadre de la ‘Coupe du monde’, en Russie, le concert a été retardé, afin que le public puisse assister à la retransmission du match. Le show débutera donc à 21h15. Pas de supporting act.

Il doit y avoir plus ou moins 2 000 âmes pour accueillir l’artiste britannique et sa troupe, dans un Forest National qui paraît vide… Pendant, l’intro préenregistrée, les musicos viennent s’installer. Billy possède toujours sa tignasse peroxydée et a enfilé son inévitable long manteau de cuir noir. Son backing group implique le bassiste Erick Elenius, le drummer Erik Eldinius (NDR : installé sur une estrade en retrait et protégé par une paroi en plexiglas), le préposé au synthé (NDR : parfois à la gratte) Paul Trudeau, et deux guitaristes dont Billy Morrison et le légendaire Steve Steevens. Pour tout décor, une toile zébrée par le célèbre éclair rouge et surmontée d’une couronne a été tendue en arrière-plan. 

Le set s’ouvre par « Shock To The System ». Déjà, Billy vient affronter la foule, sur deux petits tréteaux placés à hauteur des retours de scène. La setlist embraie par la cover du « Dancing With Myself » de Gen X. Grave, la voix de Billy est toujours aussi puissante. Billy brandit un poing revanchard vers l’auditoire et l’invite à danser. Pour la circonstance, Trudeau a abandonné ses claviers pour une six cordes. Mais c’est Steven qui assure le show. Agiles, ses doigts se déplacent sur le manche, à la manière de Satriani, Vai, Slash voire Bonamassa. En outre, il semble avoir tout appris de l’attitude de Jimi Hendrix, quand il joue de son instrument dans le dos ou mord dans les cordes. La foule et même Billy l’applaudissent régulièrement. Le climat baigne cependant davantage dans le hard que dans le punk. L’ambiance monte graduellement en puissance. Billy enlève son t-shirt, enfile une veste plus courte et s’accoutre de ses colliers fétiches autour du cou. Il se pavane et grogne, convaincu que le rock guérit toutes les maladies. Le combo reprend subtilement le « L.A. Women » des Doors. Un roadie file une gratte électrique à Billy. Les quatre manches sont en ligne rapprochée. Quand le tempo ralentit, le spectre des Doors, et surtout de Jim Morrison, rôde. Steve nous réserve un long solo, talonné par une section rythmique lancée au galop. Le light show devient aveuglant. Billy parcourt les planches de long en large en criant « Scream », à tue-tête, tout au long de ce morceau nerveux et percutant. Puis, Billy s’éclipse, laissant Steven de nouveau tirer son épingle du jeu, tout au long du paisible « John Wayne ». Il va y étaler toute sa virtuosité à la sèche, un exerce de style de 7 bonnes minutes virant même au flamenco et que les claviers atmosphériques de Trudeau vont conduire vers un climat prog/rock. De retour pour quelques morceaux, le natif de Stanmore avoue adorer l’inévitable « Rebell Yell ». Le public également, apparemment. Billy Idol ôte son nouveau tee-shirt et bande les muscles, laissant apparaître de fameuses plaquettes de chocolat. A l’issue de ce morceau, le band se retire sous les acclamations de l’auditoire.

En rappel, toute l’équipe va nous réserver « White Wedding » et la cover du « Mony Mony » de Tommy James and The Shondells. Ce soir, le concert semi/punk, semi/metallique nous en a mis plein la vue et les oreilles. Ce qui change d’un autre Billy (Bragg), qui la veille, nous avait presque anesthésiés…

Setlist : « Shock To The System », « Dancing With Myself », « Daytime Drama », « Can’t Breack Me Down », « L.A. Women » (Doors Cover), « Scream », « John Wayne », « Eyes Without The Face », « Guitar Solo », « World’s Forgotten Boy », « Whisky And Pills », « Blue Highway », « Rebell Yell ».

Rappel : « White Wedding », « Mony Mony »

(Organisation : Gracia Live)

Voir auszi notre section photos, ici

 

dimanche, 17 juin 2018 03:00

Bragg a pris un solide coup de vieux…

En mai 2018, c’était le cinquantenaire de la révolte étudiante parisienne qui a secoué toute l’Europe (le fameux Mai 68). L’Ancienne Belgique s’empare volontiers de cette thématique et joue la carte de la musique contestataire, qui trouve (malheureusement) un terreau fertile dans le climat politique et social actuel. L’AB creuse le sillon du ‘Sound Of Protest’ et fait résonner les voix de la révolte sociale turque, du grime londonien, du mouvement Black Lives Matter et des icônes du Punk, le tout porté par l’appel à un monde (et une musique) sans frontières. Ce soir, l’Ancienne Belgique accueille une figure emblématique de la contestation insulaire de la seconde moitié des eighties : Billy Bragg.

Musicien solitaire et respecté, Billy Bragg fait figure de vétéran du combat social dans un pays où le rock ne sait plus être un instrument de contestation. Chroniqueur régulier des disparités de la société britannique et fondateur du Red Wedge, exemple historique de mobilisation artistique en soutien aux mineurs grévistes en 1984, ce redresseur de torts impénitent a aussi le bon goût de parler politique avec légèreté et esprit. Bien entendu, il vénère Clash, une autre icône du punk engagé sous l’angle sociopolitique.

Ses revendications, quand il n’aborde pas des thèmes plus romantiques, il les traduit à travers des textes, qu’il dispense sur une musique qui mêle folk urbain et punk rock. Au cours de ses trente années de carrière, il a publié 16 albums et collaboré, entre autres, en compagnie de Johnny Marr, Michelle Shocked, Less Than Jake, Kirsty MacColl, des membres de R.E.M. et Wilco.

Pas de supporting act de prévu. La salle est comble. Dépouillé, le décor se limite à deux guitares électriques, une pedal steel, autant d’amplis Marshall, une table basse et un tabouret.

La setlist va proposer des titres issus des albums « Life’s a riot with spy vs spy » (83), « Brewing up with billy bragg » (84), « Talking with the taxman about poetry » (86) et « Workers playtime » (88), ainsi que quelques plages plus récentes.

Le set s’ouvre par « Sexuality ». Le son est excellent. Billy est armé d’une semi-acoustique et son partenaire, d’une électrique. Et en début de parcours, le public semble enthousiaste. Billy va même saluer des spectateurs aux premiers rangs, tout en continuant à interpréter cette chanson au refrain accrocheur. Billy a des messages à faire passer, et il ne va pas s’en priver. Il parle des guerres au Moyen-Orient, du Brexit, des déplacements de population, des migrants, de la mondialisation, etc. Chacune de ses interventions précède la chanson et elles semblent parfois interminables. Au début ça passe, mais à la fin, ça lasse ! Billy est passé à la gratte électrifiée pour « The Warmest Room », une compo paradoxalement nerveuse et molle. Pourtant, c’est sous cette configuration qu’il se révèle le plus performant. Pour attaquer le « I ain’t go no home » de Woodie Guthrie, il a récupéré sa sèche, alors que son compère se consacre à la pedal steel ; un titre qui baigne dans l’americana, suggérant des images des grandes plaines de l’Ouest américain. Pendant que Billy blablate, son collègue s’éclipse. Il ne reviendra cependant sur l’estrade que 40 minutes plus tard. Entre-temps, outre ses bavardages, il va proposer des titres tour à tour folk ou punk. Enfin un punk bien sage, comme s’il le destinait aux pensionnaires d’une maison de retraite. Le concert commence à tirer en longueur, et adopte un ton de plus en plus monotone. Assis, votre serviteur commence à s’assoupir et gagné par l’ennui, décide de quitter les lieux, au bout d’une bonne heure. Plusieurs spectateurs prennent d’ailleurs la même décision.

Le punk de Billy Bragg a pris un solide coup de vieux. Pour lui insuffler un peu d’énergie, il aurait sans doute fallu, au moins, une section rythmique…

(Organisation : Ancienne Belgique)

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