La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 15 décembre 2021 19:00

Unik Ubik nouveau ministre de la santé !

Unik Ubik, c’est festif. C’est punk. C’est déjanté. C’est transgressif. Ces quatre-là composent le meilleur mariage transfrontalier belgo-français qu’ait jamais connu le monde de la musique. Furieuse, délirante, talentueuse, défiant toute tentative d’étiquetage, cette belle équipe est d’humeur punk, d’obédience jazz et de tendance psychédélique. Animés par un vrai plaisir de jouer, les membres d’Unik Ubik ne reculent devant rien, collant aux riffs ravageurs des échappées ethnologiques, dopant la précision de leur propos par une folie exploratoire débridée. Malgré un line up remanié, le quatuor revient chargé à bloc, les poches remplies d’un bouillant troisième album répondant au doux nom de « I'm not Feng shui ». On vous aura prévenus !

L’album paraîtra ce 28/01/2022. Ce sera son troisième. En attendant, le groupe nous propose son clip, « Maggie débloque », et c’est ici

https://unikubik.bandcamp.com/album/im-not-feng-shui


 
mercredi, 15 décembre 2021 18:58

Animal Collective prend le temps de ramer…

Le nouvel album d'Animal Collective, « Time Skiffs », paraîtra ce 4 février 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single « Walker », dont le clip a été réalisé par Abby et Dave Portner. Il s’agit d’un hommage à Scott Walker, dont la musique a beaucoup compté pour Noah Lennox.

Le clip de « Walker » est disponible là

https://www.youtube.com/watch?v=sQNxY8JRdFY


 
mercredi, 15 décembre 2021 18:57

Get Well Soon positif…

Le prochain album de Get Well Soon, « Amen », devrait paraître ce 25 mars 2022. Le sixième album de Konstantin Gropper annonce le début d'un nouveau chapitre. Alors que « The Horror » affichait la vision de l'auteur-compositeur allemand sur ce qui semblait être une situation assez sombre et toxique en 2018, « Amen », son nouvel opus est chargé d’espoir, malgré la situation mondiale. ‘Le vrai caractère d'une personne est souvent révélé en temps de crise’, a un jour observé quelqu'un de sage - et bien ... voilà. C'est aussi pourquoi son dernier LP est empreint d'un sens aigu de l'humour. Maintenant, « Amen » ne nagera pas, non plus, dans le pur bonheur ; il s’agira plutôt de se demander comment retrouver cet état positif, quel que soit le scénario d'horreur qui se déroule…

En attendant, le clip de « Mantra » est disponible

 


 
mercredi, 15 décembre 2021 18:43

Le spiritisme télévisuel de Pale Blue Eyes…

Pale Blue Eyes est issu du sud-ouest de l’Angleterre, du côté de Devon, au milieu de la verdure au sud de Dartmoor. Sa musique campe un hybride entre celles de Neu !, The Cure et Will Sergeant des Bunnymen dans sa version la plus raga-frénétique.

Son nouveau single, « TV Flicker », traite de la mortalité humaine et ses conséquences émotionnelles. Il est doublé d’un clip lyrique, disponible

Le premier elpee de Pale Blue Eyes devrait sortir courant 2022.


 
mercredi, 15 décembre 2021 18:40

The Wave Pictures ne manque pas de cœur…

Ce n’est un secret pour personne, The Wave Pictures est un groupe prolifique. Non seulement il a publié plus de 20 albums en 20 ans, mes ses musicos sont impliqués dans plusieurs projets parallèles. Et l’an prochain, il sortira un double elpee intitulé « When The Purple Emperor Spreads His Wings ».

La première des quatre vidéos saisonnières réalisées par Nina Garthwaite pour cet opus, est consacrée à l’automne.

Elle fait référence au temps, aux voyages dans l'espace et à la mémoire, le tout réuni en un seul morceau. Inspiré musicalement par le classique de Neil Young, « This Heart Of Mine » se frotte à la musique country et dans ce cadre, on retrouve tout naturellement l'harmonica, la mandoline, et la guitare acoustique.

Le clip de « This heart of mine » est disponible ici

 


 

« Empty », c’est le titre du nouveau single de The Day, un duo qui réunit un musicien établi à Anvers et l’autre à Hambourg.

Les membres ont déclaré : ‘Inspirés par les paroles, nous avons pensé qu'il serait intéressant de travailler avec un symbolisme assez évident. Nous avons utilisé des fleurs mortes, des feuilles de plastique et de la terre dans un appartement abandonné et délabré. Nous cherchions des images subversives, perturbatrices, nerveuses et vacillantes, qui pourraient nous dire quelque chose sur la lutte entre la nature et l'humanité.’

Contrastant avec l'ambiance euphorique et optimiste de la musique, les paroles d’"Empty" sont l'expression de la désillusion et de l'épuisement. Elles mettent en lumière le sentiment que les discussions importantes et les courants sociaux finissent toujours par se noyer dans la cacophonie générale, échouant à cause du conformisme. Face à la crise climatique, à l'injustice sociale ou à la pandémie, tant de mauvaises décisions sont prises, et cela semble si prévisible.

Au cours de l'année écoulée, The Day n'a pas seulement dû faire face à divers blocages. Les frontières fermées et les différentes réglementations nationales ont fait obstacle à leur collaboration.

Son nouveau single est paru ce 14 décembre, et le clip qui lui est consacré est disponible

 


 
samedi, 11 décembre 2021 18:13

Take it from the dead

Apparemment, Acid Dead est issu de New-York ; un groupe fondé en 2014. Un trio qui réunit un drummer et deux chanteurs/guitaristes. Ces deux derniers fabriquent leurs propres guitares. Pas de bassiste, parce que le band estime ne jamais en avoir trouvé un qui colle à sa musique. 

« Take it from the dead » constitue son second opus, et il fait suite à un éponyme paru en 2018. L’opus s’ouvre par « Searchin’ », une plage sont la mélodie nonchalante baigne au sein d’un univers sonore proche de celui du « Darklands » de Jesus & Mary Chain ; à moins que ce ne soit celui de Galaxie 500. En général, les compos macèrent d’ailleurs dans une forme de noisy/psyché/shoegaze. A l’instar de « RC Driver », « She only eats organic », « 2 face » et du morceau final, « Djembe ». D’une durée de plus de 7’, il s’ouvre sur un mid tempo plus ou moins paisible avant de libérer des pics d’intensité électrique exaltants. Excellent ! 

Et si « Good time » nous réserve des sonorités de guitares carillonnantes, réminiscentes des Beatles, « Smile you’re on camera » se révèle plus noisy encore, mais dans l’esprit du « Daydream nation » de Sonic Youth.

Un bémol quand même, cette voix constamment sous reverb, probablement sous phaser, et sans grande nuances.

Hormis cette remarque, cet elpee devrait ravir les aficionados du style.


 
samedi, 11 décembre 2021 18:11

They carried the dead in a U.F.O.

« They carried the dead in a U.F.O. » constitue le cinquième elpee de Cult of Dom Keller, un quatuor britannique drivé par Ryan Delgaudio. Fondé en 2007, le groupe pratique une forme de psyché-noise-indus plutôt expérimentale. Angoissante, obsédante, menaçante, glauque, sombre, sinistre même parfois. Les musicos se servent d’instruments analogiques (basse, guitare, claviers vintage, drums), mais également de boucles et d’arrangements électroniques. Le tout est traversé de spoken word, de gémissements, de slogans, de vocaux éthérés ou caverneux. Et cette expression sonore colle finalement bien au thème développé par les textes, qui traitent de la peur de la mort et d’une volonté de la surmonter.

Si vous cherchez des références, elles sont peut-être à chercher du côté de Test Dept, Acid Mother Temple et Spacemen 3. Mais difficile vraiment de les déterminer. Sauf peut-être pour le dernier morceau, « The last king of hell », au cours duquel la guitare est plus présente et la construction en crescendo calquée sur celle de la dernière formation citée. C’est d’ailleurs le meilleur titre de l’opus.


 

The Limiñanas est un collectif français fondé par Marie et Lionel Limiñana, en 2009. Epoux à la campagne comme sur scène, ils sont issus de Cabestany (c’est près de Perpignan), dans les Pyrénées-Orientales. Considérée outre-Quiévrain comme une des plus créatives sur la scène hexagonale, la formation compte à son actif six albums sous son patronyme, une bande originale de film et deux opus cosignés. Un en compagnie de Pascal Comelade et le dernier (il est paru en septembre dernier), de Laurent Garnier. Le duo a aussi bossé, notamment, en compagnie de Peter Hook, Etienne Daho, Bertrand Belin et surtout Anton Newcombe (The Brian Jonestown Massacre). Ces deux derniers ont ainsi collaboré au projet l’Epée, tout comme Emmanuelle Seignier, mais également sur le cinquième LP du band, alors que le leader de TBJM a mis en forme « Shadow people », en 2017. Pour en revenir au dernier long playing « De pelicula », signé conjointement par The Luminañas et Laurent Garnier, il s’agit d’une forme de ‘road trip’ racontant l’histoire de deux amants, auquel le Dj, producteur et compositeur a intégré ses beats. Mais c’est sous la forme d’un septuor que le combo se produit, ce soir, à l’Aéronef de Lille.

La barbe en broussaille, Lionel se consacre à la guitare et Marie aux drums (une grosse caisse et un tom à plancher). Ils occupent une position centrale. A gauche, se plante un des deux vocalistes, le Chilien Edi Pistolas, derrière ses machines et deux djembés. A l’extrême droite, Renaud Picard, l’autre chanteur est armé d’une semi-acoustique. Très en retrait, la plupart du temps assis, un autre barbu (NDR : serait-ce le frangin de Lionel ? En tout cas, il lui ressemble) se charge de claviers, de machines, mais surtout de plusieurs guitares, dont une Fender Jaguar. Aussi bien coiffé que Dirk Frimout, Ivan Telefunken, le troisième sixcordiste, manipule également une boîte à bidouillages qui lui sert de thérémine. Sans oublier le bassiste.

Le set s’ouvre par « Saul », une compo cinématographique (Ennio Morricone ?) dont la voix off semble hantée par Serge Gainsbourg. Plus funky, mais dans l’esprit d’Isaak Hayes, « Juliette dans la caravane » reproduit un schéma vocal similaire. Mais « Je rentrais par le bois… BB », malgré ces initiales, plonge déjà dans une forme de psyché-space-kraut-rock réminiscent d’un Hawkwind qui aurait opté pour la boîte à rythmes. Le début du show est bien équilibré et « Istanbul is sleepy » ainsi que l’hymnique « Shadow people » adoptent un profil mélodique que n’aurait pas renié Dandy Warhols. Et la petite sonorité de clavier vintage n’est pas étrangère à cette impression. Mais petit souci, on n’entend pas toujours très bien les paroles, même si les compos sont, en général, essentiellement instrumentales. Et puis, la structure des compos est souvent similaire. Un début plus ou moins pop, un riff hypnotique avec des boucles, puis l’expression sonore monte en intensité, de manière à créer une forme de transe, les musicos préposés à cet effet ne lésinant pas sur les digressions électriques et les bidouillages pour s’enfoncer dans une forme de tumulte (dé)sorganisé, parfois pendant de longues minutes, le drumming métronomique de Marie servant de fil conducteur. Et au fil de ces morceaux, les spectres de Can (NDR : pas étonnant puisque le groupe reprend son « Mother Sky ») et surtout de Spacemen 3 se mettent à planer. Ce qui au bout du compte n’est pas déplaisant, mais sans doute trop répétitif aux oreilles de votre serviteur. Heureusement, The Limiñanas nous réserve quelques moments de respiration ; à l’instar du très eighties « Funeral baby » (?!?!?) et du plus atmosphérique quoique mid tempo « Au début c’était le début », que chante Renaud Picard d’une voix qui emprunte curieusement les inflexions à Bashung. Par contre, le vindicatif « Que calor ! », vociféré dans la langue de Cervantès, ne passe vraiment pas la rampe et souffre de carence mélodique. Tout au long de la prestation, des extraits de films en noir et blanc sont projetés sur trois écrans en arrière-plan. Elles sont d’abord mues par un mouvement circulaire, avant que n’y défilent des images de Jeanne-Moreau, Romy Schneider, Lino Ventura, Can et bien d’autres…  

Marie se consacre au micro lors du premier titre du rappel. Elle interprète d’une voix laconique « Je m’en vais », même si elle reste sur place et reprend ses sticks afin de participer à un des moments les plus brillants du concert, à travers « Teenage kicks », la cover des Undertones. C’est Telefunken qui chante ce titre d’un ton quelque peu amusé avant de se déchaîner sur sa gratte devant son thérémine. Le concert va s’achever par une autre reprise, en l’occurrence « The Train Creep A-Loopin » de Tiny Bradshaw (un chanteur, pianiste, batteur et compositeur américain qui s’est illustré dans l’univers du jazz, puis du rhythm and blues, entre le début des années 30 et la fin des fifties), dans une version psyché-kraut-rock complètement déjantée et de nouveau dans l’esprit d’un certain… Spacemen 3 voire de Loop…

Sur le chemin du retour, Ludo, notre photographe, expliquait que la présence d’Anton Newcombe à la guitare et d’Emmanuelle Seignier au chant, lors du concert de L’Epée avaient apporté davantage de relief aux compos, et tout particulièrement les plus ‘motorik’, que nous avons estimées, ce soir, un peu trop monocordes…   

La première partie était assurée par Howlin’ Jaws, un trio guitare/(contre)basse/batterie parisien dont la musique s’inspire tantôt du rockabilly ou de la pop des 60’s. Les trois musicos participent aux vocaux et soignées, leurs harmonies vocales rappellent parfois celle des Beatles…

Voir aussi notre section photos ici

 

(Organisation Aéronef)

Setlist

Saul
Je rentrais par le bois... BB
Last Picture Show
Istanbul Is Sleepy
Shadow People
Juliette dans la caravane
Dimanche
The Gift
Funeral Baby
Crank (The Beach Bitches cover)
One of Us, One of Us, One of Us...
Que Calor!
Au début c'était le début
Ghost Rider
Mother Sky (Can cover)
Steeplechase

Rappel  

Je m'en vais
Teenage Kicks (The Undertones cover)
The Train Creep A-Loopin (Tiny Bradshaw and His Orchestra cover)

vendredi, 26 novembre 2021 17:37

Pas de rechute pour Curse Of Lono…

Lorsque vous avez perdu votre groupe, votre père, votre oncle et votre ex-partenaire en l'espace d'une année horrible, il est compréhensible que vous vous tourniez à nouveau vers les drogues dures. Pour Felix Bechtolsheimer de Curse Of Lono, heureusement, la rechute n'était que thématique. Il y a vingt ans qu'il est rentré à Londres après une expérience financée par le gouvernement sur la dépendance aux opiacés dans un hôpital psychiatrique allemand, portant cinq ans de dépendance à l'héroïne. Il a passé ensuite un an avec son oncle alcoolique, pour se désintoxiquer. Il n'a plus touché à la drogue depuis, mais même aujourd'hui, dans ses moments les plus sombres, elle s'infiltre dans ses paroles.

La drogue, la mort, le danger et la dépression sont les véritables malédictions qui hantent le troisième album de Curse Of Lono, « People In Cars ». Des thèmes rendus sombres, psychotropes et aussi immersifs que la brume des lagons par des sonorités mêlant The National, Wilco, Lee Hazelwood, Leonard Cohen et The War On Drugs dans de riches vapeurs alt country.

Extrait de ce futur opus, « Think I'm Alright Now » est disponible ici en clip ici et le premier single « Let Your Love Rain Down On Me »,