Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Suede 12-03-26
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

P is for Ponies

Avant d'opter pour le patronyme The Ponies, ce quatuor néerlandais, de Noordwijk très exactement, sévissait sous celui de The Post. Un clone de Dinosaur Jr, voire de Buffalo Tom, colportaient alors les mauvaises langues. A cause d'une propension presque maladive à filtrer les mélodies à travers l'intensité électrique des guitares. Un mécanisme qui n'a pas vraiment disparu, même s'il n'est plus aussi systématique. Et on avait déjà pu le constater sur leur premier opus, " Meet the Ponies " qui, nonobstant le ton revivaliste sixties emprunté aux Byrds et à Big Star, avait épinglé l'un ou l'autre rythm'n blues à coloration Stones ; et puis surtout eu l'audace de s'attaquer au standard de jazz signé Chet Bakers, " My funny Valentine ". Pas de cover, cependant, sur le nouvel opus des Ponies, mais un certain " After the goldfish ", négocié sous la forme d'un clin d'œil à Neil Young. Hormis le countryfiant " Blinder every date ", rehaussé par la présence de Wim Elzinga à la steel guitar, et " The green witch ", expérimentation instrumentale réminiscente du Teenage Fan Club circa " The king ", ce " P is for Ponies " s'inscrit dans la lignée du précédent opus. Les inflexions de Mark Van Rijnberk sont toujours aussi capricieuses que celles de Stephen Malkmus (Pavement) et les harmonies vocales aussi soignées et limpides que chez Sugar. Un album fort agréable à écouter, même s'il pêche par manque d'originalité...

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Greatest hits

"Greatest hits"! Le titre de cette compile ne pouvait être mieux choisi pour définir les 20 fragments ici réunis. Ce qui est une belle performance lorsqu'on sait que les Pretenders comptent plus de 25 années d'existence. Rien ne manque, ou presque rien. Même les reprises les plus notoires ont été incluses sur ce disque. Et notamment " I go to sleep " et " Stop your sobbing " de Ray Davies, " Forever Young " de Dylan, " Thin line between love & hate " des Persuaders, ainsi que " I got you babe " de Sonny & Cher et le classique reggae " Breakfast in bed ", que Chrissie Hynde interprète flanquée des musiciens de UB40. L'ordre chronologique n'est cependant pas respecté. Ce qui n'est finalement qu'un détail puisque le booklet a le bon goût de replacer chaque chanson dans son contexte. En outre, seules six compositions commises après 1990 ont été retenues, c'est à dire la période la moins prolifique et surtout la moins intéressante du groupe. Je ne vous ferai pas l'injure de refaire l'histoire des Pretenders, il existe suffisamment d'encyclopédies qui ont traité de ce sujet, mais simplement vous avouer avoir pris beaucoup de plaisir en réécoutant des chansons de la trempe des " Brass in pocket ", " Message of love ", " Don't get me wrong ", " Middle of the road ", " Kid ", " 2000 miles " ou encore " Back in the chain gang "…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Victory

Avant de se lancer dans une carrière individuelle, cette Amstellodamoise sévissait au sein d'un trio qui répondait au nom de Julia P. Hersheimer. La réduction du patronyme n'a donc pas été trop difficile à opérer, lorsqu'elle a décidé de se lancer dans une carrière solo. " Victory " constitue le premier album enregistré sous son propre nom. Un disque pour lequel hormis la production - confiée à Frans Hagenaars - elle assume pratiquement tout. Le chant tout d'abord. D'un timbre vocal souple, sinueux, rappelant parfois Barbara Manning. Les guitares. Electrique et acoustique. Ainsi que les claviers. Ne laissant les rares percussions ou les drums qu'à l'un ou l'autre invité. Ou encore quelques cuivres. Prodigués sous la forme d'arrangements sur le très étrange et réussi " Good life " (Nicolette Lie), et parcouru par le trombone de J.B. Meyers (Supersub) sur " Bossanova ". Dans ces conditions, il n'est pas trop difficile de comprendre que le discours musical prononcé par Julia P., tout au long de cet opus, est minimaliste. Mais un minimalisme abordé dans l'esprit de Young Marble Giants. Et cette sensation est plus que perceptible sur le très électrique " Don't trust me ", le plus enlevé " Aerobic bum ", l'allègre " The van ", dont le tempo semble avoir été emprunté au " Ballad of John and Yoko " des Fab Four, le très synthétique " It's like me ", " See through ", caractérisé par le recours à un orgue à soufflets, ainsi que sur les deux titres cuivrés. Un disque qui brille vraiment par son originalité…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Guarapero / Lost blues vol 2

Depuis 1993, date de la sortie de son premier album, Will Oldham aligne les pseudonymes ou les pseudo noms de groupes. Palace, Palace Brothers, Palace Songs, Bonnie Prince Billy ; et à mon humble avis, ce natif de Louisville, dans le Kentucky, n'est pas au bout de son registre. Il lui arrive quand même d'enregistrer sous son vrai nom. Comme ce " Guarapero/Lost blues vol 2 ". Un disque constitué de raretés et de chutes de bandes, issues de l'elpee " Lost album ". Le chanteur/compositeur country au cœur noir, aux sentiments sombres et à l'humour caustique nous plonge, comme d'habitude, dans une atmosphère mélancolique, austère, propice aux chansons filmiques qu'il interprète de son gémissement nasal desséché, en s'accompagnant d'une six cordes acoustique. Will réserve, quand même, un zeste d'électricité à cet opus, sur les lo-fi " Sugarcane juice drunker " et " Call me a liar ", ainsi que les dylanesques, rognés par un hammond, " For the mekons et al " et " Stable Will ". La surprise nous vient de la présence inattendue d'une boîte à rythmes squelettique. Balayée d'arrangements minimalistes, elle n'est cependant concédée qu'au seul " Boy, you have a cum "…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Familiar to millions

Les concerts d'Oasis auxquels j'ai pu assister m'ont rarement rempli d'enthousiasme. Hormis celui du Bota programmé en 1994, devant un pare-terre de 400 personnes, je m'y suis à chaque fois, franchement ennuyé. Et ce ne sont pas les frasques soulographiques de Liam qui sont parvenues à me dérider. En outre, le manque de respect dont il fait systématiquement preuve, à l'égard de son public, m'a toujours écœuré. Sans oublier son timbre vocal, qui conjugué à cette attitude de sale gosse, me tape vraiment sur le système. Aussi, avant d'écouter ce double CD ‘live’, je nourrissais les pires inquiétudes. Et notamment, parce qu'hormis la cover d' " Helter skelter " des Beatles, extraite d'un set accordé aux States, la prestation a été immortalisée le même jour. Soit le 21 juillet 2000, au stade de Wembley. Ceux qui ont déjà assisté à un concert d'Oasis, savent de quoi je parle… Et puis, quelle n'a pas été ma surprise de découvrir un double disque à la hauteur de l'événement. Preuve que la formation mancunienne est composée d'excellents musiciens. Et en plus de leurs meilleures compos, on y retrouve une reprise assez réussie de " Hey, hey, my, my " de Neil Young. Je ne m'attarderai donc plus sur la voix de Liam, dont je me demande même s'il a encore sa place au sein du groupe, mais plutôt sur la prestation d'ensemble, vraiment convaincante. M'enfin, trêve d'extrapolations, les (trop) nombreux aficionados du combo vont se régaler. Et paradoxalement davantage que s'ils s'étaient rendus à un de leurs concerts. Enfin, tant mieux s'ils prennent leur pied, c'est tout le mal qu'on leur souhaite…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Wool

Dix-septième album pour les Nits. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il nécessite plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur. Enregistré aux studios Abbey Road, il ne recense aucune guitare, mais des cuivres, des cordes, des chœurs, des claviers, une contrebasse, des marimbas et des drums duveteux. Le tout enrobé d'arrangements en demi-teinte, dont seul Hofstede a le secret. Toujours flanqué de son inséparable ami Rob Kloet, à la batterie, Henk a élargi son line up à deux nouvelles recrues. Deux musiciennes qui apportent une touche féminine aux compositions pourtant déjà tellement raffinées et délicates. D'ailleurs, hormis la finale " Frog ", sorte d'hypothétique rencontre entre le funk blanc de Spandau Ballet et le disco de Cerrone, l'opus baigne dans une atmosphère cotonneuse, mélancolique. Douloureuse, même. A l'instar de " Ivory boy ", chanson écrite en souvenir d'un jeune homme décédé d'un cancer à l'âge de 21 ans… Suivant leur bonne habitude, le quatuor d'outre-Moerdijk n'a pas oublié de teinter ses mélodies de coloris sonores différents. Depuis la soul atmosphérique de " The wind, the rain " ou du très beau " 26A (Clouds in the sky)" au nightclubbien "Walking with Maria", en passant par la trip hop de " The darling stone ", l'easy listening de " The angel of happy hour " et l'arabisant " Crime & punishment ". Le tout abordé sous une forme plus jazzyfiante. Ce qui confère au climat de l'œuvre un charme impressionniste dont les ombres et les contours auraient pu être dessinés par Robert Wyatt, Kevin Ayers, Talk Talk ou encore Broadcast. Superbe !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The madding crow

Même un producteur célèbre peut foutre un album en l'air ! Et en particulier en le surproduisant. C'est le gâchis que vient de causer Nick Didia, dont la réputation lui avait pourtant permis de mettre en forme des disques de Pearl Jam et de Rage Against The Machine, au premier album de Nine Days. La sophistication des arrangements a tellement été poussée, que la musique en a perdu toute sa saveur, toute son âme… Les vocaux échangés entre John Hampson et Brain Desveaux, sont tellement surfaits qu'ils en deviennent même agaçants. Seuls les trois premiers titres, dont le mixing a été paradoxalement confié à Brian Malouf ou à Chris Lord Age, et les deux derniers fragments de l'opus (NDR : Nick devait probablement être fatigué…) échappent au naufrage. Le plus grave, c'est que ces trois premiers titres sont franchement excellents. A l'instar du single " Absolutely ", tout d'abord. Aussi incisif et sémillant que " We are " de Vertical Horizon. " If I am ", ensuite. A cause de ce mélange habile entre cordes de guitare acoustique et électrique, enrobé d'orchestrations symphoniques, mais sans emphase. Et puis le remarquable et excitant " So far away ", curieusement irradié d'harmonies vocales diaphanes, fondantes ; caractéristiques que l'on retrouve habituellement chez les Wannadies, et qui paradoxalement font totalement défaut sur le reste de l'opus. A moins que vous ne soyez un inconditionnel d'Eagle Eye Cherry, je ne vois vraiment ce qui vous pousserait à vous procurer ce morceau de plastique…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The moon & Antartica

Fondé en 1992, ce trio d'Issaquah dans l'état de Washington, a végété plusieurs années dans le grunge de troisième division. Ce qui explique sans doute pourquoi, ses trois premiers albums sont totalement passés inaperçus. Et que le quatrième s'est fait descendre en flammes, par la presse spécialisée, avant même d'avoir été écouté. Une grave erreur, car quoique complexe, cet opus est tout bonnement remarquable. De grunge, il n'en est donc plus guère question ici, mais bien d'un subtil mélange de post grunge, de post lo fi, de post punk et de post industriel. Tout un programme ! Porno for Pyros et Built To Spill sont ainsi probablement devenues les deux formations les moins étrangères à la nouvelle perspective sonore de Modest Mouse. Déchirée entre réalisme et violence, cette vision toxique d'incertitude et de confiance nous plonge dans un univers apocalyptique, au sein duquel un Mad Max trouverait facilement sa place, tant l'aridité émotionnelle est aveuglante. Et c'est la voix d'Isaac Brock qui nous guide à travers cet opus. Spectrale, obsessionnelle, torturée, elle essaime 15 contes de solitude et de désespoir du cauchemar américain. Tempo capricieux, basse reptilienne, drums plaqués, violon strident, feedback pur, mais également piano, violoncelle, cloches de traîneau, carillon, banjo électrique et bruitages métalliques en tous genres, se conjuguent parfaitement avec les guitares en couches, sur fond d'harmonies angéliques, par la grâce de la production astucieuse de Brian Deck (Red Red Meat). Epatant !

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Monaco

L'ancien bassiste de New Order, Peter Hook, et l'ingénieur du son David Potts ont donc décidé de remettre le couvert, en enregistrent leur deuxième album pour Monaco. Un disque éponyme, sur lequel on reconnaît facilement la basse ondoyante de Peter. Il s'essaie quand même au chant sur deux fragments ; mais en général, cette discipline est réservée à David dont le timbre est aussi décoloré que celui de Bernard Summer. Dans ces conditions, vous imaginez que la musique de Monaco marche sur les traces de celle de New Order. Et vous n'avez pas tout à fait tort. La production opérée par le duo est d'ailleurs irréprochable. Malheureusement, le disque alterne le bon et le moins bon. L'excellent même, comme sur " Black rain ", digne des classiques " Ceremony " ou " Blue Monday ". Dans le même ordre (!!!), la formation épingle deux hits en puissance : " I've got a feeling " et " Kashmere ". Deux compositions aussi hymniques que contagieuses. Pour le reste, hormis l'instrumental " Marine ", déchiré entre techno et ambiant, on reste sur sa faim. Et l'incursion opérée dans le disco, sur " See saw ", nous est franchement restée sur l'estomac…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Fragments of freedom

Après avoir commis deux albums de trip hop richement texturé, propice aux climats particulièrement envoûtants ("Who can you trust" en 1996 et "Big calm" en 1998), Morcheeba semble chercher son troisième souffle. Et son nouvel opus en est la plus belle démonstration. Hormis le single " Rome wasn't built in a day " et " In the hand of God ", composition probablement issue d'une chute de bande d'un enregistrement précédent, le trio britannique a gommé les aspérités de son trip hop qui en faisaient tout son charme, tout son mystère, pour faire place à un mélange plutôt conventionnel et insipide de funk, de folk, de disco et surtout de hip hop ; le concours de plusieurs membres de cette communauté, et notamment celui de Biz Markie, Bahamadia, Mr Complex, DJ Crossphader et DJ First Rate, n'étant certainement pas étranger au virage opéré par le groupe. Une grosse déception. Contentez vous du single !