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Paddang à la poursuite des fantômes…

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Kreator - 25/03/2026
Stereolab
Bernard Dagnies

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samedi, 26 novembre 2011 18:41

The Black Keys a retrouvé son chemin…

The Black Keys publiera son nouvel album ce 2 décembre. Ce sera son septième. Il fait suite à « Brothers », paru en 2010, qui lui avait valu 3 Grammy Awards et un MTV Video Music Award. Produit par Danger Mouse et The Black Keys, "El Camino” a été enregistré au cours de cet été au Easy Eye Studio de Dan Auerbach, à Nashville, fief du groupe.

The Black Keys se produira ce 23 janvier 2012 au Lotto Arena d’Anvers.

Tracklisting :

1. Lonely Boy
2. Dead and Gone
3. Gold on the Ceiling
4. Little Black Submarines
5. Money Maker
6. Run Right Back
7. Sister
8. Hell of a Season
9. Stop Stop

10. Nova Baby
11. Mind Eraser

http://www.theblackkeys.com

 

mercredi, 23 novembre 2011 20:00

3

En choisissant un tel patronyme, ce groupe affiche immédiatement sa référence majeure : Buffalo Springfield. Buffalo Killers est un trio issu de Cincinnati, dans l’Ohio. Au sein du line up, on retrouve les frères Zachary et Andrew Gabbard, deux ex-Thee Shams. « 3 » constitue inévitablement le 3ème opus du combo. Et il trempe, en général, dans une West Coast réminiscente de la fin des sixties et du début des seventies. Les harmonies vocales sont limpides. Les compos, sont imprimées, la plupart du temps, sur un mid tempo et lorgnent tour à tour vers Crosby Stills, Nash, avec ou sans Young, voire Poco, suivant le recours moins ou plus intensif à la guitare électrique (NDR : que suppléent, le cas échéant, et très judicieusement les cordes de sèche) et la richesse des arrangements. Circonstanciellement, le banjo et la lap steel ont également voix au chapitre. Tout comme le clavier rogné. A l’instar de « Spend my last breath », emprunté à The Band, malgré les inflexions vocales amères, paradoxalement empruntées, pour ce titre, à Axl Rose. Deux plages s’écartent cependant de la ligne de conduite. Tout d’abord « Circle day ». Pourtant basiquement rock, il recèle des traces de glam, de swing et un zeste de funk. Et puis « Jon Jacob », une piste plus aride, plus lo-fi, rappelant que le deuxième elpee des Buffalo Killers, « Let it ride » avait été produit par Dan Auerbach, le chanteur/guitariste des Black Keys.

 

mercredi, 23 novembre 2011 19:59

Best of Gloucester County

Non, il ne s’agit pas d’une compile consacrée à Daniel Smith, mais un nouvel album. Le premier depuis 5 longues années. Première constatation, hormis son épouse et ses deux sœurs Megan et Rachel, préposées aux backing vocaux, les membres de sa famille ont déserté le navire. Exit donc ses frères Andrew et David, qui ont laissé la place à un quintet, au sein duquel, on retrouve ni plus ni moins que son pote Sufjan Stevens. Sans oublier un trio de cuivres. Et puis toute une série de collaborateurs (NDR : pas vraiment une surprise, chez Smith), parmi lesquels, on relèvera la présence de Jens Lekman ainsi que de membres des groupes Sereena Maneesh, US Mapple et Cryptacize.

Pas de surprise majeure sur le septième elpee de Danielson, puisqu’il est toujours aussi décalé. D’abord, il y a la voix de Daniel, un falsetto cartoonesque, qui lorgne carrément vers Francis Black, sur le morceau d’entrée, « Complimentary dismembrement insurance ». Puis ce style à la fois expérimental, mélodieux et tumultueux, qui doit autant à Daniel Johnston, Captain Beefheart, T.Rex que Kevin Ayers circa « Whatevershebringswesing ». Sans oublier les textes évangélisateurs, qui pour la circonstance, traitent de l’autosatisfaction, de la rupture, du conflit, du pardon et de la mort. Et pour davantage brouiller les pistes, Smith s’est frotté au ska (« Lil Norge »), à la valse (« This day is a loaf ») et au music-hall (« People’s partay »). Il s’est même autorisé une excursion dans l’ambient psyché (« Hovering about that hill »), qu’on aurait pu croire exclusivement réservé à une collaboration entre Robert Wyatt et Brian Eno. Bref, à conseilleur aux aficionados de Danielson et aux mélomanes avides de créativité…

 

mercredi, 23 novembre 2011 19:54

New blood

En 2010, je n’avais pas été trop emballé par “Scratch my back”, album sur lequel l’Archange se contentait de reprendre des compos de groupes ou d’artistes mythiques, mais aussi contemporains. Trop mou du genou, il m’avait même carrément pompé l’air. Gabriel avait donc prévu que ceux qu’il avait adaptés, l’adaptent à leur tour. En consacrant un opus à des covers de ses chansons. Mais le projet a capoté. Si bien que Peter a décidé de donner une suite personnelle. En reprenant les mêmes ingrédients ; c’est-à-dire sans guitare, sans batterie, mais à l’aide du même orchestre symphonique, le New Blood. Ce qui explique le titre de son long playing.

Et je dois avouer que je m’attendais au pire. Ben, non à mon grand étonnement, Peter est parvenu à faire prendre la mayonnaise, mais en reprenant ses propres compos. En outre, hormis l’une ou l’autre exception, il leur a donné une nouvelle dimension.

Mais attaquons-nous d’abord aux points faibles. Il y en a peu. « Mercy street », tout d’abord. Abordé dans l’esprit de « Scratch my back ». L’instrumental « The nest that sailed the sky ». Inutile ! Les plus de 4 minutes comptabilisées par “A quiet moment”, une piste consacrée au bruit produit par les flots d’une rivière qui couvre d’imperceptibles pépiements d’oiseaux. Cet interlude n’est d’ailleurs pas de ‘nature’ à soutenir la différence avec le célèbre « Cirrus mirror » du Floyd ni de préparer une conclusion digne du « Soleil vert », roman de science-fiction de Harry Harrison adapté en long métrage par Richard Fleischer, en 1973. Vous allez comprendre ensuite pourquoi, je me réfère à ce film. Enfin, sur « Don’t give up », la Suédoise Ann Brun a pris le relais de Kate Bush. Mais son gémissement terne ne permet pas au duo de décoller. On ne remplace pas impunément une voix d’exception…

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Parce qu’enfin, sous la houlette du même Ben Foster, les 46 musiciens du New Blood (instruments à cordes et à vent, percus et tutti quanti, sous leur forme la plus ‘classique’) sont sortis de leur coquille. Et notamment sur des titres comme le somptueux et puissant « The rhythm of the heat ». On affronte le flux et le reflux des cordes, comme lors d’une tempête. Un mouvement qui balaie littéralement l’exquis « In your eyes ». Du mouvement et des variations, c’est ce que parvient à communiquer cet orchestre. Sur l’apocalyptique « Red rain », un morceau lustré, cuivré, dont la nouvelle mouture a emprunté des couleurs audacieuses, vivaces. En fait, on a parfois l’impression que les nouvelles versions, ont été conçues pour servir de musique de film. Mais un film d’action dramatique, épique, déchiré entre moments paisibles et périodes haletantes. « Darkness » en est certainement le plus bel exemple, une plage de mauvaise augure, menaçante, tout en contrastes. Tout comme « Intruder », capable de vous flanquer la chair de poule. Et dans ce domaine, John Metcalfe, à nouveau préposé à la mise en forme, parvient à faire la différence. Bon, ne passons quand même pas sous silence la superbe voix de Peter, qui ne se contente plus de chuchoter. Chaude, bouleversante, tantôt falsetto, tantôt éraillée, elle s’est adoucie avec le temps, mais se fond aussi plus facilement dans la solution sonore. Les interventions au piano sont peu fréquentes, mais très judicieuses. Pour les backing vocaux, l’Artiste a fait appel à sa fille, Melanie.

Deux titres sont également à épingler. Tout d’abord « Digging in the dirt ». Au départ funky, ce sont les cordes et les cuivres qui dictent les changements de rythme. Et puis, le bonus track, « Solsbury hill », très différent des autres pistes de l’elpee. Il est proposé sous une version enlevée, optimiste même, malgré ses lyrics mélancoliques, une piste balisée par un violon sautillant et un piano sonore. Du grand art !

 

mercredi, 23 novembre 2011 19:52

You were a dick

Fondé en 1991 par Jon Berry et Jeff Martin, Idaho est depuis la mi-nineties, le projet du dernier cité, même s’il lui arrive de solliciter le concours de l’un ou l’autre collaborateur, pour bosser en studio ou partir en tournée. Un musicien dont la particularité est le recours à une guitare qui ne compte que 4 cordes (NDR : Joni Mitchell et Steely Dan se servent également d’un modèle semblable). Si Idaho est notoire pour son slowcore, au fil du temps, sa musique s’est quelque peu libérée de ses principes. Notamment depuis que l’artiste a tenté de se lancer dans la bande sonore pour le cinéma et la TV (NDR : pas une réussite, il faut le reconnaître). On retrouve d’ailleurs un instrumental du style sur son nouvel opus, « The serpent & the shadow ». Et puis bien sûr des compos naturellement lentes. Tramées le plus souvent sur une ligne de piano sonore ou une texture de cordes de sèche. Mais le plus intéressant procède de cet éclectisme, auquel il ne nous avait pas habitués. Elevant même le tempo. A l’instar de  « Up the hill », sorte d’Echo & The Bunnymen sous perfusion electro, de l’excellent « The space between », du versatile “A million reasons” ou encore du final “What was that?”, caractérisé par ses cordes bringuebalantes (Durutti Column ?) Tâtant même de la soul. Sur « Weight is down », plage imprimée sur un mid tempo, parcourue d’accords de piano électrique, au feedback parfaitement maîtrisé et aux arrangements luxuriants. Des arrangements disséminés parcimonieusement, tout au long de l’elpee. Parfois électro. Un coup de cœur ? Le morceau d’ouverture et titre maître. Une compo qui aurait pu figurer au répertoire d’American Music Club. Même la voix de Jeff emprunte le timbre de Mark Eitzel. Et pour que votre info soit complète, sachez que Jeff Martin a enregistré ce huitième opus dans son home studio, à Laurel Canyon (NDR : c’est sur les hauteurs de L.A.) et n’a reçu le concours que d’Eleni Mandell aux backing vocaux. Pour le reste, il a tout assumé en solo. Comme d’hab !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Sea as shining sea

Love As Laughter a été fondé en 1994 par Sam Jayne. Enfin, il s'agissait plutôt d'un projet que d'un groupe, puisque L.A.L. se résumait à sa seule et unique personne. Et c'est en solitaire qu'il a enregistré le premier elpee. Au fil du temps, Jayne a étoffé son line up. A un tel point qu'à une certaine époque, il se composait de huit musiciens. Aujourd'hui, L.A.L. est un trio. Sam n'est quand même pas un illustre inconnu, puisqu'il avait collaboré à l'enregistrement de l'album "One foot in the grave" de Beck. Mais, il faut reconnaître que la production discographique de sa formation est, à ce jour, toujours demeurée confidentielle. " Sea as shining sea " possède tous les atouts pour permettre enfin au groupe de sortir de la zone crépusculaire de l'underground. Un disque pas tellement facile à assimiler, mais qui progressivement exerce ses charmes. A cause de cette sensibilité sixties particulièrement vivace, sauvage, malsaine, urbaine, puisée chez des monstres sacrés comme le Who (" Substitute ", " My generation ") les Stones (période " Let it bleed ") et le Velvet Underground. Et puis de ce sens mélodique particulièrement contagieux, nonobstant les guitares obliques, distordues, les lyrics sombres, et la voix desséchée de Jayne. L'album regorge de titres les plus surprenants les uns que les autres. On a ainsi droit à une excursion dans le psychédélisme épique (" Druggachussets "), le psychédélisme punkysant post Wire ( sur le meilleur fragment de l'album, " My case "), ou encore dans le country blues comique (" Sam Jayne=dead "). Bref, un disque à découvrir absolument !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Trust

Après avoir longtemps véhiculé l'image et même le symbole du slowcore, Low a opéré un virage à 180° lors de la sortie de " Things we lost in the fire ", en 2001. " Trust " confirme ce changement d'orientation sonore. Bien sûr, l'opus recèle encore quelques fragments empreints de nonchalance ténébreuse, presque sinistre. Et je pense tout particulièrement à " John Prine ", dont les sonorités glaciales et accusatrices, réverbèrent comme une cloche d'église, à travers un paysage d'hiver dénudé. Ou encore à " The lamb ", dont le cognement sourd des drums accompagne le chorus funéraire. Ce sont presque les exceptions qui confirment la règle. Car le reste de l'opus oscille entre périples atmosphérico-psychédéliques, fragments beaucoup plus allègres, presque folk, et plages chargées d'intensité électrique vivifiante, décapante. Ce sont d'ailleurs les plus belles. " (That's how you sing) Amazing Grace", tout d'abord. Une chanson bercée de guitares bringuebalantes, dans un style fort proche de Red House Painters. " Snowstorm ", ensuite. A cause de ce fil mélodique qui épouse le feedback ondoyant. Et enfin et puis surtout " Canada ". Trempée dans un psychédélisme délicieux, cette pop song au tempo enlevé libère un groove viscéral, presque contagieux, digne des Breeders. Les voix de Mimi Parker et d'Alan Sparhawk sont toujours aussi limpides, mais décalées, histoire de transcender chaque mélodie. A un tel point que parfois on à l'impression qu'elles frôlent le gospel. Enfin le superbe lyrisme offre des moments de beauté solennelle. Dommage cependant que l'album ne soit pas davantage sous tension électrique, cet opus aurait alors pu truster une place parmi les dix meilleurs albums de l'année. Ce n'est sans doute que partie remise…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Romantica

Si vous l'ignorerez encore, Luna est une formation drivée par Dean Wareham. Un Néo-zélandais qui a sévi, au cours de la seconde moitié des eighties, au sein du trio mythique Galaxie 500. " Romantica " constitue déjà le 6ème opus de sa nouvelle formation dont le line up vient de s'élargir à une certaine Britta Phillips. Pour y tenir la basse et assurer les backing vocaux. Elle partage même, de son timbre voluptueux, le chant avec Dean sur le savoureux " Mermaid Eyes ". Sur les onze fragments de cet opus, les quatre derniers baignent au sein d'un climat intimiste, pour ne pas dire nonchalant. Y compris le mid tempo " Dizzy ", et " Rememories ", traversé par les accents d'une slide. Mais la marque de fabrique de Luna procède de la conjugaison des cordes de guitares échangées entre Dean et Sean Eden. Des cordes tour à tour tourbillonnantes, gémissantes (Edwyn Collins ?), luxuriantes, bringuebalantes, incisives, chatoyantes ou encore veloutées. Un style hérité en ligne droite du mouvement écossais postcard, illustré par Orange Juice, Aztec Camera ou encore Pastels, au début des eighties. A moins que ce ne soit de l'écurie du label néo-zélandais Flying Nun (JPS Experience, Bats, Verlaines, Chills, Clean), né à la même époque. Ou peut-être encore un peu des deux. Evidemment, les puristes retourneront aux racines pour citer les Feelies, Television et bien sûr le Velvet Underground. Bref, chez les adeptes de cette pop soyeuse, atmosphérique et fruitée, Luna est un astre sonore de choix. Pour enregistrer cet elpee, le combo a reçu le concours de Gene Holder (dB's) à la production et de Dave Fridman (Flaming Lips, Mercury Rev, Mogwai) au mixing. Dave a même enrichi " Black champagne " d'arrangements de cordes somptueux. Deux compos s'écartent cependant légèrement de la ligne de conduite observée par " Romantica ". Tout d'abord, le groovy " Swedish fish " et puis le rock enlevé " 1995 ". Mais en général, les mélodies simples hantées par la voix chaude de Dean, dans un style mi chanté / mi parlé, créent un remarquable tableau visionnaire, pittoresque, romantique, de la pop. Du grand art !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Reflecting seyelence

Bien qu'achevé en 1999, le premier opus de cette formation belge vient seulement de voir le jour. Un disque qui a bénéficié du concours d'Ash Howe (Faithless, Texas, Brian Ferry) à la co-production ; mais également de Piet Goddaer (Ozark henry) pour les arrangements de cordes. Ce qui vous donne une petite idée du soin qui a été apporté à la finition de cet elpee. Lunascape, c'est avant tout Walter Hilshorst et Kyoko Baertsoen. Le premier se réserve la guitare, la programmation, la co-production et partage l'écriture des chansons avec Kyoko. Kyoko le chant. Cette ex vocaliste de Hooverphonic possède une superbe voix, dont le timbre limpide, cristallin, éthéré, évoque tantôt Karin Oliver (la première vocaliste de His Name Is Alive), tantôt Heather Nova, Dolores O'Rioardan (Cranberries) ou encore Liz Fraser (Cocteau Twins). Excusez du peu ! Cocteau Twins est en outre une des influences majeures du groupe. Tout comme Dead Can Dance. Mais également et surtout Portishead. Parce que nonobstant un titre plus pop, plus hymnique, (" My second skin "), une incursion dans le techno metal (" Sin for me "), un détour par le reggae blanc (" Mourning star ", et enfin, une excursion dans l'exotisme (" Lane Navachi "), le reste de l'opus baigne dans une sorte de trip hop atmosphérique. Une trip hop née de la rencontre entre rythmes contagieux, samplings, boucles, arrangements de cordes, guitares électrique et acoustique, dont les mélodies puissantes, élégantes, sont caressées par la voix de Kyoko. Et si toute l'œuvre peut être créditée de très bonne facture, j'avoue quand même un faible pour " Tears from the moon ". Pas parce que cette chanson fait également l'objet d'un clip. Un clip qui a d'ailleurs été diffusé au festival de Berlin ; mais tout simplement parce que c'est une très belle chanson…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The bar at the end of the world

Pour vous rafraîchir la mémoire, Lupine Howl est un groupe formé par les anciens membres de Spiritualized, rejoints par le drummer originel Johnny Mattock, lorsque Jason Pierce les a virés pour continuer le projet en solitaire. En 2001 les bannis avaient alors commis " The carnivorous lunar activities of… ", un formidable opus biberonné au psychédélisme atmosphérique, noisy, légèrement bluesy, plus proche du Spriritualized Electric Mainline que de Spiritualized. Depuis, Damon Reece a quitté le navire. Ce qui n'a pas empêché Lupine Howl de poursuivre sa route et de nous revenir avec un deuxième opus, totalement différent. Ainsi les mauvaises langues qui avaient décrété qu'il serait, faute de renouvellement, aussi rapidement disparu qu'il n'était apparu en seront pour leurs frais. En fait, " The bar at the end of the world " trempe toujours dans le psychédélisme. Mais hormis le premier fragment, " A grave to go to ", qui aurait pu relever du répertoire de Primal Scream, le reste nous plonge dans un univers beaucoup plus atmosphérique, cosmique, planant même ; parfois à la croisée des chemins de The Verve, de Richard Ashcroft (NDR : cherchez l'erreur !) et du Floyd circa " Echoes ". L'opus n'est pas parfait, certains fragments se complaisant un peu trop dans la ballade country alternative. Mais il recèle des morceaux d'excellente facture. Et je pense tout particulièrement à " The pursuit of pleasure " et à " Trust me ? ", deux chansons apparemment calmes, mais dont le cœur bouillonne avec intensité, agitation, excitation… Ou encore à " Centre of the universe ", qui épouse un style fort comparable, mais plus complexe, plus luxuriante encore, elle est enrichie d'arrangements de cordes somptueux. Des arrangements de cordes qu'on retrouve régulièrement tout au long de ce disque, ma foi, fort agréable à écouter. A quand un concert ?