La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Afghan Whigs
Chroniques

The 44s

Americana

Écrit par

The 44’s est l'une des formations de blues les plus actives en Californie du Sud. Elle rayonne d’ailleurs autour de la mégapole de Los Angeles. Le Dvd "Live at Biacci", paru en 2009 et l’elpee "Boogie disease", publié l’an dernier, avaient déjà été chroniqués dans Musiczine. Le line up du groupe est identique.

Imaginez un vieux club de L.A. dont le podium est constitué d’un plancher en bois. S’y produisent The 44’s. Tex Nakamura est au milieu de la scène. Les yeux du souffleur japonais sont dissimulés par de sombres lunettes. Un chapeau est éternellement vissé sur son crâne. Il est posté derrière son micro. Chanteur et guitariste, Johnny Main est couvert de tatouages. Mike Turturro l’est tout autant. Il passe régulièrement de sa basse électrique à une contrebasse plutôt encombrante. Ses accords sont lourds. Enfin, derrière ses fûts, siège J.R Lozano. Tout comme pour le dernier opus, c’est la légende locale, Kid Ramos qui s’est chargé de la production. En outre, il a apporté sa contribution personnelle aux sessions d’enregistrement.

Le signal de départ est à peine donné, que les 44’s se lancent dans un boogie bien huilé. Le riff est emprunté à John Lee Hooker. La machine à rythme soutient les deux solistes. Déjà épaulé par Ramos à la guitare, Tex dissémine de courtes phrases incendiaires ; mais c’est Johnny qui dirige admirablement la manœuvre. La mise en forme est impeccable. Imprimé sur un tempo hypnotique, accentué par le saxophone de Ron Dziubla, "Lady luck" est sculpté dans un funk contagieux. Ce morceau qui invite à la danse me rappelle la quintessence du Creedence Clearwater Revival, et en particulier la reprise du classique "Suzie Q". La sortie parcimonieuse aux cordes de John et de Kid est superbe. "Cocaïne" campe un shuffle. Les cordes impriment un rythme cher à Jimmy Reed. Tex souffle dans les aigus et le chant de Main est une nouvelle fois impeccable. Rockabilly blues, "Dixie" évolue sur un tempo très soutenu. Blues incantatoire, "She's poison" évoque les meilleurs moments des Red Devils. La mémoire de Tex est bien hantée par le fantôme de Lester Butler. Et Main démontre qu’il a accompli d’énormes progrès sur son instrument. Le son des 44’s est authentique. Il est vrai que tous les musicos se servent d’instruments ‘vintage’! Remarquable, "Pleading my case" nous plonge au cœur du Chicago Southside. Kid Ramos a saisi son bottleneck et lance le riff de slide d'Elmore James. John vocalise énergiquement. Tex souffle à la manière de Junior Wells voire de Louis Myers. Johnny chante, sanglote même "Mr Operator", le blues lent de circonstance, un titre à l’instrumentation minimaliste. Le sax de Dziubla et la guitare lumineuse de Ramos alimentent "You'll be mine", un R&B imprimé sur un tempo enlevé. Main s’est manifestement amélioré aux vocaux. Il a acquis une telle expérience qu’il se révèle redoutable sur le country blues électrique "You'll be mine", une piste au cours de laquelle il se réserve également la partie de slide. Elle est même ravageuse. Et il remet impeccablement le couvert sur "Slip slidin' thang", pendant que notre Japonais, disciple de Magic Dick, signe sa meilleure sortie. "99 to life" est un authentique exercice de style acoustique. Dernier shuffle, "Mr Highway man" replace tous les acteurs sous les projecteurs. Et pour cette compo, ils ont une pêche pas possible. Des cuivres brûlants irradient "Hold on". "Americana" constitue le meilleurs elpee commis par les 44’s depuis "So Cal"! Et à coup sûr l'un des musts en blues, pour l’année 2012. 

 

1=0

Forteresse (Ep)

Écrit par

A l’origine, 1=0 se limitait à un duo. Et il faut le reconnaître, les Inrocks avait déjà eu le nez creux en repérant le potentiel du projet. Au fil du temps, la paire s’est muée en quatuor. Remplaçant notamment la boîte à rythmes par une batterie. De quoi apporter, on l’imagine, davantage de puissance à leur musique.

Cet Ep est limité à 12 minutes. Un laps de temps au cours duquel, le combo n’a pas voulu perdre de temps. 1=0 y propose un rock minimaliste et abrasif évoquant tour à Fugazi et Shellac. Entre les moments d’accalmie, les riffs de guitares sont saccadés, explosifs, rapides ou hypnotiques. Les changements de tempo sont parfaitement maîtrisés. Faut dire que les interventions à la batterie sont impeccables et judicieusement dispensés. Seul petit hic : la voix du chanteur. Pas le choix de la langue de Molière. Là n’est pas le problème. D’ailleurs, les textes récités sont suffisamment abstraits pour que l’on puisse s’en détacher. Même si inévitablement, ils suscitent la réflexion.

Hormis cette réserve, l’Ep de cette formation hexagonale est irréprochable. Même la production. Faudra voir maintenant, vu ce handicap, si un long playing tiendrait la route…

 

Gary Primich

Just a little bit more

Écrit par

Gary Primich était sans conteste l'un des meilleurs harmonicistes de blues. Il est né en 1958, à Chicago. Mais il nous a quittés en septembre 2007, suite à une overdose d'héroïne. Il n'avait même pas 50 ans. Il s’était fixé à Austin dès 1984, et n'avait dès lors plus quitté le Texas! En 1987, il monte The Mannish Boys en compagnie de Jimmy Carl Black (ex-Frank Zappa Band). Ils publient deux elpees ensemble. Ensuite Gary décide de voler de ses propres ailes et enregistre un opus éponyme en 1991. Il en gravera huit de plus, sur Flying Fish, Black Top et Antone's. Son dernier, "Ridin' the darkhorse", était sorti en 2005, chez Electro-Fi.

C'est la famille de Gary qui a décidé de sortir ce double CD en hommage à l'artiste. Une collection de 24 plages issues de plusieurs de ses long playings, des inédits et des extraits enregistrés pour Omar & the Howlers, lors d’une période qui s’étale de 1994 à 2006. L’occasion de retrouver la crème des musiciens blues de la capitale texane, à l’instar des notoires Derek O'Brien, Jay Moeller, Sarah Brown, Georges Rains, Wes Starr, Nick Connolly ou encore Gary Clark Jr… L'homme était également et incroyablement populaire en Finlande. D’ailleurs, un Gary Primich Band tourne, en hommage au regretté disparu?

Cette collection s'ouvre par "Satellite rock", un tour de force instrumental qui remonte à ses débuts. "Sweet fine angel" ouvrait son album éponyme commis en 1990 chez Amazing. Plongé au cœur d'un big band, "Boogie woogie baby" swingue du tonnerre ; Gary se réserve pourtant une sortie remarquée sur son petit instrument! Plusieurs plages jamais éditées et immortalisées en compagnie d'Omar Dykes ont été retenues, dont le solide boogie "Midnight ramblin' man". Un pur bonheur pour tous les fans du regretté Texan. L'intensité libérée lors de la reprise de "One room country shack" est tout à fait remarquable. La voix d’Omar est au bord des sanglots et l'harmonica de Gary si proche du maître George Smith. Trois extraits de "Travelling mood", publié en 1994 sur Flying Fish, figurent en fin de parcours sur le premier cd. Tout d’abord une claque instrumentale ; en l’occurrence la relecture du classique jazz de Duke Ellington, "Caravan". Le très jazzy "School of hard knocks". Et "House rockin' party", une piste imprimée sur le Diddley beat et caractérisée par la présence de Shorty Lenoir aux cordes. Enfin toujours contaminé par le même Diddley beat, figure "Hoodoo ball", un extrait de l'album d'Omar, "Muddy springs road".

Le second cd épingle d’abord quatre fragments issus du même elpee. Tout d’abord "Dangerous man" ; et il casse la baraque. "Put the hammer down" ensuite. De toute évidence l'un des sommets de cet hommage. Un flirt entre le blues et le rockabilly, mais tout en légèreté et swing. "Mr Freeze" encore. Un instrumental généreux exécuté sur l'instrument chromatique. "Mail order Mojo" enfin. Un titre époustouflant célébrant cette collaboration entre Omar Dykes et Gary Primich. Cette plaque recèle également quatre plages extraites de "Ridin' the darkhorse" (NDR : publié sur Electro-Fi en 2005). Notamment les swamp blues "Pray for a cloudy day" et "Never know when a woman", impliquant Dave Biller à la guitare, ainsi que "Keep on talking", une compo dont le tempo est emprunté à Jimmy Reed, et à laquelle Gene Taylor participe au piano. Le recueil s’achève par "Down in Mississippi", lors d’un duo inédit entre la voix et la guitare d'Omar et l'harmonica de Primich. L’émotion est constamment palpable tout au long de cette œuvre. Manifestement, Gary est toujours dans nos cœurs…

 

Dr Wu

Live from Texas (Cd + Dvd)

Écrit par

Texans, Bryan Freeze et Jim Asworth sont de grands amis. Issus de Fort Worth, ces compositeurs aiment travailler en studio. Ensemble, ils ont créé, voici quelques années, le Dr. Wu' Blues Project, nom emprunté à une composition du groupe Steely Dan. Comme ces derniers, ils ont voulu tenter l'aventure live! Après avoir publié deux albums studio, ils ont donc mis sur pied ce concert organisé dans le désert, aux portes de la cité de Fort Worth.

Autour d'eux, rien que des potes. Tout d’abord le peu notoire mais très doué harmoniciste Gary Grammer ; mais aussi le Buddy Whittington Band au grand complet, soit Buddy et Mouse Mayes, qui se partagent chant et guitare, le bassiste Wayne Six et le drummer Mike Gage. Baptisé "Live from Texas", le concert a été immortalisé sur cd et dvd. Il dure environ 75'. Un set au cours duquel, la formation a interprété l'essentiel des plages qui figuraient sur leurs deux opus précédents.

Souvenez-vous, sur le dernier elpee studio ! Jim Asworth était crédité de ‘rien’ (nothin'). Ici, il chante la célèbre reprise de "I'm a man". Une ouverture royale au cours de laquelle il se révèle convainquant et même brillant. Le tempo est rapide, dans l’esprit des mythiques Yardbirds anglais. Cet "I'm a man" est issu de la plume de Bo Diddley. La nouvelle version est un réel brûlot. Pour le reste du concert, Jim se réserve plusieurs grattes rythmiques, mais pas certain qu'elles soient branchées sur un ampli! Buddy prend les rênes, dès la plage suivante, "Why is it so hard to say goodbye". Et il se révèle excellent chanteur. Sa voix est puissante et incisive. Il interprète ensuite "Jacksboro Highway", du nom de cette route qui relie Dallas à Jacksboro, la T199. Ecrite par Gary Nicholson, cette plage figurait au répertoire du John Mayall's Bluesbreakers. Tout au long de cette nouvelle adaptation, le jeu de slide est superbe! Bryan Freeze se réserve le micro sur "I wanna love you", un shuffle à la texane. Boogie, "Boogie in the rain" rend hommage à John Lee Hooker et Canned Heat. Toutes les guitares communiquent une véritable intensité à cette piste, au cours de laquelle l'envol à l'harmonica exécuté par Gary Grammer est remarquable. Bryan est au bottleneck pour "When I get to heaven", une compo qui démarre dans le Delta avant de passer à un blues électrique nerveux et percutant. Il est à la slide et sur la route dans sa Cadillac rouge pour les excellents blues rock "That ain't right" et "High maintenance baby". Buddy se réserve le chant pour "Bryant Irving road", un blues décontracté (laidback) imprimé sur un mid tempo, qui s'achève par un duel entre slide et harmonica ; et Mr Freeze, un autre shuffle participatif intitulé "I don't need no woman like you". "Slow rollin' train" lorgne vers ZZ Top. A cause de la sonorité de guitare dispensée par Buddy, digne de Billy Gibbons. C’est vrai que nous sommes au cœur du Texas. Le morceau final est particulièrement festif. C’est Mouse qui se réserve les vocaux sur ce "Bo Diddley Tribute"

Ce set généreux accordé par Dr. Wü' and Friends est reproduit sur un dvd dont les images sont d’une grande qualité. En outre, il est enrichi de deux plages captées lors du soundcheck opéré par le Buddy Whittington Band, le "Bar-B-Q" de ZZ Top et un blues lent quand même, le "Ain't nobody's business" de Freddie King.

 

Django Django

Django Django

Écrit par

Précédés d’un buzz prometteur (et presque suspect), les Ecossais de Django Django étaient attendus de pied ferme. Faut dire que leur premier Ep, « Default », n’était vraiment pas de nature à me rendre optimiste. Heureusement, la formation a pris son temps pour concocter son premier opus. Et finalement, ce long accouchement a été salutaire. Mieux encore, il y a belle lurette, qu’un artiste ou un groupe n’avait plus fait preuve d’une telle liberté de ton et d’esprit. Depuis l’aventure du Beta Band, pour plus précis. Et paradoxalement, David McLean, batteur et producteur du groupe, est le petit frère de John, un de ses membres… De son patronyme doublement piqué au flamboyant guitariste manouche Reinhardt, Django Django conserve cette magnifique ouverture. Les cerveaux allumés de David McLean, Vincent Neff (chanteur et guitariste), Jimmy Dixon (bassiste) et Tommy Grace (synthés) mélangent avec une aisance surprenante les harmonies vocales 50’s des Beach Boys (« Firewater », « Life’s Beach », « Storm »), les crescendos électro-tribaux (« Waveforms »), le rock psyché (« Silver Rays ») et même les sonorités issues du Moyen-Orient (« Skies Over Cairo ») ! Rien entendu d’aussi jouissif depuis Hot Chip. C’est dit ! Aussi, malgré leur prestation en demi-teinte accordée dans le cadre des dernières Nuits Botanique, j’irai les revoir au Pukkelpop, le 16 août prochain…

 

Josh Smith

I'm gonna be ready

Écrit par

Josh Smith est chanteur, guitariste et compositeur. Agé de 33 ans, il est originaire du Connecticut, mais vit aujourd'hui en Floride, du côté de Fort Lauderdale. Très tôt, il s'intéresse au blues et monte sur la scène du club local ‘M’, en compagnie des bluesmen qui s’y produisent. Ces performances lui permettent de sortir un premier album, alors qu’il vient à peine de fêter ses 14 printemps. Il s’intitule "Born under a blue sign". Un an plus tard, il publie le deuxième, "Woodsheddin'". Dès 1997, il commence à tourner inlassablement, à la tête de son trio, The Frost. Ses deux elpees suivants sont produits par le célèbre Jim Gaines (Santana, Luther Allison, Stevie Ray Vaughan, …) En 2002, il part s’établir à Los Angeles. Depuis, il est constamment sur la route, mais n’en oublie pas pour autant de graver de nouvelles œuvres. En 2011, il est signé par le label allemand Crosscut, pour lequel il enregistre "I'm gonna be ready". Les sessions se sont déroulées à West Hills, en Californie.

"Fine young thing" se révèle aussi autoritaire qu’efficace. La guitare est constamment à l’attaque. Le chant est puissant. Fred Kaplan, le vétéran, est dans son jus, derrière son piano, pendant que Lynwood Slim, souffleur californien notoire, se démène à l'harmonica. Une ouverture royale ! Le chant est chargé de passion sur "Only you", un R&B nappé d’orgue et de cuivres ; mais c’est le très habile Kirk Fletcher qui se réserve les cordes rythmiques. Les percussions de Mike Clarke et les ivoires de Kaplan imposent un tempo très swing à "Goin' out tonight". Suivant son instinct, Smith met le nez à la fenêtre pour aligner des grappes de notes impérieuses. "The way you do" est le blues lent de circonstance. Josh chante paresseusement face aux interventions de claviers, d’orgue et de piano, alors que les cuivres répondent à la sortie des cordes. Largement cuivré, "You and me" est une plage trempée dans le soul/funk. Une invitation à se déhancher ! Le titre maître est du Josh Smith pur et dur. Un shuffle blues offensif exécuté en formule trio. Très original, à partir de motifs empruntés à John Lee Hooker, le jeu de cordes communique une intensité dramatique. "Sober up baby" puisse son inspiration dans le Chicago westside. Celui de Magic Sam voire d'Otis Rush pour le rythme. Le chant est très autoritaire et la guitare indomptable. Jeff Young balise "Where's my baby" de ses interventions à l’orgue, une piste qui libère beaucoup de groove. Blues jam, "Ain't enough" ne manque pas de relief. Impressionnante, la sortie nous entraîne dans un univers proche de Jimi Hendrix. "Dead wrong" clôt l’opus. Un titre de soul/blues remarquable.

L’œuvre est enrichie d’un mini cd réunissant 4 pistes instrumentales qui nous plongent au cœur d’autant d’ambiances différentes. Soit le blues lent "Penance", hanté par Jeff Beck, le cuivré "Fulfillment", caractérisé par ses accès de jazz et R&B, le percutant "Propulsion", un morceau country chargé de swing, et enfin, le plus pop/rock "Inception"

 

Nathan Salsburg

Affirmed

Écrit par

Natif de Diamond City (NDR : c’est en Pennsylvanie) Nathan Salsburg est un guitariste aux doigts d’or ! « Affirmed » constitue son premier album, un disque au cours duquel il démontre toute sa maîtrise du ‘finger-picking’. Ses morceaux sont essentiellement instrumentaux. Et il les sculpte dans l’Americana et le Southern folk, cette musique américaine traditionnelle des grands espaces arides et proches de l’univers de la cinéaste Kelly Reichardt, des expérimentations d’Alan Lomax (Nathan travaille d’ailleurs comme curateur et archiviste pour sa fondation) ou du grand maître John Fahey. Il faut attendre le 7ème titre, une reprise de « The False True Love », un morceau issu du répertoire traditionnel, pour découvrir la voix de Nathan. Bien qu’austères, ses compos libèrent suffisamment d’émotion pour ne pas se confiner dans le pur exercice de style. Raison pour laquelle on tombe facilement sous le charme de cet opus…

 

Davie Lawson

Rags

Écrit par

Davie Lawson ne jouit pas encore d’une réputation internationale, loin de là. Après avoir publié deux elpees confidentiels, il avait d’ailleurs décidé d’abandonner la musique pour embrasser une carrière de prof… Mais le virus l’a rattrapé. Il a alors recommencé à jouer de la guitare et surtout à composer. Et c’est en compagnie de quelques musicos locaux que le Gallois est parti à Glasgow, pour enregistrer « Rags », une nouvelle collection de titres sculptés dans un folk teinté de blues et de rock, réminiscent des 70’s. Une expression sonore qui doit autant à Bob Dylan (« Rags ») que Neil Young (« Annie #2 »). Encore que vu la richesse de l’instrumentation (piano, harmonica, mandoline, violon, guitare électrique, accordéon, …) et l’esprit créatif de l’artiste, nous ne sommes pas très loin des dernières œuvres de Bright Eyes…

 

Page 340 sur 1252