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Freaky Old Nation

Freaky Old Nation

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Les forêts ardennaises de Libin ont accouché, en 2014, de Freaky Old Nation, un trio déjanté autoproclamé groupe de rock. L’originalité et la créativité priment sur ce premier opus 100 %, un disque qui fait suite à un Ep, produit du terroir, paru en 2016.

Joe (guitare + chant), Djé (basse + chant) et Thibs (Batterie) ont sollicité le Crowdfunding pour publier cet elpee éponyme qui réunit dix titres.

Les morceaux teintés de toutes les facettes du rock, blues, bossa et funky ont pour vocation de vous remuer et vous extirper de la torpeur sirupeuse induite par la musique indie actuelle.

Avouons-le de suite, tout est bon dans le cochon. Pardon dans le sanglier. Rythmique, guitares et chant sont en osmose vibratoire. Tous les ingrédients y sont pour arrimer un public avide de sensations nouvelles en festival.

Une initiative belge à soutenir, encourager, applaudir pour qu’elle puisse perdurer.

Si le groupe ne se revendique d’aucun genre particulier si ce n’est le rock, on épinglera quand même la huitième plage, “Chaos”, rappelant les prestations déjantées de David Byrne du groupe Talkings Heads.

Ces Ardennais ont vraiment une ardeur d’avance.

Hammerschmitt

Dr. Evil

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Cet elpee ravira à coup sûr les fans de ‘Hard Rock Classics’ et autres métalleux.

Hammerschmitt, combo allemand, originaire de Munich, extrait ici de son chaudron de ‘Metal’, une potion puissante destinée à secouer les headbangers jusque dans leurs synapses les plus profonds.

Les 12 titres de cette portée sont bien nés et d’une qualité irréprochable. Les spécialistes du genre devraient s’amuser à y retrouver les influences de leurs prédécesseurs.

Comme l’affirme le matériel promotionnel, « Dr. Evil » est la suite logique du premier enregistrement du groupe édité en anglais, en 2016, et intitulé « Still in Fire ». Hammerschmitt y a intégré beaucoup de matériel issu de ses archives analogiques des années 90. Un retour à ses racines.

Pour la première fois depuis 2011, « Dr. Evil » offre 12 nouveaux titres originaux, représentatifs de l’expérience du groupe mais aussi de son appétit insatiable d’enfoncer de nouveaux horizons qu’on imagine internationaux.

« Dr Evil » est une alchimie savamment dosée de tous les ingrédients caractéristiques du groupe, fruit d’un traitement particulièrement exhausteur du savoir-faire de chacun des cinq membres de Hammerschmitt.

Les impatients devront ronger leur frein jusqu’au 13 septembre 2019, date de la sortie officielle de l’album qui sera disponible chez les ‘Streaming channels’ mais aussi (ouf !) au format CD. A vos agendas ! On peut précommander le précieux pour en jouir dès le premier jour.

La plage titulaire s’ouvre sur une rythmique en béton armé. « Dr. Evil » a de quoi ensorceler l’amateur du genre et le piéger dans sa toile tissée par les riffs de ses guitares acérées. Cette plage pourrait figurer sur une compilation du genre ‘Je n’aime pas le Hard rock mais ça, j’adore’…

Aucun morceau n’est à jeter avec l’eau du bain.

A remarquer la dévotion aux ‘Saints of Rock’, titre destiné à enflammer la scène des festivals Metal auxquels ils participeront à l’avenir. Et la onzième piste, « Lost in Gods », a l’étoffe pour vous faire grimper aux rideaux. On vous laisse saliver jusque-là.

Cet excellent opus se termine par « End of Time », une ballade digne des Scorpions, Metallica et autres confrères du genre.

Shana Cleveland

Night of the Worm Moon

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Un an après avoir gravé un excellent album en compagnie de La Luz, Shana Cleveland revient sur le devant de la scène. Délaissant le surf-rock, la native du Michigan débranche son ampli pour reprendre sa carrière solo là où elle l’avait laissée en 2015, lorsqu’elle avait publié son premier album, “Oh Man, Cover the Ground”. Pour la circonstance, lors des sessions d’enregistrement, l’Américaine a opté pour un petit comité en laissant de côté les Sandcastles (sauf leur batteur, Kristian Garrard) qui l’épaulaient jusqu’alors.

Tout au long de cet opus, la sèche et bien sûr la voix langoureuse de Shana Cleveland, s’imposent. Cependant, les dix morceaux proposés ne s’enferment pas dans un folk strictement acoustique. La subtilité est une des principales caractéristiques du songwriting de la frontwoman de La Luz. Ses mélodies particulièrement travaillées sont enrichies d’une orchestration équilibrée incorporant ci et là des touches de psychédélisme (déjà illustrées par l’artwork de la pochette directement inspiré des 60’s). La production est elle aussi particulièrement léchée n’abusant jamais de la reverb’. Enfin, Shana Cleveland n’hésite pas à casser l’homogénéité de l’elpee en sortant du cadre, grâce notamment au blues, “Solar Creep”.

En gravant « Night of the Worm Moon », Shana Cleveland poursuit donc un parcours discographique jusqu’ici sans faute. Pour votre info, sachez que la Californienne d’adoption se produira au Botanique de Bruxelles, le 25 octobre prochain. 

Behind The Pines

Secret (Ep)

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Behind The Pines, né en 2017, est un groupe bruxellois. BTP se produisait dans le cadre des Francofolies ce jeudi 18 juillet et plus récemment, au festival de Nandrin, ce dimanche 18 août. Si la band a participé à de nombreuses manifestations en plein air, cet été, il a remporté plusieurs tremplins et concours, notamment celui de la ville de Namur.

Il vient de graver « Secret », un Ep autoproduit fort agréable à écouter tout en apportant sa fraîcheur sur la scène pop-rock belge comme Puggy à ses débuts.

Cinq titres nous sont proposés sur ce second ouvrage. Dès la première mesure, la rythmique nous emporte et nous incite à sautiller.

La voix du chanteur Andrea Battisti rappelle à certains moments celle de Brian Ferry ou par certaines intonations d’Eddie Vedder de Pearl Jam, mais cette comparaison n’engage que votre serviteur.

Le punch sympathiquement dansant des compositions ressort à la première écoute et rend la musique de cette formation immédiatement accessible. Non, ce n’est pas du rap. C’est de la pop fraîche et guillerette, belge de surcroît.

Allez augmenter le nombre de ‘J’aime’ sur sa page Facebook ou faites un tour sur son Soundcloud pour vous faire une idée du CD avant de le streamer ou encore mieux de l’acheter. Bien qu’ils aient le soutien des médias radiophoniques du pays, les membres de Behind The Pines méritent vos encouragements surtout si voulez continuer à les entendre dans le futur.

Les titres ?

1 Eloise (3:25)
2 N.T.G. (2:51)
3 Blue Sun (3:39)
4 Secret (4:01)
5 What Do We Choose (4:11)

White Denim

Performance

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Quinze années après leur formation, les Texans de White Denim nous livrent leur septième opus, mais le premier sur le label américain City Slang (Calexico, Lambchop ou encore Timber Timbre). Une nouvelle étape pour ce groupe qui n’a cessé de gravir les échelons.

“Performance” constituait une étape périlleuse dans la progression de White Denim, vu les arrivées d’un nouveau batteur et claviériste. Et avouons-le d’emblée, la transition a été parfaitement opérée.

Pour l’occasion, le quatuor, emmené par le chateur/guitariste James Petrolli, continue sur sa lancée en abandonnant ses références psychédéliques. Dès la plage d’ouverture, “Magazin”, les sonorités blues/rock des grattes s’imposent. Tout comme sur le titre maître. Les choses s’emballent dès “Fine Slime”. Et pour cause, le funk se mêle au blues et se charge de swing. “Double Death” pénètre carrément dans l’univers sonore de James Brown. La plupart des compos parviennent à agréger une multitude de styles tout en adressant des clins d’œil répétés au bon rock’n’blues des 70’s.

“Performance” vaut donc parfaitement le détour. Le mélomane aura l’impression de remonter les décennies, loin des synthés, boîtes à rythmes et autres sonorités électroniques qui sévissent actuellement. Une véritable bouffée d’air frais !

Various Artists

Cumbia Beat Vol 3 - 21 Peruvian tropical gems

Écrit par

Que de bonnes ‘vibes’ offertes par Vampisoul à travers cet excellent 3ème volet de leurs compilations « Cumbia Beat » dédiée cette fois encore aux sonorités péruviennes –originaires de Lima mais aussi de partout ailleurs dans le pays andin– enregistrées entre 1965 et 1980 au cœur de la dictature militaire locale. Ce nouveau chapitre réunit des raretés du genre, quelques ‘one-hit wonder’ irrésistibles ou des pépites de la ‘huaycumbia’ (Los Demonios de Corocochay ou Los 5 Palomillas), une sorte d’hybride entre la Cumbia et le huayno (Musique populaire péruvienne remontant à l’époque précolombienne). Les morceaux sont influencés par la Cumbia colombienne, la Guaracha cubaine ou les sons psyché anglo-saxons de l’époque formant un tout euphorisant et diablement efficace !

Bunkr

Schluss

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Bunkr est un duo basse-batterie de Chaux-de-Fonds, en Suisse. Il nous propose, sur cet LP, cinq morceaux instrumentaux bâtis sur un rock brut de décoffrage qu’on pourrait qualifier de post-post-rock delirium mêlant des phases planantes bouleversées par un déferlement rageur de guitares électriques.

Ce ‘rock-trip’ sous acide bouscule si bien les conventions qu’il est difficile de classer cet ouvrage dans un genre précis tant la composition est expérimentale et fourmille d’une myriade d’idées très susceptibles d’être incorporées dans des compos au format classique.

Ces morceaux pourraient servir de bande sonore pour des movies aux images fortes de sports extrêmes sans tomber dans l’extrême.

Les fans de jam-session et d’impro-rock devraient apprécier l’exercice vu la maîtrise des instruments et la diversité interne de ces pistes interminables.

Point de vue sonore, ce produit suisse non chocolaté est surprenant par sa qualité de mixage. A écouter au casque les yeux fermés pour s’envoler vers des contrées rock’n’roll non encore explorés. Aucune mélodie à retenir. Uniquement des impressions sonores qui résonnent en échos dans votre cerveau désarçonné…

En résumé, cet opus à premier abord ardu à analyser distille son originalité au fil des écoutes. Bien que sceptique au départ, il faut avouer que la créativité des deux artistes fait tout doucement son chemin. Sûr que ces Helvètes ne laisseront pas indifférents lors de leurs prestations publiques qui, à mon humble avis, seront encore plus percutantes.

Certains aimeront. D’autres détesteront.

”Mondo Delirium” : (08:02)  annonce la couleur en ouvrant les portes du délire. Mystérieux au départ et explosif à l’arrivée.

”Schluss” : (09:18) évoque une longue descente en snowboard finissant sur des rochers.

”Truand” : (05:56) commence relax et se termine par le braquage de vos tympans. Un final en vrai hold-up sonore.

”Fou Outil” : (09:17) plus conventionnel dans l’approche, il pêche par sa longueur futile.

”Vautour” : (12:02) titre le plus psychédélique. Il commence tel un vautour planant au-dessus des cimes cherchant une victime. Il réussira par son ambiance à vous capturer dans ses pièges sonores.

Bonnie Tyler

Between The Earth And The Stars

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Bonnie Tyler, chanteuse galloise, née le 8 juin 1951, surnommée la ‘Rod Stewart’ féminine, à cause de sa voix particulièrement rocailleuse, possède son palmarès des hits comme “It’s a Heartache” (1977), Total Eclipse of The Heart” (1983) ou encore “Holding Out For A Hero” (1984).

Malgré une sortie régulière d’albums, il faut avouer qu’hormis ces trois succès, elle n’a pas publié de chansons susceptibles de défier l’éternité par-delà la Manche.

Elle représente le Royaume-Uni en 2013 au ‘Concours Eurovision de la Chanson’ mais n’y laissera pas une trace indélébile en décrochant une dix-neuvième place sur vingt-cinq.

Elle nous propose cette année “Between The Earth And The Stars”, un LP sorti en mars dernier, mais passé relativement inaperçu.

Restons les pieds sur terre. Des stars comme Rod Stewart (son pendant vocal), Cliff Richard (Shadows) et Francis Rossi (Status Quo), ont été invitées lors des sessions d’enregistrement. Seul ce dernier y apporte une intervention remarquée.

Les nostalgiques des voix torturées y trouveront ici leur compte. Bonnie Tyler a toujours ce timbre rauque si caractéristique qui reste son attrait et son atout majeur.

On épinglera quand même “Someone’s Rockin’ Your Heart”, au cours duquel Francis Rossi des Quo appose sa touche salutaire.

Le groove de l’ultime plage a également de quoi charmer, et deviendra vraisemblablement un des morceaux de l’elpee les plus ‘streamés’ sur Spotify, Apple Music, Deezer and co. Il faut avouer que ce morceau sauve un peu l’aventure.

Si ce long playing est d’une qualité sonore évidente, ignorés des radios, il rame un peu à contre-courant des tendances actuelles. Bien sûr, il y a toujours la voix incontournable de Bonnie, mais finalement, cet album est uniquement destiné au fans…

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