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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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jeudi, 11 juin 2026 18:49

Le post glam baroque de BBCC

Un superhéros raté. Une ‘vampire’ alcoolique. Un chevalier mascu. Un arbre devenu bûcheron. Au centre, une hache accusée. Qui est responsable, l’outil ou la main ? Le geste ou le désir ?

C’est le décor post-glam, grotesque et surréaliste du nouvel album des Strasbourgeois de BBCC, « King Michael II and the Trial of the Axe ». Il dépasse l’énergie du précédent, plus ample, plus contrasté, où les synthés rient et où la fiction déborde jusque dans le son.

Anciens Crocodiles INC., BBCC est passé de l’indie rock (« Heidentum », 2015) à une phase plus anguleuse et kraut (« Altered States of Consciousness », 2020), avant d’explorer un terrain plus conceptuel (« Michael », 2023). Après plusieurs concerts et projections en France et en Allemagne, le quintet affirme aujourd’hui une direction plus baroque et incarnée, en conservant le même élan.

Musicalement, BBCC évolue par répétitions hypnotiques. Des motifs s’installent dès les premières secondes et ne lâchent plus prise. La batterie, jouée et vivante, soutient le mouvement. L’énergie s’accumule et déborde vers l’euphorie. C’est cérébral, frontal, physique.

La production est colorée, légèrement étrange, libre dans ses structures. Une veine art-pop qui rappelle la période la plus aventureuse de Brian Eno, et par moments, une fraîcheur synthétique et un éclat lumineux proches de Kate NV. Les voix peuvent être scandées, presque angulaires, puis devenir plus souples, plus douces.

Certains titres ralentissent franchement et laissent la mélodie s’installer dans une douceur fragile, nouvelle, qui éclaire autrement l’épaisseur du disque. BBCC ose aller trop loin et ça tient. C’est ostentatoire et pleinement assumé. Derrière la singularité, un plaisir immédiat. Derrière la complexité, une évidence.

Produit par Théo Cloux (Tioklu), l’opus se déploie comme une fable satirique, tour à tour contée, scandée, chantée. Synthés analogiques, batterie live syncopée, guitares romantiques, flûte et saxophone cohabitent dans une architecture foisonnante mais maîtrisée.

« King Michael II and the Trial of the Axe » sort aujourd'hui chez October Tone. BBCC défendra ce disque sur scène avec costumes, accessoires et la hache elle-même.

Lien de streaming ici 

(Photo : Christophe Urbain)

 

jeudi, 11 juin 2026 18:39

La vie de château de Graham Coxon

Enregistré en 2011, Castle Park, nouvel opus studio inédit de Graham Coxon, paraîtra le 19 juin 2026 chez Transgressive Records. Cette publication inaugure une vaste réédition de son catalogue solo, qui comprendra, au cours des douze prochains mois, neuf disques studio et trois bandes originales.

Produit par Ben Hillier, déjà associé à Think Tank de Blur, Castle Park a vu le jour durant les sessions de A+E en 2011. D’abord envisagé comme le successeur de ce long playing, il a finalement été mis en attente lorsque Blur a repris ses activités en 2012, avant que Coxon ne s’oriente vers d’autres projets. Le disque réunit dix titres fidèles à son goût pour une pop mod nerveuse et mélodique. Parmi eux, « Billy Says », longtemps joué en concert, bénéficie enfin d’une sortie officielle.

Le premier extrait, « Billy Says », en donne un bon aperçu, tandis que « Alright » prolonge cette veine douce-amère dans la lignée de « Coffee & TV ». Coxon défendra par ailleurs ce répertoire lors d’un concert exceptionnel prévu le 28 novembre 2026 à l’O2 Forum Kentish Town, à Londres, sa première date sur scène entouré d’une formation complète depuis plus de dix ans.

jeudi, 11 juin 2026 18:33

Le remède de la nature de Wishy

Wishy annonce Nature’s Pill, son deuxième long format, attendu le 2 octobre via Winspear/Konkurrent. Pour ouvrir ce nouveau chapitre, la formation d’Indianapolis dévoile « Lovesick », un single lumineux chanté par Nina Pitchkites, accompagné d’un clip officiel réalisé par Trent Wayne. Entre guitares dream-pop, élan indie rock et refrains immédiats, le morceau prolonge l’énergie mélodique qui avait installé le quintette parmi les noms à suivre de la scène alternative américaine.

Après les EP Mana et Paradise parus en 2023, puis le remarqué Triple Seven en 2024, Wishy a confirmé son ascension grâce à Planet Popstar et à plusieurs tournées nord-américaines. Cette trajectoire nourrit aujourd’hui Nature’s Pill, disque conçu de manière plus collective que ses précédents. Kevin Krauter et Nina Pitchkites y associent pleinement Dimitri Morris, Mitch Collins et Conner Host, auprès du coproducteur Ben Lumsdaine, déjà présent sur Triple Seven.

Enregistrée pour moitié live dans un petit studio de Los Angeles, cette nouvelle salve gagne en spontanéité sans perdre le goût du détail. Les textures shoegaze et l’alt-rock des années 90 y croisent le college rock des années 80 et l’indie des années 2000, tandis que les textes abordent la frustration amoureuse, le désir nerveux et l’absurdité du quotidien sans surenchère. « Lovesick » en donne un premier aperçu : une chanson de romantisme assumé, vive et légèrement espiègle, où la pop la plus directe dialogue avec des guitares brumeuses.

Le clip de « Lovesick », disponible sur YouTube, accompagne cette annonce et inscrit le morceau dans l’esthétique colorée du band. Il précède une série de concerts programmés aux États-Unis, ainsi que des dates partagées auprès de The Beths et Beach Bunny. Sans chercher l’effet grandiloquent, Wishy affine ici une formule où l’urgence des mélodies sert des sentiments instables, entre nostalgie, nervosité et envie d’avancer malgré le chaos ambiant.

Le clip de « Lovesick » est à voir et écouter là.

 

Après Clear Pond Road paru en 2023, Kristin Hersh signe son retour en solo par Sugar On Blackstone, attendu le 18 septembre chez Fire Records, avant une tournée automnale au Royaume-Uni, en Europe et en Australie.

Plus sombre que son précédent LP, mais d’une finesse constante, ce nouvel opus explore la vie, la mort, l’aisance, le manque et ces instants décisifs de l’enfance qui continuent d’irriguer l’âge adulte. Très personnel, le disque s’attarde aussi sur la persistance des liens entre musiciens, proches et amis, ainsi que sur la façon dont un son, un lieu ou un souvenir peut ramener quelqu’un au premier plan.

nDévoilé aujourd’hui, Dark Eyed Junco, second extrait après Sundial, donne un premier accès à cet univers. Le titre déploie des mélodies sinueuses et un arrangement minutieux pour revenir sur l’enfance de Kristin Hersh et celle de son frère.

Kristin Hersh précise : ‘Il était un “Dark Eyed Junco” et moi, une marginale aux yeux clairs. On jouait au basket jusqu’à la nuit tombée et, lorsqu’on ne distinguait plus le panier, on continuait encore pour éviter de rentrer. Après l’arrivée de notre beau-père, cela n’avait plus grand-chose d’un foyer.’

Enregistré cette année aux Stable Sound Studios, le long playing réunit Rob Ahlers (50FOOTWAVE) derrière les fûts et Pete Harvey (Throwing Muses) au violoncelle, deux fidèles compagnons de route. De cette configuration naît un ensemble dépouillé mais chaleureux, où la fragilité dialogue sans cesse avec la tension.

Ancré à Providence, Sugar On Blackstone puise dans les thèmes du foyer, du déplacement et de la mémoire. En revenant vers les rues et les parcs de son enfance, Hersh y suit les traces laissées par le deuil, la survie et une forme de résistance intime.

Le titre du disque renvoie à Blackstone Boulevard et Hope Street, deux lieux qui deviennent ici les repères d’un récit traversé par la perte autant que par l’endurance. Écrit dans le sillage d’un drame personnel et sur fond de déplacements constants, l’elpee conserve une instabilité sourde, sans jamais renoncer à la tendresse.

Cette matière biographique nourrit des chansons qui touchent juste. Hersh y conjugue dépouillement, netteté mélodique et densité émotionnelle, dans une forme qui préfère la précision à l’effet.

À l’arrivée, Sugar On Blackstone s’annonce comme une nouvelle étape marquante dans le parcours de Kristin Hersh : un recueil sobre, dense et habité, qui transforme la vulnérabilité en énergie d’écriture plutôt qu’en posture.

En amont de sa sortie, Dark Eyed Junco en offre déjà un aperçu convaincant : un single à écouter pour entrer dans ce nouveau chapitre signé Kristin Hersh. ‘Les qualités d’observation de Hersh et sa manière d’habiter son art, alliées à son aptitude à transmettre une émotion sincère, expliquent largement la fidélité qu’elle inspire’, relevait The Quietus.

Le single est disponible sous forme de clip là

 

 

Sa 06.02.2027
The Bootleg Beatles

Ve 30.10.2026
Camille Camille

Sa 26.09.2026
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Di 06.12.2026
Sofie Lemaire

Sa 20.02.2027
Wouter Deprez & Tcha Limberger

https://www.hetdepot.be

 

 

jeu. 24 sept. | ->
(John) Coltrane 100: Flat Earth Society - The Coltrane Mutations

jeu. 01 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Aaron Parks & Walter Smith III

sam. 03 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Harmony Holiday meets John Coltrane

mar. 06 oct. | ->
Cory Hanson

dim. 18 oct. | ->
Sunday Morning concert: Ignatz presents 'I Don't Know'

ven. 23 oct. | ->
Walk off the Earth

mer. 11 nov. | ->
(John) Coltrane 100: Joe Lovano x Melissa Aldana x Nduduzo Makhathini x ...

dim. 13 déc. | ->
Sunday Morning concert: Catharina Evens

jeu. 17 déc. | ->
75th Birthday Party with Horace Andy & Dub Asante Band, Matic Horns & Youth

lun. 29 mars | ->
Nouvelle Vague

mar. 13 avr. | ->
Rodrigo y Gabriela

http://www.abconcerts.be

dim. 06 sept. |
SYD

mer. 23 sept. |
Gans

lun. 05 oct. |
The Afghan Whigs 'Soft Control' Tour

ven. 09 oct. |
Nectar Woode

dim. 18 oct. |
Sunday Morning concert: Ignatz presents 'I Don't Know'

lun. 30 nov. |
VOILÀ

dim. 13 déc. |
Sunday Morning concert: Catharina Evens

ven. 15 janv. |
Imminence

ven. 26 févr. |
Thylacine

sam. 27 févr. |
Thylacine

dim. 14 mars |
Sniper

ven. 5 mars 27
Trentemøller

sam. 6 mars 27
Trentemøller

http://www.abconcerts.be

jeudi, 04 juin 2026 19:12

Beans baisse le son

Le groupe australien Beans sortira son quatrième elpee, « Less louder », ce 11 septembre. Et cette annonce devrait retenir l’attention des amateurs de psych-pop aventureuse. En attendant, i a partagé le single Resister. Mené par Matt Blach, également batteur de The Murlocs, le quintette de Geelong/Melbourne confirme ici une facette plus apaisée de son univers, sans rien perdre de sa personnalité. Écrit et enregistré à la même période que Boots N Cats, ce nouveau disque en apparaît comme le contrechamp naturel : moins frontal, plus cotonneux, plus mélodique aussi, laissant une place plus importante aux harmonies, au piano et aux textures feutrées. Là où Beans excellait déjà dans les grooves garage-psych nerveux, Less Louder semble choisir la lumière douce de la fin d’après-midi, entre pop psychédélique, surf et inflexions doo-wop. Premier aperçu de cette nouvelle direction, Resister se distingue par une écriture sensible autour des sentiments naissants, de ce moment fragile où l’on hésite entre élan et retenue. Cette tension émotionnelle se retrouve aussi dans le clip, réalisé par Willem Kingma et Kel Blackmore, qui accompagne le morceau en prenant une distance volontairement comique et en soulignant, sans lourdeur, la part d’absurdité que l’amour peut parfois révéler. Resté plusieurs années dans les cartons avant de trouver sa forme définitive, l’opus bénéficie d’un mix de Jesse Williams et d’un mastering signé John Lee. En ouvrant ce nouveau chapitre, Beans ne cherche pas à faire plus fort, mais plus juste : un disque qui promet d’installer durablement son atmosphère brumeuse et ses mélodies accrocheuses dans le paysage psych actuel.

Comme ‘Boots N Cats’, ‘Less Louder’ a été écrit durant cette période surréaliste de limbes prolongés et auto-enregistré chez Blach en 2021 : ‘Cela m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de me sentir productif en continuant à écrire / enregistrer et à accomplir quelque chose ; avoir cette opportunité, ce temps et cet espace a vraiment mis ma créativité en mouvement’. Cependant, là où le premier des deux voyait Blach jouer lui-même tous les instruments, le line-up complet de Beans est de retour ici : Blach à l’écriture et pour une grande partie des voix / guitare / batterie, accompagné de Jack Kong à la guitare, Mitch Rice aux claviers, Vincent Clementson à la basse et Lachie McKiernan à la batterie.

Le clip de ‘Resister’ est à découvrir là.

 

 

jeudi, 04 juin 2026 19:06

Le dadaïsme de Holy Wave

Acteur majeur du rock psyché d’Austin depuis plus d’une décennie, Holy Wave annonce la parution de « i’m DADA » le 10 juillet 2026 chez Suicide Squeeze Records. Pour accompagner cette annonce, le quatuor texan dévoile « s33.u.in/HAL », un premier extrait désormais doté d’un clip. Le morceau, enregistré au Mexique, glisse de couplets souples vers une montée plus dense et donne déjà une idée d’un disque plus direct, sans renoncer à l’étrangeté qui caractérise la formation.

Ryan Fuson revient sur la genèse du single : ‘“s33.u.in/HAL” est comme une prière au Dieu des insuffisances, un dieu enfant que nous élevons pour qu’il devienne un jour notre sauveur. C’était l’une des premières idées liées au disque, mais aussi l’un des derniers titres achevés. J’écoutais beaucoup Wagon Christ à l’époque et je voulais en retrouver l’esprit, sans parvenir au résultat espéré. Le morceau a donc été mis de côté, avant que Joey et Julian n’arrivent en répétition munis de nouvelles pistes. À partir de là, la chanson s’est presque écrite d’elle-même et elle est vite devenue l’une de nos préférées.’

Le long playing a pris forme à Ensenada, sur la côte pacifique mexicaine. Ce déplacement hors des États-Unis a offert au combo le recul nécessaire pour préciser sa direction : un son plus franc, plus tendu et plus construit que par le passé. L’enregistrement au studio El Derrumbe, sous l’impulsion du duo expérimental Lorelle Meets the Obsolete, a nourri cette évolution sans gommer la fibre rêveuse qui traverse toujours les compositions.

Cette session mexicaine ne relève pas du simple décor. La moitié de Holy Wave possède des attaches dans la région frontalière d’El Paso, ce qui rendait ce choix presque évident. Le mixage confié à Joo Joo Ashworth, ami de longue date du band, affine encore les contours de l’ensemble. Sur le fond, les chansons abordent la paternité, la vie à deux, les séparations, l’éloignement et l’accélération troublante de l’IA.

« i’m DADA » accentue l’usage des boucles et des échantillons, tout en misant sur des rythmes cycliques et une pulsation plus nette. Certains titres empruntent au dub son goût de l’espace ; d’autres adoptent une gravité downtempo presque cinématographique. L’ensemble gagne ainsi en cohésion et en impact, sans perdre la brume psychédélique propre au quatuor.

Parmi les morceaux déjà évoqués, « dewey’s dirge » évolue sur des guitares vaporeuses et une pulsation motorik assourdie, tandis que le titre éponyme repose sur une boucle serrée de batterie, basse et guitare. « s33.u.in/HAL », lui, agit comme une transmission brouillée : la chanson progresse sans jamais se refermer complètement, dans une forme de tension contenue qui résume assez bien l’esprit du disque.

Là où les précédents opus de Holy Wave laissaient volontiers place à la dérive, « i’m DADA » paraît plus ancré. La formation n’abandonne pas l’immersion ; elle la canalise. Le résultat n’a rien d’une rupture, plutôt celui d’un affinement sensible de son langage.

Le clip de « s33.u.in/HAL » accompagne également cette mise en orbite de i’m DADA et prolonge l’atmosphère trouble du morceau. Et il est disponible ici

 

 

 

Le trio portugais MAQUINA. sortira son nouvel elpee, « Body Transmission », le 10 juillet via Fuzz Club. Alimenté par l’énergie brute de ses concerts et par une esthétique à la croisée du noise-rock, du metal motorik et du punk industriel, le groupe confirme ici son goût pour les formats tendus, physiques et taillés pour le mouvement. La récente session live du groupe pour KEXP, captée dans la foulée de sa participation aux Trans  Musicales, donne un aperçu particulièrement convaincant de cette intensité scénique. Et elle est à voir et écouter ici 

Comptant plus de 250 concerts et de nombreuses apparitions en festival à travers l’Europe, MAQUINA. s’est forgé une solide réputation en live, entre transe collective, tension rythmique et décharges frontales. Sur « Body Transmission », le trio lisboète cherche moins l’improvisation que sur son premier opus et privilégie une écriture plus resserrée, capable de condenser l’urgence de longues montées en morceaux plus directs, sans rien perdre de leur impact.

Pour accompagner cette annonce, MAQUINA. a également dévoilé les titres « pressure/pleasure » et « agony », deux morceaux qui prolongent cette dynamique nerveuse et sans temps mort. Entre pulsation club, abrasions punk et frappe rock, « Body Transmission » s’annonce comme un disque compact, tendu et résolument pensé pour l’impact immédiat.

 

 

 

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