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Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

La vérité selon RORI

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Bernard Dagnies

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dimanche, 05 septembre 2021 19:11

Est-ce Grave, Mr Jones ?

Après avoir publié quatre singles en 2020 (« Crazy Train », « Without a Doubt », « Young Love » et « World Gone Mad »), Grave Jones annonce la sortie d’un premier album. Intitulé « Heartrage Hotel », il devrait sortir en janvier 2022. En attendant, il nous en propose un nouveau single, un titre explosif baptisé « Smithereens ». Sur cet opus, Salloum s'inspire de son passage dans le monde universitaire comme philosophe et écrivain, du spectacle en tant que rock star et mannequin, et dans les aventures qui l'ont entraîné de son Liban natal à Paris, Stockholm, Milan et au-delà. Grave Jones, c’est le nouveau projet de Salloum. Son précédent, Slutterhouse, lui avait permis d’assurer le supporting act de groupes comme les Klaxons, Sleigh Bells et Super Furry Animals, mais surtout de bosser en compagnie de producteurs légendaires tels que Eric Chedeville (Daft Punk, Sébastien Tellier, Charlotte Gainsbourg) et Dimitri Tikovoi (Placebo, Nick Cave, Kill the Young).

Le clip de « Smithereens » est disponible

 


 

Afterpartees est une formation issue de Horst, dans le Limbourg batave . Sa musique évolue quelque part entre celles d’Iggy Pop, des Strokes, de Parquet Courts, de Jonathan Richman et de Blondie. De la power pop mélodieuse et accrocheuse dispensée par un quintet drivé par les frangins Nelen. Son troisième elpee, « Family Names » sortira ce 11 février 2022. En attendant son nouveau single, « I Don't Want The World To Stop », est en écoute ici

 


 

Dean Didn't Care, c’est une formation rouennaise qui pratique une musique oscillant entre cold wave, post punk et rock indé, certaines sonorités rappelant Depeche Mode, Molchat Domat, ou encore Joy Division.

Autoproduit, son premier Ep est paru en février dernier est en vente sur Bandcamp ici

Et pour vous faire une idée, rien de tel que de découvrir les trois singles qui font l’objet de clips ; soit

COMING BACK  LOOK AT ME NOW  et  THE LAST TIME


 

Autodidacte, Gaëtan Henrion écrit dans la langue de Molière. Il fait de la chanson, celle à qui des gens comme Gauvain Sers a redonné des couleurs. Gaëtan Henrion écoute Mano Solo, Renaud, Brel, François Béranger, Gaspard Batlik, Thiefaine, Noir Désir, Miossec, Yves Jamait, Anis…

Il sortira son premier album, « Pas si seul », le 8 octobre prochain et nous en propose dès maintenant, un premier extrait : « Cérémonie Inutile » ici

https://www.gaetanhenrion.fr/

https://www.instagram.com/wix/

https://www.facebook.com/gaetanhenrionchanson

 


 

Le batteur des Rolling Stones, Charlie Watts, s’est éteint, ce mardi 24 août, à Londres. Il était âgé de 80 ans.

‘C'est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès de notre cher Charlie Watts’, a indiqué dans un communiqué son agent, précisant qu'il était décédé paisiblement dans un hôpital de Londres plus tôt dans la journée, entouré de sa famille.

Un porte-parole de l'artiste avait déjà communiqué début août qu'il ne participerait pas à la tournée américaine du groupe, prévue cet automne, pour des raisons de santé. ‘Charlie a subi une intervention couronnée de succès, mais ses médecins estiment qu'il a besoin de repos’, avait indiqué cet agent à l'époque, sans autre précision.

Charlie avait rejoint les Rolling Stones en 1963. A l’instar de Mick Jagger et Keith Richards, Il était un des membres les plus anciens de la formation, au sein de laquelle ont également milité, parmi les plus notoires et pour des périodes plus ou moins longues, feu Brian Jones, Mick Taylor ou encore Bill Wyman.

Atteint d’un cancer de la gorge, il avait été soigné en 2004, à l'hôpital Royal Marsden de Londres, un combat contre la maladie qui avait nécessité six semaines de radiothérapie intensive.

Au début du mois d’août, son porte-parole avait annoncé que Charlie Watts ne participerait pas à la prochaine tournée américaine des Rolling Stones, car il était encore en convalescence.

Charlie avait mené une vie bien moins perturbée que celle des autres membres du groupe. Pendant qu’ils se distinguaient par les divorces, les addictions, les arrestations et les altercations, Charlie Watts, le taciturne, passait une vie sereine aux côtés de Shirley Shepherd, sa femme depuis 50 ans, et leur fille, Seraphina, dans leur haras pour chevaux pur-sang, en Angleterre.

Il a cependant vécu également une période de dépendance à l'héroïne et à l'alcool, au cours des eighties. Désintoxiqué, il avait assuré avoir complètement décroché.

Né le 2 juin 1941 à Londres, Charlie Watts est passé par le jazz avant de plonger dans le rock. C'est son voisin Dave Green qui l'y a initié à 13 ans. 30 ans plus tard, ils ont même fondé le quartet The A, B, C & D of Boogie-Woogie.

Autodidacte en batterie, le musicien a appris à jouer à l'oreille, en observant les drummers se produire dans les clubs de jazz londoniens. Il avait d’ailleurs avoué : ‘Je n’ai jamais fréquenté une école pour apprendre à jouer du jazz. Ce n'est pas ce que j'aime. Ce que j'aime dans le jazz, c'est l'émotion…’

Tout au long de sa carrière, il a développé, en parallèle des Rolling Stones, des projets consacrés au jazz. Il a enregistré plusieurs disques au sein de Charlie Watts Quintet puis Charlie and the Tentet Watts, un collectif réunissant la bagatelle de dix musicos.

Considéré comme le douzième meilleur batteur de tous les temps par le magazine Rolling Stones, Charlie reconnaissait en toute honnêteté avoir eu plusieurs fois envie de tirer sa révérence.

Après chaque tournée, il déclarait qu’il rentrait définitivement chez lui. Puis au bout de deux semaines, il tournait en rond et sa femme lui conseillait de revenir sur sa décision, car il devenait invivable...

Suite à cette disparition, le futur des Rolling stones est devenu incertain. Mais dans le passé, malgré les épreuves, le tandem Jagger/Richards est toujours retombé sur ses pattes. Maintenant, il leur appartiendra de retrouver un drummer aussi sobre et efficace que Mr. Watts. Ce qui n’est pas gagné d’avance !

RIP

mardi, 24 août 2021 17:17

Devour

Avant d’opter pour le patronyme Smiling, ce groupe répondait au nom d’Annie Girl and the Flight. Il avait gravé un elpee éponyme en 2012, et un Ep trois ans plus tard. C’est donc dès 2016 que la nouvelle aventure a commencé. Pourtant, Il ne s’agit que du premier opus de Smiling. Faut dire qu’Annie multiplie les projets parallèles : Book of Eyes, un combo acoustique pour lequel elle écrit un bouquin destiné à accompagner sa musique, Premium Destiny, afin d’y dispenser de la dream pop et des musiques de films, et enfin le concept électronique Thirst.

« Devour », a été enregistré sur un 16 pistes analogique, en partie aux défunts Dock studios, là où Thee Oh Sees et Ty Segall, ont concocté bon nombre de leurs productions. Les autres sessions se sont déroulées au Hyde Street de San Francisco (NDR : il est devenu notoire pour avoir hébergé le Creedence Clearwater Revival) et au Coyote Hearing à Oakland ; c’est là que Sivan Lionclub (Everyone is Dirty) est venu enrichir astucieusement l’expression sonore de ses interventions colorées, mais jamais dramatiques, au violon.

Si Annie se réserve le leadership du band, elle a aussi pu s’appuyer sur son guitariste Josh Pollock, mais surtout sur John Baccigaluppi (Sea of Bees, 7 Seconds, Calexico, …) à la coproduction.

A l’écoute de cet opus, on ne peut s’empêcher de penser à la musique pratiquée au sein du mouvement Riot Grrrl qui a sévi au début des 90’s, et incarné alors par des groupes comme Blake Babies, Veruca Salt, voire Throwing Muses ou les Breeders (NDR : bien qu’ici, il n’y ait que la seule Annie comme membre féminin du band), mais qui auraient injecté du psychédélisme, du space rock et du shoegaze (My Bloody Valentine ?) dans son expression sonore, tout en n’hésitant pas à changer de tempo ou de le booster (« Devour », le titre maître), mais Smiling à le bon goût de préserver un sens mélodique particulièrement accrocheur. Enfin, on épinglera l’excellent « Take your time », au cours duquel un soin tout particulier a été apporté aux arrangements de cordes…

Pas mal du tout !

mardi, 24 août 2021 17:15

The golden casket

Avant d’entamer les sessions d’enregistrement, Isaac Brock, le leader de Modest Mouse, avait déclaré qu’il sacrifierait ses parties de guitare pour enregistrer cet album, afin d’élargir l’espace de créativité. Mais au fil de ces sessions, elles sont revenues en force. Invité de marque, Johnny Marr est même venu donner un bon coup de gratte à « We are between », une piste enrobée de chœurs hymniques et dont la ligne de basse aurait pu être tracée par Simon Gallup. Outre l’instrumentation organique, le combo s’est également servi d’instruments moins conventionnels (banjo, marimba, mélodica), électroniques (synthés, boîte à rythmes) mais surtout insolites dont des percus cognées sur tout ce qui leur tombait sous la main...

Première constatation, caractérisé par ses arrangements luxuriants, l’elpee est parfaitement produit ; à tel point que parfois on se demande si ce n’est pas Brian Eno qui s’est chargé de la mise en forme.

A la limite du rap, la voix de Brock est souvent déclamatoire. Ce qui ne l’empêche pas de se muer en falsetto un peu à la manière des frères Mael chez Sparks ; comme sur le post punk « Walking and running ». Du post punk qu’on retrouve tout au long du vigoureux « Japanese trees ». Et dans le même esprit, « Fuck your acid trip » évolue sur un tempo mid new wave.

De cet LP on épinglera encore « We’re lucky », dont l’intensité monte en crescendo et se gonfle d’une section de cuivres. Puis « Wooden soldiers », un morceau qui s’ouvre dans une ambiance à la Tom Waits, puis vire à l’allègre (ces sifflotements) et invite même une pedal steel. Et enfin « Transmitting receiving », un manifeste anti-technologie caractérisé par sa mélodie et sa contre-mélodie ; une plage qui synthétise le thème de cet album qui met en garde contre les dangers d’Internet…

mardi, 24 août 2021 17:12

It is a story

« We Could Be Pirates », premier elpee de Rum Tum Tiddles, était paru en 2011. Dix années plus tard, la formation franco-britannique refait surface et nous propose son second opus.

Si les compos de « It is a story » sont fondamentalement folk/pop, elles ont bénéficié d’une multitude d’arrangements qu’une vingtaine de collaborateurs ont apportés, via l’échange de fichiers, mesures sanitaires oblige. Des interventions d’instruments à vent ou à cordes, des percussions, de l’harmonica et même des chœurs ont ainsi été intégrés dans l’ensemble, sous la houlette d’un véritable chef-d’orchestre ; en l’occurrence le producteur/mixeur/arrangeur/multi-instrumentiste Matt Bauer (Alela Diane, Mariee Sioux, Jollie Holland) qui a également apporté sa pierre à l’édifice, en assurant les parties de glockenspiel, de flûte et d’orgue Würlitzer… Mais toutes ces contributions ne dérapent jamais dans la démesure, se limitant à enrichir la palette sonore, par petites touches, comme l’appliquerait un peintre impressionniste.

Et puis il y a la voix délicate, angélique, candide et enchanteresse, mais très british, de Madeline Mosse, qui vient rafraîchir l’ensemble, paradoxalement, en traitant de thèmes plutôt sombres…

mardi, 24 août 2021 17:09

Lunar Gardens

Formation torontoise, Possum puise allègrement dans les sixties et les seventies pour élaborer sa musique qu’on pourrait qualifier de néo-prog. Psychédélisme, jazz/rock, garage, krautrock, pop, folk et même funk alimentent une solution sonore qui réveille en notre fors intérieur les souvenirs de Frank Zappa, Can, Amon Düül II, Captain Beefheart, les Doors, Caravan, Santana et même Robert Wyatt. Mais en y associant un élan de mysticisme. Le quintet compte deux guitaristes, dont le chanteur, dans son line up, et l’un d’entre eux appuie régulièrement sur sa pédale wah wah, déclenchant parfois des envolées d’impro, comme à l’époque du Grateful Dead.  

La voix de Brandon Bak emprunte le timbre clair de Pye Hastings (Caravan) tout au long de « Guest of the moon » et épouse le baryton de Jim Morrison sur « Gala at the universe city », alors qu’un piano électrique ‘manzarekien’ alimente « Heywood Floyd », un morceau dont le tempo semble calqué sur le « Black magic woman » de Santana. Et le Mexicain hante encore « Leyline Riders », une plage dynamisée par un rythme de samba tropicale, tout en libérant un groove funkysant.

L’opus s’achève par le titre maître, une compo atmosphérique, sorte de méditation sur les vibrations du raga que n’auraient pas renié Robert Wyatt…

mardi, 24 août 2021 17:07

The ghost and the wall

Pour enregistrer son neuvième opus, Joshua Radin a travaillé avec le producteur Jonathan Wilson (Conor Oberst, Bonnie 'Prince' Billy, Father John Misty, …) qui s’est également chargé de toute l’instrumentation ; Joshua se consacrant exclusivement au chant et bien sûr à l’écriture. Mais vu la pandémie, les deux intervenants ont dû échanger des fichiers via e-mails.

Le mélomane lambda connaît surtout Radin pour son tube « I’d rather be blind ». Et on reconnaît facilement sa voix douce, presque confidentielle, si caractéristique, mais bien mise en exergue par la mise en forme. Une voix qui semble même très proche de celle de Cat Stevens sur l’allègre « You’re my home », alors que banjo et orgue rogné apportent une coloration particulière à la compo. Soignées et overdubbées, les harmonies vocales se conjuguent en harmonie tout au long de « Not today », un peu à la manière de Simon & Garfunkel. Hormis le mid tempo « Hey you », le reste de l’opus privilégie les ballades vulnérables, tramées sur des accords de piano ou de sèche, « Fever ghost » s’abandonnant même à la valse. Enfin, si des orchestrations de cordes enrichissent « I’ll be your friend », en général, l’instrumentation se révèle, plutôt lo fi.

Un elpee agréable à écouter, mais qui manque quand même singulièrement de punch…