La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Hooverphonic
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 1996 02:00

The very best of

Les quatre hits outrageusement commerciaux choisis pour amorcer cette compile: "If you leave me now", "Baby what a big surprise", "Saturday in the park", "Wishing you were here" et les deux compositions inédites "Bigger than Elvis" ainsi que "Let's take a lifetime" pour le clore, correspondent à l'idée que Monsieur tout le monde se fait de Chicago. Pourtant, hormis ces six banalités, cet opus rassemble probablement ce que le groupe américain a fait de meilleur, à ce jour. C'est à dire une majorité de compositions issues des deux premiers elpees. Il y manque malheureusement "Elegy". Mais pas "25 or 6 to 4", "I'm a man", "Low Down", "Make me smile", "Beginnings" et "Questions 67 & 68". Les cinq autres fragments se partageant le reste du catalogue. Un choix opéré parmi les dix-huit autres elpees! Fondé à l'aube des seventies, le groupe avait rapidement été étiqueté de ‘jazz rock’. A cause de l'emploi massif qu'il faisait des cuivres. Avec Blood Sweat & Tears, ils sont devenus assez rapidement le chef de file de ce style musical. Avant de perdre (trop rapidement) le fil de leurs idées et d'embrasser une carrière banalement lucrative. Ce morceau de plastique devrait permettre aux profanes de mieux comprendre pourquoi un tel engouement s'était alors produit pour cet ensemble. Pourquoi Duke Ellington avait déclaré en 1974 que Chicago deviendrait un jour son héritier naturel. L'erreur est cependant humaine...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

N'oublie pas que tu vas mourir

Nouvelle bande originale de film signée par John Cale. En l'occurrence "N'oublie pas que tu vas mourir" de Xavier Beauvois. Découpée en trois parties, cette œuvre exclusivement instrumentale épingle en intro et en final l'interprétation de Cale au piano et en point d'orgue un mouvement pour section à cordes. Classique dans tous les sens du terme!

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Unchained

Johnny Cash aura 65 piges le 26 février prochain. Un âge plus que respectable pour ce véritable symbole de la country music, revenu au premier plan de l'actualité lors de la sortie d' " American recordings " en 1994, sur le label de Rick Rubin. Pour enregistrer " Unchained ", Rick n'a cependant plus laissé Johnny seul avec sa guitare acoustique, l'entourant de musiciens aussi huppés que Tom Petty flanqué de ses Heartbreakers, Mick Fleetwood, Flea du Red Hot Chili Peppers et quelques autres. Une participation qui apporte une coloration contemporaine plutôt inhabituelle, mais terriblement efficace à son interprétation. Un disque sur lequel il ne se réserve que trois compositions personnelles, le reste se limitant à des reprises. Depuis Beck à Soundgarden en passant par Spain et Tom Petty. On y trouve même une adaptation d'un titre immortalisé par Dean Martin en 1955, " Memories are made of this ", et puis également des morceaux d'artistes moins connus, écrits depuis les quatre dernières décennies. Une œuvre qui ne s'enferme pas seulement dans la country, laissant une large marge de manœuvre au rock et à la pop. Une bonne surprise!

 

samedi, 21 juillet 2012 14:04

Après D-A-D, place à DAD…

Reconnaissant comme influences majeures, Gang of Four, Mothers of Invention, Grizzly Bear, Thom Yorke, Rapture, Tortoise et Sufjan Stevens, DAD publiera son nouvel album en octobre 2012. Ne pas confondre avec D-A-D (autrefois Disneyland After Dark), actif depuis le début des 80's. Intitulé « Vitro », le disque a été enregistré et mixé au Black Box Studio par l’ingénieur du son Dave Odlum. Le groupe franco-canadien partira en tournée internationale dès septembre 2012.

Pour les voir à l’œuvre en live :

http://www.youtube.com/watch?v=JKNhj9oeTqk&feature=plcp
http://www.youtube.com/watch?v=qeA4mr2cTlc&feature=relmfu
http://www.youtube.com/watch?v=sa10k3VQ81o&feature=relmfu

Pour plus d’infos :

http://www.dadmusik.com/
http://www.facebook.com/dadmusik

 

L'auteur-compositeur-interprète belge Geneviève Laloy, spécialisée dans la chanson pour enfants, a remporté le coup de cœur de l'Académie Charles Cros Printemps 2012 pour son album « Bleue », paru chez nous en 2012. C'est la seconde fois que cette artiste est distinguée par l'Académie Charles Cros ; elle avait d’ailleurs déjà décroché un Coup de cœur Printemps 2009 pour son tout premier opus "Si la terre...".

Elle présentera son nouveau spectacle construit à partir de son disque « Bleue », lors du Festival Kidzik, qui se déroulera à Louvain-la-Neuve le lundi 27 août, dès 17h30, à la Ferme du Biéreau.

Plus d'infos: http://www.genevievelaloy.com

 

Né le 9 juin 1941 à Leicester, Jonathan Douglas Lord est décédé le 16 juillet 2012 à Londres d'une embolie pulmonaire suite à un cancer du pancréas. Claviériste, il était un des membres fondateurs du groupe de hard rock Deep Purple. C’est sur l’album culte « In rock » qu’il s’était véritablement révélé, et en particulier sur l’épique « Child in time ». Conseillé par Keith Emerson, il avait aussi enregistré en compagnie du Philarmonic Orchestra de Londres, un album qui s’était soldé par un véritable désastre. Au cours des 30 dernières années, il avait opéré d’incessants allers-retours au sein de Deep Purple, parenthèses (parfois longues) qui lui avaient permis d’enregistrer de nombreux disques solos, mais également au sein de Whitesnake, The Hoochie Coochie Men ou en compagnie de Tony Ashton.  

 

lundi, 01 juillet 2019 16:08

Year of the horse

On se souvient encore des deux fabuleux sets que Neil a accordés en Belgique. L'an dernier, tout d'abord, à Torhout, en compagnie de son inévitable Crazy Horse. Et puis surtout en 95, dans le cadre du 10ème anniversaire du Pukkelpop, flanqué des musiciens de Pearl Jam. Il devrait, à nouveau nous revenir en automne prochain, pour un concert, prévu, à l'origine, en juin dernier. Neil avait alors dû annuler sa tournée européenne, après s'être ouvert la main, en voulant ouvrir un sandwich. En attendant, on se contentera de ce double album enregistré en public. Pas de standards issus de son répertoire, mais uniquement des compositions extraites de ses deux derniers albums, ainsi que quatre titres destinés à sonoriser un documentaire cinématographique de Jim Jarmusch : " Barstool blues ", " Big time ", " Sedan delivery " et " Slip away ". Bien sûr, ici dans des versions ‘live’. On reprochera peut-être à ce " Year of the horse ", la longueur, parfois excessive des morceaux. Mais dans l'ensemble, ce double elpee ne manque pas d'allure...

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

The aerosol grey machine (Réédition)

On ne va pas vous refaire l'histoire du Van der Graaf Generator, ni celle de Peter Hammill. Sachez simplement que ce disque était le tout premier elpee du VDGG. Un vinyle que seuls quelques rares collectionneurs peuvent se targuer de posséder dans leur discothèque. Autrement dit, il est introuvable. Quoique! Bref, saluons l'initiative de Peter Hammill et de son label " Fie " qui ont décidé de ressortir " The aerosol grey machine " en CD. Avec un bonus track à la clef, " Giant squid ". Un opus qui aurait dû être, à l'origine, enregistré par Peter en solo. En 1969, très exactement. Mais pour donner plus d'ampleur à ses compositions, le citoyen de Bath fit appel à ses potes. Un disque qui, malheureusement n'obtint aucun succès. Ce qui provoquera, le deuxième split du VDGG... Pour l'époque, il faut reconnaître que cet album était en avance sur son temps. La production est un peu rudimentaire, mais les sonorités sont véritablement avant-gardistes, sans jamais tomber dans l'abstrait. Certains à l'époque, n'hésitaient d'ailleurs pas à proclamer que le VDGG allait plus loin que le Floyd dans l'exploration du son. Et pourtant, " The aerosol grey machine " n'était encore que le résultat des balbutiements d'une future formation mythique...

 

dimanche, 08 juillet 2012 03:00

Cactus festival 2012 : dimanche 8 juillet

Après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le festival, la veille, les organisateurs ont mis tout en œuvre pour rendre le site praticable, tout au long de la matinée du dimanche. Et franchement, le résultat est surprenant. De quoi leur tirer un coup de chapeau. Pourtant, en pénétrant dans l’enceinte, la plupart des spectateurs scrutent le ciel, en implorant peut-être Sainte Claire de leur épargner un remake de samedi. Et finalement, si quelques averses vont encore arroser le Minnewaterpark, au cours de l’après-midi, elles vont carrément cesser, en début de soirée.

On ne va pas trop s’attarder sur le set électro-pop-wave de Sx, alias Stefanie Callebaut, pour se pencher sur celui de Wovenhand. Dave Eugene Edwards a une carrière déjà bien remplie. Notamment au sein de 16 Horsepower. Notre prédicateur est soutenu par un nouveau backing group. Seul le drummer est toujours au poste. Plus de tabouret, de banjo ou de bandonéon, mais de l’électricité. Même les compos intimistes et sobres de son Ep, « Black of the ink » crépitent d’intensité électrique. Du rock pur et dur, mais rituellement aussi rude et sinistre, qui devrait alimenter son futur elpee. Un véritable orage sonore qui n’a toléré qu’une seule accalmie, « Kingdom of ice ». Epatant !

Un bain de soul/funk/r&b pour votre serviteur ! Pas vraiment ma tasse de thé, même si je dois reconnaître que le public est ravi de sa performance. Un paravent de plexi protège le drummer des vibrations produites par les musiciens, parmi lesquels le trompettiste et le saxophoniste se mettent particulièrement en évidence. Le show d’Aloe Blacc s’achève par « I need a dollar », que la foule reprend en chœur.

Blonde Redhead compte près de 20 années d’existence. A la barre les frères jumeaux Amadeo et Simone Pace, ainsi que Kazu Makino. Les deux premiers sont d’origine italienne, la vocaliste japonaise. Amadeo siège derrière les fûts, Simone et Kazu se partagent les guitares et les vocaux. Encore qu’au fil du temps, Simone a également recours aux bidouillages électroniques. Leur répertoire réunit une majorité de titres issus de leur back catalogue. Probablement les meilleurs. Ceux au cours desquels on pense le plus à Sonic Youth. A cause de cette électricité conflictuelle, bourdonnante, nerveuse alimentant des mélodies aventureuses, astucieuses voire extatiques. Le tout traversé par les vocalises acérées de Kazu ou celles plus fluides de Simone, et agité par les drums terriblement efficaces d’Amadeo. Dont la manière de tenir les baguettes est surprenante. De la main gauche, il frappe ses fûts, en glissant son stick entre le majeur et l’index. Le set est entrecoupé de morceaux plus ambient, presque trip hop et même d’une chanson réminiscente de Moby. Anecdotiques. Car le plus intéressant procède des compos les plus intenses, élaborées en crescendo, au cours desquelles Blonde Redhead est vraiment au sommet de son art…

Le succès d’Absynthe Minded a largement dépassé les frontières (?) de la Flandre. Faut dire que Bert Ostyn peut s’appuyer sur d’excellents musiciens. Mais aussi parce que son style jazzyfiant, swinguant, a été complètement digéré par la pop. Et le nouveau single « Space », en est certainement le plus bel exemple...

Quatre percussionnistes disposés à gauche et à droite de la scène, habillés de noir, un foulard rouge sur le bas du visage impriment le tempo. Ils ont chacun deux caisses à leur disposition et vont les marteler tout au long du set en cadence, un peu comme des automates. Croisant parfois leurs sticks en synchro. Ou les combinant avec la boîte à rythmes. Derrière, une toile de fond reproduit des motifs de peau féline (NDR : une panthère ?) Six gros spots illuminent la scène pour mettre en exergue le show des Kills, soit le guitariste Jamie Hince, tout de cuir vêtu, à la guitare, et Alison Mosshart au chant et régulièrement à la basse. Le set est percutant, teinté de glam (pensez à Garry Glitter voire à Adam & The Ants). L’énergie dispensée explosive. Alison déménage de long en large sur les planches. Parfois même lascivement. Une ballade quand même au cours de laquelle, elle va jouer du clavier. Mais en conclusion, un chouette show accordé par VV, Hotel et sa troupe…

Chris Cornell c’est avant tout le chanteur de Soundgarden, même s’il a sévi chez Temple of The Dog et Audioslave. Sans compter son aventure en solitaire. C’est d’ailleurs en solo qu’il se produit ce soir. En acoustique. Six grattes sont alignées derrière lui, de quoi lui permettre de ne pas perdre de temps à les accorder entre les morceaux. Il a toujours une superbe voix, puissante, vulnérable, languissante aussi. Et sa setlist est plutôt bien équilibrée entre les différentes époques de sa carrière. Il reprend même « Imagine » de Lennon (pas vraiment une réussite) et « A day in the life » des Beatles. Cette cover est par contre excellente. Il interprète également une ballade, en s’appuyant sur un piano, diffusé par une bande. Enregistrement immortalisé auprès d’une amie défunte… Dommage que son récital n’ait pas vraiment été programmé à la bonne heure. Plus tôt dans la journée, on aurait sans doute mieux apprécié…

C’est en compagnie de Black Dub que Daniel Lanois a accompli sa dernière tournée. Un backing group au sein duquel figurent le drummer de jazz, Brian Blade, le bassiste Daryl Johanson et la chanteuse/multi-instrumentiste Trixie Whitley (NDR : c’est la fille de Chris Whitley !) Outre sa notoriété forgée à la production (U2, Neil Young, Peter Gabriel et la liste est loin d’être exhaustive), Lanois est également guitariste et chanteur. Quand il en a encore le temps. Aussi, lorsqu’il part en tournée, il vaut mieux ne pas le manquer. C’est en formule trio que le groupe monte sur les planches. Pas de trace de Whitley, cependant. Mais comme elle se produisait vendredi au même endroit, elle viendra apporter sa collaboration aux vocaux sur deux ou trois morceaux, en cours de set. Les drums de Brian sont secs, arides mais percutants et déconstruisent littéralement les normes du blues et du rock. La basse de Daryl gronde et libère énormément de groove. Quant à la gratte de Daniel, elle est triturée à la manière d’un Neil Young. En outre, il possède une belle voix. Falsetto, éthérée, délicate même. Lanois se réserve un instrumental atmosphérique à la steel, simplement épaulé par le drummer. Les trois musicos sont de véritables virtuoses et vont nous offrir un superbe concert chargé d’une intensité électrique vivifiante et pourtant chargée d’émotion… Au cours du rappel, Lanois va nous interpréter son « Jolie Louise », en acadien… Ouf, aujourd’hui on a été épargné par la pluie. Et pourtant, à 1heure du matin, le site était à-moitié vide. Ou plein, selon…

(Organisation Cactus)

 

samedi, 07 juillet 2012 03:00

Cactus 2012 : samedi 7 juillet

Ce samedi 7 juillet, le Cactus va se vivre au rythme des précipitations. D’abord éparses, elles vont finir par repousser l’affiche au second plan, rendant même la fin de la journée pénible. Faut dire que lorsqu’on est trempé de la tête aux pieds, malgré les parapluies et les kawés, on a plus vite tendance à chercher un abri pour se protéger des caprices du temps que de se concentrer sur un spectacle…

Et pour arriver au Minnewaterpark, c’est la galère. Les travaux du ring contournant Bruges m’ont conduit de l’autre côté de la ville. Moralité, je suis arrivé un peu tard pour assister aux deux premiers concerts. Tout d’abord celui de Kurt Vile & The Violators qui a ouvert les hostilités. Puis de Christopher William Stoneking, flanqué de son nouveau groupe, le Primitive Horn Orchestra.  

C’est donc par Low que le festival de votre serviteur a commencé. Un trio qui nous vient de Duluth, dans le Minnesota, un groupe au sein duquel militent mari et femme. Soit le guitariste Alan Sparhawk et la drummeuse Mimi Parker. Tous deux se partagent le chant et la composition. Le line up est complété par un bassiste, Steve Garrington (NDR : il glisse parfois aussi aux claviers). Il est présent depuis 1997. C’est le quatrième depuis les débuts de la formation. A l’origine, leur musique était qualifiée de slowcore. A cause du tempo indolent qui balisait la plupart des compos. Aujourd’hui ce tempo peut encore se révéler lent, mais également binaire, plus marqué ou même tribal, rappelant les Indiens d’Amérique. Et paradoxalement, c’est à cet instant que j’ai pensé à Neil Young. D’autant qu’il arrive à Alan de torturer sa gratte comme le Canadien, pour en sortir des tonalités abrasives, puissantes, si caractéristiques. Lors des titres les plus atmosphériques, on est comme suspendu dans un climat visionnaire, ténébreux, troublant, à peine perturbé par les chuchotements de leurs voix. Des voix en falsetto, limpides, susceptibles de se conjuguer délicatement en harmonie... Dommage qu’une partie des spectateurs soit restée plutôt indifférente à leur prestation, préférant tailler une bavette avec son entourage…

Le Zita Swoon Group a fait peau neuve. En fait, Stef Kamil Carlens aime se remettre en question. Il a ainsi décidé de frotter sa pop à la world. Et tout particulièrement la musique traditionnelle mandingue d’Afrique de l’Ouest. De cette rencontre est d’ailleurs né un album, intitulé « Wait for me », paru début de cette année. Sur les planches ils sont 8. Dont Stef (NDR : surtout à la gratte résonator), le balafongiste (NDR : un xylophone africain) Mamadou Diabaté Kibié et la vocaliste Awa Démé, ces deux dernier issus du Burkina Faso. Deux percussionnistes figurent également au sein du line up, dont une blanche particulièrement excitée sur ses fûts. Claviériste, bassiste, guitariste complétant l’ensemble. Le collectif va créer une superbe ambiance en se dépensant sans compter sur le podium. Vêtue d’une longue robe bleue, Awa possède une belle voix aérienne. Carlens excelle également dans ce domaine. Mais les échanges vocaux entre les deux artistes ne sont pas toujours très complémentaires. Probablement une question de rodage qui devrait se régler au fil de leurs concerts…

La pluie s’est remise à tomber. Et ce ne sont plus quelques gouttes éparses, mais une véritable rincée. C’est face à un public complètement trempé que Grant Lee Buffalo va se produire. Reformé en 2001, le trio yankee a toujours la pêche. Les sonorités produites par la guitare à douze cordes de Grant-Lee Phillips m’ont toujours impressionné. D’une gratte sèche électrifiée, il parvient à libérer des accords ‘fuzzy’ incroyables. Le trio joue avec la même urgence que s’il devait promotionner un nouvel album. Et pourtant, il privilégie les compos issues de « Fuzzy » (93) et « Mighty Joe Moon » (94). Un superbe set que j’ai dû abandonner, trempé jusqu’aux os… Pour me changer…

Il pleut toujours et une multitude de marres d’eau parsèment le site du Minnewaterpark. Black Box Revelation est un duo belge (guitare/batterie) qui jouit d’une réputation internationale. Il pratique une forme de blues/garage/rock dans la lignée des White Stripes et surtout des Black Keys. Le guitariste Jan Paternoster a enfilé une sorte de kawé semi-transparent orangé. C’est le seul artifice que se paie BBR. Pas de glamour, de tape-à-l’œil ou de show inutile. Simplement une musique qui prend aux tripes. En dispensant le plus de morceaux possible au cours du laps de temps qui leur est imparti. Voix râpeuse, riffs rageurs, percutants, drums solides et puissants, sans pour autant négliger le sens mélodique. Du bonheur pour celles et ceux qui raffolent de ce style de musique généreuse en décibels.

John Hiatt aura bientôt 60 balais. Ses chansons ont été reprises par une multitude d’artistes. Et pas des moindres. Jugez plutôt : Joan Baez, Eric Clapton, Joe Cocker, Ry Cooder, Willy DeVille, Bob Dylan, Dave Edmunds, Emmylou Harris, Jeff Healey, B.B. King, Nick Lowe, Iggy Pop, Bonnie Raitt, Linda Ronstadt, et j’en passe. A son compteur 18 albums studio et deux live. Son dernier, « Dirty Jeans and Mudslide Hymns », il l’a publié l’an dernier. Et pourtant, il va nous proposer un répertoire essentiellement puisé dans son back catalogue, ne concédant quelques morceaux de son dernier opus, « Dirty Jeans and Mudslide Hymns ».

Quand Yeasayer est monté sur l’estrade, une grande partie du public avait déserté le site. La formation new-yorkaise aurait mérité un meilleur sort. Mais la météo en a décidé autrement. Leur cocktail raffiné de world orientale, exotique, de néo psychédélisme et d’électro-wave 80’s aurait dû permettre à la foule de se dégourdir les muscles sur la plaine. Mais elle était devenue apathique. Le groupe va quand même nous réserver quelques titres de son prochain opus, « Fragrant World », des morceaux apparemment davantage plongés dans l’electronica. Un groupe passionnant à revoir dans de meilleures conditions, c’est une certitude…

(Organisation Cactus)