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Epica - 18/01/2026
Hooverphonic
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

C’est ce 17 mars qu’est paru le nouvel elpee studio du quatuor belge, The Ultimate Dreamers. Actif au milieu des années 80 et fortement influencé par le post-punk britannique et l'atmosphère mélancolique de la cold-wave, le groupe a ressuscité pendant le lockdown de la COVID, gravant une sélection de vieilles démos sur le long playing « Live Happily While Waiting For Death ». Un élan qui a ramené la formation, non seulement sur scène, mais aussi en studio sous un nouveau line-up.

« Echoing Rêverie » cherche un équilibre subtil entre lumière et obscurité, tout en réveillant les spectres de New Order, The Cure, Minimal Compact, John Maus, Trisomie 21 ou encore Section 25. L’opus recèle une interprétation très personnelle du classique « Hell's Bells » d'AC/DC ainsi que le remix bonus du hit club « I Loved You !? » d'Implant.

Le clip de "Piano Ghost" est disponible ici

 

6 ans après avoir gravé son dernier opus, « Coast to Coast », Gordon Delacroix et ses Recorders sont de retour plus en forme que jamais. Après une pause en solo via le projet OKAMY, le chanteur et compositeur bruxellois a pris le temps de composer une dizaine de nouvelles pistes qui prendront à l'automne la forme d'un nouvel album, le troisième du groupe, intitulé « Unsent Letters to a Sympathetic Monster ». 

Un opus enregistré à Bruxelles par Charles de Schutter et masterisé par le producteur américain Dave Kutch (The Strokes, Billie Eilish, Beyoncé, etc.)

Deux singles illustrés par deux clips qui se répondent préluderont à la sortie de ce long playing. Celui « Wait for me » débarque la semaine prochaine et celui consacré à « Let you go » est disponible

L'idée était de représenter les deux facettes d'une rupture, ici représentée par l'orange et le bleu que chaque protagoniste va porter différemment. Dans « Wait For Me », la protagoniste finit par se faire engloutir par son ‘deuil’ alors qu'elle a porté la couleur tout au long du clip, tandis que dans « Let You Go », le protagoniste va s'en débarrasser en dents de scie pour, au final laisser, tout ça derrière lui.

Fitz Roy est né en 2016, lorsque Francois Chandelle convie son frère à le rejoindre pour poser des ambiances et harmonies sur une base punk en gestation.

Très vite la sauce prend entre les deux frères qui, malgré leurs 10 ans d’écart, partagent les même inspirations et goûts musicaux. Le parti est directement pris : ‘Notre volonté est de faire un retour sur le rock des années 90 de la west coast américaine !’

Ayant vécu chacun alternativement à Seattle pour François et Vancouver pour Edouard, ils gardent en eux les séquelles d’un style qui a remué et cadré leur adolescence en tous points.

"Might be about you", qui sortira en mars 2023, constitue le second album du groupe de rock néo-runge. Il fait suite à « Drops », publié en 2018.

Le line up du combo dispose d’une nouvelle section rythmique, en l’occurrence Francois Tshinkulu à la batterie et Benoit Degrave à la basse.

A l’instar du premier elpee, Francois Chandelle, le frontman du groupe, a écrit des textes poétiques et narratifs forts. Les titres de ce nouvel album emmèneront l’auditeur dans des thèmes divers tels que l’abandon familial, l’incapacité de faire face à notre monde qui se dégrade, la difficulté de garder le cap dans une relation amoureuse... des textes qui pourraient être à propos de nous, de vous tout simplement.

Pour annoncer ce nouvel album les frères Chandelle ont mis de nouveau leur savoir-faire audiovisuel pour clipper avec un fort engagement visuel et narratif, les chansons « Tell me your name » et « Can’t Stop the villain », les deux premiers singles de cette nouvelle aventure.

lundi, 20 mars 2023 11:01

La voix d’epona…

Avant de se lancer dans la musique, Epona Guillaume était comédienne. Au théâtre et dans le cinéma, elle se forme sur les planches, encore enfant et sans formation préalable, épaulée par sa mère et bien entourée au milieu d’une fratrie de 10 enfants dont 8 sœurs. Avec la metteuse en scène Anne-Cécile Vandalem, elle parcourt aujourd’hui les grands lieux du théâtre européen (Odéon à Paris, Théâtre-National à Bruxelles, Schaubühne à Berlin, …) et le public a pu la découvrir au cinéma, il y a peu, dans le film-documentaire ‘Sans frapper’ d’Alexe Poukine.

Pour son premier single "Voice", elle a choisi de secouer son public sur un thème vital, qui s’impose pour elle : les violences masculines dont sont victimes ses sœurs, ses amies, elle, et tant d’autres.

Son clip rappelle la lutte contre le sexisme dans notre société. C’est un cri de colère contre les inégalités. C’est un rappel à l’action pour une meilleure place, une meilleure voix. C’est sa manière d’exprimer sur les souffrances des femmes.

Influencée par les Strokes, Mazzy Star, Cigarettes After Sex et Alvvays, epona sortira son premier Ep, au cours de l’année 2023 et qu'elle présente déjà en live.

Pour découvrir la vidéo de "Voice", c’est

 

 

Index for Working, c’est un projet fondé par Max Oscarnold, aka Max Claps (The Proper Ornaments, TOY), et Nathalia Bruno (DRIFT). Ils se chargent des guitares, de la basse, des claviers et de la programmation. Le line up implique également le drummer Bobby Syme (aka Bobby Voltaire) et le bassiste/violoncelliste Edgard Smith. C’est Max qui se consacre essentiellement aux vocaux. Enfin, il s’agit, le plus souvent, de murmures qu’il dispense en anglais, mais aussi parfois, dans sa langue maternelle, l’espagnol (NDR : il est argentin).

Sur les 11 plages de l’opus figurent trois intermèdes instrumentaux et surtout expérimentaux, probablement réalisés à l’aide de bandes passées à l’envers, dont l’orientaliste « The Beatles » qui adresse un clin d’œil à la période psychédélique des Fab Four.

En général, le climat de cet LP est plutôt tourmenté, ténébreux voire inquiétant ; les paroles, probablement issues de l’écriture automatique et les bruitages urbains déformés accentuant ces impressions.

Et pourtant, le résultat est plutôt épatant. « Railroad bulls » baigne dans la country délavée. « Ambiguous fauna » s’autorise un blues/rock improbable. « Palangana » est hyper mélodique et « 1871 », particulièrement accrocheur. Quoique bien électrique, « Chains » émarge à la lo-fi. Et en final, d’abord tramé sur une structure acoustique, « Habanita » passe, à mi-parcours, en mid tempo, puis se charge d’électricité à la fois torturée et sulfureuse…

jeudi, 16 mars 2023 11:37

Iron rain

Super Pink Moon, c’est le projet d’Ihor Pryshliak, le leader de Somali Yacht Club. Chanteur/compositeur et multi-instrumentiste (claviers/guitare), il est établi à Lyiuv, en Ukraine. Pas étonnant qu’introspectifs, les lyrics traitent de la guerre, et des émotions qu’elle entraîne : douleur, tristesse, désespoir, culpabilité, etc.

« Iron rain » constitue le second album de SPM, un œuvre dont la musique émane d’un cocktail subtil entre psychédélisme, shoegaze, cosmic rock et metal. Les harmonies sont très susceptibles de rappeler Ride, alors qu’Ihor emprunte parfois les inflexions de Ian Brown (« Per aspera ad astra »).

Le long playing recèle plusieurs instrumentaux dont « Forwardbreakforward », un morceau qui s’enfonce dans le prog/metal, le floydien « Mirage », l’expérimental « Hollowness », au cours duquel on a l’impression d’entendre des bandes passées à l’envers et l’étrange finale, curieusement intitulée « ウクライナにславаあれ ».

Petit coup de cœur pour l’excellent et accrocheur « Collision » qui parvient à combiner sonorités de gratte métalliques caverneuses (pensez à Prong) et shoegaze tout en soignant le sens mélodique. Un régal !

Parfois, le son est si dense qu’on a du mal à imaginer qu’il est le fruit du travail d’un seul artiste…

jeudi, 16 mars 2023 11:32

Miscellanées bissextiles

Six années déjà que la formation brestoise n’avait plus sorti de nouvel opus. Le précédent, « Plates coutures », remonte donc à 2017 ! Et « Miscellanées bissextiles » constitue son sixième. ‘Miscellanées’ a beau signifier ‘recueil sur des sujets divers de sciences et de littérature’, en y ajoutant bissextiles, le combo a voulu jouer sur les mots.

Le combo s’était séparé en 2008 et s’était reformé en 2018 ; mais depuis, le guitariste Emmanuel Baroux a cédé le relais au jeune Léopold Riou.

Double album, « Miscellanées bissextiles » recèle 14 plages, dont la première, « Enlenmeyer », découpée en 8 sections, dépasse les 19 minutes. Une piste ténébreuse, complexe, avec pour seul fil conducteur, le piano. Tristan ‘Stan’ Nihouarn y déclame ou chante des textes torturés voire mystiques. On est d’ailleurs ici, carrément dans le concept prog. Tout comme lors du morceau d’ouverture du second volume, « Trenkenn Fisel », dont les interventions d’orgue rognées nous replongent carrément dans les 70’s. Également partagé en plusieurs parties, il véhicule cependant des accents celtiques parfois électro. La collaboration de David Pasquet et la Kevrenn Alre n’y est certainement pas étrangère.

Le long playing propose deux morceaux interprétés en anglais, « Bet you and I », enrichi de chœurs, et la ballade « Let’s say it’s alright », un hymne à la ville d’origine des musiciens (« Brest »), et puis une ballade mélancolique, cinématographique, « Hypnagogia », dont les arrangements de cordes relèvent plutôt de la symphonie classique.

Le reste de cet LP nous réserve quelques plages plus légères, dont le festif « De l’aventure » ou l’allègre « Populaire », du rock bien 80’s (« Fière allure ») et en guise de clôture, l’acerbe « Coupette ? ».

Une œuvre agréable, mais dont deux compos sortent manifestement du lot : « Erlenmeyer » et « Trenkenn Fisel ».

jeudi, 16 mars 2023 11:31

Staring at the sun

Not Scientists réunit des ex-membres de Uncommonmenfrommars et de No Guts for Glory, une formation lyonnaise qui nous propose son troisième elpee. Le groupe puise manifestement son inspiration dans la new wave et la cold wave des eighties. Et tout particulièrement chez The Cure et Sisters of Mercy.

Dès « Push », on en peut s’empêcher de penser à « A forest » de la bande à Robert Smith. Un spectre qui plane tout au long de l’opus, tout comme celui des Sœurs de la Miséricorde… Mais au fil de l’écoute, on se surprend à apprécier une expression sonore plutôt bien ficelée.

Régulièrement, les synthés viennent compléter la ligne de basse cotonneuse ou caoutchouteuse. Et même caustique, tout au long de la cover du « %8x5 » de UK Subs. Et si « Standing at the edge » se distingue par ses jolies harmonies vocales ponctuées de ‘Oh, oh, oh’, elles véhiculent des accents empruntés à Green Day sur le titre maître…

Depuis la sortie de cet LP, le guitariste Big Jim a quitté le navire et a été remplacé par l’ex-Pookies, Frédéric Measson.

jeudi, 16 mars 2023 11:25

To sing in french

Lucie Gremer, aka Lucie Sue, est une rebelle. Elle a intitulé son album, « To sing in french », alors que toutes les compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare. En fait, elle conteste la loi Toubon qui impose des quotas de chanson française sur les ondes radiophoniques. Et pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas envie.

Auteure, compositrice, chanteuse, guitariste, bassiste et violoncelliste (NDR : elle a fréquenté le conservatoire de Lyon), elle vient d’enregistrer son premier elpee. Hormis les drums, pour lesquels elle a reçu, lors des sessions, le concours de Philippe Entressangle (Benjamin Biolay, Etienne Daho), Frank Armand (Clara Luciani, Catherine Ringer) ou Nicolas Charlier (Retrievers), elle assure tout le reste de l’instrumentation.

Entre titres éthérés (la ballade « Promises » qui invite à la rêverie et à la contemplation ainsi que le final « Soma »), plus pop (la reprise du « Freedom » de Michael Jackson), énigmatiques (le morceau d’entrée « Lick your teeth »), une égérie des 90’s revient régulièrement à la surface : PJ Harvey.

jeudi, 16 mars 2023 11:24

7

Red Beans & Pepper Sauce est un quintet montpelliérain dont le septième elpee s’intitule sobrement « 7 ». Première constatation, les interventions d’orgue nous ramènent à celles dispensées par Jon Lord chez Deep Purple ou de feu Ken Hensley, pour Uriah Heep. Ce qui apporte manifestement une coloration métallique à la musique d’un groupe qui avait remporté le tremplin du ‘Cahors Blues Festival’ en 2013. D’autant plus que tout au long de cet elpee, les solos de guitare dégoulinants ne manquent pas.

Surprenant, l’intro de « Out law on the run » emprunte le phrasé de gratte du légendaire Peter Green, sur le célèbre « Oh well » de Fleetwood Mac. L’adaptation du « Rock and roll » de Led Zeppelin est méconnaissable. Pas parce qu’elle est plus lente que l’originale ou que le groupe a voulu se la réapproprier (NDR : ce qui est louable, malgré tout), mais parce que la voix ne colle pas ; et le résultat est fade.

On épinglera quand même l’excellent drumming sur « World is burning », une piste qui rappelle quelque part Jethro Tull (sans la flûte ni la voix de Ian Anderson), mais à cause de cet orgue rogné qui s’infiltre dans l’expression sonore à la manière de John Evans. Et puis, quand même, le final « Let you down », une ballade acoustique qui s’enrichit de cuivres et de cordes, en fin de parcours.

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