Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Kekra

Le monde est un grand bal où chacun est masqué (Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues)

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Ce soir, l’Ancienne Belgique est comble pour accueillir un ovni du rap game, Kekra (NDR : kekra signifie crack en verlan). Fan de grime, un style de musique né à Londres, le Français est aussi un des rappeurs les plus prolifiques dans sa catégorie. En outre, il apparait en avance sur son temps, tourne ses clips à Tokyo, Miami, en Belgique ou au Togo, tout en conservant l’anonymat autour de son identité. Après le succès de la trilogie « Vréel », l’artiste est revenu sur le devant de la scène rap francophone en avril 2O18, préludant l’album « Land » par le titre « 10 balles ».

La majorité de la foule ne dépasse pas la trentaine. Dj Captain Nemo s’installe devant la table avec 15 minutes de retard. Deux platines ‘Pioneer’ y sont posées, sur lesquelles il va s’acharner tout en sautillant derrière son pupitre. Aucun contact entre le dj et le public, et c’est vraiment dommage. Pendant son set, il se place un masque de protection respiratoire en papier sur le nez, mais de couleur kaki. Puis à 21h15, Kekra débarque de l’arrière du podium en compagnie d’un second MC. Encagoulés, chaussés d’énormes lunettes noires, ils tiennent leurs micros en main. Le public se masque également de la même manière et se rapproche de plus en plus de l’estrade. La situation devient de plus en plus tendue et suffocante, en avant-scène ; aussi votre serviteur préfère battre en retraite. Kekra salue ses fans à la manière des Japonais (NDR : il a déclaré que le Japon était son peuple de cœur). C'est par « Gros », l'un des morceaux phares de son avant-dernier projet « Vréel 3 », que l'artiste attaque le set en douceur, entouré de ses proches et content de retrouver ses franjitos, appellation qu'il donne à ses aficionados. Entre ses fameux gimmicks et autres bruitages dont lui seul a le secret, il lâche un petit ‘On s'en bat les c**illes’, avant d'enchaîner par l'énervé « Poches Pleines » et de rendre le public dingue. Il n'hésite d'ailleurs pas à s’autoriser quelques pas de danse. Evidemment, la setlist va nous réserver plusieurs titres de son dernier elpee, dont l’inévitable single « 10 Balles ». Malheureusement, on ne comprend pas trop bien les paroles de ses chansons. M’enfin, est-ce important, vu qu’elles non ni queue ni tête, servant surtout à mettre une ambiance de feu. D’ailleurs dans la fosse les spectateurs jumpent et font la fête. Une ambiance de folie qui va durer près de 60 minutes, sans faiblir. Et pas évident de rester en place. D’ailleurs, lorsque votre serviteur quitte la salle, l’ambiance est à son apothéose. Le Kekra ne se produira probablement plus très longtemps au sein des clubs ; il faudra donc s’attendre à ce qu’il soit programmé dans les plus grandes, mais aussi lors des festivals…

(Organisation Ancienne Belgique)

Ozferti

Ozferti : un guerrier masqué !

Organisé par la FWB, Festival Propulse met en exergue les artistes émergents de la scène belge francophone. Et quand on a l’opportunité de vivre quelques showcases, lors d’une virée un peu spéciale dans le boulot, on n’hésite pas à une seconde. Pourtant, il n’est pas toujours facile, pour les artistes, de se produire en pleine journée, surtout quand les trois-quarts de la salle digèrent gentiment dans leur fauteuil devant une troupe de cuivres qui s'évertue à tout donner... Cocasse ! Néanmoins, la bonne découverte du jour, c’est Ozferti !!! Homme masqué derrière ses platines, son ordi et ses pads, il a dégainé sa guitare et balancé un rythme soutenu tout au long de son set... 

L'artiste derrière le masque, c'est Florian Doucet. Il peut compter sur un sacré atout derrière lui : la projection de ses illustrations toutes en phase avec le son. Ces histoires illustrées complètent sa musique, l'un a besoin de l'autre pour former un univers original dans lequel on embarque sans hésiter... Les images nous emmènent en Afrique ou ailleurs, mais avant tout au cœur d'autres mondes à explorer et ce toujours sur la bonne cadence.  Artiste échappé du collectif belgo-colombien La Chiva Gantiva et de la formation angolo-portugaise Terrakota, Ozferti a entamé sa carrière solo en 2006.

Ozferti nous propose un mélange de styles qui oscille de l’Afro beat à l’Afrogrime, en passant par l’Ethihop et le Nubian Bass (NDR : comment faire pour mettre toutes ces définitions dans la même case ?). Et l’ensemble est panaché dans un live créatif terriblement captivant, rythmique et plein de références à la world music ainsi qu’à l'electro. De quoi mettre rapidement tout le monde d'accord dans la salle sur le rythme à adopter : un hochement de la tête soutenu et bien franc...

En 30 minutes, on prend une claque et on en redemande… Le guerrier clôture cette entrevue par une sorte de morceau d'atterrissage comme s'il voulait nous aider à souffler avant que le groupe suivant n’enchaîne…

Chic et gentleman en plus ! Au plaisir de le revoir pour un vrai set…

(Organisation : Propulse)

 

 

Cloud Nothings

En espérant une revanche…

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Fondé en 2009, Cloud Nothings est né en 2009, à Cleveland, dans l’Ohio, une formation drivée par le chanteur/compositeur Dylan Baldi, considéré comme un des plus prolifiques de sa génération. Elle a publié, à ce jour, six elpees en huit ans, dont le dernier « Last Building Burning », est paru l’an dernier. Dans la lignée de ses précédents long playings, il est particulièrement réussi. Responsable d’une musique indie, fruit d’un cocktail entre lo-fi et rock, parfois qualifié de néo grunge, le groupe se produisait donc, ce dimanche 3 février, à la Rotonde du Botanique.

Mais place d’abord à la première partie, en l’occurrence, En attendant Ana, un groupe français qui est venu défendre son premier LP. Un disque d’excellente facture, il faut le préciser. Pratiquant une forme de power pop, le band est drivé par une pétillante petite brune. La prestation déborde d’énergie, mais les compos sont parfois un peu trop lisses lorsqu’elles ne souffrent pas de certaines longueurs. Malgré ces quelques bémols, les Parisiens ont livré un set de bonne facture sublimé, quand même, par leur tube « The Violence Inside »…

Si « Last Building Burning », le dernier opus de Cloud Nothings est excellent de bout en bout, ce n’est pas une raison pour l’interpréter dans son intégralité, sur les planches. D’autant plus que le répertoire du quatuor recèle d’autres superbes morceaux. Et pourtant, c’est ce choix qu’il a posé pour constituer la première partie de sa set list. Pas vraiment une bonne idée. On aurait aimé davantage de variation dans le répertoire. En outre, les balances n’étaient pas très au point. Mais ici, c’est sans doute l’ingé-son qui est responsable de la situation. Car si la formation yankee possède au sein de son line up, un des meilleurs drummers de notre époque, est-il nécessaire de mettre ses percus aussi en avant ? Résultat, la voix rauque de Baldi passe complètement au second plan. Dommage, même si on reste admiratif face au talent de Jason Gerycz, à la batterie.

Pour le reste, finalement le concert n’a réservé que peu de surprise, laissant l’auditoire quelque peu sur sa faim, malgré un final époustouflant traduit par l’intemporel « Wasted Days ». De quoi mettre un peu de baume au cœur des aficionados. On est cependant en droit d’espérer une revanche rapide de la part de Baldi & co !

Adam Naas

Ne jamais se fier aux apparences…

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Dans le cadre de l’Open Club Day’, le Salon de Silly (‘Clubs Plasma’), accueillait ce vendredi soir, Adam Naas, Tanaë et Dj Mixsoup, ces deux derniers respectivement comme supporting act et en after. Près de 250 personnes se sont déplacées pour cette soirée. L’Open Club Day (organisé par Live DMA) s’est déroulé pour la première fois en 2012 à Zurich, en Suisse et vise à sensibiliser les voisins, les acteurs culturels locaux, les autorités et les décideurs politiques à la réalité du travail quotidien dans un lieu de concerts. Le 2 février 2019, 120 clubs sis parmi 10 pays européens, dont Le Salon, ont ouvert leurs portes à un public qui pourrait ne pas être familier avec les activités de musique ‘live’ et de ‘clubbing’. Une occasion de dévoiler l’envers du décor et de proposer une série d’activités inédites : visites guidées, découverte des coulisses, échanges avec le personnel et les bénévoles, introduction aux différentes professions et activités, ateliers et activités participatives, concerts...

Tanaë est une jeune liégeoise (NDR : 22 printemps !) qui a été propulsée sur le devant de la scène, suite au buzz de sa reprise « One Dance » de Drake et une réinterprétation pour le moins surprenante de « Barbie Girl » de Aqua. Elle a gravé son premier, « Introspection », début 2018 et son premier elpee devrait paraître en mai prochain. Influencée par Lauryn Hill, Portishead et Amy Winehouse, mais également par la génération montante comme Jorja Smith, Billie Eilish ou Kali Uchis, cette jeune chanteuse/compositrice parvient à faire danser le public, sur des rythmes urbains.  

Quand elle grimpe sur les planches, on se rend compte qu’elle n’est pas très grande. Elle est soutenue par un préposé à la semi-acoustique, sans un poil sur le caillou, mais assez technique et talentueux. Et puis par une loop machine, dont les sonorités en couches collent parfaitement à la voix de Tanaë, une voix soul, graveleuse qui évoque tour à tour BJ Scott, Beth Hart voire Typh Barrow, et quand elle monte dans les tours, on est véritablement scotchés. Elle entame son set par « Shill be ». Pop, ses mélodies sont accrocheuses. Le son est excellent. Elle agite constamment les mains, à la manière de Joe Cocker. Sa setlist est partagée entre compos personnelles et covers, dont une d’« Addicted To You » du regretté Avicci, une version cool et acoustique… Une prestation bien sympathique…

Setlist : « Shill Be », « Addicted To You », « Need You Love », « All In You », « One Dance », « All In You », « Glory Box », « Heartless », « Wonder Why », « Let Me Love », « Don’T Go », « One  Night ».

Dans la catégorie des promesses pop alternatives, Adam Naas est considéré comme un des grands espoirs de la scène française. Il puise ses influences musicales chez The XX, James Blake, Dermot Kennedy, Hozier, Rag'n'Bone Man et Prince (NDR : ce look !), alors que soul et fragile, sa voix évoque tour à tour Anohni Hegarty, Benjamin Clémentine, Asaf Avidan ou Ben l’Oncle Soul.  

Sur scène, le Parisien semble timide, désorienté et mal à l’aise. Il communique très peu, et les quelques mots dispensés entre l’une ou l’autre chanson manquent d’assurance. Faut dire que plutôt chétif, son physique le rend vulnérable. On dirait presque un moineau tombé du nid plutôt qu’une future valeur sûre de la pop, biberonnée à la Motown. Pourtant, lorsqu’il chante, cette pusillanimité disparaît pour laisser place à la classe. Il est flanqué de deux claviéristes qui reproduisent les sonorités de cuivres, cordes ou ivoires et se sert parfois d’une gratte électrique ou acoustique. Et c’est loin d’être un manchot sur son manche ! Sa voix passe du plus grave aux aigus avec une facilité déconcertante, à tel point que parfois on se demande si ses cordes vocales ne sont pas artificielles. N’empêche elle sera parvenue à bouleverser l’auditoire pendant une bonne heure…  

Setlist : « Golden Drop », « You Shoud Now », « Fading Away », « No Love Without Risk », « Close To Me », « The Love », « Shalala Love », « Fool », « Untitled 1 », « Strange Love », « Holding Me », « Love Is Never To Blame », « Cherry Lipstick ».

(Organisation : Silly Concerts) 

Nathaniel Rateliff

Le nouvel axe du Stax…

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Pour la seconde soirée consécutive, le Cirque Royal programme Nathaniel Rateliff, au sein d’un Cirque Royal complètement rénové et à l’acoustique digne de celle de l’Ancienne Belgique. Et l’hémicycle est comble pour accueillir le natif du Missouri, flanqué de ses Night Sweats. Il y a cinq ans, il avait gravé « In memory of loss », un album sculpté dans le folk/americana. En mars de l’an dernier, il a publié « Tearing at the steams », un opus tout au long duquel il a généreusement coloré sa musique de soul, de r&b et de gospel ; mais dans un style rétro, inspiré du meilleur des fifties et des sixties, dans l’esprit ‘Stax’ (NDR : pas pour rien que cet LP est paru sur le label Stax Records !) tout en conservant une touche bien personnelle. Et cet elpee a bénéficié des arrangements de Richard Swift (bassiste des Black Keys), un concours qui a apporté davantage de modernité et de fluidité à l’ensemble.

Beth Lowen assure le supporting act. Blonde, pétillante, féline et sexy, elle grimpe sur l’estrade en compagnie d’un bassiste, d’un guitariste et d’un batteur. Cette chanteuse/guitariste possède une voix puissante rappelant tour à tour Lzzy Hale (Halestrom), Beth Hart et même Tina Turner, quand elle monte dans les tours. Musicalement, le set va osciller entre blues et rock réminiscent des 70’s. Hormis le blues lent « Self control », le répertoire est plutôt énergique, le drumming technique et percutant constituant une remarquable assise pour l’ensemble du répertoire. Pas de « Stay » au menu, pourtant prévu dans la setlist…

Setlist : « Hitman », « Stay », « Self Control », « Natural Disaster », « Second Hand », « Home », « Oh No », « Wolf ».

Huit musiciens accompagnent Nataniel Rateliff sur les planches : le bassiste Joseph Pope III, le drummer Patrick Meese, le claviériste/pianiste Mark Shusterman, le trompettiste Scott Frock, les saxophonistes Andreas Wild et Jeff Dazey ainsi que deux guitaristes, dont Luke Mossman. Séducteur, Stetson rivé sur le crâne, Nataniel se consacre au lead vocal et à la gratte (électrique ou semi-acoustique).  A noter que la section de cuivres se charge des percus accessoires, et notamment du djembé, alors que tous les musicos assurent les chœurs, qu’on pourrait qualifier de gospel.

Amorcé par ces percus, pêchu et chargé de groove, « Shoe Boot » entame le set comme il ouvre le nouvel opus. Bien soutenue par les cuivres et le Hammond, la voix de Rateliff est à la fois très soul et sucrée/salée. « Be There » embrasse une multitude de styles, depuis le r&b au gospel, en passant par la soul, le folk, le blues et l’americana, synthétisant parfaitement celui de Nataniel. « I Did It » fait la part belle aux cordes dont l’intensité graduelle va être poussée jusqu’à la rupture. Des cordes qui vont se révéler étincelantes sur un lit de Hammond tout au long du bien cuivré « A Little Honey ». Des cuivres qui vont même s’enfiévrer sur « Babe I Know », incitant la foule à jumper

Entre chaque chanson –ou presque– Nataniel change de gratte et lorsqu’il la projette dans les airs, son roadie est attentif pour la rattraper… et éviter la casse.

« S.O.B. » achève show, une compo qui évoque l’épisode de ‘delirium tremens’ vécu par le chanteur, avant qu’il ne décide d’arrêter de boire. Nathaniel Rateliff avoue pourtant n’avoir jamais beaucoup aimé la chanson qui a pourtant permis de le faire connaître hors de son Colorado béni. Et pour la circonstance tous les musiciens nous gratifient d’un chœur… gospel.

Dans le genre, Nataniel Rateliff est devenu un fameux concurrent pour Marcus Mumford et Bon Iver…

Setlist : « Shoe Boot », « Be There », « Look It Here », « I've Been Failing », « I Did It », « Say It Louder », « Howling At Nothing », « A Little Honey », « Coolin' Out », « Out On The Weekend », « Shake », « You Worry Me », « Wasting Time », « Babe I Know », « Still Out There Running », « Intro », « I'll Be Damned », « S.O.B. ».

Rappel : « Hey Mama », « I Need Never Get Old ».

(Organisation : Live Nation)

 

Hollie Cook

Sur disque ça passe, en live, ça casse…

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Le paternel de Hollie, Paul Cook, se chargeait des drums au sein du mythique Sex Pistols, un groupe légendaire (?!?!?) que votre serviteur avait eu l’opportunité de revoir à Lokeren, Il y a plus de 12 ans, lors d’une reformation éphémère, consécutive à une sombre histoire de pognon. Boy George est son parrain et sa mère, Jennie Matthias, était choriste chez Culture Club. Elle a entamé sa carrière musicale, en 2006, alors qu'elle est encore au lycée, en assurant les chœurs pour les Slits. Mais en 2010, Ari Up, sa chanteuse, décède des suites d’un cancer, disparition qui met un terme à l’histoire de ce band féminin.

A ce jour, Hollie a publié 4 elpees, dont un remix du premier, produit par Prince Fatty. Gravé en 2011, son premier opus recelait les hits « Body Beat » et « Shadow Kissing ». Son dernier, « Vessel of Love », est paru l’an dernier. Ce soir elle va largement puiser dans cet LP pour forger sa setlist.

Pas de supporting act. Le show débute à 20h30 précise. Il y a du peuple à l’AB Club ! Sur les planches, Hollie Cook est soutenue par un claviériste, un drummer et un guitariste. Vêtue d’une robe à fleurs assez ample, elle a la danse dans la peau. Sa musique est moelleuse, chaude et sucrée, une forme de reggae fortement teintée de dub et de rock steady, qu’elle qualifie elle-même de Tropical Pop.

Le début de set est prometteur : « Postman », « Body Beat » et « That Very Night » passent plus ou moins bien la rampe. Mais il y a quelque chose qui cloche. On n’entend pas trop ce qu’elle raconte. Le son est gâché par les infrabasses. Et le préposé aux manettes est probablement sourd pour ne pas se rendre compte que le décibelmètre dépasse allègrement les 100 db. D’ailleurs pas mal de spectateurs vident les lieux au bout de quelques titres. Et sans bouchons dans les oreilles, c’est insoutenable

Avant le rappel, votre serviteur tire sa révérence, déçu de na pas avoir pu savourer en live, les compos de son excellent dernier long playing…  

Setlist : « Intro SFX », « Postman », « Body Beat », « That Very Night », « Shadow Kissing Pull », « Shadow Kissing », « Sugar Water », « Ghostly Fading », « Used To Be », « Turn It Around », » Lunar Addiction », « Survive », « Sweet Little Chocolate », « Angel Fire », « Together », « 99 ».

Rappel : « Milk And Honey », « Stay Alive ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

     

Therapy?

Sympa, mais sans surprise…

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Therapy ? compte quand même 30 années d’existence. Il a même publié un quinzième elpee, l’an dernier. Intitulé « Cleave », il a bénéficié de la mise en forme de Chris Sheldon, dont la carte de visite mentionne, notamment, Foo Fighters, Garbage, et les Pixies.

Mais le supporting act est assuré par Adolina. Une formation mouscronnoise que votre serviteur avait déjà eu l’occasion de voir à plusieurs reprises lors de festivals hennuyers (Rock’n’troll, D’hiver rock, etc.), et pour laquelle il avait à cœur d’assurer le compte-rendu d’un de ses concerts, un jour ou l’autre. Après s’être cantonné au Hainaut Occidental, fin des 90’s, le groupe hurlu a donné un gros coup d’accélérateur vers 2006, en sortant ses premières démos. Puis il a multiplié les concerts. Plus de 300 ! Accordés en Belgique mais aussi en France, aux Pays-Bas et en Suisse, partageant même l’affiche avec, notamment, Chokebore, 31 Knots ou encore Girls in Hawaii. Et tout au long de cette période, il a gravé trois elpees et deux eps.

Ce soir, en grimpant sur l’estrade, les sympathisants sont déjà bien nombreux, aux premiers rangs, même si la salle va se remplir progressivement, au cours du set. Les deux gratteurs balancent du lourd. De quoi décrocher les piliers de comptoir et les spectateurs qui en ont marre de faire des (toujours) longues files au bar. Si leurs riffs empruntent à God Machine, la section rythmique basse/batterie rappelle plutôt d’Helmet, alors que l’énergie, retenue ou maîtrisée selon, lorgne vers Fugazi voire Unwound, le chanteur arborant même fièrement le t-shirt du band d’Olympia. Si l’expression sonore est résolument noisy et réminiscente des 90’s, elle laisse également de l’espace au math et au post rock (Godspeed You! Black Emperor, 65daysofstatic). Et lorsque les deux chanteurs s’éclipsent, c’est pour permettre aux guitares de nous plonger au sein d’un climat plus mélancolique, en empruntant une grande route ténébreuse digne de l’univers de David Lynch sur « Lost Highway » ; le titre d’intro, sobrement intitulé « Night drive », corroborant cette métaphore. Bref, une première partie qui valait le déplacement. D’ailleurs la foule ne s’y est pas trompée, en nourrissant généreusement, ses applaudissements.

Set list : Night drive, Bad timing, Posology target, Headache, Boiled frog, Mauvaise graine (bande), Versus (bande), Jackie Chan, Charlie B, Nouvelle

Therapy ? tourne régulièrement chez nous. Sous différentes formules. En acoustique, au cours du mois de novembre 2016 au même Bota. En électrique, au cours du mois de septembre 2017 à l’AB où ils se produisaient en première partie de Sisters of Mercy. Ou plus récemment encore au Depot de Louvain, en novembre dernier. Pas de surprise, ce soir, puisque la set liste est quasi identique à celle proposée, lors de ce dernier concert. Difficile de blâmer le groupe, quand on connaît son parcours, car vu la présence d’un auditoire constitué de quadras et de quinquas qui semble avoir mal vieilli, on peut comprendre que le trio se repose sur ses acquis et ne cherche plus à l’étonner. Dans ces conditions, on voit mal le band avoir l’audace d’ignorer ses hits, lors d’un concert, pour se concentrer sur son catalogue expérimental ou constitué de flip sides, un peu comme l’ose Radiohead ou Morrissey. D’ailleurs, ce public reste amorphe à l’écoute des morceaux issus du dernier opus, « Cleave », ne s’enthousiasmant que sur des tubes comme « Die Laughing », « Screamager », « Potato Junkie » ou encore « Nowhere », exécuté lors du rappel. Il y a bien quelques timides pogos et même du gentil stage diving. On épinglera, quand même la version de « Teethgrinder » et l’hommage rendu à Triggerfinger. Et puis surtout le coup de gueule à l’égard du Brexit et de Donald Trump, poussé par Andy Cairns –dont la coupe de cheveux est aussi punk que rebelle– en intro de « Kakistocracy ».

Bref, un concert bien trop lisse. Sympa, comme une bonne copine dont on ne tombera jamais amoureux, mais sans surprise. Un peu comme ceux accordés par Nada surf ou Fun Lovin’ Criminals, au cours des dernières années, reflétant quelque part une image bien terne, à l’instar de cette toile tendue en arrière-scène ou des pochettes d’albums, pas toujours très recherchées. Il serait quand même temps, s’il n’est pas trop tard, que Therapy explore de nouveaux horizons ou prenne davantage de risques.

 (Organisation : Botanique)

Feu ! Chatterton

L’oiseau fait son nid

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La réputation de Feu ! Chatterton, en Belgique (francophone), n’est plus à faire. Depuis 2015 le groupe s’est produit plusieurs fois au Botanique (dont deux fois lors des Nuits), ainsi que dans le cadre de nombreux festivals. Pas étonnant donc que l’AB soit comble ce samedi soir.

En première partie, Kùzylarsen a la lourde tâche d’ouvrir les hostilités. Il avait déjà joué, un mois plus tôt, à la Rotonde, mais comme tête d’affiche. Ce duo belge réunit Mathieu Kùzylarsen (NDR : un pseudonyme qu’il a choisi après avoir fondé Kouzy Larsen) et Alice Vande Voorde. La musique du tandem oscille entre chanson française à la Dominique A et folk oriental. Mais ce qui attire d’abord l’attention c’est cet instrument intriguant que se réserve le leader : un oud électrique, qu’il déclare avoir ramené de ses nombreux voyages à travers le monde. En fin de set, Mathieu précise que « Je l’ai toujours aimée » est connu des fans de Feu ! Chatterton, parce qu’il l’a déjà repris en ‘live’. En toute modestie, il aurait pu préciser que ce titre a été composé au cours des 80’s, par le père de la bassiste, Roger-Marc Vande Voorde, pour sa formation de l’époque, Polyphonic Size. A contrario, tous les détails nous sont communiqués sur le morceau final, « Fer de lance », et notamment la contemplation d’un arbre après une soirée un peu trop arrosée à l’Archiduc. Ce titre a cependant le mérite de réveiller l’auditoire, car ce concert, bien qu’agréable dans son ensemble, aurait eu un meilleur impact dans une salle plus intimiste, plutôt qu’à l’avant d’une grande scène.

« L’oiseleur », deuxième elpee de Feu ! Chatterton est paru l’an dernier. Dans la foulée, le combo s’est lancé dans une tournée de 4 mois, dont le point culminant a été fixé au Zénith de Paris, quelques jours après cette étape belge. Il est 20h30 pile lorsque les quatre musiciens déboulent sur l’estrade et se lancent dans le déjà rythmé « Ginger ». Toujours vêtu d’un costard élégant, Arthur Teboul éblouit les premiers rangs, peuplés de nombreuses génuflectrices sous le charme. Il ne laisse pas vraiment de temps mort entre les morceaux, entretenant la flamme de ses commentaires métaphoriques entre ceux-ci. « Fou à lier » et le très swinguant « Ophélie » enchantent la foule. Et les compos plus tempérées, comme « Côté concorde » ou « A l’aube » sont plutôt bien arrangées sous leur version ‘live’. On leur pardonnerait même « L’ivresse » un titre, finalement assez saoulant. Car s’il y a bien une constance, c’est la puissance poétique des textes, concédant des références à Baudelaire, Rimbaud et même Henri Salvador (en fin de set), à peine masquées. Souvent tranchants, les guitares et les synthés transcendent littéralement les compos. Et c’est le puissant « Boeing » qui clôt le show. Avant que la formation ne revienne, à deux reprises, accorder un généreux rappel de quatre titres. Et au bout de deux heures de concert, l’auditoire semblait plus que ravi. 

Feu! Chatterton reviendra le samedi 9 mars 2019 à l’Eden de Charleroi et les tickets sont toujours disponibles ici

(Organisation : Nada Booking)

Pascal Obispo

Lucie in the sky with Obispo…

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Obispo a décidé d'entamer sa tournée 2019 par la Belgique. Elle va se dérouler à guichets fermés. Ce soir, il est programmé pour le deuxième jour consécutif au Cirque Royal. Une semaine bien chargée, puisqu'il se produit encore à Liège et à Charleroi, avant de revenir aux Solidarités de Namur et le 29 novembre à Forest National (tickets en vente ici). Obispo a publié son onzième elpee studio, en octobre dernier. Il est éponyme. Pourquoi débuter son périple dans la capitale européenne ? Parce qu’il s'y sent bien, y possède une solide fan base et estime que le public y est chaleureux.

A 19h45, le maître de cérémonie vient annoncer la première partie : Antoine Galey. Un jeune artiste qui a participé au télé-crochet, 'The Voice France’, en 2016. Ne pas oublier qu'Obispo a été membre du jury de cette compétition. Et puis, Antoine est la vedette du clip d’Obispo, « Rien Ne Dure ». Cheveux longs, il chante en s'accompagnant à la gratte semi-acoustique et en s'éclairant à l'aide d'une lampe de chevet. Petit prodige de la six cordes, il va nous présenter quelques extraits de son premier album, « On Ne Sauvera Pas Le Monde Ce Soir ».  

Le temps de déménager la lampe de chevet et le micro, et Pascal Obispo grimpe sur les planches. A brûle-pourpoint, il concède que le public belge est indulgent. Son backing group implique un drummer –barbu, il est installé sur une estrade dans le fond à gauche, derrière un paravent en plexi, deux guitaristes, dont un coiffé d'un chapeau haut de forme de couleur rouge, ainsi que deux claviéristes dont l’un double aux cuivres (sax, clarinette, trompette). Pascal se charge de la basse. Il signale d'ailleurs qu'il n'est pas facile d'en jouer et de chanter en même temps ; et puis qu'il souhaite ébranler la machine à hits pop/rock empreinte de nostalgie qui fait rêver, à Bruxelles. Vu la réaction du public, on peut affirmer qu’il est entièrement acquis à sa cause. Une rampe composée de 40 spots tapisse le fond du podium devant quatre immenses écrans led sur lesquels sont projetées les paroles en mode karaoké. Pascal Obispo est un artiste sympa mais particulier. Généreux, il n'hésite pas à accorder des prestations de plus de 3 heures. Ce sera encore le cas ce soir dans un Cirque Royal bourré comme un œuf.

Le set débute par « Je Rentre ». Le natif de Bergerac glisse au milieu de la chanson un 'Vous m’aviez manqué', particulièrement touchant. Il est largement applaudi pour sa déclaration. Conquis, le public se lève de son siège pour entamer « Au paradis », et tout particulièrement le refrain. La soirée sera électrisée, rock, nostalgique et fortement teintée de sonorités issues des années 80. Pascal rend hommage à John et Paul à travers « A Forthlin Road », un morceau qu'il a coécrit. Caractérisée par des guitares un peu dark et des effets de pédales, il baigne au sein d'un climat réminiscent du célèbre "Sgt Pepper's" des Fab Four.  Premier hommage à Souchon qui apparaît en hologramme pour remercier Pascal et le public. Et c’est parti pour « Les Chansons De Souchon et Voulzy », des pointures de la chanson française, dans les années lumières. On ressent l’empreinte du fan avant d’être un artiste. Ensoleillé, « Ou Et Avec Qui Tu M’aimes », issu de l'elpee « Millésimes », est balayé de rythmes africains. « Assassine » se révèle particulièrement percutant. Mais c'est lors des titres les plus doux que Pascal se révèle le plus séducteur, sa voix montant alors dans les tours. Chaque trait d'humour fait mouche, renforçant l'interactivité entre l'artiste et la foule. Des roadies apportent un piano sur le podium. Place au moment « Lucille ». Pascal sollicite une Lucie de 23 ans, dans l'auditoire, en référence à sa chanson du même titre. Plusieurs bras se lèvent donc celui de votre serviteur qui tente sa chance. Directement, Pascal le regarde et s'exclame : ‘ Toi le barbu sympa, tu t’appelles Lucien, pas Luciole’. Après un contrôle d'identité, une Lucille de 31 ans grimpe sur scène et vient se placer à la gauche de Pascal. La fille est jolie, émue et… elle ‘a chaud’. Après quelques embrassades et quelques selfies, le duo nous réserve un joli duo plein d'émotion. Lucie est alors dans les cieux, avec Obispo dans les yeux. Mais l'hommage qu'il rend à sa pote, feu Maurane, sur « Rentrer Chez Soi », est bien plus bouleversant. Claudine apparaît alors en hologramme, derrière, sur l’écran. « Et Bleu » constitue une ode passionnante consacrée à la femme. A la fin de « 1980 », les musicos embraient par « Someone, somewhere in summertime » de Simple Minds, puis « Relax » de Frankie Goes To Hollywood, et enflamment inévitablement la fosse. Max s’invite à la trompette pour « D'un Ave Maria ». C’est à la fois beau et déroutant. Avant qu’Obispo ne nous incite à rejoindre le dancefloor, grâce aux rythmes endiablés et africains qui dynamisent « Chante La Rue Chante ». On se croirait alors, à Bamako.

(Organisation : Next Step / AA productions en accord avec Arachnée Productions)

 

Flogging Molly

Trop peur d’en perdre une goutte…

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Plus de 20 ans que Flogging Molly écume les concerts en proposant une musique qui mêle punk, rock et folk celtique. Partout où il passe, on assiste ou plus exactement participe, à une fête géante. Un peu comme si on fêtait la Saint Patrick. Dans l’esprit de The Pogues, Social Distortion, Rancid, Bad Religion ou encore Dropkick Murphys, pour lequel il avait assuré le supporting act, en février dernier, au même endroit. Bien que fondé en 1997, à Los Angeles, aux Etats-Unis, son guide, Dave King, est fier de ses origines irlandaises. Pas étonnant qu’il tape les paroles de ses chansons sur une machine à écrire datant de 1916, année au cours de laquelle s’est déroulée l'insurrection de Pâques, en Irlande.

Buster Shuffle est programmé en première partie. Son dernier LP, « I'll Take What I Want », remonte à 2017. Son principal slogan ? ‘Fuck the Brexit’ ! Et il va nous le rappeler, tout au long du set. Lorsqu’il grimpe sur le podium, à 19h45, il y a déjà bien du peuple dans l’AB. Le quatuor réunit le chanteur/pianiste –coiffé d’une casquette noire– Jet Baker (NDR : dont la voix évoque curieusement Suggs, le vocaliste de Madness), le drummer Terry Mascali, le guitariste rythmique James Stickley ainsi que le bassiste Gravy (NDR : son chapeau mou vissé sur le crâne lui confère une binette bien sympathique). Un rideau noir masque le matériel –imposant, par ailleurs– de Flogging Molly. Le show s’ouvre par « Brothers and sister », un ska incendiaire qui incite déjà la foule à sautiller. Le combo va nous réserver deux superbes covers. Tout d’abord le « You Never Can Tell » de Chuck Berry, puis le « Out of Sapce » de Prodigy, un rock steady qui va mettre une ambiance du tonnerre. Le chanteur est hyper-interactif. De quoi entretenir le souk qui agite la fosse. Point d’orgue du concert, un pot-pourri constitué de reprises de Queen, Madness et Specials…

Setlist : « Brothers And Sisters », « I'll Get My Coat », « Petit Pot Pourris », « We Fall To Pieces », « You Never Can Tell (cover Chuck Berry), « Our Night Out », « Out Of Space (cover The Prodigy).

Le line up de Flogging Molly réunit Dave King (gratte semi-acoustique et chant), Bob Schmidt (mandoline, banjo, bouzouki), Matt Hensley (accordéon), Nathen Maxwell (basse, chant), Dennis Casey (guitare électrique), Bridget Regan (violon, flûte irlandaise, uilleann pipes) et le drummer George Schwindt, qui se plante au centre, légèrement en retrait sur une estrade. Ce soir, le septuor va puiser généreusement dans son dernier elpee, « Life Is Good », paru en 2017, mais également au sein des 9 autres long playings, en privilégiant, bien entendu, ses hits. En toile de fond, le sigle distinctif du band est affiché, soit un énorme trèfle à 4 feuilles au cœur duquel 2 serpents sont entrelacés, l’un d’entre eux brandissant dans sa gueule, un poignard vengeur, lame vers le haut.

Dès le début du set on est plongé dans un univers bien celtique. Banjo, violon, fifre et accordéon favorisant cette impression. Les mélodies sont irrésistibles. Les refrains, contagieux. Les chansons, rafraîchissantes, allègres et récréatives. Et lorsqu'un pogo impliquant 1200 personnes éclate, c’est impressionnant. Le personnel de sécurité ne chôme pas. Il y a d'ailleurs longtemps que votre serviteur, calé dans son fauteuil au balcon, n’a plus assisté à un tel spectacle !  Sur les planches, les musicos profitent du moment présent autant que l'auditoire, régulièrement illuminé par un light show dominé par les lumières bleues, vertes et jaunes. King est partout, harangue les premiers rangs et arpente la scène dans tous les sens en sautillant comme un cabri. Hormis « Laura », un vieux standard que votre serviteur apprécie, tous les tubes sont passés en revue, des compos aux textes intelligents et engagés. Et pas question de profiter des titres plus mélancoliques pour prendre une pause, aller aux toilettes ou aller chercher un rafraîchissement. Trop peur d'en perdre une goutte. Et de manquer, par exemple, le magique « Crushed (Hostile Nations) ».

Le rappel est carrément bordélique. Et lors du final, le groupe au grand complet fait le mariole sur l’air du ‘montypythonesque’ « Always Look On The Bright Side Of Life », les musicos balançant tout ce qu'ils ont sous la main, Dave King se délestant même de sa chemise, chargée de transpiration. Un moment à revivre le plus tôt possible.

Setlist : « There's Nothing Left Pt. 1 », « (No More) Paddy's Lament », « The Hand of John L. Sullivan », « Drunken Lullabies », «The Likes Of You Again », « Swagger », « The Days We've Yet To Meet », « Requiem For A Dying Song », «Life In A Tenement Square », «Float », «The Spoken Wheel, Black Friday », The Spoken Wheel, Black Friday », « Life Is Good », « Rebels Of The Sacred Heart », « Devil's Dance Floor », «  Crushed (Hostile Nations) », « What's Left Of The Flag », « The Seven Deadly Sins ». 

Rappel : « If I Ever Leave This World Alive », « Salty Dog », « Always Look on the Bright Side of Life » (Monty Python cover).

(Organisation : Ancienne Belgique)

Photo : Richie Smyth

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