L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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The Wolf Banes - De Casin...
Kreator - 25/03/2026
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Kids in the waiting room

Parts (Ep)

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Kids in the waiting room, c’est le projet de Thomas Van Caeneghem, mieux connu dans le Nord de la Belgique, comme acteur. Pour enregistrer cet Ep, il a reçu le concours d’un backing group, dont un guitariste, un drummer et un clarinettiste, Thomas se consacrant aux claviers et au chant. Et il possède une très belle voix, un falsetto diaphane, gracile, doux et même intimiste, comme s’il voulait chuchoter à notre oreille. Un peu comme Anhoni. Malheureusement, et tout particulièrement sur le morceau d’entrée, « Parts », il la trafique au vocodeur. Un filtrage qu’il renouvelle, ensuite encore, mais plus épisodiquement. Mais quelle mauvaise idée ! D’ailleurs, il s’en abstient tout au long de l’excellent « Basement », un morceau mélancolique aux multiples variations instrumentales. Enrichi par des interventions judicieuses au violoncelle et à la clarinette, il sonne paradoxalement comme un hautbois. Baignant au sein d’un climat orientaliste et traversé par cette même clarinette et un xylophone fugace, « K.I.T.W.R. » nous replonge quelque peu dans l’univers de Japan. L’Ep recèle un morceau caché. Intitulé « Steps », il est tramé sur une sèche en picking. Bref, un disque de folktronica qu’on pourrait situer à la croisée des chemins des univers sonores fréquentés par Sufjan Stevens, Bon Iver, Ozark Henry, The Notwist et James Blake. Et s’il n’y avait ces vocaux bidouillés, ce long playing aurait pu figurer parmi les bonnes surprises de cette fin d’année…

Ossayol

1990

Écrit par

Fondé en 2013, Ossayol est un trio bourguignon, issu de Le Creusot très exactement, drivé par le chanteur, compositeur, guitariste Mickaël Pillisio. Il est soutenu par un drummer et un violoncelliste. « 1990 » constitue son premier elpee, une œuvre empreinte de douceur et de mélancolie, mélancolie accentuée par les interventions graciles et langoureuses du violoncelle. Les drums sont arides, parfois martiaux (« The pines »). Mickaël joue de la guitare en picking (NDR : « Happy birthday » semble hanté par Léonard Cohen) ; on entend même parfois les doigts qui glissent sur ses cordes. Enfin, capricieuse, sa voix campe le plus souvent un hybride entre celle d’Andrews Finn (The Veils) et Cat Stevens, mais lorsqu’elle monte dans les tours (« A box ») elle devient carrément écorchée. Un album qui devrait plaire aux mélomanes qui adorent l’indie folk romantique…

Black Paper Plane

Black Paper Plane (Ep)

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Issu de la région de Tournai, Black Paper Plane réunit des ex-Pillow, Heroïne et Alien Satellite. Découpé en 5 plages, son premier Ep est éponyme. Baignant au sein d’un climat mélancolique, les compos sont, en général, tramées sur un même schéma : un rythme entraînant imprimé par la section rythmique et les pulsations du synthé, sur lequel deux grattes en strates, en arpèges, parfois chargées de reverb (Durutti Column ?), et souvent en crescendo, viennent se greffer, dont une plus cadencée et l’autre qui se détache régulièrement pour s’autoriser des envols parfaitement maîtrisés ; et puis la voix bien timbrée mais chargée de spleen de Steph, qui tourmentée, claustrophobe, semble parfois hantée par Simon Huw Jones, le chanteur d’And Also The Trees (« Take control »). Et si le titre final lorgne, en tout début de parcours, vers les Pixies (basse et guitare), la suite revient au schéma fondamental, même si la fin du morceau est enrichie par des notes de synthé en émulsion. Exception qui confirme la règle, « Don’t give up », un morceau qui constitue le sommet de cet Ep. D’abord abordée comme une ballade mid tempo, elle s’ouvre par des accords de gratte en picking, puis monte progressivement en intensité ; mais c’est surtout sa jolie mélodie, réminiscente de Mud Flow, qui fait la différence. Pour un premier essai, le résultat est tout à fait convaincant…

 

Archi Deep

Archi Deep (Ep)

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Depuis que Martin Leroy, le bassiste est parti vivre aux States, Archi Deep est réduit à un duo réunissant le batteur Camille Sullet et le chanteur/guitariste Arthur Di Piazza, un Oléronnais qui a monté ce projet en 2013. Au départ flanqué de l’appendice Monkeyshakers, le duo a donc décidé de l’amputer. 

Pour ces 6 plages, la paire a bénéficié du concours de Lucas Thiéfaine et de Frédéric Scaps, respectivement à la sèche et aux claviers, sur deux plages. Bien rock, la musique d’Archi Deep se réfère davantage aux 90’s qu’aux 70’s, évoquant tour à tour Smashing Pumpkins (« Losing my mind »), Black Crowes, Queens of The Sone Age, Lenny Kravitz et surtout White Stripes, pour l’empreinte blues, à l’instar du percutant et âpre « With no money no time » ainsi que du premier single « I’m just a man », une plage cependant plus pop, sifflotée en cours de route, mais sont le tempo s’accélère en milieu de parcours. Souligné par un filet de clavier, et joué à la guitare en picking, l’acoustique « Hey » met en exergue la superbe voix, bien timbrée, d’Arthur Piazza, alors que variant constamment de ryhtme entre refrain et couplet, « I’ll be by your side » est saupoudré de ‘ou ouh’ rollingstoniens (NDR : c’est dans l’air du temps !)

 

Power Shake

Go wild!

Écrit par

Power Shake nous vient de Wallonie picarde, un jeune groupe responsable d’une musique agrégeant, mais sans filtre, boogie, blues, garage, rock et surf. Il réunit le chanteur/harmoniciste Fred ‘The Reverend’ Janus, le contrebassiste Jon Beat, le guitariste/chanteur Jérôme ‘Mister G’ Rasson et le batteur Peyo. Le quatuor roule régulièrement sa bosse, sur les routes wallonnes (NDR : il a ainsi ouvert l’édition 2017 du festival Roots & Roses), mais se produit également à l’étranger ; ainsi l’an dernier, il a tourné en Martinique. Il s’agit de son premier opus, un disque qui a bénéficié du concours de Mathis Dalle, alias the Goon Mat (Boogie Beasts), à la mise en forme…

"You got" ouvre la plaque. Un morceau très rythmé, percutant, stimulé par les claquements de mains. Le Révérend souffle dans son harmo, alors que MJ crache ses premières flammes à travers un riff conquérant. Boogie sans concession, "Boogie House" s’illustre par un son volontairement sale. Cordes et interventions à l’harmonica entrent en osmose pour nous conduire vers la mythique demeure de Doctor Boogie. Appuyé par les accords de Jérôme –qui pour la circonstance se réserve également le chant– le shuffle "Hunting wolf" est marqué au fer rouge par la section rythmique. "Lies" constitue un des sommets de l’elpee. A cause de ce rythme hypnotique, transique, hanté par Howlin' Wolf. Mister J y signe une intervention brillante, allumée, propice au voyage acide et déjanté. Roots, "5 O'clock" est une compo construite en crescendo. "Save my soul" est à la fois écrasant, menaçant et torturé. Réverbérées, les cordes finissent par prendre leur envol. La voix de Fred se détache en nous plongeant au sein d’un passé fréquenté assidûment par Rocky Erickson voire Alice Cooper. Elle est aussi irrésistible pour nous apprendre à exécuter les pas de la "Guacamole dance". Un surf ludique aux cordes métalliques. Les quatre musicos semblent particulièrement soudés tout au long du boogie/rockabilly "The way you love", une piste que Mister G chante habilement, mais frénétiquement. Efficace, "She's so" nous entraîne au cœur du pays des collines du Mississippi, tout en adressant un clin d’œil appuyé au Delta. Une version alternative de "Boogie House" clôt cet LP. Le rythme est totalement différent. The Goon Mat en profite pour pimenter le morceau de percus et de slide. Un nouvel album de Power Shake est déjà attendu, et ne devrait d’ailleurs pas tarder…

 

The Trick

The Trick (Ep)

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Le line up de The Trick implique des musiciens issus de France, du Grand-duché de Luxembourg et du Portugal. Un groupe bien cosmopolite, car cet Ep a été enregistré au Grand-duché et mixé à Amsterdam. Le nom des musicos sont particulièrement colorés. Que ce soit le chanteur Lata Gouveia, le guitariste Florent Plataroti, le bassiste Apollo Munyanshongore, le batteur Benoit Martiny, et le préposé à l’orgue Hammond, Sergio Rodrigues.

La musique proposée par The Trick nous replonge au début des années 70. Les percus impriment le tempo allègre de "Get down", power rock qui met en exergue les deux solistes, Florent et Sergio. Et les deux musicos ne manquent pas de panache. Le guitariste, bien sur. Mais également le claviériste. Son orgue Hammond B3 donne le ton à l’ensemble. Un instrument qui rappelle qu’à une certaine époque, les combos qui sévissaient dans l’univers underground anglais et allemand y avaient recours plus que régulièrement. Et la communion entre ces deux instruments est ici bien mise en exergue sur Capital Crime", un peu dans l’esprit de Deep Purple, même si Mr Plataroti se réserve une sortie chargée d’intensité sur la slide. The Trick aurait certainement pu vivre à cette époque ; c’est une certitude. Et caractérisé par ces cordes déjantées, psychédéliques, qui s’éclatent face à la section rythmique parfaitement huilée, "Be zen at the zoo" en est une nouvelle démonstration. Plus complexe encore, "Pasta" nous entraîne même dans un climat krautrock!

 

Excellente Attitude

Bienséance, étiquette et galanterie

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Excellente Attitude est un duo récemment formé, réunissant deux Mouscronnois exilés dans la capitale. Le tandem a décidé, depuis quelques mois, de répandre une énergie positive et communicative sur la capitale européenne. Un état d’esprit que traduit parfaitement son premier Ep, baptisé « Bienséance, étiquette et galanterie ».

Derrière ce doux patronyme se cache un projet aussi basique qu'efficace. Exit les guitares et autres claviers, Excellente Attitude a décidé de se limiter à la basse et la batterie, l’expression sonore autorisant, épisodiquement, quelques effusions vocales naviguant entre le chant et la déclamation. Difficile donc d'épurer davantage...

Malgré cet apparent minimalisme, les 5 plages de cet Ep gardent constamment l’esprit du mélomane en éveil. L’accroche est permanente. Outre les frappes lourdes et métronomiques du drummer, la ligne de basse dicte la marche du morceau tout en assurant la mélodie. Le duo ne privilégie donc pas la débauche d'énergie au détriment de la subtilité, comme de nombreuses autres paires. Il parvient à agréger ces deux composantes essentielles.

Bref, la musique d’Excellente Attitude évolue au sein d’un univers proche du combo français,

Gâtechien, puisant probablement son influence majeure chez Fugazi. IL y en a d’autre, mais on vous laisse le soin de les déceler… 

N'hésitez donc pas à prendre une bonne dose d'ondes positives, lors des concerts accordés par Excellente Attitude. Quand ? Le 8 mars au Rock Classic Bar et le 24 juin au Magasin 4…

 

ASHES (France)

Something In The Air (Ep)

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Clémence de la Taille a choisi comme patronyme musical ASHES. La Bordelaise milite également au sein du duo Calame, en compagnie de son frère Arthur. Cette auteur/interprète est également peintre et sculpteur sur métal. Son projet implique également Syan, aux claviers et machines, matos dont se sert également Clémence. Cependant, elle se réserve les vocaux.

Ténébreuse, son électro/pop laisse quand même filtrer quelques rayons de lumière. Ce qui lui permet de créer des paysages sonores atmosphériques et envoûtants.

Il est clair que Clémence recherche la légèreté dans la puissance, la lumière dans l'ombre et l'équilibre dans la violence.

« So Do I » est censé transporter le mélomane au sein d’un univers vaporeux ; mais après s’être immiscé subrepticement sans le creux de l’oreille, la voix de Clémence est rattrapée par les beats frénétiques…

« Something In The Air » n’est pas une reprise de Thunderclap Newman, mais une plage électro/pop sucrée/salée par la voix feutrée de la vocaliste (le clip est à découvrir ici)

Une voix qui lorgne plutôt vers celle de Sharleen Spiteri sur « Lady In Black », une compo tendre, plaisante et à la mélodie accrocheuse… 

Le titre maître est étrange, envoûtant même. Il pourrait même servir de B.O. pour un film d’épouvante. Le spectre de Mike Oldfield plane même. Faut dire que son titre, « Ashes », a peut-être brûlé en enfer…

Yakhchal

00+5399+xo (Ep)

Écrit par

Le Yakhchal est en quelque sorte l’ancêtre du frigidaire, une étrange ruche perse enterrée, capable de conserver de la glace, en plein milieu du désert. Et elle pouvait atteindre 5 000m3. Une invention qui remonte au IVème siècle avant Jésus-Christ. Mais c’est également un trio italien, réunissant un bassiste, un drummer et un guitariste qui pratique du post rock. Etablie en Belgique, cette formation a enregistré ce premier Ep à Saint-Gilles, dans une ancienne glacière, sous la houlette de Michel Meulemeester. On commence ainsi à mieux comprendre le choix du patronyme. Un disque découpé en 5 pistes…

La musique proposée tout au long de cet essai baptisé « 00+5399+xo » baigne au sein d’une atmosphère mélancolique. Pour y parvenir, le groupe s’est servi de boucles psychédéliques voire hypnotiques, d’une instrumentation basique et d’effets spéciaux. Ce qui ne l’empêche pas de s’autoriser des riffs turbulents ou d’imprimer des rythmes plus lourds. Bref, imaginez un Explosions in The Sky, mais en moins explosif…

 

Kings of Edelgran

Kings of Edelgran

Écrit par

Derrière le patronyme Kings of Edelgran (Trad : « Rois du Sapin ») se cachent Jérome Caudron et Josias Delcourt, deux Belges aujourd’hui établis à Bruxelles. C’est en 2013 que ce projet a pris forme. Un an plus tard, le duo publie un premier Ep. Ce qui va le pousser à participer à différentes compétitions, comme le Concours Circuit ou le Humo’s Rock Rally. Et lui permettre d’acquérir un certain crédit. Il vient de graver son premier elpee. Sur lequel figurent notamment les pistes de l’Ep. Et pas seulement. Onirique, son folk/rock ouvre de grands espaces au sein desquels s’engouffrent échos et delays. Outre les drums, la guitare et les claviers, des cuivres chaleureux enrichissent ponctuellement les morceaux. Les crescendos sont parfaitement maîtrisés, à l’instar de l’excellent « Fire and Gold » ou de « Fillan ». 

Dans leurs interviews les deux Belges citent volontiers Bon Iver, Volcano Choir ou encore Asgeir comme influences majeures. Elles sont flagrantes ! Parfois à l’excès. Les pictogrammes qui figurent sur la pochette rappellent même cruellement le dernier long playing de la bande à Justin Vernon.

Malgré d’incontestables similitudes, cet elpee s’avère de toute bonne facture. Et son écoute est plaisante. Suscitant une envie de quitter l’oppression urbaine pour les grands espaces. Ou si vous préférez… de partir en vacances !

 

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