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Epica - 18/01/2026
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Découvertes

Animaux Surround

Booking Rooms

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Seul chez lui, Isidor Hibou a donné vie à son projet, Animaux Surround. Projet en solitaire que le Français dirige d’une vraie main de maître. De la composition, à la production en passant par la réalisation, l’artiste mène la barque. Touchant également à la photographie, il a même réalisé l’artwork de son premier Ep, « Booking Rooms ». Isidor Hibou est donc l’exemple type du DIY. De l’autodidacte, si vous préférez !

L’album s’ouvre par un premier morceau manifestement influencé par la new wave/électro anglaise des années 80. Les loops de synthés en sont la plus belle illustration. Plutôt glacée à premier abord, la musique d’Animaux Surround se réchauffe progressivement. Sur « Awake », le piano et la voix sont admirablement valorisés par de petites touches électroniques dans un style qui peut parfois rappeler le « Kid A » de Radiohead. Une accalmie de brève durée, puisque dès le morceau suivant, le rythme est à nouveau soutenu et l’énergie dispensée plus palpable. Les percussions ‘exotiques’ et la guitare font leur apparition. Par la suite, Animaux Surround incorpore des ‘cut-up’ de films et journaux. Le disque s’achève par « Booking Rooms » une plage qui nous plonge au cœur d’une ambiance davantage ténébreuse et inquiétante.

Si la mise en forme de cet Ep n’est pas parfaite, le reste l’est bien. Pour un premier essai, Isidor Hibou est parvenu à épater la galerie. Bien sûr, tout n’est pas impeccable ; mais il faut rappeler que ce « Booking Rooms » a été réalisé, de A à Z, par une seule et même personne. Et à ce titre, on ne peut que s’incliner. 

 

Grubby

Grubby

Écrit par

Quintet Breton, Grubby interpelle. Enregistré grâce au tremplin Rock n' solex de Rennes, ce maxi 4 titres nous propose une musique plutôt calme, évoluant entre pop et post rock (NDR : selon la bio). Partagé entre 2 titres instrumentaux et 2 chantés, ce disque nous offre un large panorama de la culture rock que nous balayons. Et en particulier la new wave (Cure) et le noisy rock (Ride, Mogwai). Pourtant, toutes ces influences semblent parfaitement digérées. D'ailleurs, la formation ne s'en tient pas aux classiques guitare-basse-batterie : un piano vient souligner, enrichir la mélodie de manière fort à propos, alors que l'un ou l'autre bruitage électro pénètre tout aussi facilement cet univers sonore. J'ai quand même un faible pour le titre final, " Madame sait tout ". Un fragment de 8 minutes construit sur un schéma lancinant et hypnotique. Un morceau qui conclut en beauté le maxi et qui devrait causer tout autant de dégâts sur scène.

 

The Stumps

The Beat

Écrit par

« The Beat », le premier album de The Stumps, prouve que la France enfante des groupes ou des artistes pop-rock de qualité. Particulièrement doué, ce quatuor parisien lorgne honteusement, mais en affichant pas mal de classe, dans le jardin de The Virgins (« Sisters and Co », « Young and Fabulous »), Two Doors Cinema Club (« What’s Next ? ») ou encore Hockey (« Sleep Well Live Twice)… La formation dispense un rock hyper mélodique susceptible de faire danser Sarkozy, malgré ses sondages catastrophiques ! Les riffs sont efficaces, les claviers 80’s bien sentis et le groove funkysant souvent imparable (« Sleep Well Live Twice » et surtout « Alice and Stephanie »). Enfin, pour une autoproduction, « The Beat » est le fruit d’un véritable travail de pro. Coup de cœur pop imparable malgré l’accent du chanteur, guère terrible mais pas gênant du tout…

 

Bertram Wooster

Popetry

Écrit par

La pochette est à l’image de ce projet original. Bertram Wooster revisite des poèmes anglo-saxons (Byron, Keats, Lear, Carroll, Frost, Yeats) à la sauce folk à l’aide d’instruments comme le ukulélé, le mini piano, le tambourin et l’accordéon. Le groupe s’articule autour d’Olivier le Blouch, qui définit ce premier opus comme une accumulation de coïncidences.

Belle harmonie pour une suite de hasards ! Si on parvient à passer au-dessus de son accent anglais, l’auteur nous propose un premier album cohérent et agréable à écouter, malgré ce qui peut parfois apparaître comme un manque de relief. On pense parfois à Charlotte Gainsbourg et son album « IRM », tant la voix est douce voire fluette. Les parties plus instrumentales évoquent quant à elles Yann Tiersen.

Il faut plusieurs écoutes pour adhérer à cet univers particulier. Le disque s’ouvre sur une ballade.  Puis « The Owl and the Pussycat » est plus sautillant, et marque vite les esprits.

« Into my own », limité uniquement au piano et à la voix, est fort joli même si les ivoires prennent souvent le dessus et empêchent la bonne compréhension du texte.

« The Walrus and the Carpenter » débute un peu mollement par une intervention à la flûte ; puis au bout de 2 minutes, on vire dans un son plus rock : surprenant et enjoué.

« When we two parted » s’accompagne d’un air de piano que l’on retient. Mais à nouveau, on passe à côté de la poésie des textes en raison de l’accent. Mais aussi parce que les instruments couvrent la voix. « To time » est plus jazzy jazzy, plus mélancolique.

« The Duck and the Kangaroo » s’inscrit dans une lignée plus pop et se clôture par une petite dose de dérision caractérisée par des cris à la Donald Duck. Les deux derniers titres clôturent le tout en douceur.

Un petit album qui se défend donc bien et trouvera aisément sa place dans votre compactothèque, lors d’une soirée tranquille.

 

Superclub

The Choice of Your Mom Since 2009

Écrit par

A l’origine, il y avait Cédric et Geoffrey. Et l’origine ne remonte pas très loin. Elle date de 2009. Durant deux ans, ce duo écrit, compose mais, au bout du compte, c’est le calme plat…

Le déclic, c’est au  début 2011 qu’il se produit, lors des arrivées de Sergio qui s’approprie le micro et de Vincent qui prend en charge la section rythmique. Le travail des deux fondateurs se concrétise à l’issue de la répétition d’une bonne dizaine de titres, travail qui va s’étaler sur deux mois.

Le line-up de la formation se complète rapidement : Mélodie à la trompette, Frédéric, son élève (NDR : multi-instrumentiste, il joue aussi bien des cuivres que des percus ou de l’harmonica) et enfin Stéphane qui soutient, également à la trompette, le jeu de Mélodie.

Quelques semaines seulement après avoir pris définitivement ses marques et seulement accompli quelques répètes, Superclub entre en studio pour enregistrer cet Ep cinq titres.

Découverte géniale serait un peu exagéré pour qualifier ce premier résultat, prometteur serait plus approprié. Si Sergio chante dans notre belle langue, la musique quant à elle oscille entre pop/rock et funky, laissant apparaître quelques influences soul ou reggae où s’exprime audacieusement la section de cuivres.

Cinq titres se partagent l’intégralité de cette première (auto)production. Un peu d’humour sur « Pamela » et son physique siliconé de rêve (je demande à voir), l’expression d’une mauvaise passe, un mal de tête obsédant, « Headache », qui dure trois bonnes minutes, l’expression d’un regret, « J’aimerais te ressembler », et pour terminer deux descriptions un peu étonnantes de notre société, « Urban Savane » et « Caméléon ».

Des textes loin d’exprimer des sentiments ‘fleur bleue’ mais qui sont plus axés sur des thèmes tantôt graves, tantôt plus légers, voire ironiques à tendance stupide de nos modes de vie.

Bref, ce petit Ep devrait permettre à ce tout jeune groupe de se ‘vendre’ sur les ondes régionales et de s’affirmer sur les planches de quelques scènes locales avant de retourner en studio pour, qui sait peut-être, une confirmation et même plus si affinités !

 

Beverly Pils

J’ai la goutte

Écrit par

Z’avez déjà mangé un pain saucisse à la kermesse aux boudins de Fosses-la-Vile dans le Namurois ? Ben y’a la saucisse qui baigne dans sa graisse cuite, recuite et re-re-cuite avant d’être insérée, tout comme les oignons cramés, dans un pain qui n’a pas l’air trop catholique… Le tout avant, pendant ou après avoir ingurgité une caisse de pintes, en compagnie de vos meilleurs potes de guindaille.

Ah oui, j’allais oublier ! Faut un peu de musique. Enfin musique… mwouais, plutôt quelques chansons qui parlent de ripailles, de rigolade, de caca-pipi-prout, de sexe et de tous ces concepts plus ‘comiques’ les uns que les autres !

Ben j’ai trouvé ce qu’il vous faut messieurs, dames. Beverly Pils ! De la bonne, que dis-je de l’excellente (?) chanson paillarde (si peu !) qui va vous donner l’envie furieuse de déguster ces délicieux mets bien de chez nous, sans oublier, avant d’aller vous coucher, mais après avoir dégobillé le tout, un bon paquet de frites nappées d’une non moins bonne mayonnaise pour accélérer le processus…

Désolé les gars mais je ne partage pas du tout votre philosophie de vie. Je veux bien vous témoigner du respect ainsi qu’à tous ceux qui en sont adeptes. Chacun jette sa thune comme il l’entend ; mais perso, ce n’est pas, vous n’êtes pas du tout ce qui me permet de saliver. Ou alors j’ai pas d’humour, qui sait ?

Et en plus j’aime pas la bière ! Vraiment pas de chance que votre album me soit tombé entre les mains.

 

Scratch My Back

Take that train (demo)

Écrit par

Depuis quelque temps, La France est traversée par une vague de West Coast et de Jump. Rosebud Blue Sauce et Bluesin' Machine sont des groupes qui pratiquent ce style de fort belle manière et avec beaucoup d'esprit. Le groupe nantais Scratch my back fait partie de cette mouvance. Il se produit sous un line up basique (basse, guitare, batterie et harmo) ; mais lorsqu'il interprète des morceaux plus swing, il fait appel à une section de cuivres.

Premier titre de la démo, "Party girl" permet de découvrir le ton que cette formation entend imposer. Les accents jazzy sont hérités de T.Bone Walker et de ses compères. La section rythmique est impeccable. L'harmoniciste technique est épaulé par un sax aérien. Le solo du guitariste démontre une maîtrise des accords de la côte ouest-californienne et révèle une influence manifeste d'artistes de la trempe de Rick Holmström ou encore d'Alex Schultz. Deuxième plage, "Caldonia" (NDR : la version 2, celle de Louis Jordan) nous entraîne dans un swing très dansant. Un fragment qui confirme la cohérence du band et la direction empruntée. Retrouver le son de la période 40's & 50's semble être une de leurs préoccupations. "Big boss woman" amorce un changement de cap. Un titre de funky soul dans la lignée des JB'S ; et plus particulièrement de Maceo Parker, le saxophoniste disjoncté (NDR : dont "Scratch my back" a assuré une première partie). Ce CD se termine par "Keep it yourself" de Sonny Boy (Rice Miller). Ce blues rythmé met en exergue le jeu de l'harmoniciste/chanteur et démontre l'étendue des qualités de ces musiciens qui ne peuvent encore qu'évoluer. La tournée opérée aux States le printemps dernier a certainement dû les "booster". Ils se produiront dans la région du Nord pas de Calais, cet automne. Ne les manquez surtout pas !

 

Raspoutitsa

Démo

Écrit par

Deuxième démo pour ce quintette tournaisien issu des cendres de Larsen Lupin. Quatre titres, dont trois chantés dans la langue de Molière et un dans celle de Shakespeare. Première constatation, pour une autoproduction, le son est impeccable, voire même raffiné. Mais il faut reconnaître que depuis l'arrivée d'un claviériste, leur musique n'a strictement plus rien à voir avec le post grunge consommé au sein de leur ancienne formation. On nage même parfois carrément dans le prog. Pensez au Genesis de l'Archange Gabriel. Claviers fluides, envolées lyriques, changements de rythmes impromptus, guitares tantôt syncopées, sinusoïdales ou cristallines, construction mélodique par paliers. Tout y est. Seul le vocal ne parvient pas à décoller au sein de la solution sonore propulsée dans l'éther atmosphérique. Pas qu'il soit médiocre, mais il ne parvient pas à se muer en falsetto. Et il est vrai, que ce style de musique exige une 'voix' ! Un titre s'écarte légèrement de l'ensemble : " Born in Christmas time ". Celui chanté en anglais. Plus funk blanc, plus métallique, plus viscéral, il est à la fois torturé par une guitare wah wah et (parfois) tourmenté par un vocal trafiqué ; mais, en fin de parcours revient à une forme plus prog…

 

Melt

Comme à la maison

Melt tente d'intégrer la scène rock française avec ambition et un certain talent, en témoigne ce " Comme à la maison " plutôt bon à défaut d'être grandiose. Rythmiques funky, basse slappée à la Flea des RHCP, riffs entraînants : Melt, avec de l'entraînement, pourrait bien damer le pion, un de ces jours, à FFF. En choisissant le français comme langue de chant, le quatuor affirme son attachement à l'Hexagone - bizarre alors que l'on pense à du Vénus plus électrifié, la voix du chanteur ressemblant à celle de Marc Huyghens, voire à celle de… Pierre Rapsat. Melt serait-il un groupe belge, comme Brel et Hallyday sont soi-disant Français ? Qui sait… Parce qu'en écoutant cet EP, sûr qu'on se sent un peu comme chez soi (du moins côté wallon). Melt, made in France ? Allez, Léon, j'ai les mêmes à la maison !

 

Munky Posse

A dead season

Écrit par

Après une démo remarquée et saluée par la presse métal hexagonale, Munkey Posse sort aujourd'hui un MCD qui ne manque pas de qualités. Et je n'ai pas du tout envie de m'écarter des commentaires qui ont salué la parution de ce premier effort. Je réitère même les encouragements manifestés pour la circonstance : ultra énergique, brutal, hyper puissant, le hardcore de ce quintet originaire de Besançon se frotte sans aucun complexe aux ténors du genre, Vision of Disorder en tête. Là où d'autres pêchent par un manque d'originalité, Munkey Posse imprime une certaine recherche jamais mise en défaut tout au long de ces 6 titres. Tant au niveau des vocaux, avec la désormais classique alternance beuglement/poussage de chansonnette, que de la complexité des morceaux (flirtant avec le black, le death et le punk). Jamais ennuyeuse, leur musique interpelle concrètement. L'attention est captée dès les premières secondes et il est très, très difficile de faire la sourde oreille. Bien sûr, les voir 'live' doit produire un effet plus proche de la claustrophobie que de l'apaisement ; impression que ce disque ne manifeste pas, à premier abord. Bref, du très bon boulot !

 

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