Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Didier Deroissart

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Après avoir accompli une longue tournée (NDR : trois ans quand même), pour défendre son album « LØVE », été certifié quadruple disque de platine en France et d’or en Belgique et avoir décroché une Victoire de la Musique comme Artiste de l’année, Julien Doré a eu besoin de se ressourcer. Avec lui-même et les autres. La Nature et le Monde. Et c’est dans cet état d’esprit, qu’il a imaginé "&", quatrième elpee, une œuvre cocoon, solaire, humaine, caractérisée par son écriture unique, entière et poétique, et dont les mélodies transpercent, brûlent ou caressent. Puis en février dernier, il a gravé un opus acoustique, intitulé « Vous Et Moi ». Il y revisite seul, à l’aide de sa gratte, sa voix et ses ivoires, le fameux « & ». Et c’est dans ce contexte qu’il a décidé de reprendre la route. En baptisant son périple du titre de ce dernier LP, une tournée –soit dit en passant– sold out.

Pour en assurer le supporting act, Julien a choisi des artistes en devenir sur base de vidéos qu’il a demandé de lui transmettre. Pour le concert du Bozar à Bruxelles, c’est Céline qui a été sélectionnée. Agée de 17 printemps, cette jeune fille chante en s’accompagnant au piano. En un quart d’heure, elle va enchanter l’auditoire de sa voix cristalline. Lors du dernier morceau, « Ne me laisse pas », Julien arrive sur la pointe des pieds, micro dans la main gauche et caresse ces ivoires. Cécile se lève alors, et quitte discrètement les planches, sous de chaleureux applaudissements.  

La scène est cosy et intimiste. Et baigne au sein d’un climat mystérieux. A cause des bougies allumées un peu partout. Sur la gauche on remarque la présence de trois guitares et d’un ukulélé. Un fauteuil rouge campe sur une estrade et juste à côté, une lampe de chevet est posée sur une petite table…

Julien s’assied sur son siège et attaque « Le lac » à la gratte semi-acoustique. Son toucher de cordes est empreint de délicatesse. En fin de chanson, il s’adresse à la foule et lui crie ‘Avec moi !’. La réaction est immédiate. Il apprécie ce moment et écoute chanter l’auditoire. Les lumières s’éteignent. Le thème de l’eau hante Julien. D’ailleurs, il poursuit son répertoire par « Les Bords de mer ». La fosse baigne alors dans un light show de couleur bleue. Un faisceau blanc descend du plafond et vient se stabiliser sur l’horizon, tel un coucher de soleil. C'est vraiment quand il est dans la simplicité et le naturel que Julien nous touche le plus et, sans doute, est au sommet de son art. Changement de gratte pour « Mon Apache », une chanson d’amour signée par son fidèle guitariste, Armand Méliès. Délicate, entrecoupée de ‘oh’ pudiques, suave, sa voix reflète le sentiment d’un cœur blessé, probablement le sien. Un grand moment d’émotion au cours duquel il se met littéralement à nu. La setlist semble avoir été établie au feeling. Doré passe ensuite derrière le piano pour quelques titres. Dont « Kiss me forever », moment au cours duquel ce sont des boules de teinte rouge qui descendent alors du plafond, s’immobilisant à différentes hauteurs. Il promet qu’il va se calmer, surprend les spectateurs en lançant des paillettes dorées, sifflote, signale qu’il est une boule d’amour, ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire, parle de sa besace, de sa chemise qui a rétréci, de ses cheveux qui ont poussé en deux heures et qu’il n’aime pas les comédies musicales. C’est vrai, Julien s’est assagi, mais son humour est toujours aussi décalé. Cinéphile, il a vu pourtant assisté à la projection de ‘La La Land’ et ‘City Of Star’. Et ose une adaptation de « Cet air là » de France Gall. Il joue de sa gratte en picking et sollicite la foule pour l’accompagner. Il est passé au ukulélé pour « Don’t be afraid », un morceau au cours duquel la foule reprend le refrain en chœur. Et nous gratifie d’une sublime version d’« Aline » de Christophe ; mais le public change les paroles du refrain en ‘Julien, tu nous reviens’. L’auditoire a marqué des points. Le natif d’Alès est frappé d’une flèche dorée en plein cœur. Il le remercie. Et le set de s’achever par « Porto Vecchio ». Ce soir, Julien Doré nous a réservé un exercice de style acoustique qui mérite cinq étoiles et démontré qu’il est incontestablement, un artiste complet…  

(Organisation Botanique + Bozar + Nada Booking)

dimanche, 10 juin 2018 03:00

En guise d’adieu…

C’est la première et ce sera peut-être la dernière fois que votre serviteur assiste à un concert de Bertrand Cantat. La tournée 'Amor Fati’ s’achève définitivement ce soir dans une Ancienne Belgique pleine à craquer. C’est le Palois en personne qui va annoncer cette décision, avec beaucoup d’émotion, au beau milieu du set. Elle fait suite à toute la polémique déclenchée par son retour sur scène. Pourtant, ce périple aura permis à plus de 35 000 personnes de le voir ou de le revoir en ‘live’. Un public qui s’est déplacé pour l’artiste et pas l’homme, n’en déplaise à ses détracteurs…

Il n’est que 19h15 lorsque Belfour, le supporting act, grimpe sur le podium. Un duo issu de Clermont-Ferrand, réunissant les chanteurs/percussionnistes Michael Sacctti et Mena Lucie, cette dernière se consacrant également aux percus.  

Energique, la musique du tandem puise ses sources dans la roots, le folk, le blues, le rock et l’electro, surtout à travers les samples. Les influences sont d’ailleurs multiples et oscillent de John Lee Hooker à Feist, en passant par T-Model Ford, Ali Farka Toure, PJ Harvey, Cat Power, Florence and The Machine, Janis Joplin, The Black Keys et The Kills. La voix de Michael Sacchtti est envoûtante, mais aussi parfois explosive. Celle de Mena adopte des inflexions proches de Beth Hart. Les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire ; et de la setlist, on épinglera « Juste une seconde ». Entre riffs entêtants, rythmique minimaliste, à la limite tribale, la paire s’autorise des crescendos bien sentis. Une excellente mise en bouche !

A 20h15, le backing group de Cantat débarque sur les planches, surmontées de deux estrades. L’une est destinée au préposé aux synthés et l’autre au drummer. Pascal Humbert (NDR : également impliqué chez Detroit) se charge, bien évidemment, de la basse. Et le line up est complété par deux guitaristes, Cantat empoignant épisodiquement une troisième gratte, et bien sûr se réservant le chant. Il entre en scène, après son quintet, sous un tonnerre d’applaudissements.  

« Amie nuit » puis le titre maître d’« Amor fati » ouvrent le show. Des images correspondant parfaitement aux thèmes traités par ces deux compos sont projetées sur un écran installé en hauteur. Les interventions de Humbert à la basse sont déjà bien marquées. « Silicon Valley » et l’implacable « Excuse My French » libèrent toute leur puissance électrique. Cantat est impérial tout au long d’« À l'envers, à l'endroit », un des titres-phares de Noir Désir, et tout particulièrement derrière son micro. D’ailleurs, en général, sa voix s’impose. Il signale être content d’être à Bruxelles, que le public belge est moins prétentieux que celui de Paris et qu’il a vécu de très bons moments dans l’Ancienne Belgique. Sous le coup de l’émotion, il va quitter le podium, à trois reprises. Mais ses musicos prennent alors le relais. Et soudain, il annonce qu’il s’agit de son dernier concert. Le public est sous le choc, mais l’applaudit très longuement. C’est également à trois reprises qu’il souffle dans son harmonica, des moments au cours desquels il vide ses tripes et épanche tout son spleen. Il fustige également le showbiz et une certaine presse. Humbert remercie le public et apparemment secoué par la décision de Bertrand, déclare également, qu’il s’agit du dernier concert. Il fond même en larmes en présentant l’équipe des techniciens et les musicos qui l’accompagnent.

Véritable bête de scène, Bertrand Cantat nous délivrera, ce soir, 7 reprises de Noir Désir dont un « Sa majesté » de toute beauté. Et notamment en rappel, dont les incontournables « L’homme pressé », « Tostaky », « Lost » et « Ici Paris ». Enflammé, l’auditoire lui rétorquera, à plusieurs reprises, un ‘Ici Bruxelles’, moment au cours desquels Cantat cessera de jouer pour profiter du moment.

Lors du second encore, il clôt le show par une version unplugged de « Comme elle vient ». Et la foule reprend les paroles en chœur, mais en les hurlant, illustrant une véritable communion entre elle et le band. Un concert exceptionnel, c’est le cas de le dire…

(Organisation : Live Nation en accord avec Uni-T)

dimanche, 10 juin 2018 18:14

Charlie Winston rêve du Weekend

Après avoir gravé trois albums et quelques singles mémorables, (« Like A Hobo », « Kick The Bucket », « Hello Alone »), Charlie Winston publiera un nouvel elpee, fin septembre. Il s’intitulera « Saquare 1 ». En attendant, cet auteur-compositeur nous dévoile son premier single, baptisé « The Weekend ». Une compo qui évoque la manière dont chacun se réinvente dès que le week-end arrive. Une chanson exaltante, joyeuse et ensoleillée destinée à nous libérer des contraintes afin de devenir de meilleures versions de nous-même. Pour découvrir le clip, c’est ici

En concert :

- 01/06/2018 - Le Mas Festival – Puget sur Argens, France
- 29/06/2018 -  Ferte Jazz Festival – La Ferte sous Jouarre, France
- 30/06/2018 - Wolfi Jazz Festival – Wolfisheim, France
- 27/07/2018 - Albertville Jazz Festival – Albertville, France
- 04/08/2018 - Dime on Fest – Nice, France

D’autres dates viendront certainement s’ajouter d’ici l’automne.

https://www.facebook.com/charliewinstonofficial/
https://twitter.com/Charlie_Winston
https://www.instagram.com/charliewinston/?hl=fr

 

 

« There’s Something Wrong With Everything », le prochain album de Birdpen, paraîtra cet automne. En attendant, il vient de publier un nouveau single, intitulé « This Is Your Life », c’est un morceau extrait de cet opus. Doublée d’un clip (voir ici), cette chanson parle de notre monde moderne où se mêle le contrôle des médias, la surinformation, les ‘fake news’, les campagnes de terreur et de lavages de cerveau.

« This Is Your Life » a été écrit, enregistré et produit par le duo Mike Bird et Dave Pen. Il a ensuite été masterisé par Frank Arkwright aux studios Abbey Road de Londres. Les deux hommes se sont inspirés de Deerhunter, Hookworms, Suuns, The Beta Band, Pink Floyd et The Brian Jonestown Massacre, pour concocter ce titre.

En concert :

- 24/06/2018 | La Fête De La Musique (Izel)

- 14/08/2018 | Brussels Summer Festival (Bruxelles) 

- 19/08/2018 | Nandrin Festival (Nandrin) 

- 14/11/2018 | Le Botanique (Bruxelles) 

- 15/11/2018 | Reflektor (Liège) 

- 16/11/2018 | Le Salon (Silly) 

https://www.birdpen.com/

 

 

Trixie Whitley est devenue l'une des artistes belges les plus populaires, au sein du Royaume. Elle publiera son nouvel album, cet automne, un disque enregistré sous la houlette de Little Shalimar, producteur des deux albums de Run The Jewels.

En attendant, elle nous propose son nouveau single doublé d’un clip baptisé « Heartbeat » (voir ici), une vidéo mise en image par l'artiste américaine Sophie Loloi. Brut et enivrant, ce morceau agrège hip hop, électro et soul.

Elle se produira le 16 août, dans le cadre du Pukkelpop, et ce 14 décembre au Lotto Arena d’Anvers (tickets en vente ).

http://www.trixiewhitley.com/
https://www.facebook.com/trixiewhitley
https://www.instagram.com/trixie_whitley/

https://twitter.com/trixie_whitley

 

lundi, 04 juin 2018 13:40

Arsenal a les épaules solides…

Arsenal a gravé son nouvel elpee, « In The Rush Of Shaking Shoulders », ce 18 mai. Et il devrait en un sortir un autre, cette année encore. En outre, il a prévu de réaliser un long métrage et de publier un recueil de poèmes. Trois projets liés par les mêmes thèmes : le chaos, le sexe et le doute, tout en ayant chacun leur propre histoire.

Le nouvel album, « In The Rush of Shaking Shoulders », a été enregistré au Laos (Nigeria), à Londres (UK) et à Anvers. En ont été extraits deux singles doublés par des clips. D’abord « Amplify », caractérisé par ses sonorités africaines (voir ici). Puis « Whale », paru fin avril (voir )…

 

 

 

 

 

 

lundi, 04 juin 2018 13:40

Le Loto de John Dalton

A tout juste 24 ans, Dalton John transcende les clubs de la scène parisienne depuis cinq ans. Véritable technicien du son, il explore de long en large ce qui se fait de mieux en UK house et en Bass music. Cette culture club, il l’insuffle dans son EP « Ready to Go », sorti en 2017, sur lequel on retrouve le titre « Loto » (voir clip ici), un titre sensuel et particulièrement dansant. Sur ce morceau chanté dans la langue de Molière, il mêle house, garage, pop et bass music, en y intégrant une pointe afro dont lui seul a le secret…

 

 

Canadien, Chad VanGaalen se produit rarement en concert. Aussi, quand il passe dans le coin, il ne faut surtout pas le manquer. Et il était programmé ce mardi 29 mai au Club de l’AB. Responsable de six albums à ce jour dont le dernier, « Light information », est paru en 2017, le natif de Calgary est également cartooniste. Il a également réalisé des clips pour Holy Fuck et Timber Timbre. Et c’est justement une de ses productions qui est projetée en première partie. Si ce dessin animé semble s’inspirer de ‘Star Wars’, pour le spectateur lambda, cette expérience d'animation improvisée et conceptuelle aligne une série d'histoires qui traitent de différentes espèces imaginaires. Intitulée ‘Translated Log of Inhabitants: Tarboz’, elle nous invite à voyager à travers une réalité alternative suggérée par sa propre vie et ses propres rêves (c’est à découvrir ici).

Il y a une centaine de personnes dans la salle, lorsque Chad VanGaalen et sa section rythmique, dont le bassiste de Women, Mathew Flegel, grimpent sur le podium. Pas de setlist en vue. Si, quand même, une que Chad a conservée dans l’arrière de son pantalon et qu’il pose devant lui. Il se sert d’une sorte de guitare box électrique difficile à accorder. Il lui faudra d’ailleurs plusieurs minutes avant qu’il n’y parvienne. Mais quand tout est en ordre, le son est vraiment cristallin. Les vocaux sont dispensés en trois couches. Chad discute souvent avec ses musicos avant d’entamer un morceau. On a l’impression qu’il choisit ses titres instinctivement. Et pas de problème quand le combo se lance dans l’impro ; il est suffisamment soudé pour maîtriser la situation.

Riche et ténébreux, le garage/rock de VanGaalen est aussi expérimental que celui de Deerhof. Il y injecte psychédélisme, americana et southern rock, tout en s’inspirant aussi bien de Bruce Springsteen, Ty Segall, Bob Dylan, Eagles, Nirvana, Pearl Jam que des Beatles circa « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » (NDR : et la liste est loin d’être exhaustive). D’ailleurs la voix de Van Gaalen semble parfois hantée par feus John Lennon ou George Harrison.

Après nous avoir transporté au sein d’un univers peuplé de visions étranges, ce guide spirituel et ses deux disciples vident les lieux. Avant de revenir accorder deux morceaux en rappel. Chad recupère alors sa setlist et la troupe s’éclipse sous les acclamations nourries de l’auditoire. Chad VanGaalen est un artiste talentueux, peu accessible, rare, mais tellement génial lorsqu’il se produit en ‘live’…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Ce soir, la température est tropicale. Que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur de la salle. Les portes s’ouvrent à 18h30, et on constate la présence de nombreuses familles qui ont accompli le déplacement pour aller applaudir Louane : parents, enfants –parfois très jeunes– et même grands-parents. L’artiste ratisse large. La fosse est pleine comme un œuf.

Thomas Caruso assure le supporting act. Il est issu de l’édition 2016 de la ‘Nouvelle star’. Et a composé pour Lisandro Cuxi, Hoshi et Louane. Cette dernière lui renvoie, en quelque sorte, l’ascenseur. Sur les planches, il est épaulé par un préposé à la gratte électrique dont il est capable de tirer des sonorités surf ou country, suivant les circonstances. Thomas est au micro et se sert d’une guitare semi-acoustique. Le duo n’a guère de place sur le podium. Faut dire que derrière le rideau, il y a le matos du groupe de Louane, et apparemment, il est conséquent. Barbu, bonnet rivé sur le crâne, Thomas a une bonne bouille, et surtout possède une belle voix qu’il module comme bon lui semble. Interactif, il invite le public a reprendre les paroles de ses chansons et tout particulièrement celles du single, « Souris Quand Même ». Bref, il a parfaitement joué son rôle d’entertainer…

Le rideau tombe et laisse apparaître deux estrades surélevées. L’une est destinée au préposé aux synthés et l’autre au drummer. Le line up du backing group est complété par une guitariste et un bassiste. Une brume épaisse envahit la scène. Accroupie, Louane semble se soulever du dessous du podium. Puis elle se lève, telle une conquérante, micro en mains. Et déjà, c’est la folie furieuse au sein de l’auditoire. Des milliers d’Iphones illuminent la fosse ; et ce sera le cas tout le spectacle. Sur l’écran central, l’image d’une lune blanche pivote. Louane est vêtue d’une minijupe verte et d’un body noir brillants. Elle est chaussée de bottillons. « Nos Secrets » ouvre le concert. Après « Tourne », elle salue la foule, qui l’applaudit chaleureusement. Elle signale qu’elle est heureuse d’être en Belgique, où l’ambiance des concerts est particulière, espérant que ce soir il soit au zénith, avoir reçu un prix dans l’Hexagone et que le concert est filmé. Elle ajoute encore qu’elle va souvent disparaître afin de changer de tenue. Lorsque les beats électros s’emballent, les lumières flashent l’auditoire. Louane ondule comme un serpent au rythme de la musique, une forme de pop légèrement teintée d’électro, de reggae et de world africaine. Show woman, elle est partout à la fois. Elle monte sur les estrades réservées à ses musicos, pour les affronter. Polyvalents, ils sont tous capables de troquer leurs instruments. A deux ou trois reprises, Louane joue de la guitare, électrique ou acoustique. Mais c’est quand elle est seule, derrière le piano, qu’elle se révèle la plus convaincante. A l’instar d’« Immobile ». Elle nous fait alors penser à Cœur de Pirate… On en a des frissons partout. Le son est excellent. Fait trop rare à Forest National, pour ne pas être souligné. Les gosses sont euphoriques. Les parents également. « Ecchymoses », une chanson signée Benjamin Biolay, enchante le public. « Jours de pluie », également, une magnifique ballade qui aborde le sujet des amours déçus, au cours de laquelle, elle libère l’émotion brute de sa jeunesse. Elle nous réserve une version très électrique du « Toute La Musique Que J'aime » de Johnny Halliday, et l’interprète d’une voix blues vivifiante, comme si elle était hantée par Beth Hart. Et entendre une ribambelle d’enfants reprendre ce morceau est vraiment génial !

En rappel on aura encore droit à deux titres. Au bout de 80 minutes, après avoir été en véritable symbiose avec son public et en toute simplicité, Louane et sa troupe peuvent tirer leur révérence. Le concert était parfaitement réussi…

Setlist : « Nos Secrets », « Tourne », « On Était Beau », « Blonde », « When We Go Home », « Ecchymoses », « Jour De Pluie », « Midi Sur Novembre », « Jour 1 », « Sans Arrêt », « Yellow », « Si T'étais Là », « Toute La Musique Que J'aime », « Immobile », « Pour Oublier L'amour », « Avenir », « Sapés Comme Jamais », « No ». 

Rappel : « Nuit Pourpre », « On Était Beau ».

(Organisation : Live Nation)

jeudi, 17 mai 2018 03:00

Volcanique !

Equal Idiots est un des finalistes de l’édition 2016 du concours ‘Nieuwe Lichting’, organisé par Studio Brussel. Ce soir, il est venu défendre son premier elpee, « Eagle Castle BBQ », paru en juin 2016.  

Le supporting act est assuré par Robbing Banks, un Batave bien sympathique. Véritable homme-orchestre, il est originaire d’Utrecht. Il chante, joue de la guitare et de la batterie. Un kit composé d’une grosse caisse, d’une claire et de pédales montées sur cymbalettes, qu’il manœuvre à l’aide de ses pieds. Ce soir, il va nous proposer de larges extraits de son long playing, « This and that ». Nerveux, son garage/rock est largement teinté de glam. On se croirait revenu au tout début des seventies. Lorsque sa voix monte dans les aigus, on ne peut s’empêcher de penser à Noddy Holder, le chanteur de Slade. Il est particulièrement impressionnant aux percus, qu’elles soient tribales, sauvages ou imprimées sur un tempo à deux temps. Rockabilly, « Let's go home » est chargé de testostérone. Il nous réserve une version plus folk et plutôt paisible du « Bad Man » d’Oblivians, un combo garage/punk yankee. Et le show s’achève par le judicieux « Let's All Go To The Bar », une nouvelle compo. Et pour cause, l’artiste déclare qu’il nous y attend…

Setlist : « Head For The Coast », « Let'S Go Home », « Bad Man », « Search And Destroy », « Sleep This Off », « God Love Need Money », « Lilyfield », « Time Bomb », « Best Friend », « Let's All Go To The Bar ».

Le rideau rouge est fermé. A 21h00 précises, la Koninklijke Harmonie Sint-Cécilia de Westmalle grimpe sur le podium. Soit une section de cuivres de 7 musicos (sax, bugles, trompettes, flûte à bec et, clarinette) et en retrait, un drummer équipé d’un kit, réduit à sa plus simple expression. Et cet orchestre attaque alors une adaptation du « Escape (The Piña Colada Song) » de Rupert Holmès, que l’auditoire, constitué d’une majorité de néerlandophones, fredonne...

Puis, le team se retire pour laisser la place à Equal Idiots, un duo réunissant le chanteur/guitariste Thibault Christiaensen et le drummer Pieter Bruurs.

La ‘Blitzkrieg’ est déclarée. Titre d’ouverture, « Seduction Of Judas » dégouline de riffs en fusion. La voix de Thibaut semble hantée par Ty Segall. La frappe de Pieter est à la fois primaire, instinctive, sauvage, tribale et métronomique. Mais dès « Hippie Man, un spectateur monte sur l’estrade. Il se retourne, regarde Thibault qui hoche la tête. C’est le signal. Ce spectateur se jette alors dans la foule. Et on est parti pour une séance interminable de crowdsurfing. Thibaut va à son tour s’y lancer. Il exécute même un aller-retour entre le podium et le fond de la salle. Il est facile à repérer, à cause de sa tignasse rousse. Le public est très jeune. Quelques parents ont cependant accompagné leur progéniture. Il y a une ambiance de feu dans le cratère de l’AB. La montée en température est éruptive et phréatomagmatique, surtout lors des hits « Salmon Pink » et « Toothpaste Jacky », que l’auditoire reprend en chœur. Soudain une voix puissante émane du fond de la salle. Dvtch Norris saute au-dessus des barrières dévolues à la protection des consoles. Il traverse la foule et monte sur les planches pour se joindre au duo afin d’aborder « Money Man Midas ». Le flow est rapide. Cordes et fûts alimentent un rap punkysant digne d’une compo de Run DMC. La prestation terminée, le rapeur de Coely Dvtch s’éclipse, sous les acclamations d’un public… bouillant. Pendant « Fuck the politicians ! » et « Fuck the N-VA! », le public semble ravi. Thibault nous demande s’il peut chanter en français. Pourquoi ? Pour nous réserver le « Ca Plane Pour Moi » de Plastic Bertand. Et le délire atteint son apothéose dès les premières mesures de « Butter (Up Down) ». Robbing Banks débarque et empoigne la gratte de Thibaut. Ce dernier s’installe derrière un tom bass. Dieter Beerten, le drummer de High Hi, rejoint l’équipe, et se consacre à l’autre tom bass. Les percussions alimentent un climat véritablement volcanique. Fin du set ? Pas vraiment ! Le public applaudit à tout rompre. Et le duo revient en rappel pour accorder deux compos. Tout d’abord le titre maître de l’album « Eagle Castle BBQ », puis un « Put My Head In The Ground » littéralement sismique…

En une heure, Equal Idiots nous a proposé un show terriblement efficace tout en laissant vagabonder notre imagination à travers des références qui ont oscillé des Ramones (Ces ‘Ho, ha’ caractéristiques) à Nirvana, en passant par Pearl Jam, et pour les combos les plus contemporains, Metz, Idles, voire Black Box Revelation…   

Setlist : « Escape », « Seduction Of Judas », « Styx », « Cover The Corpse », « Hippie Man »,  « What You Gonna Say », « I Know », « Toothpaste Jacky », « Salmon Pink », « Money Man Midas », « Ca Plane Pour Moi », « Butter (Up Down) ».

Rappel : « Eagle Castle BBQ », « Put My Head In The Ground ».    

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

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