Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

L7
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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

Alors que l’été tire doucement sa révérence, les auteurs du tube séculaire « Voilà l’été » refont parler d’eux après un retour remarqué au festival des Vieilles Charrues cette année.

Ils ne s’interdiraient pas de revenir à la création, semble t-il …

Rappelons qu’à la suite du décès par overdose du chanteur emblématique (1993), le groupe a continué son petit bonhomme de chemin avant de se séparer en 2001.

Une petite piqûre de rappel ici .

 

dimanche, 19 août 2018 20:14

Rive gagne en "Justice" !

Le clip "Justice" continue son périple jusqu'en Argentine où il est "Prix du public" au Festival Internacional de Cine Ambiental FINCA .

RIVE poursuit donc son ascension ! 

L'occasion de rappeler que le binôme sexué s’envolera à nouveau pour le Canada  du 21 août au 02 septembre.

(Re)découvrez le clip de "Justice" ici .

 

 


 

dimanche, 19 août 2018 19:52

The lemon twigs met le feu !

The Lemon Twigs, présente “The Fire”, une chanson de six minutes. Elle est la troisième d’un opus de 15 titres écrit, enregistré, produit et mixé par les frères Brian and Michael D’Addario chez eux à Long Island.

“These words” permettra, en cliquant ici , de vous familiariser avec cet univers singulier.


dimanche, 19 août 2018 19:39

Geppetto sans Pinocchio !

Geppetto and the Whales sortent un nouveau single « I know who you were” issu d’un prochain album à paraître en septembre et intitulé « Passages ».

Cliquez ici pour découvrir « 1814 ».

 

 

 

 

 

dimanche, 19 août 2018 18:45

5 dollars pour faire l'amour !

Christine and the Queens dévoile « 5 dollars », un nouvel extrait de son album CHRIS, à paraître le 21 septembre.

« Cette chanson est si délicate, si débraillée », nous dit Christine. « Ça parle en quelque sorte de l’amour — celui qu’on achète. C’est littéral. Payer pour baiser… c’est drôle comme l’acte peut être apaisant ! Le rapport de force est limpide, comme de l’eau sur les mains ; c’est un pur geste d’amour, de total consentement. »

Dans le clip réalisé par Colin Solal Cardo, qu’elle décrit comme « une variation sur American Gigolo », Christine se met dans la peau d’un marginal flirtant avec des limites invisibles. On la voit s’habiller, sans savoir pour qui ni pour quoi. « Il y a deux compartiments dans le placard — un pour les costumes, et l’autre pour les tenues SM. Mais il ne faut pas en tirer de conclusion hâtive, puisque c’est nous-même que l’on regarde de manière obscène, voyeuriste. Le prostitué est celui sur qui on projette ses fantasmes et qui finit toujours par disparaître en vous laissant seul face à vos pensées. »

Découvrez le clip ici .

 

dimanche, 05 août 2018 03:00

Ronquières 2018 : dimanche 5 août

Seconde et dernière journée sur le site du plan incliné de Ronquières.
Le farniente n’est pas au programme de votre serviteur, même si une bonne sieste dominicale aurait été la bienvenue
De surcroît, c’est toujours la canicule. Une chaleur tropicale s’est lourdement abattue sur toute la Belgique. Les festivaliers peinent à rester debout.
La popularité dont jouit le festival a dépassé les frontières. De nombreux anglophones ont débarqués.

Au loin, résonnent les incantations de Thérapie Taxi. Bis repetita puisqu’il s’et déjà produit la semaine dernière dans le cadre des Nuits Secrètes, à Aulnoye-Aymeries. Du déjà vu !

Cette ‘thérapie de taxi’ balaie large puisque le style campe un patchwork entre pop, rock et rap. Apparemment, le concert va bientôt se terminer.

Suivant son habitude, le trio bouscule les convenances en dispensant des textes crus. « Bisous tendres » provoque un ‘roulage de pelle’ à grande échelle.

« Hit sale » ne fait pas davantage dans la fine dentelle. Une gonzesse, hôtesse d’un jour, monte sur l’estrade pour scander à la foule en délire que ‘Ici tout l'monde déraille, tout l'monde déraille/T'es cent fois trop, cent fois trop bonne/T'as beugué nos entrailles, beugué nos entrailles/T'es mille fois trop, mille fois trop sexe’…

Cette « Salope » met tout le monde d’accord !

Une constance dynamique booste le combo et fait le bonheur des plus jeunes… à défaut de parfaire un cursus en langue de Molière…

Intergalactic Lovers prend la relève côté bâbord. Depuis 2008, les Alostois ont bien bourlingué. Notamment en Europe, mais également en Russie et au Japon.

Les guitares punchy se posent sur la voix sensible et assurée de Lara Chedraoui.

Naviguant quelque part entre ceux d’Interpol et de Yeah Yeah Yeahs, l’univers sonore, tour à tour ténébreux ou coloré, s’observe tel un prisme tantôt mélodique, tantôt abrupt. Lorsqu’il n’embrasse pas tout ces antonymes en  même temps…

La formation flamande ne parvient pas (s’)enflammer. La sincérité ferait-elle défaut ?

Si d’aucuns prennent possession de la scène comme d’un terrain de jeu où il fait bon vivre et s’amuser, Lara et ses potes font mine de ne pas l’entendre de cette oreille. C’est vraiment dommage !

Les compos sulfureuses de Tamino parviendront-elles à nous rendre un peu de baume au cœur ?

Flanqué d’un batteur et d’un claviériste, l’Anversois s’exprime dans un français assez approximatif. Qu’importe !

A peine quelques centaines de personnes se sont pressées devant le podium, alors que le talent du gaillard a séduit l’Hexagone, lorgnant même vers les Pays-Bas, Paris et Londres.

Clope dans une main et pinte dans l’autre, de petites grappes humaines se sont constituées. Elles se sont assises sur ce qui ressemble plus à de la terre battue qu’à une plaine verdoyante. Faut dire que les guindailleurs de la veille n’ont pas fait les choses à moitié…

La musique coule dans les veines de ce chanteur/auteur/compositeur d’origine égyptienne depuis sa tendre enfance. Il a suivi les traces de son père. Sa mère, pianiste, lui a inculqué les préceptes de la culture musicale. En outre, le grand-père, Muharram Fouad, star dans son pays, était considéré comme l'une des plus grandes voix, au cours des sixties…

On le sent proche de l’expression artistique de Maarten Devoldere (Warhaus) dont il assurera d’ailleurs les premières parties à l'Ancienne Belgique.

Hypnotique, sa voix androgyne aurait pu naître d’une rencontre entre celle de feu Jeff Buckley et l’ex-Arid, Jasper Steverlinck. Elle impressionne lorsqu’elle grimpe dans le registre aigu, comme si elle était redevenue sur le moment enfantine, tout en bénéficiant du volume sonore produit par la capacité thoracique issue de sa maturité.

Les notes aériennes sont légères, presque éphémères, s’envolent et se posent délicatement, calmement. Elles s’effacent pour revenir chaloupées. C’est chaud et suave à la fois !

Ses compos enivrantes invitent au voyage de l'autre côté de la Méditerranée ; celui dont lequel Tamino cultive l’émotion !

Une prestation qui désarçonne !

Autre endroit, autre style : Nada Surf.

Décidément, la programmation a de quoi donner le tournis. De nombreux quinquas se sont agglutinés, comme des guêpes autour d’un pot de miel. Faut dire que depuis ses débuts, le groupe est toujours parvenu à fédérer…

Le leader s’exprime dans un français impeccable. Normal, puisque lui et Lorca ont fréquenté le lycée français de New-York. Il a aussi vécu à Paris entre 5 à 12 ans, lorsque ses parents étaient enseignants.

C’est justement son anniversaire. Une femme lui souhaite ardemment en agitant une pancarte cartonnée. Elle est excitée comme une puce(lle) !

Matthew Caws (guitare, chant), Daniel Lorca (basse, chant) et Ira Elliot (batterie) ont recruté un quatrième larron ; en l’occurrence le guitariste Doug Gillard, rencontré lors de l’enregistrement de « If I Had a Hi-Fi » (2010), un album consacré aux reprises où il posera sa patte sur trois titres. « You Know Who You Are » scellera définitivement cette collaboration judicieuse.

Lorca a une sacrée tignasse. Ses dreadlocks vont jusqu’au creux du dos. Ses cheveux n’ont probablement plus vu de peigne depuis des lustres…

Le groupe célèbre les 15 ans de « Let Go », sans aucun doute l’opus préféré des fans de la première heure, un disque qui recèle des titres incontournables, dont le fameux « Blonde on Blonde ».

Catalogué comme groupe indé au sein de l’univers du rock alternatif ou de power pop, le band peut se targuer d’être responsable d’une discographie relativement constante dans la qualité des chansons.

Le set sera tantôt puissant et lumineux, tantôt un brin mélancolique. Les compos planantes et ravageuses procurent un véritable feu de joie et d’allégresse.

Les guitares sont rageuses et font grimper les décibels. Parfois, l’ombre de Nirvana plane… subtilement…

C’est sur « Popular », chef-d'œuvre et pierre angulaire d’une carrière bien remplie, que les membres de NS toucheront le cœur et l’âme du public.

Faut dire que cette compo fédère une énergie libératrice qui sert encore aujourd’hui d'hymne pour toute une génération.

Les grondements d’applaudissements résonnent à mille lieues. Totalement mérités !

En guise de conclusion, à défaut d’avoir surpris le public, Nada Surf a eu au moins le mérite de le combler le temps d’une petite heure d’un set qui aura ravivé bien des souvenirs…

Il est temps de se rassasier. N’espérez surtout pas faire de la diététique une priorité. Hormis frites, pâtes industrielles sauce bolo imprégnée de mouchettes ou encore hamburgers brunis par les vicissitudes du temps, rien de bien intéressant…

Les files sont plus longues que la veille. Le temps de se rassasier, le trio anversois Triggerfinger a terminé sa prestation depuis un moment…

Dans ce genre de manifestation, des choix drastiques s’imposent…

Maintenant, place aux ‘filles’. N’y voyez là aucune désignation sexiste, mais tout simplement Girls In Hawaii.

Votre serviteur attend maintenant depuis une demie heure devant la crash que déjà on se sent serré comme des sardines. La comptine de Sébastien prend ici tout son sens. Heureusement que l’odeur n’y est pas…

Les Belges drainent du people. Faut dire que leur popularité est aussi grandissante que leur répertoire est impressionnant.

« Indifference », issu du dernier « Nocturne », marque le ton d’un concert qui sera survitaminé.

Pour la petite histoire, le clip a été tourné dans la Gare Centrale de Bruxelles, loin du bruit et de son agitation quotidienne dans le cadre de la campagne ‘La Belgique, autrement phénoménale’, destinée à redorer l’image du plat pays chez nos voisins.

La rythmique est diablement convaincante. Les grattes puissantes finissent par se perdre au-delà des nuages. Le son est à la fois très contemporain et organique. Une perle de toute beauté !

Fausse ballade douce extraite du triste et mélancolique « Everest », opus paru en 2013, « Switzerland », est largement hantée par la disparition accidentelle du batteur Denis Wielemans, petit frère d’Antoine (chant), survenue trois ans plus tôt.

Une chanson qui renvoie à quelque chose de lumineux et dangereux à la fois pour s’effacer sur la pointe des pieds, laissant « Misses », torrent jouissif, convaincre les oreilles des plus réticents.

L’amertume et la mélancolie cèdent rapidement le relais à une compo up tempo baptisée « Walk ». Le leader met en garde ses fans en lui signifiant ‘Profitez-en, c’est la seule chanson où on peut danser !’ La messe est dite…

Les Brabançons wallons tiennent fièrement à remercier Sébastien Beaumont, backliner (NDR : en gros celui qui gère l’installation du matos) pour tous les services rendus, au cours de ces derniers mois.

« Birthday Call » est spécialement dédié à Matthew Caws (Nada Surf). ‘Nous les écoutions beaucoup lorsque nous étions jeunes’ lance Wielemans. Joli et bienveillant clin d’œil intergénérationnel…

Caractérisé par ses envolées synthétiques, « Guinea pig » vient clôturer un set à la dimension surréaliste sans jamais dénaturer la nature même du band dont la pop reste malgré tout le fer de lance.

Le show ne souffrira d’aucun moment faible. Toute la discographie est finement balayée pour le bonheur des mélomanes lambda et des plus exigeants.

Kyo semble clairement incarner le groupe destiné aux plus jeunes au vu des centaines de milliers de jeunes filles qui poussent des coudes pour débarquer les premières sur le site.

Les t-shirts à l’effigie du quatuor se dressent comme un étendard aux couleurs bleu-blanc-rouge.

Fondé en 1994, ce combo français est drivé par Benoît Poher (chant et guitare) et implique ses potes Florian Dubos (guitare), Nicolas Chassagne (guitare) et Fabien Dubos (percussions et saxophone).

Ils avaient déjà foulé la plaine du RF, il y a trois ans. ‘C’était notre plus beau concert. Les Belges sont les meilleurs’, avouent-ils. On ne mesure pas toujours la sincérité des propos, mais force est de constater que ces compliments donnent le sourire aux organisateurs et renforcent leur confiance pour les années futures…

Les lumières se tamisent. D’un bleu profond, la pénombre laisse à peine entrevoir le minois du chanteur qui approche maintenant la quarantaine…

Le drummer habituel est remplacé par un inconnu. Impossible de connaître la cause de cette désaffectation aussi soudaine qu’imprévue.

Les premières notes d’« Omega interlude » déclenchent quelques larmes sur les joues des plus fragiles. Une intronisation bien étrange puisque ce titre est issu de l’elpee « 300 lésions », un disque publié en 2004.

« White trash » lui succède. Une décennie sépare cette compo de la précédente que déjà la peur de sombrer dans l’oubli atteint « Je cours ».

Sur fond de violence familiale, de maltraitance et d'alcoolisme, « Sarah » prend une dimension très profonde lorsque Benoît pose son grain de voix délicat et éthéré sur une nappe synthétique du plus bel effet.

Si à une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, les briquets étaient légion, les smartphones illuminent désormais cette chanson dont la volupté est vite oubliée à cause de « Ton mec » dont la thématique brosse l’adultère.

Si la recette de Kyo repose avant tout sur des textes introspectifs et des accords passe-partout, elle n’en demeure pas moins efficace. De textes incisifs et introspectifs, couchés sur une bande son moderne et modulaire…

Bref, un live à la hauteur de ce que tout festivalier est en droit d’attendre. Et ça, peu de groupes peuvent se targuer d’y parvenir.

Avant de « Tout envoyer en l’air », un petit détour chez les « Poupées Russes » s’impose afin d’y faire une « Dernière Danse ». Qui s’y frotte, s’y pique ! Résultat : « Je saigne encore »

Fort du succès rencontré, gageons que la bande à Benoît s’efforcera de garder le « Contact » !

Il est presque minuit lorsque Lily Allen pointe de bout du nez. Le temps de rejoindre la voiture, de sortir du parking, de faire une file interminable et de rejoindre mes pénates, trois bonnes heures au moins se seront écoulées. Trop peu pour moi, faut se lever à 5 heures 30 du mat’ !

Pourtant jeune festival, Ronquières a une fois de plus démontré qu’il avait tout de ses grands frères !

A l’année prochaine vieux frère !

(Organisation : Ronquières Festival)

Voir aussi notre section photos, sur le site nl, ici

samedi, 11 août 2018 20:03

Dur dur les cailloux !

Nesles publie un nouveau clip intitulé « Le Dur, Les Cailloux ».

Cette chanson évoque la filiation entre un père et son fils et montre sa quête pour la chair de sa chair.

Ce titre est issu de l’album « Permafrost »

Le clip est disponible ici .

Après La vie est belle (certifié single d'or) et Un été français, Indochine présente son nouveau single, Station 13. Ce nouvel extrait de l'album 13, déjà écoulé à plus 350.000 exemplaires, démontre une nouvelle fois que le groupe sait encore mobiliser son public.

A cette occasion, Indochine vient de révéler le clip de Station 13 réalisé par Bouha Kazmi à Cape Town ! Dans cette pellicule, Indochine dénonce les violences policières et le racisme encore présents dans notre mode usant d’extraits choquants dans clip en noir et blanc.

Le clip disponible ici .

samedi, 04 août 2018 03:00

Ronquières 2018 : samedi 4 août

Le plus fidèle des festivaliers s’est de nouveau invité sur le site de Ronquières. Absent l’année dernière, il se fait très insistant depuis plusieurs semaines déjà, dans les toutes les organisations, petites ou grandes…
Mais de qui s’agit-il donc ? Du soleil pardi ! L’herbe verte a laissé place à des brindilles de paille roussies. Dire que 365 jours plus tôt, il fallait mettre sa casaque et son paletot ! Si les longues averses entrecoupées de brèves éclaircies avaient alors jeté l’opprobre et plombé l’ambiance, elles auraient été accueillies à bras ouverts, lors de cette septième édition…Heureusement que le dessous du plan incliné procure de vastes espaces ombragés. On se console comme on peut.
De nombreux points d’eau dispersés aux quatre coins du site permettent de se désaltérer pour pas un rond. Mais il faut s’armer de patience, le précieux sésame a un prix : de longues files ; et elles sont interminables…
Pas de grands changements notoires pour ce RF, si ce n’est un espace aménagé à l’extrême droite de la plaine permettant d’y placer encore plus de ‘food trucks’, autrefois concentrés en fond de parcelle, côté bâbord.
Le bracelet au poignet est désormais équipé d’une puce électronique facilitant l’achat de boissons ou de nourriture. Exit donc les cartes bancaires peu pratiques et encombrantes…
Un sold out est annoncé. 42 000 âmes sont attendues. Pas étonnant, car il y en a vraiment pour tous les goûts : du hip-hop au folk, en passant par le rap et le rock. Sans oublier un fleuron de la musique électro, Henri PFR. Une affiche aussi populaire qu’éclectique donc…

Lorsque votre serviteur débarque, Caballero & JeanJass sont sur le point de terminer leur set.

Une banderole géante rappelle qu’il s’agit d’une tournée destinée à défendre « Double Hélice 2 », la suite d’un premier projet commun qui avait mis tout le monde d'accord, en 2016.

Flanqués d’un Dj, ils scandent à qui veut bien l’entendre que ‘Celles qui sucent des bites, toujours les mêmes’ tout en invitant la foule à former un cœur à l’aide des mains, de manière à mettre l’amour en sécurité. On ne peut pas dire que les deux gaillards font dans la fine dentelle…

Le temps de cerner ces nouveaux porte-drapeaux de la scène hip-hop belge, que « Bruxelles arrive » sonne le glas. Une manière de visiter la capitale tout en restant chez soi.

Asaf Avidan se produit sur la ‘stage’ de gauche.

Il n’a pour seules compagnes que deux ou trois sèches posées à ses côtés et attend patiemment que les pompiers finissent d’arroser les spectateurs à grands coups de jets d’eau. C’est impressionnant ! Que feriez-vous si vous receviez sur la tronche l’équivalent de plusieurs jours de pluie en une seule fraction de seconde ?

Si de nombreuses personnes se délectent de ce torrent artificiel, mais providentiel, d’autres complètement lavées vont pousser une gueulante virulente à l’égard des ‘firemen’. Généreux et téméraires, oui, mais un peu fous tout de même !

C’est en 2006 que l’artiste a démarré sa carrière. D’abord soutenu par un backing group, baptisé The Mojos, puis sous son propre nom.

Auteur-compositeur-interprète, il se destinait initialement au cinéma d’animation. Sa passion pour le chant et la musique est soudainement née lorsque sa fiancée de l’époque met les voiles. Comme quoi, se faire larguer a parfois du bon…

Hautement perchée, hantée par Janis Joplin, Jeff Buckley ou encore Robert Plant, sa voix est reconnaissable entre mille...

Lorsqu’il exhibe son organe (vocal), l’assemblée se mure dans le silence et écoute presque subjuguée. Le temps s’arrête…

Ensuite, il y a ce corps. Fragile et athlétique à la fois. Une esthétique qui canalise l’attention des jeunes filles scotchées aux premiers rangs, salive dégoulinante sur les joues. Faut dire que le type est d’une beauté et d’un charisme à couper le souffle.

Les compos sont déchirantes, lancinantes, authentiques et personnelles. La mort est une obsession chez lui. A l’âge de 21 ans, il a failli succomber à un lymphome (cancer du sang). Ce qui peut expliquer sa vision de l’existence…

De temps à autre, il porte un harmonica en bouche ou se saisit de mailloches pour parfumer un peu plus encore l’habillage musical. C’est très épuré…

Le set s’écoute sans vraiment se vivre. Les gens se parlent (et s’assèchent) dans un brouhaha  sans vraiment tendre attentivement l’oreille au set qui se déroule sous leur yeux. La prestation est-elle trop ouatée en beau milieu d’après-midi ?

« One Day/Reckoning Song », hymne mondial qui a trusté largement les charts depuis qu’un Dj allemand s’en est emparé en 2013, mettra d’accord les plus indécis. Doigts délicatement posés sur sa gratte, son timbre de voix magique et majestueux déchire, retentit, provoque une déflagration ressentie à des centaines de mètres à la ronde. On cerne à ce moment toute l'étendue de ses émotions et sa créativité, sans aucune distinction de genre…

Le parterre est enfin conquis et se rend seulement compte qu’il vient d’assister à un moment d’anthologie… Un peu trop tardivement semble t-il.

Loïc Nottet lui emboîte le pas.

Chanteur et compositeur belge, c’est un produit issu de l’émission The Voice.

Propulsé à la suite de sa victoire en 2014, le Carolo est ensuite sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson l’année suivante où il termine à la 4ème place, grâce à un premier single qu'il a composé himself.

Lui et ses mucisos ont revêtu un accoutrement plutôt sobre. Blazer noir au-dessus d’une chemise blanche col mao. Sympa, mais osé par une chaleur pareille…

Une voix ‘off’ baragouine un propos en anglais pendant que des images inondent, en filigrane, la toile tendue à l’arrière du podium…

Dès « Mud Blood », il affiche ses prédispositions pour la danse. Ses deux compagnons d’arme et lui-même entreprennent des mouvements ordonnés, rythmés et remplissent énergiquement l’espace scénique.

Ca court ! Ca virevolte ! Les corps presque dénudés se chaloupent, flirtent pour plus d’étreinte sur fond de souplesse et de don de soi. Comme tirés par un fil invisible, les membres donnent l’impression d’être complètement désarticulés…

L’équipe a emporté une garde-robe bien achalandée. Quasi un costume par danse !

Si la gonzesse semble apprécier sa tenue de soubrette, style vieille pute de luxe, c’est dans sa longue robe blanche qu’elle est la plus sexy. Les galbes de son corps laissent plus d’un spectateur troublé…

Cette prouesse artistique recèle bien des efforts ; surtout quand on entend le souffle court du jeune homme de 22 ans qui parvient à peine à reprendre ses mots entre deux compos.

Il faudra attendre « Million Eyes » pour que cette parenthèse gestuelle laisse place à un moment plus doux et vaporeux, au cours duquel la voix du jeune homme prend une dimension fantasmagorique lorsque les aigus retentissent…

Il s’agit de sa dernière date. Il tourne depuis un an et demi et estime qu’il est temps de prendre du repos. ‘Je suis certain que mon équipe va me faire une surprise’ déclare-t-il, avant d’enchaîner par « Hungry Heart ».

Déguisé en clown flippant et schizo, salopette rouge, pull jaune et chaussettes orange, il s’attaque à « Doctor », puis prend congé de ses invités sur « Rhythm inside », caractérisé par son ‘rapapa tonight’ légendaire…

A tribord, maintenant, un prodige de la chanson française, en la personne de MC Solaar, y est programmé...

C’est d’un pas résolu qu’il débarque sur l’estrade, un béret blanc vissé sur la caboche…  

Son dernier opus, « Géopoétique », a été sacré disque de platine seulement un mois après sa sortie. Faut donc pas s’étonner de l’engouement populaire qu’il suscite aujourd’hui…

Vingt-six ans après avoir gravé « Bouge de là » et une décennie après la sortie de son précédent opus, Claude Honoré M'Barali n’a pas pris une ride et sa verve pointue et naturelle est demeurée intacte…

Son « Intronisation », plage titulaire de son dernier elpee, laisse entrevoir une musique solaire et positive où on apprend que ‘tout a commencé là-bas, dans la ville qu'on appelle Maisons-Alfort/En jean, en short ou en djellabah’...

Le temps de régler son « Sonotone », il exécute un bon en arrière en interprétant « Qui sème le vent récolte le tempo », titre issu du premier LP, paru en 1991. Le flow transgresse le poids des âges…

Son obsession textuelle laisse transposer des suggestions profondes et légères à la fois. Un véritable travail d’orfèvre pour ce chercheur de phrases.

Tout au long du formidable « Les Mirabelles », Solaar narre l’histoire d'un village de la Marne pendant la première guerre mondiale sur fond de rap. Son flot de guerre froide dira t-il.

Sa musique et la qualité littéraire de ses proses sont le fruit d'inspirations diverses, allant de Serge Gainsbourg –à qui il rendra hommage à travers « Nouveau western »– et aux musiques africaines (ivoiriennes, maliennes, tchadiennes), en passant par les classiques noirs américains (jazz et rap US).

« Bouge de là » et « Victime de la mode », titres-phares, ravivent pas mal de souvenirs au sein de l’auditoire…

La douceur de « Caroline » contraste avec un « Da Vinci Claude » diablement remuant. Pour prolonger cette ambiance festive, il propose au parterre de « Zomné des Zombies ».

Enfin, en préambule au rappel durant lequel « Solar pleure », alors que « La vie est belle », il présente généreusement l’équipe qui l’accompagne : Tom Fire, producteur et musicien reconnu et Maureen Angot, l’une des candidates les plus talentueuses de la saison 7 de The Voice. Elle se réserve une chanson, au cours de laquelle elle communique à son timbre soul, un relief chaud et granuleux digne d’Amy Winehouse. Grandiose !

Le spectacle s’achève, laissant des étoiles dans les yeux. Un MC… solaire !

Dernier concert de la journée en compagnie du mythique Etienne Daho…

La star est engoncée dans son éternel blouson de cuir noir, toujours aussi trop étroit. Les fans se sont empressés. Faut dire que c’est sa seule date belge…

La soixantaine bien sonnée, d’aucuns s’étaient émus il y a encore quelque temps d’une certaine fragilité dans la voix. Etonnement, elle est devenue plus sensuelle, grave et maîtrisée.

S’il passe en revue des titres énergiques et puissants où les guitares grondent et tournoient, c’est sur des ballades à la rondeur absolue, à l’instar de « Week-end à Rome », où il pose délicatement un organe humble et fragile ou encore « Ouverture », que son authenticité prend véritablement tout son sens.

Poète des temps modernes, la texture vocale est uniforme, délavée et sublimée par un tremblement et une assonance d’une subtilité à toute épreuve.

Joli pied de nez à cette chaleur tropicale qui frappe l’Europe depuis quelques semaines quand il ose « Les flocons de l’été » où il aime à rappeler que… ‘c’est l’hiver en été’…

S’il s’agit pour lui du « Premier jour du reste de ta vie », pour bon nombre de fans, c’est à tout le moins un des plus beaux !

Avant de regagner mes pénates, un petit détour vers le set d’Henri PFR s’impose. Il est vêtu d’un tee-shirt blanc et pantalon noir. Vu son visage de poupon, il ne doit afficher qu’une vingtaine de printemps, à tout casser. Ses deux mains triturent une série de consoles pour une déferlante qui se prolongera jusqu’à une heure du mat’…

A force de naviguer entre tribord et bâbord, votre serviteur tangue. Il est temps de lever l’ancre !

(Organisation : Ronquières Festival)

Voir aussi notre section photos, sur le site nl, ici

dimanche, 29 juillet 2018 03:00

Les Nuits Secrètes 2018 : dimanche 29 juillet

Dernier jour de festival à couvrir sur le site d’Aulnoy-Aymeries. Le soleil s’est taillé une place de choix. Certains se badigeonnent de crème afin de lutter contre les effets dévastateurs de ses rayons. D’autres, par contre, plus téméraires, implorent le Dieu de la pluie avec force et véhémence. Mais rien n’y fait !
L’affiche du jour est un peu moins intéressante que la veille. Les organisateurs visent une population plus jeune pour la clôture. Un line-up davantage dans l’air du temps, si vous préférez… Pas évident pour de vieux bourlingueurs comme nous. Mais il faut jouer le jeu jusqu’au bout…

Votre serviteur débarque tardivement sur le site. Il est pratiquement 19 heures. Juste le temps de prendre le pouls de Thérapie Taxi, groupe français dont le style musical pluriel rencontre, notamment, la pop, le rock et le rap.

Véritable phénomène auprès des post-adolescents, la troupe parisienne s’est fait connaître auprès du grand public en bénéficiant de la collaboration du rappeur belge Roméo Elvis, pour « Hit Sale ». Vu son panel d’influences, il séduit forcément quelques milliers de personnes présentes.

Dynamiques, les comparses débordent d’énergie et donnent de leur personne afin de faire de cette prestation ce qui restera l’une des meilleures du week-end !

Les festivaliers semblent surexcités. Faut dire que les textes rageurs et racoleurs du band ont de quoi titiller l’attention (la tension) du people…

Musicalement aussi, ça décoiffe. Impossible de rester statique ! Les guibolles flageolent, les genoux frétillent d’impatience et les phalanges de pieds exécutent des soubresauts continus. 

« Cri des loups » provoque l’hystérie totale ! Une horde de spectateurs s’empresse d’appliquer le principe du crowd surf, action qui consiste à se laisser porter à bras tendus ; ce qui donne l'impression de naviguer au-dessus de la foule. Le spectacle est édifiant !

A l’horizon, des corps étendus, comme morts, transitent d’une personne à l’autre. Dans une indifférence la plus complète. Des hommes, des femmes, des jeunes et moins jeunes. Des déguisés aussi, comme cet ersatz de Spiderman au costume rouge moulant laissant apparaître des attributs masculins. De quoi complexer ses congénères… Ou encore une baudruche verte géante, cousine de Wally Gator, alligator de dessin animé qui a sévi dans les années 80’ et incarné un humain tentant sans cesse de s'échapper du zoo au grand malheur du gardien des lieux, M. Tourniquet.

Raph, Adé et Renaud, invitent une jeune femme à pousser la chansonnette sur un titre. Elle s’en tire tant bien que mal juste en remuant le popotin sur un rythme endiablé.

Le trio décalé et provocateur, quitte l’estrade par un passage obligé sur… « Salope » au cours duquel chacun scande comme il le peut sa propre vision du couple.

Après tout, ‘Va t’faire enculer va bien t’faire enculer salope’ peut bien être considéré comme une belle déclaration pour sa dulcinée. Si si !

Il ressortira peut-être de la bouche d’Angèle des mots plus doux. Direction donc l’Eden.

Angèle Van Laeken est ce que l’on appelle ‘une enfant de la balle’. Fruit du chanteur Marka et de la comédienne Laurence Bibot, elle n’est autre que la frangine du rappeur belge Roméo Elvis.

Sa ‘Loi de Murphy’, brûlot auto dérisoire coécrit par Veence Hanao et Matthew Irons, l’a véritablement propulsée sur le devant de la scène en comptabilisant pas moins de 5 millions de vues sur YouTube. Faut dire que se mettre en scène avec humour tout simplement pour raconter une journée de merde, fallait oser tout de même…

Révélation de la scène francophone en 2017, c'est aussi l'artiste qui monte et qu'on entend vraiment partout. C’est donc assoiffé de curiosité que votre serviteur s’efforce de prêter une oreille attentive à cette Bruxelloise de cœur et de sang.

Flanquée d’un accoutrement très flashy, elle entame un tour de chant, véritable condensé de pop entraînante et lancinante.

Savant mélange d’insolence, de magie et de magnificence, son grain de voix très particulier collerait parfaitement à l’univers du jazz…

Elle ensorcelle, ses yeux pétillent de bonheur. Le public s’abreuve de ses paroles qu’il semble connaître sur le bout des doigts.

Sans doute aussi qu’il s’y reconnaît à travers les textes. Les chansons sont dictées dans la langue de Voltaire. Elle y évoque le quotidien, parfois pourri, parfois tout doux, pour le raconter en chansons. L’interactivité entre Angèle et l’auditoire est totale. On peut vraiment parler ici de cohésion sociale.

Pendant « Je veux tes yeux », la fosse est invitée à réaliser des exercices de fitness. C’est un rituel, paraît-il ! Une large frange du public s’exécute.

Le temps de s’accorder une petite heure de repos aux stands appropriés, la parenthèse belge du moment s’ouvre en compagnie de BRNS. Prononcez Brains s’il vous plaît !

Cet espoir de la nouvelle génération noir-jaune-rouge avait marqué les conduits auditifs, lors de la sortie de l’excellentissime « Mexico », en 2012, une plage issue d’un premier Ep intitulé « Wounded ».

Le groupe a acquis une notoriété certaine hors frontière. Ce qui explique pourquoi le site est bien rempli.

C’est après un nouvel an arrosé qu’Antoine Meersseman (basse/chœur) et Tim Philippe (batterie/chant) décident de créer un projet commun. Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste) les rejoignent peu de temps après.

Ce dernier quittera la formation tout récemment pour former un projet lorgnant vers l’électro-pop (Mortalcombat) avec celle qui partage sa vie à la ville. Lucie Marsaud assurera la place laissée vacante.

Au fait, pourquoi ‘BRNS’ ? Passionnés de cinéma, les lascars se sont tout simplement inspirés du titre d’un film. Ni plus, ni moins !

Particularité, le drummer se charge aussi des vocalises. Normal donc que son instrument soit mis en avant sur les planches. Son jeu est tentaculaire !

Ce qui surprend le plus chez ce gars, c’est ce côté autiste. Hors du temps, hors de tout, il s’amuse tel un gamin déballant le jouet que le Père Noël vient de lui apporter. Il est vraiment dans son truc !

La musique de cette jeune formation est difficile à cataloguer ; hybride à souhait, elle est le résultat d’un cocktail complexe entre rythmiques non conventionnelles et sonorités quasi-pop, parfois un peu rock, mélodieuses également ou alors rocailleuses.

Le set regorge d’idées ingénieuses alternant hymnes complexes, évolutifs et jouissifs, mais facilement identifiables. Riffs de guitares et beats syncopés tourbillonnent, sans jamais s’y perdre, autour de la voix particulière de Tim.

Le band semble libre comme l’air, sans jamais anesthésier l’arène. Nos congénères d’outre-Rhin semblent conquis…

Au terme d’un gig qui a tenu toutes ses promesses, BRNS tire sa révérence avant de regagner les coulisses.

Il est 22 heures 30’. Shaka Ponk est prête à se livrer sur la grande scène. Malheureusement, des obligations professionnelles matinales m’empêcheront de poursuivre ces Nuits un peu plus longtemps… 

Ce sera très certainement pour une prochaine fois !

(Organisation : Les Nuits Secrètes)

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