La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Kreator - 25/03/2026
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 08 décembre 2020 17:04

À La Ô Terre

Premier album pour ce trio montréalais, au sein duquel milite Emmanuel Ethier (Chocolat, Corridor, Jonathan Personne). Intitulé « À La Ô Terre », il puise ses influences au sein d’une multitude de styles : rock, pop, prog, stoner, space, psyché, kraut, garage, blues, jazz, etc., tout en s’autorisant parfois des ouvertures orientales. Un peu comme de nombreux groupes qui ont traversé les 70’s ; mais en parvenant à jouer sur les contrastes… Acide et légèrement sous reverb, la voix délivre des textes en français, mais elle s’intègre tellement bien à l’ensemble qu’on n’y prête guère d’attention, même si parfois elle adopte une forme hymnique voire exotique.

En général, les compos se fondent l’une dans l’autre sans qu’on s’en rende compte. A l’instar du triptyque « Les vents » / « L’offrande » / « La nuit », au cours duquel la harpiste Marylou Lyon apporte son concours (NDR : sur le premier fragment !) Ligne de basse énigmatique, solos de gratte, drums souples et orgue vintage discrètement rogné (Iron Butterlfly ?) alimentent un fameux groove sur plusieurs plages. Un peu à la manière de Motorpsycho. Surtout lorsqu’elles s’emballent.

Floydienne (« Echoes ?), la basse palpite tout au long d’« Attraction », un titre qui s’ouvre et s’achève sur un rythme indolent, prend son envol à mi-parcours et concède des accès de free jazz au saxophone (NDR : invité pour la circonstance, Samuel Hampbell y souffle également sur le titre d’entrée, « Introspection »). Une structure qu’on retrouve sur « Ce n’est rêve », une compo sinueuse qui évolue d’abord sur un tempo tribal voire martial, monte en crescendo, explose et finit par retrouver sa langueur. Et le long playing de s’achever par le serpentueux « Je laisse soleil briller ». Excellent dans le style !

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que l’album est sorti chez Castle Records, le label qui appartient à John Dwyer, le leader de Osees.

lundi, 25 janvier 2021 12:08

Coocoo Banana

Originaire de la banlieue parisienne, Lizzy Young a vécu quelque temps à Barcelone, avant d’émigrer à New-York, où elle réside maintenant depuis plus de 10 ans. Elle y milite comme bassiste au sein de différentes formations, outre sa carrière solo, qu’elle mène en parallèle.  

Inspirée des 80’s, la musique de Lizzy Young baigne au sein d’un climat dépouillé, froid et ombrageux. Vaporeux ou tourbillonnants, parfois dispensés en boucle ou simplement réduits aux sonorités de piano, les claviers vintage (un casio ?) entretiennent parfaitement cette atmosphère.

En général, semblable à une prière, sa voix est plutôt incantatoire, mais quand elle susurre, on ne peut s’empêcher de penser à Connan Mockasin (« God is pink », « Squid juice in Hollywood »). Les compos sont, pour la plupart, imprimées sur un mid tempo, par une boîte à rythmes. Trois exceptions qui confirment la règle, l’hypnotique « Obvious », l’offensif « She farts while she walks », et la valse électro « This morning I woke up ».

Tout au long de cet opus, Lizzy exprime son désenchantement (« Elephants », seul titre interprété dans la langue de Molière), expose ses craintes et ses doutes (« Oh ! Jupiter ! » ) quand elle ne traduit pas ses lyrics poétiques en plaidoyer protestataire…

mardi, 08 décembre 2020 16:53

Smile and bigger hearts

A l’origine, Beingmoved était le projet du guitariste Andrea Nocco. Son frère, Edoardo, le rejoint ensuite. Il se charge de la seconde gratte. Puis une section rythmique basse/batterie vient compléter le line up qui passe alors à un quatuor. Et c’est sous cette forme que la formation enregistre son premier Ep, « My everyday pop songs », en 2019.

« Smile and bigger hearts » constitue son tout premier opus, un œuvre qui nous replonge dans l’alt rock des 90’s. Pensez à Sebadoh, Dinosaur Jr., Buffalo Tom ou encore Bob Mould. Déchiquetées, robustes, angulaires, rugissantes, saccadées ou acidulées, les guitares s’en donnent à cœur joie, tout en respectant un fil mélodique. Des mélodies pop soignées, soulignées d’harmonies vocales (elles sont superbes tout au long du ‘REMesque’ « Happiness » !), contagieuses ou mélancoliques, mais toujours bien balancées. Solide mais efficace, la section rythmique dynamise parfaitement les 8 plages rafraîchissantes et entraînantes de cet LP. Un disque revivaliste, mais qui fait du bien à écouter…

mardi, 08 décembre 2020 16:51

Absolute Boys

« Absolute boys » constitue le second elpee de Soft People, un duo établi à San Luis Obispo, quelque part entre San Francisco et Los Angeles. « American Men », son premier, est paru en 2017. Un opus aux lyrics engagés, condamnant, notamment, les décisions jugées arbitraires du gouvernement Trump. Plus question de discours sociopolitique sur le nouvel album, mais des textes motivés par une situation plus personnelle, puisque mariés, Caleb Nichols et John Metz, y défendent (la) leur condition homosexuelle.

Le long playing s’ouvre par l’excellent « New moon », un titre pop qui bénéficie d’une jolie mélodie. Mélancolique, imprimé sur une boîte à rythmes minimaliste, il est délicatement coloré par une ligne de guitare tour à tour slide ou tintinnabulante. Elles sont encore chatoyantes tout au long du morceau suivant, « Shot through », mais il s’enfonce déjà dans une électro pop sophistiquée, précieuse, qui va contaminer une bonne partie des autres compos. Des compos qui évoquent vaguement Pet Shop Boys (ce vocal falsetto !), Notwist et New Order… Et la voix autotunée qui hante « Alex » devient même rapidement exaspérante. Pas une bonne idée, vu les capacités vocales des deux musicos. Finalement, c’est lorsque l’expression sonore sort des sentiers battus que le tandem devient le plus intéressant. A l’instar de « Louis », une valse cabaret, balisée par des sonorités d’orgue de Barbarie, qui aurait pu figurer au répertoire de The Divine Comedy. De « 22 lunes » également. Slammé, ombrageux, il est soutenu par des beats puissants. Et enfin « Emberina ». Un titre hanté par Joy Division. A cause de cette basse cold et puis de ces claviers vintage, frémissants et lugubres à la fois...

dimanche, 06 décembre 2020 12:05

Au centre de Mt. Mountain…

Mt. Mountain publiera son quatrième elpee, « Center », ce 26 février 2021. Originaire de Perth, en Australie, le groupe propose une musique inspirée par le psyché et le kraut rock (Neu ! Can), tout en se servant de la technologie moderne, comme Moon Duo, Kikagaku Moyo ou encore Minami Deutsch. , et le

Extrait de cet elpee, le single « Aplomb » est en écoute ici.

Stephan Bailey, le chanteur/organiste/flûtiste a déclaré : ‘Nous voulions qu'il y ait un contraste clair entre le tempo de la chanson et le contenu lyrique, une approche qui apparaît tout au long de l'album’. Les compos sont nées de longues jams improvisées. Quant aux textes, il traitent de religion - à la fois spirituelle et laïque - et de sa relation personnelle, souvent compliquée de sa foi. Il développe cette réflexion à travers les règles qui lui ont été enseignées de l'enfance à l'âge adulte.  

Le nouvel opus de Midnight Sister, « Painting The Roses », paraîtra ce 15 janvier 2021. Parallèlement, le duo californien (NDR : il est issu de los Angeles) a partagé une vidéo pour le nouveau single « Doctor Says » ; et il est disponible ici

Juliana Giraffe a déclaré : ‘Ici, les déguisements tels que les masques ne sont pas destinés à cacher mais à libérer…’ 

Girafe a rendu visite aux siens, en Argentine pendant la réalisation de l'album et a renoué avec cette partie de son histoire familiale, de son art et de sa culture. En outre, sa famille, y compris Juliana, sa sœur et sa mère, a conçu la vidéo de "Doctor Says". Le maquillage de son personnage est basé sur différents moulages en plâtre des membres de sa famille, chaque personnage adressant un clin d'œil à sa famille et à son héritage.

Artistes multidisciplinaires Juliana Giraffe et Ari Balouzian réalisent des films. Très souvent en se servant de leur musique. Les compositions de Balouzian (NDR : un peu de partition à la Jon Brion, quelques vieilles cordes hollywoodiennes et une solide dose de glam et de disco du cinéma indépendant des années 70) constituent des scènes de film qui permettent à Juliana d’incarner de nouveaux rôles et de nouvelles voix…

Balouzian est également responsable de la rédaction du récent documentaire Feels Good Man, un conte explorant la transformation de Pepe the Frog.

dimanche, 06 décembre 2020 11:59

Nils Frahm au Funkhaus de Berlin…

Lorsque Nils Frahm a lancé sa tournée mondiale au Funkhaus de Berlin, en janvier 2018, pour présenter son album studio, « All Melody », un voyage ambitieux ne faisait que commencer. Au cours des deux années qui ont suivi, Frahm a accordé plus de 180 représentations à guichets fermés, et notamment à l'Opéra de Sydney, au Disney Hall de Los Angeles, au Barbican à Londres et à l'Elbphilharmonie de Hambourg, sans oublier plusieurs grandes scènes de festivals à travers le monde. Pourtant, le cadre époustouflant du Funkhaus Berlin, réputé pour sa grandeur vintage et son acoustique exceptionnelle, et qui abrite également le magnifique studio de Frahm où « All Melody » a été enregistré, occupait une place unique dans le cœur de l'artiste.

En décembre 2018, Nils est finalement retourné au Funkhaus pour accorder une autre série de quatre spectacles. L'ami et réalisateur de Frahm, Benoit Toulemonde - collaborateur depuis 2011 - a filmé les concerts en utilisant uniquement des caméras portables et en utilisant des techniques qu'il maîtrisait pour la célèbre série de concerts ‘La Blogotèque’, afin de mettre en vedette certains des artistes les plus populaires au monde.

« Tripping with Nils Frahm » constitue un périple musical extraordinaire, rare et exclusif, proche et intimiste. ‘Live’, cet opus est paru ce 3 décembre.

« Fundamental values », qui en est extrait, est disponible en clip, ici

Le film du concert est produit par Leiter en association avec Plan B Entertainment et sera présenté en première le même jour via le cinéma en ligne MUBI.

 

dimanche, 06 décembre 2020 11:54

Un live pour Dirty Sound Magnet

Après avoir gravé l’excellent elpee « Transgenic », fin 2019, Dirty Sound Magnet publiera, en 2021, un nouvel album. En attendant, il a sorti, ce 6 novembre, un elpee live. Baptisé « Live alert », il a été enregistré durant la période de confinement. Tout comme le futur opus. 

Pas d'overdubs, pas de production ... Juste du son, de l'énergie et de l'émotion !

En attendant, le trio helvète nous propose trois vidéos live

- Live Alert (Power Groove Session) ici

- Skull Drawing Rose

- Social Media Boy ici

 

dimanche, 06 décembre 2020 09:12

La course d’Esther Rose…

En 2017, Esther Rose publiait son premier elpee, « This Time Last Night ». Puis « You made it this far » en 2019. La musique de cette Néo-orléanaise baigne dans le folk rural et la country. Pensez à Waxahatchee, Julia Jacklin ou encore Margo Price.

Elle nous propose aujourd’hui son nouveau single, « Keeps Me Running », qui paraîtra sur Full Time Hobby, écurie sur laquelle elle vient de signer. La compo bénéficie d’une version enregistrée en ‘live’, filmée au théâtre Marigny de la Nouvelle-Orléans, et elle est disponible ici

 

Originaire de Nottingham, en Angleterre, Sleaford Mods est un groupe de post-punk britannique, originaire de Nottingham, en Angleterre. Il est drivé par le chanteur Jason Williamson et le musicien Andrew Fearn. Minimalistes, les compos de Sleaford Mods constituent souvent des diatribes amères sur la société contemporaine ou à l’égard des stars de la culture pop. « Spare ribs », son nouvel LP paraîtra ce 15 janvier 2021.  

En attendant, la vidéo du single « Shortcummings » est disponible ici

Un morceau dont les lyrics condamnent l’hypocrisie, l’inégalité et l’apathie du genre humain, tout en accusant le gouvernement britannique de son approche désastreuse de la crise du coronavirus.

Nouveau clip, “Mork n Mindy”, featuring Billy Nomates, est également à découvrir