Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Epica - 18/01/2026
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 06 avril 2019 16:47

Women’s legacy

Depuis une dizaine d’années, Sarah Lenka propose ses propres versions des répertoires de chanteuses légendaires du jazz, telles que Billy Holiday ou encore Bessie Smith. Sur son quatrième opus, « Women’s legacy », elle a décidé de rendre hommage aux femmes afro-américaines victimes de l’esclavage, jusqu'au milieu du XIXème siècle. Un album partagé entre titres personnels et, bien sûr reprises, notamment de compos enregistrées a cappella récupérées par les musicologues américains John et Alan Lomax, dont « Ain’t gonna let nobody turn me around », un ‘spiritual’ adapté en hymne lors du combat pour rendre illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale (‘Civil rights’, loi votée en 1964), « The ballad of Barbara Allen », une ballade traditionnelle écossaise du XVIIème siècle adaptée par Hule ‘Queen’ Hue, « Trouble so hard », un chant immortalisé par Vera Hall au début du XXème siècle, qui se distingue ici par une excellente intervention à la contrebasse, et dont Moby avait réalisé une reprise, le classique « Oh death », et enfin une version ténébreuse de « Black Betty », traduite en rock par Ram Jam dès 1977. Eraillée, la voix de Sarah est souvent overdubbée, et pourtant minimaliste, l’instrumentation implique quand même de la gratte (acoustique et électrique), de la contrebasse, du piano, des drums et des percus, mais parcimonieusement essaimés. L’œuvre baigne dans une forme de jazz/folk parfois teintée de gospel ou de bossa nova et nous réserve quelques passages a cappella (NDR : on s’en serait douté) ainsi que l’une ou l’autre piste légèrement plus enlevée. Mais en général, cet LP baigne au sein d’un climat plutôt intimiste…

samedi, 30 mars 2019 17:04

allusinlove prêt à parler

Issu de Leeds, allusinlove est un monstre à quatre têtes. Un groupe de rock qui pratique de la musique pop. Originaire de Castleford, une vieille ville minière du West Yorkshire, le groupe est né il y a 6 ans. Son premier album « It’s OK To Talk », paraîtra ce 7 juin. Il fait suite au single «All My Love», un hymne rock classique et rugissant, dont la vidéo est disponible ici

L’album a été produit par Catherine Marks (St Vincent, Wolf Alice, PJ Harvey) considéré comme le producteur britannique de l'année 2018.

‘Nous sommes extrêmement fiers de présenter notre premier long playing. Cet album est une expression musicale de tout notre amour, de notre positivité et de notre unité ; un aperçu de notre perspective du monde qui nous entoure et de ce qu’il offre ou exige de nous. Dans une société aussi divisée, nous voulons offrir un peu de libération, de compréhension et d’unité sous forme de putain de bonne musique. C’est vraiment bien d’être contrarié, anxieux, sans espoir, excité, heureux et c’est encore mieux d’en parler’ allusinlove

samedi, 30 mars 2019 17:00

Le corbeau perche en plein Black Midi

Black Midi est une formation établie à Londres, dont le style original voire expérimental mérite qu’on s’y attarde. Riffs versatiles, passages moelleux ou caustiques et guitares dissonantes alimentent une forme de post-punk teinté de psychédélisme, de noise, de prog, d’indie et de blues.

Réalisé par Vilhjálmur Yngvi Hjálmarsson, son nouveau single « Crow’s Perch » reflète l’énergie frénétique de la chanson, juxtaposant des graphismes saturés et des scènes particulières avec des images ordinaires. Et il est à découvrir ici

En concert à l’AB ce 6 avril dans le cadre du BRDCST

https://bmblackmidi.com/

 

 

Calexico et Iron & Wine avaient déjà collaboré en 2005, pour enregistrer un Ep baptisé « In the reins ». Ils ont décidé de remettre le couvert, mais pour un elpee qui paraîtra ce 14 juin. Il s’intitulera « Years to burn ». L’album a été enregistré sous la houlette de Matt Ross-Spang et a bénéficié du concours du trompettiste Jacob Valenzuela, du préposé à la pedal steel Paul Niehaus, du pianiste Rob Burger (Tin Hat Trio) et du bassiste Sebastian Steinberg (Soul Coughing, Fiona Apple).

Pour écouter « Father mountain », extrait de cet elpee, c’est ici

Tracklisting

1. What Heaven’s Left
2. Midnight Sun
3. Father Mountain
4. Outside El Paso
5. Follow The Water
6. The Bitter Suite
7. Years To Burn
8. In Your Own Time

 

 

Songwriter génial et mélodiste hors pair, Martin Phillipps, le leader du groupe The Chills, était sur le point de conquérir la scène musicale internationale, lorsqu’il a été rattrapé par sa toxicomanie et son endettement. A 54 ans, atteint d’une hépatite de type C, son pronostic vital était largement engagé. Il a donc décidé de lutter contre ses démons, avant qu’il ne soit trop tard. C’est ce portrait intimiste de cet auteur/compositeur néo-zélandais, que le film/docu relate, à travers des hits pop irrésistibles parus en pleine explosion du mouvement baptisé ‘Dunedin sound’, répercuté par le label Flying Nun, mais surtout du combat universel d’un homme mené contre la peur de l’échec et de la réalité choquante de sa propre mortalité…

Le trailer de ‘The Chills: The Triumph & Tragedy of Martin Phillipps’ est ici

 

 

dimanche, 31 mars 2019 10:00

Sebadoh toujours étonné

Le nouvel opus de Sebadoh, « Act Surprised », paraîtra ce 24 mai. 

Barlow, Jason Loewenstein et Bob D'Amico ont enregistré cet elpee, à Northampton, dans le Massachusetts, là où le trio s’était formé, en 1988, sous la houlette de Justin Pizzoferatto. L’opus est annoncé comme une collection de 15 chansons aussi dynamiques que viscérales

Lowenstein a déclaré : ‘De tous les disques que nous avons réalisés au cours de notre longue carrière, c’est certainement celui qui se rapproche le plus de nos premiers enregistrements’.

En attendant, le groupe nous propose un extrait, doublé d’une vidéo, intitulé « Stunned » (à découvrir ici)

Tracklist:

01 “Phantom”
02 “Celebrate The Void”
03 “Follow The Breath”
04 “Medicate”
05 “See-Saw”
06 “Vacation”
07 “Stunned”
08 “Fool”
09 “Raging River”
10 “Sunshine”
11 “Act Surprised”
12 “Battery”
13 “Belief”
14 “Leap Year”
15 “Reykjavik”

dimanche, 31 mars 2019 09:58

Le beau gâchis d’Interpol…

Interpol publiera un nouvel Ep ce 17 mai. Le disque s’inspire d’une série d’images perdues, retrouvées dans un poste de police abandonné à Detroit, dans le Michigan. Dans une salle de documents en ruine, au milieu des décombres, un rouleau de film non développé, daté du 20 janvier 1996, présentait des images de salles dévastées, suite à une effraction… C’est Dave Fridmann qui s’est chargé de la mise en forme.

Pour écouter « Fine mess », issu de cet Ep, c’est ici

Traklisting

1. Fine Mess

2. No Big Deal

3. Real Life

4. The Weekend


Kristian Matsson, aka The Tallest Man on Earth, publiera un nouvel elpee, ce 19 avril. Il s’agira de son quatrième. Intitulé « I love you. It’s a fever dream », il fait suite à « The Dark Bird is Home”, paru en 2015. Le Suédois (NDR : il est né en Dalécarlie), a entièrement écrit, composé, arrangé et réalisé l’album.

Pour écouter “I’m A Stranger Now”, extrait de cet opus, c’est ici

Tracklisting

    1.The Running Styles Of New York
    2.There's A Girl
    3.My Dear
    4.What I've Been Kicking Around
    5.I'm A Stranger Now
    6.Waiting For My Ghost
    7.I'll Be A Sky
    8.All I Can Keep Is Now
    9.I Love You It's A Fever Dream

 

Après 8 longues années d’absence, les Young Gods viennent de publier leur 12ème elpee, un disque qui signe le retour du préposé aux samplers et aux machines, Cesare Pizzi, membre fondateur du trio. Mis en forme par Alan Moulder (Depeche Mode, Nine Inch Nails, Foals, Arctic Monkeys, Placebo, U2, …), il replonge dans l’expérimentation, mais une expérimentation tour à tour sonique, ambient ou psychédélique. La salle est comble (NDR : elle recense une majorité de quinquas) lorsque le trio helvète grimpe sur les planches. Compte-rendu.

La première partie du show va se focaliser sur « Data Mirage Tangram », le dernier opus du band. Et il s’ouvre par « Entre en matière » (NDR : titre judicieux…), une compo atmosphérique, truffée de bruitages qui va monter en crescendo. Et bonne nouvelle Franz Treichler se consacre à la guitare. Qui libère des sonorités floydiennes tout au long du plus enlevé « Figure sans nom ». Pendant le plus techno, « Tear up the red sky », les lumières rouges envahissent la scène, lorsque Franz prononce ces mots. Et puis, « All my skin standing » va nous asséner la première claque de la soirée. Un morceau envoûtant, hypnotique, tribal, déchiré par les interventions de Franz à la six cordes, des interventions réminiscentes de celles dispensées par Erik Brann sur le fameux « In-A-Gadda-Da-Vida » d’Iron Butterfly. Mais c’est la densité du drumming de Bernard Trontin qui impressionne le plus. Et pourtant, il frappe ses fûts avec une facilité déconcertante. Il rappelle même un certain Christian Vander (Magma) lorsqu’il doit déstructurer ses mouvements. A l’instar du blues « Moon above ». Et lorsque Treichler souffle dans son harmonica, on ne peut s’empêcher de penser à une BO de western spaghetti (Ennio Morricone ou Sergio Leone, au choix !) C’est aussi le moment choisi par le leader, pour quitter sa gratte. Cesare entretient des infrabasses tout au long du tribal « About time », dans un registre particulièrement techno, au cours duquel Franz se met à danser. Place ensuite aux titres les plus notoires du répertoire…

Mais avant tout, Treichler remercie ses fidèles aficionados qui le suivent depuis si longtemps. « Envoyé » adopte le rythme du chemin de fer (NDR : Bernard y est une nouvelle fois étincelant), alors que Franz dirige son pied de micro, au bas duquel est accroché un projecteur, vers la foule en clamant ‘Et le gagnant est’ ou alors en anglais, ‘And the winner is’, un titre émaillé de nombreuses explosions électriques. Treichler reprend sa gratte pour « You gave me a name », un morceau psychédélique, atmosphérique, aux percus plus africaines, qu’entretient Pizzi, Bernard achevant le morceau debout, en se concentrant sur ses cymbales à l’aide de mailloches. C’est aussi le dernier morceau du set. Bras dessous, bras-dessus, le trio salue longuement la foule en la remerciant.

Mais il revient pour un premier rappel, au cours duquel « Kissing the sun » va déclencher un beau petit pogo, puis le blues « Gasoline man » et enfin l’inévitable « Skinflowers », dynamisé par ses jaillissements électriques produits par les samples, alors que Franz a de nouveau empoigné son pied de micro pour haranguer l’auditoire, en l’aveuglant du faisceau de lumière…

On aura même droit à un second rappel, mais d’un seul titre. En l’occurrence « Everythem », extrait du dernier elpee. Un morceau mid tempo, atmosphérique, subrepticement dub, au cours duquel les sonorités vaporeuses et frémissantes de la guitare, évoquent le toucher de cordes d’un certain Connan Mockasin.

Ovation dans la foule, vraiment heureuse d’avoir retrouvé les Young Gods en aussi bonne forme, assagis, sans doute, mais toujours aussi branchés sur l’expérimentation. Et le trio de resaluer longuement la foule, la main sur le cœur, avant de tirer sa révérence… (pour les photos, c’est ici)

C’est aMute, aka Jérôme Deuson, qui assurait la première partie. Habile touche-à-tout, il jongle constamment entre les différents instruments, multipliant les boucles, organiques (guitare, percussions, etc.) ou électroniques (pupitre, loops, etc.) Mais si sa musique est particulièrement expérimentale, elle souffre d’une carence en mélodie. Même sa voix se limite à des chuchotements. Dommage… (pour les photos, c’est )

Setlist The Young Gods

Entre En Matière, Figure Sans Nom, Tear Up the Red Sky, All My Skin Standing, Moon Above, About Time, Envoyé, You Gave Me a Name

Encore 1:

Kissing the Sun, Gasoline Man, Skinflowers

Encore 2:

Everythem

(Organisation : Botanique) 

 

lundi, 25 mars 2019 18:37

Décès du crooner Scott Walker…

De son véritable nom Noel Scott Engel, Scott Walker est décédé ce 25 mars 2019, à l’âge de 76 ans. Après avoir a tâté du cinéma, joué de la basse, comme musicien de studio (NDR : c’est là qu’il rencontre Jack Nitzsche et Phil Spector), mais encore chez les Ventures et les Dalton Brothers, cet Américain a véritablement débuté sa carrière, à la mi-sixties, à Londres, au sein des Walker Brothers, groupe qui impliquait également l’ex-Standells, Gary Leeds, ainsi que John Maus. C’est d’ailleurs en Angleterre qu’il va définitivement s’installer. Leur style vocal est alors comparable à celui d’autres faux-frères, les Righteous Brothers, c’est-à-dire qui privilégie les ballades langoureuses aux arrangements luxuriants. Le trio décroche même un énorme tube en 1966, « The sun ain’t gonna shine anymore » (voir et écouter ici). Et puis, détail qui aura son importance, le band reprend un titre de Burt Bacharach (« Another tear falls »). Quant au look, il est vraiment d’époque : coupe au bol, lunettes noires, etc., un peu dans l’esprit des Beatles. C’est au moment où la popularité est à son comble que le trio se sépare, non sans avoir encore publié un album et un dernier 45 tours, « Walking in the rain », une cover d’une compo signée Mann et Kurt Weil, transformée en tube par les Ronettes, grâce aux arrangements de Phil Spector. On y arrive. Il s’intéresse alors de plus en plus à Jacques Brel, dont il reprend plusieurs titres, dont « Au suivant », « Ne me quitte pas » ou encore « Jackie », en version anglo-saxonne, of course. C’est à cette époque que sa diction va devenir de plus en plus théâtrale voire emphatique. Ce qui va influencer énormément la manière de chanter de David Bowie. S’il continue à adapter d’autres auteurs, il commence à composer de plus en plus son répertoire. En 1975, les Walker Brothers se reforment en enregistrent trois elpees, dont le dernier, gravé en 1978, « Nite flights », s’inspire à son tour de Bowie et de Brian Eno. A partir de la mi-eighties, il va se faire plus rare. Ce qui ne va pas l’empêcher d’expérimenter d’autres pistes, dont la B.O. pour le cinéma mais également la musique post-industrielle. Il faudrait un bouquin pour retracer le parcours de cet artiste qui, nonobstant son absence de popularité, depuis la fin des 70’s, a marqué de son empreinte l’histoire de la musique pop et rock…  Sans oublier qu’outre Bowie, il a influencé des groupes ou artistes comme Joy Division, Marc Almond, Jarvis Cocker (Pulp), Thom Yorke (Radiohead) et surtout Neil Hannon (The Divine Comedy).

RIP