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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

From here on in

Une chose est sûre, cette formation a été contaminée par le virus du baggy. C'est à dire le mouvement historique, né à Manchester au milieu des 80's, qui s'est traduit chez des groupes comme Stone Roses ou Happy Mondays à travers des sons répétitifs et hypnotiques de la house. Et qui a enfanté les Charlatans et Oasis (NDR : les temps ont changé depuis…). A l'instar d'UNKLE, South veut faire revivre cette scène. Sous une forme plus contemporaine, moins rigide. En lui donnant une nouvelle dimension, si vous préférez. Les deux groupes ont d'ailleurs travaillé ensemble, tout récemment, pour concocter la bande sonore du premier film de Jonathan Glazer, " Sexy beasts ".

Produit par le boss du label Mo Wax en personne, James Lavelle, " From here on in " constitue le premier opus du trio. Un disque particulièrement long, découpé en 16 morceaux, dont deux versions d'" All in for nothing ", trois de " Broken head ", quelques instrumentaux, et puis l'une ou l'autre ballade plus tendre, plus mélancolique. Dont un " Southern climbs " courtisé par un violoncelle et caractérisé par des sonorités de guitare acoustiques cristallines. Ou encore " Keep close ", hanté par le fantôme de John Lennon. Mais la musique de South baigne avant tout dans la house. Une house subtile, riche, insidieuse, climatique canalisée par la section rythmique contagieuse, sur laquelle papillonne le timbre vocal laconique, ‘ianbrownesque’ de Joel Cadburry. Une bonne surprise, nonobstant certains fragments qui ont tendance à tirer en longueur…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

I believe

A l'instar de Red House Painters et du défunt American Music Club, Spain nous plonge dans un univers mélancolique, crépusculaire, peuplé d'histoires de déceptions, de solitude et de ruptures. Pourtant, le ton adopté tout au long d'" I believe " paraît, à première écoute, beaucoup moins sinistre. Une impression causée tout d'abord par le tempo légèrement plus rythmé. Légèrement ! Faut pas croire que le quatuor de LA se soit subitement mis à carburer au rock n’ roll. Simplement, il a abandonné ce profil indolent, lymphatique, qui lui avait valu, à ses débuts, d'être comparé à Low, Codéine, Cowboy Junkies et consorts. Ce qui ne l'empêche pas de libérer une dose considérable d'intensité émotionnelle. Une sensation accentuée par la mise en avant des accords de guitare dispensés par Merlo Podlewski. Des accords limpides, rafraîchissants, qui rencontrent ceux poignants, souples, de la basse de Josh Hayden, pour tisser des mélodies empreintes de charme et de séduction. Claviers satinés, fruités, drums duveteux, chuchotés et arrangements soignés complètent cette toile sonore lustrée par le timbre vocal sensuel et hypnotique de Josh. Un chouette album !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

It´s a wonderful life

Le monde de Sparklehorse est hanté par l'imagination de Mark Linkous; et nous sommes les spectateurs privilégiés du microcosme de ce génie désespéré. A travers ses chansons fragiles, énigmatiques, baroques, il combine perspicacité lyrique et imagerie gothique typiquement américaine. Des chansons qu'il interprète de sa voix chuchotée, gémissante, parfois triturée mais tellement triste qu'elle ne peut trahir chez son interprète qu'un sentiment d'auto pitié. " It's a wonderful life " constitue son troisième opus. Un disque qui a reçu le concours de John Parrish et surtout de Dave Fridmann à la co-production. Et le talent de Dave, exercé habituellement chez Mercury Rev, est immédiatement perceptible. A l'instar du superbe " Gold day ", profilé sur un orgue à la respiration sifflante ou du luxuriant et électrique " King of nails ". Si Mark joue d'une panoplie d'instruments assez ahurissante ; depuis la guitare aux boîtes à rythmes, en passant par le Wurlitzer, le mellotron, le casio, l'optigan, les sampler, le chamberlin, le piano et autres objets insolites, il a quand même bénéficié de la participation de toute une armada de collaborateurs. Parmi les plus huppés, on y retrouve PJ Harvey ( " Piano fire " et " Eyepennies " ), la vocaliste des Cardigans, Nina Persson, sur le seul morceau véritablement sinistre de l'elpee, " Apple bed ", Tom Waits au chant pour un " Dog door " écorché par le psychédélisme de Kevin Ayers; et puis la fidèle équipe qui l'avait aidé pour enregistrer " Good morning spider ". En l'occurrence la violoncelliste Jane Scarpatoni, la violoniste Joan Wasser et la choriste Sophie Michelitsianos. L'elpee recèle bien évidemment quelques ballades plus intimistes, minimalistes, dont la mélancolie teintée d'amertume et de douceur évoque tantôt Lambchop, tantôt Palace Brothers. Un bien bel album !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The hill for company

Sodastream nous vient d'Australie. De Perth très exactement. Réduite à un duo depuis qu'elle a déménagé à Melbourne, la formation vient d'enregistrer son deuxième opus. Karl Smith et à Pete Cohen ont quand même reçu la collaboration de quelques musiciens de studio. Altiste, trompettiste, tromboniste et même drummer sont ainsi venus épauler un tandem responsable d'une musique lo fi. Mais lo fi dans l'esprit de Will Oldham ou de Palace Music (NDR : ce qui revient au même puisque Will Oldham est l'unique musicien de Palace…). Bref, si cet album concède peu de place à l'électricité, il met quand même en exergue les accès ténébreux, frémissants de la contrebasse de Pete. Et puis la voix de Karl. Douloureuse, affectée, amère, elle s'appuie sur une six cordes acoustique, le plus souvent jouée en picking. Parfois aussi sur un piano hantant. Tout un univers sonore minimaliste, mélancolique, capable de briser votre cœur, mais de réchauffer votre âme…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Quad cities

Avant d'entamer une carrière individuelle, Virgil Shaw sévissait chez Dieselhed. Un groupe californien, de San Francisco très exactement, en compagnie duquel il a bourlingué une bonne dizaine d'années ; et puis surtout commis cinq elpees. " Quad cities " constitue donc son premier album solo. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours de quelques potes. Mais uniquement pour apporter quelques touches de sonorités insolites à sa solution basiquement acoustique, lo fi. Des sonorités clairsemées mais tellement lumineuses produites par des instruments aussi inattendus que la scie, les cloches, la trompette chinoise ou le vibraphone. Pour écrire ses chansons délicates, douloureuses, Virgil regarde le monde qui gravite autour de lui à travers des lunettes déformantes. Il y épanche alors ses émotions, ses angoisses, d'une voix savoureusement versatile, en s'accompagnant d'une simple guitare sèche, qu'il joue le plus souvent en ‘picking’. Néo country folk !

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Ill gotten gains

Le deuxième opus de Michael J Sheehy nous plonge au sein d'un univers atmosphérique, né s'un savant mélange de mélancolie, d'intimisme et d'indolence. Sis à la croisée des chemins de Nick Cave, de Tindersticks, de Cowboy Junkies et du Dream City Film Club sous son aspect le plus moelleux, cet univers est hanté par le vocal androgyne de Michael, dont les inflexions reverb, empruntées à Chris Isaak, sont régulièrement enrobées de chœurs gospel. Parfois, le ton peut néanmoins épouser une forme plus aride, plus agressive. A l'instar du tribal " Michael Jnr " ou de l'hypnotique " Wa'cha gonna do ? ". Deux titres que PJ Harvey pourrait facilement adapter au féminin. Coulé (?!?!) dans le delta, " Black holes is waiting (baby let's go) " est absolument superbe. Mais le meilleur fragment de l'opus est incontestablement la cover de " Mystery train ". Une chanson écrite par le tandem H Parker/S Philipps et immortalisée par Elvis Presley. Excitante, envoûtante, la nouvelle version vous remue véritablement les tripes. Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Where have my countrymen gone

Bien qu'issu de Boston, Sheila Divine puise essentiellement ses influences dans la musique insulaire. Et en particulier chez U2, Radiohead, les Smiths, Kitchens Of Distinction et la cold wave des eighties. Une musique qui libère beaucoup d'intensité électrique. Normal depuis que le line up du combo a engagé pour deuxième guitariste, l'ex-Lincolnville, Colin Decker. Une intensité électrique luxuriante, chatoyante, brumeuse, bringuebalante, soutenue par une section rythmique solide, hypnotique et modelée par un sens mélodique particulièrement contagieux. Une intensité électrique balayée par le timbre vocal languissant, déchiré entre passion et émotion d'Aaron Perrino, responsable de chansons tantôt tendres, tantôt frénétiques, tantôt houleuses, tantôt hymniques. Et là, vous allez me dire, encore un groupe qui use et abuse des clichés britpop ! Et vous n'avez pas tout à fait tort. Car, si cet album est plutôt bien ficelé et même très agréable à écouter, il ne fera certainement pas avancer le schmilblick…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Oh, inverted world

Les Shins nous viennent du Nouveau Mexique. D'Albuquerque, très exactement. Une formation qui puise allègement dans la pop des sixties pour composer ses chansons. Et tout particulièrement chez les Kinks, les Beach Boys, Syd Barrett, Simon & Gardfunkel, les Byrds et les Beatles circa " Rubber soul ". Ce qui doit vous donner une petite idée du style qu'elle pratique. Qui n'a pourtant rien de revivaliste. Car elle possède la capacité de transcender ses influences, de manière à les fondre dans un contexte très contemporain. Ou alors tout simplement dans la mélancolie post punk. Ce qui explique pourquoi l'électronique n'est pas exclue. Elle est même parfaitement intégrée. Les Shins recèlent également des affinités avec les Lilys, Neutral Milk Hotel ou encore Kings Of Convenience, mais à des degrés divers. A cause du chanteur/compositeur, tout d'abord. En l'occurrence James Mercer. De son timbre éthéré, presque falsetto, régulièrement délayé dans de superbes harmonies vocales cristallines, il épanche ses lyrics douloureux, introspectifs, ésotériques, communiquant une certaine beauté fragile à des mélodies facilement mémorisables, le plus souvent semi acoustiques et légèrement teintées de psychédélisme. Et pour ne pas tomber dans la morosité, les Shins ont eu le bon goût d'intercaler, sur cet " Oh, inverted world ", l'une ou l'autre composition ensoleillée ou alors tout simplement plus enlevée. A l'instar du complexe, presque prog, " Caring is creepy ", réminiscent de Sunny Day Real Estate, du ferroviaire " One by one all day ", du power pop, presque new wave, " Girl on the wing " ou encore de l'allègre " Pressed in a book ". Un chouette album !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Citizen bird

D'après la biographie, le premier album de cette formation suédoise transpirait à plein pores le métal urbain des Stooges. Une caractéristique beaucoup moins évidente sur " Citizen Bird ", leur nouvel opus, même si le guitariste a souvent tendance à torturer sa guitare comme Ron Asheton. Nonobstant le clavier rogné, poussiéreux, leur nouvelle ligne de conduite se rapproche davantage de celle de Loop. A cause du tempo hypnotique qui balise le climat franchement psychédélique. D'ailleurs, sous sa forme la plus space rock, la solution sonore épouse un profil aussi obsessionnel que chez Hawkwind, alors que lorsqu'elle s'évapore dans l'éther atmosphérique, elle flirte avec l'univers de Spacemen 3. Au fil de l'album, les compositions se révèlent beaucoup plus éclectiques. Acoustiques, également. A l'instar de l'excellent " Axe moon ". Lorsqu'elles n'épousent pas un profil new wave. Surtout lorsque le synthé se substitue à l'orgue. Seul le final " I love you " nous rappelle que la musique de Siverbullet est profondément marquée par Iggy Pop et ses Stooges…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Lookbook

"Lookbook" constitue déjà le troisième album de Slut. Un quintette allemand dont la musique évoque, à premier abord, New Order, Talk Talk et Naked Eyes. A cause des arrangements particulièrement soignés, parfois même sculptés dans les instruments à cordes ; du sens mélodique mélancolique, à la sensibilité new wave. Du timbre vocal tendre, clair, chargé d'émotion de Christian Neuburger. Et puis du rôle majeur joué par le claviériste/pianiste. En finale, " Hope " est même découpé dans une mélodie cold wave digne du Cure. Et pourtant, au fil des écoutes, on se rend compte que Slut est capable d'embrasser différents horizons sonores. Tantôt progressif, technologique ou même complexe. A l'instar du curieux " No say ", plus qu'inspiré par Brian Eno. Mais les compositions les plus intéressantes sont aussi et cependant les plus électriques. Abordées avec un esprit britpop. Et je pense plus particulièrement au convulsif et blurien " No time ", à " Global cut ", qui s'inscrit dans la lignée de Radiohead, Muse, Coldplay et consorts ; et puis d' " On fire ", dont la longue construction de plus de sept minutes épouse un profil fort proche de Kent. Un ensemble à suivre de très près, c'est une certitude !