L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Afghan Whigs
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Bernard Dagnies

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mardi, 22 janvier 2019 16:41

Hellelujah

The Experimental Tropic Blues Band vient enfin de sortir son tout premier album. Mais il aura quand même fallu près d'un an avant qu'il n'atterrisse dans les bacs des disquaires. Fondé fin 2000, la formation n'avait jusqu'à présent commis que deux mini elpees, « Bastards » et « Dynamite Boogie ». Pour enregistrer cet opus, le trio a reçu le concours de quelques invités de marque, et en particulier d'Arno. Pour deux titres. Et pas pour chanter, mais pour souffler dans un harmonica. A la manière de John Mayall. Tout d'abord sur le déjanté « Twice blues », plage qui bénéficie également du concours de Stinky Lou à la basse, et puis sur le blues lent « Dry whiskey », réminiscent de Howlin' Wolf. Parmi les autres invités figurent Lio (Electric Ladies Blues et Le Prince Harry), un des musiciens d'Adrian Bouldt, sans oublier l'ingénieur du son John Roo, dont la participation a été très active, tout au long des sessions d'enregistrement. Musicalement, cet « Hellelujah » oscille entre psycho boogie hérité en ligne droite des Cramps, dont ils reprennent même ici le célèbre « Garbage man », rock'n roll, et blues. Psycho boogie (NDR : certains préfèrent le terme psychobilly) frénétique chez « Jealous rock » (titre qui figurait sur le précédent Ep) ou à couper le souffle sur « Mexico dream blues », mais aussi hypnotique pour « Rising from the dead »). Rock'n roll âpre, sauvage et dévastateur (« Snake vs Wolf ») et allègre, presque hymnique du titre maître (NDR : particulièrement virils, les refrains sont même repris en choeur). Blues inspiré par John Lee Hooker (« The gambler »), Bod Diddley (NDR : féroce, imprimé sur un tempo infernal, « Voodoo rise » me rappelle quelque part son « Who do you love »), mais aussi soumis à l'exercice du blues lent (voir ci-dessus). L'elpee s'achève par un titre plus roots, presque acoustique, « Evil can't be done ». Beaucoup de groove donc tout au long de ce disque, mais aussi de subtiles interventions produites à l'aide du bottleneck ; sans oublier le timbre vocal caverneux de Dirty Wolf qui hante régulièrement les mélodies. Un superbe album ! Et si vous souhaitez en connaître davantage, je vous invite à prendre connaissance de la longue interview que Dirty Wolf et Boogie Snake ont accordée à Musiczine.

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