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Autumn Falls 2011 : samedi 26 novembre (Vk*)

Écrit par - Akim Serar -

Tel un pèlerin décidé à rejoindre Compostelle, je suis (enfin !) retourné dans cette salle mythique du VK, dont le destin m’avait tenu éloigné de trop nombreuses années. Jusqu’à la fin des années 90, cet endroit était presque devenu ma seconde résidence, tant l’affiche programmait mes groupes fétiches de l’époque. De Belly à Therapy, en passant par Ned’s Atomic Dustbin, les Cranes, The Verve, Adorable, Blur, L7 et j’en passe et des meilleurs. Que de souvenirs accumulés au sein de cette salle extraordinairement propice à ce genre de musique.

C’est donc le cœur chargé de nostalgie que j’ai retrouvé le chemin qui mène à Monlenbeek. Rue des Ecoles, très exactement. En ce soir particulièrement glacé de novembre. Et quel bonheur de voir que finalement, pas grand-chose n’a changé. Un cadre parfait pour une soirée placée sous la bannière d’un son burné teinté d’expérimentations diverses et forcément éclectique. Amis des boules Quiès, bien le bonsoir !

Alkerdeel est un combo gantois qui pratique du Droney Black Doom Metal. Il avait l’insigne honneur d’entamer les festivités. Votre serviteur s’est rapidement retrouvé sous une épaisse couche de basses écrasantes et de borborygmes lourdement assenées. Absolument pas coutumier à ce type de musique (NDR : ok pour le côté dark, au secours pour l’aspect ‘zombie souhaite ´Vicks Vaporub` dans les plus brefs délais’), il m’est difficile de statuer sur la performance d’un groupe au potentiel manifestement enthousiasmant, vu l’accueil réservé par un public sensiblement plus connaisseur que votre humble rédacteur. N’y voyant finalement pas plus de subtilités que dans l’étron canin jonchant le parvis d’une magnifique cathédrale gothique, je me suis finalement résolu à épargner mes tympans, au moins l’espace d’un instant. Et que Dieu me pardonne mon ignorance !

Perso, j’étais venu pour voir Part Chimp, dont le noise Rock imbibé fait immanquablement danser mes castagnettes depuis un certain nombre d’années (et la fin de Ligament, énième groupe de Tim-ex-Penthouse-et-Scarfo-Cedar et Jon-Drumm Chimp-ex-th’Faith Healers Hamilton en particulier).

Dernier concert en terres extraterritoriales pour le groupe londonien, je ne pouvais manquer cette ultime occasion de dodeliner de la tête sur ces rythmes lourds et obsédants qui remuent les tripes et nettoient le cerveau de toute impureté.

Onze années que ça dure. Puissant, obsédant, dévastateur, le son de Part Chimp, évoluant entre Métal couillu et Indie-Noise, ravage les tuyaux acoustiques et liquéfie le sang neuf d’un genre non balisé où les ersatz ne font guère légion.

Dispensant une énergie jamais prise en défaut, manifestant une sympathie et une humilité confondante, et affichant un talent savamment pourri par un son crunch proche du Grunge, ce combo avait tout pour devenir ce qu’il est devenu, à savoir le plus grand groupe mésestimé d’un genre méprisé (ou du moins ignoré).

Mélodies foutraques mais ô combien pernicieuses, rythmiques carrées et subtilement concassées, voix à la limite du juste mais sauvagement distillée, autant d’ingrédients qui font de ce groupe un incontournable du genre.

Allégés en matières grasses mais jamais avares d’un son où le Fuzz règne en maître sur les autres pédales d’effets, ces Anglais ont rapidement fait le tour d’une question encore non  élucidée : mais qu’aurait fait Black Sabbath si Ozzy avait lu l’intégrale des « Martine » ? Pas de hits potentiels, que des hits en puissance ! Pour (a)mateurs du genre, entendons-nous bien (ou plus, c’est selon !)

Un rappel de deux titres, dont l’incontournable « 30,000,000,000,000,000 people », ponctuera ce set qui va récolter un succès hautement mérité, malgré une discographie somme toute succincte, mais combien jouissive.

Le roi Part Chimp est (presque) mort, vive le roi !!!

Dont la scène, à défaut du trône, était laissée à Chrome Hoof en cette fin de soirée. Orchestre philanthropique (j’entends par là dont la générosité n’a d’égal que le désintéressement lié à toute forme puérile de mercantilisme nauséeux), la formation londonienne (NDLR : encore !) est à elle seule un édifice érigé à la gloire de la démultiplication des genres.

Si le line up repose à l’origine sur un duo, il et décliné, dans un esprit hédoniste, par une cohorte hétéroclite de musicien(nes) au talent exacerbé par une imagination semble-t-il sans limites. D’ailleurs, l’univers fantasmagorique des ces suppôts de Satan côtoie aussi bien le Hard-Rock Opera de Papy que le Disco-Funk à Grand’ Ma.

A l’instar des compos du groupe, sans complexes et s’éparpillant tout azimuts, les costumes de scène –grandes capes noires cabalistiques ce soir– sont déconcertants et s’inscrivent dans un concept tout aussi déroutant.

Mais honnêtement, le set était éreintant. A force de s’égarer dans les genres et de déstructurer inlassablement ces morceaux, le groupe ne gagne guère en cohérence. Partant dans tous les sens, leur musique a tendance à égarer l’auditeur. A moins bien sûr d’être initié dès le départ, ce que je confesse ne pas avoir été.

Sorte de rituel organique et orgasmique pour fans en transe, ce concert avait les défauts de ses qualités, et à trop en faire, Chrome Hoof perd en évidence ce qu’il gagne en audace. Mais sans doute mon ressenti ne reflète que l’avis d’un païen non converti. Et à en juger par le public de connaisseurs, ce concert m’avait tout l’air d’un excellent condensé (et dansant).

Alors que la nuit froide et impalpable m’enveloppait au dehors sous ses noirs ramages, les prémices d’une soif intarissable conviaient les derniers amateurs au bar autour d’une bière fraîche, pour une fin de soirée assurée par DJ Cha ! Selektor

Quant à votre serviteur, je me promettais de bientôt remettre les pieds dans ce lieu, me rappelant tant de bons souvenirs.

Alkerdeel + Part Chimp + Chrome Hoof

(Organisation : ToutPartout)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2011-11-26
  • Festival Name: Autumn Falls
  • Festival Place: Vk*
  • Festival City: Bruxelles
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