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D Hiver Rock 2006 / Trop de piliers de comptoir...

Écrit par - Sébastien Leclercq et Bernard Dagnies -

On a beau être au beau milieu de l'hiver (NDR : le cinglant -5° affiché dehors nous le rappelle d'ailleurs), ce festival organisé à la Maison de la culture de Tournai sent déjà aussi bon que ces grands frères d'été. Il s'agit d'ailleurs déjà de la 4ème édition. Tous les ingrédients, hormis le soleil, sont là pour nous le rappeler : plusieurs scènes sans temps mort, un public éclectique qui frôle les 7 à 77 ans - même si pour ce vendredi on y rencontre une majorité de 14/16 ans - et une affiche riche et variée. Rien qu'à l'entrée, l'accueil des charmantes organisatrices est déjà à lui seul, enthousiaste et chaleureux.

Il revenait à Pulsur, vainqueur de la 3ème édition du concours 'open stage', organisée en 2005 (Prix du jury professionnel et prix jeunes) d'ouvrir le festival. Une formation tournaisienne au sein de laquelle on retrouve Ludovic Notebaert, un excellent bassiste qui avait accompagné, à une certaine époque, Pierre Surquin. Et nonobstant son style un peu suranné, qu'on pourrait situer à la croisée des chemins de Soundgarden, Rage Against The Machine et Stone Temple Pilots, il faut reconnaître que le combo ne se débrouille pas trop mal ; d'autant plus que le chanteur (NDR : Louis Prest) ne manque ni de voix ni de présence…

Issu de la région de Lille, Costa Gravos revendique des influences qui oscillent du jazz au métal en passant par la salsa, le trash, la techno, le drum'n' bass, le ragga, le reggae, le grindcore, la musette, le disco, le dub, la valse et une foultitude d'autres styles. Si l'éclectisme est donc de rigueur, on ne peut pas dire que leur prestation fut transcendante. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de leur premier elpee, dont la sortie est prévue pour ce mois de mars.

Les choses sérieuses commençaient donc en compagnie d'une des valeurs montantes du rock français : les Hush Puppies. Dès les premiers accords, leur 'rock garage' est facilement reconnaissable. Le son est (volontairement ?) un peu crade. Le look classe et rétro rappelle les Hives. Bref, on nage en plein revivalisme sixties, même si le quintet n'hésite pas à tirer parti d'une boîte à rythmes. L'énergie libérée par la formation rappelle tantôt les Strokes, tantôt Ed Harcourt ; et la fougue du vocaliste celle du regretté leader de Penthouse. C'est d'ailleurs lui qui focalise toute l'attention du public. Et pour cause, il déménage littéralement sur les planches ; ce qui ne l'empêche pas de maîtriser son chant. Et la plus belle démonstration procède de cette jolie ballade attendrissante, qui nous fait penser à l'adorable chien, effigie de la même marque de chaussures. Si le groupe manque encore un peu de cohérence, il ne manque pas de talent. Et ce retour en force du garage offre de belles perspectives d'avenir aux Hush Puppies. Maintenant, il reste au combo à se faire connaître. C'est sans doute la raison pour laquelle Olivier Jourdan, clame régulièrement, tout au long de son set : 'Nous sommes les Hush Pupies'. Ils se produiront à Bruxelles dans le cadre des Nuits du Botanique.

Enchaînement et changement de décor, mais aussi d'ambiance pour Guerilla Poubelle. Un groupe d'Outre-quiévrain qui commence aussi à se forger une réputation, dans un tout autre style. Si leur punk primaire est agréable à écouter sur disque, en 'live' c'est autre chose. L'attitude juvénile, les discours simplistes ('la chanson suivante, c'est contre la violence, et ça s'appelle « La bagarre c'est trop nul »') et certains titres de 30 secondes emballent les ados ; mais les vieux fans de GBH ou autre UK Subs font plutôt la grimace, et abandonnent rapidement la partie. Appartenant plutôt à cette deuxième catégorie, je dois vous avouer ne pas être resté plus de 20 minutes pour assister au set de Guerilla Poubelle…

Flexa Lyndo figure parmi les formations wallonnes les plus en vogue aujourd'hui. Pratiquant, à l'origine, une pop mielleuse, il faut reconnaître que le groupe a complètement changé de style. Responsable d'un excellent album l'an dernier (« Slow club »), le combo a également chamboulé son line up. Avec pour résultat une musique qui navigue aujourd'hui dans un univers psychédélique, réminiscent de My Bloody Valentine. Même les voix sont au diapason. Des harmonies vocales soulignées par le très joli timbre de la très jolie claviériste (NDR : Ben quoi chez MBV, il y avait deux filles ! Une bassiste et une guitariste… Qui a dit qu'elles étaient moches ?). Dommage que la salle était à moitié vide. Drôle d'idée d'aller se rincer le gosier lors d'un des moments les plus forts du festival.

En fait, il y a autant de monde au bar que de spectateurs dans les salles. Si pas plus ! L'ambiance y est conviviale ; mais on se demande si une partie du public n'est pas venue pour faire la fête plutôt que d'assister aux concerts. D'ailleurs, il faut user de la ruse pour éviter les 'guets-à-pintes'. Notamment avant d'aller applaudir Parabellum. Un des derniers survivants de la grande vague de rock alternatif qui avait balayé la France, fin des eighties/début des nineties. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les Wampas leur rendent hommage dans une leurs chansons. Parabellum reste bien une des références de cette époque, au même titre que Ludwig Von 88, Bérurier Noir et autre Garçons Bouchers. La voix rauque et puissante du leader n'est d'ailleurs pas sans rappeler Pierrot Sapu et son physique rustre celui de François Hadji-Lazaro. Soutenu par une rythmique semblable à celle de Trust, les chansons à textes et les refrains trottent rapidement dans votre tête. D'ailleurs, tous les ingrédients sont réunis pour faire revivre, sans tomber dans le 'has been', les ambiances bon enfant que ce genre de groupe peut dégager. Alignant ses grands classiques comme « Saturnin », « La bombe et moi » ou la traditionnelle chanson paillarde « Cayenne » (reprise en chœur par tous les punks dans la salle), la soirée s'est clôturée en beauté (même si on aurait pu attendre plus de sympathie et de communication de la part de Parabellum).

La soirée, musicale du moins, est terminée ; mais au bar de la maison de la culture les réjouissances se sont prolongées jusqu'aux petites heures…

Informations supplémentaires

  • Date: 2006-02-24
  • Festival Name: D'Hiver Rock
  • Festival Place: Maison de la Culture
  • Festival City: Tournai
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