Quatre longues années que le crooner suédois, Jens Lekman, n’était plus passé par le Botanique. En septembre dernier, il a publié un nouvel opus intitulé « I Know What Love Isn't ». Il fait suite à un Ep, baptisé « An Argument With Myself », paru en septembre de l’année dernière. Et c’est dans le cadre du festival ‘Autumn falls’ qu’il se produisait, ce jeudi 29 novembre, à l’Orangerie.
La première partie a été assurée par Raven & Chimes. Hormis le fait que le leader du groupe new-yorkais, Asher Lack, soit le fils de l’acteur et peintre canadien Stephen Lack, on ne s’attardera pas trop sur leur set, tout bonnement anecdotique.
La frêle silhouette de Jens Lekman se profile sur l’estrade. Il est accompagné d’un batteur, d’un pianiste, d’une violoniste et d’une bassiste. Le Scandinave annonce d’emblée qu’il est malade et que son concert sera de brève durée. De toute évidence, il a le teint pâle, à la limite cadavérique. Ce n’est donc pas un mensonge.
Il entame sa prestation par quelques titres issus de son nouvel elpee. L’instrumentation y est plus sobre que sur le précédent long playing. Et, difficile de nier l’évidence, il a la crève. Malgré son état de santé, son timbre fragile est toujours aussi irrésistible. Sa voix me fait d’ailleurs parfois penser à Jonathan Richman. Ce véritable crooner a, en outre, le don de marcher constamment sur un fil ténu séparant humour décalé et extrême mélancolie. Et il parvient constamment à conserver l’équilibre. Ce grand romantique nous raconte des histoires qui vont droit au cœur. Son backing group tient parfaitement la route. Le lutin de Göteborg nous réserve ses nombreux hits, dont les inévitables « Black Cab », « Maple Leaves » et « The Opposite of Allelujah ». L’auditoire est clairsemé, mais apprécie le set dont les cordes, les mélodies contagieuses et les nombreux samples peuvent évoquer Belle and Sebastian. Quoiqu’affaibli, Jens parle énormément à son public. Après avoir fait le tour de son répertoire, il quitte la scène en promettant de revenir bientôt, pour un spectacle de plus longue durée. Il a cependant le courage de revenir pour un rappel. Il y interprète alors le grandiose et très drôle « A Postcard to Nina ». Pour un type souffrant, il s’est quand même bien tiré d’affaire. Faut croire que lorsqu’il pète la forme, il fait un véritable tabac…
Jens Lekman + Raven & Chimes
(Organisation Toutpartout)

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