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Ardentes 2013 : vendredi 12 juillet

Écrit par - Adrien Fassotte et Akim Serar -

Notre don de multiplicité semble de plus en plus superflu tandis que nos degrés de tolérance sont appelés eux à s’étirer exponentiellement si nous voulons extraire quelque chose de consistant de cette journée partagée entre Pop grand à très grand public, Hip Hop et Drum & Bass.

Fort heureusement, les moments de grâce vont à eux seuls tirer tout ce cortège vers le haut et rendre des couleurs à l’affiche de ce vendredi.

Balthazar. Une formation dont on fait grand bruit, et qui mériterait qu’on en fasse davantage. Bien que ces Courtraisiens n’aient guère besoin de nous pour se faire connaître à travers le monde.

Quand une Pop de très haute voltige se combine avec autant de magie à l’identité d’un groupe, on peut être certain de détenir un joyau. Et quand ce petit bijou dispose d’atouts de cette trempe, il peut alors se permettre de voir haut, très haut.

Balisées par des harmonies vocales d’une limpide luminosité, les compositions n’ont aucun mal à prendre possession de n’importe quel lieu, que ce soit l’intimité d’une salle obscure ou les vastes étendues des plaines de Werchter.

Un moment d’une belle intensité.

L’autre grand moment est bien sûr à mettre à l’actif de Chris Corner et de son band, IAMX. Se livrant pleinement comme d’accoutumée, l’ex-Sneaker Pimps a sans doute dérouté ceux qui ne connaissent pas son univers pour le moins excentrique, mais convaincu la majorité du public amassé devant la grande scène pour ce spectacle, qui, s’il frôle parfois le grotesque, reste quand même toujours vachement excitant.

Drapé d'oripeaux vaguement gothiques et entouré d'un band sapé comme pour la nuit des morts vivants, le génial trublion s'est approprié la plaine et a mis la foule à ses bottes grâce à son sens du show hors du commun.

Changeant de couvre-chef en cours de set et arborant alors une très jolie plume, l'excentrique Anglais ne s’est pas laissé décontenancer par la lumière diurne peu propice à son univers et a proposé divers titres de son catalogue oscillant de son petit dernier, « Unified Field » à son premier opus éponyme, et en particulier l'incontournable « Kiss And Swallow ».

Sinon ?

L’incontournable Mika a assuré ce qu’on lui demande d’assurer, à savoir mettre des paillettes dans les yeux de ses fans (nombreux). Si le côté Mary Poppins de son show peut être fatiguant, on n’enlèvera pas au bonhomme un sacré talent pour transformer en une heure trente n’importe quel espace en lieu de célébration étoilée.

Alex Hepburn est tout aussi insignifiante que son album le laissait présager, mais son sourire rattrape le coup.

Grems est bien la bête de scène attendue et annoncée.

Alignant son flow comme une déferlante sur un HF6 en ébullition, le Français est venu en force pour dégainer son Hip hop dévastateur ; enfin dévastateur si vous appréciez son étonnante inventivité dans un  registre dont j'avoue ne pas saisir les codes.

Mais d'après mon filleul, c'était de la bombe.

Et s'il le dit...

Les Puppetmastaz ne progressent plus mais proposent toujours un spectacle qui amuse les grands et les petits, 1.9.9.5. met toujours le feu (surtout à ses t-shirts). Quand à (dont le O est barré pour souligner l’origine scandinave de l’artiste), c’est est un petit brin de femme sympathique dont la prestation s’est révélée fort plaisante.

Un peu de Ladyhawke transparait lors de son concert accordé sous le soleil. Il y a un zeste de provocation sur la fin, mais rien de bien outrancier, ma foi.

Rien de fondamentalement novateur, mais quelques chansons qui laissent une impression positive dans une atmosphère détendue.

Bref, tout ce qu'on pouvait attendre de cette inconnue.

Et pour terminer ce deuxième jour, impossible de ne pas revenir sur les excellents Stupeflip. Il est certain que je ne voue pas un culte à leur univers baroque comme beaucoup de jeunes fans réunis ici, mais je lui trouve néanmoins un côté créatif et terriblement excitant, chose suffisamment rare dans la banalité du Hip Hop contemporain, et principalement hexagonal.

Et si je me lasse rapidement d'une succession de flows qui tend, en général, à tourner en rond, je m'incline avec bonne grâce et même enthousiasme devant leur show baigné de folie excentrique et leurs costumes de scène ingénieux, pourtant faits de trois fois rien. Procession extra-terrestre et catcheurs en folie sur fond de beats dévastateurs, font que je ne regrette pas un instant le quart d'heure que j’ai infligé à ma chère et tendre qui me devait bien de se faire pardonner par une prolongation du concert en costume et en privé. Vraiment 'stupéflan' ! (Akim)

(Organisation Ardentes)

Voir notre section photos ici

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2013-07-12
  • Festival Name: Ardentes
  • Festival Place: Parc Astrid
  • Festival City: Liège
  • Rating: 0
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