Après la frénésie de Sexy Sushi, bien fade me paraît ce samedi où le soleil semble définitivement imprimer sa suprématie sur l'humeur générale.
Encore et toujours plus de monde donc, et par moment, la ville ressemble à une grande foire agricole.
Quelques odeurs d'excréments viennent d’ailleurs régulièrement amplifier cette sensation de m’être égaré au sein d’un marché bovin où les animaux se seraient drapés d'attributs humains.
Un petit coup d’œil à l'affiche de la grande scène révèle la raison de cet envahissement de gogols en goguette.
Reste à faire le gros dos.
Dans cette ambiance surréaliste, reste heureusement quelques salves de bon goût.
Ainsi, sur le coup de seize heures, Montevideo a-t-il la bonne surprise de découvrir, tout au long de son concert, que le public se prend au jeu et qu'outre un soleil de plomb, leur musique est elle aussi capable d'instaurer l'ambiance.
Six années se sont écoulées depuis la sortie de leur premier opus, mais si le ton a changé, se voulant plus Dandy et résolument tourné vers des mélodies soignées, les Bruxellois se montrent aujourd'hui bien plus à l'aise sur les planches.
Gêné aux entournures par un costume étroit, son leader s'adresse aux Spadois en anglais et réussit l'exploit, malgré la chaleur à sortir les spectateurs de leur torpeur, insufflant une ambiance propice à un rappel mérité.
« Madchester » et son côté Baggy, « Hello » et sa trompette éclatante ou encore « Runaway Girl » dédié à la gente féminine, autant de titres extrait de leur petit dernier « Personal Space » qui prennent de l'envergure dans une atmosphère presque survoltée.
Une attitude résolument positive qui sera le seul fait d'arme de la journée.
Oh, bien sûr, il a Saule.
Le géant au cœur d'or.
Généreux et très applaudi.
Auteur d'un très bon album.
Et puis il est sympa, Saule.
Bon, OK, je n'insiste pas.
Saule, c'est effectivement très bien dans le genre qui n'est pas mon genre.
Si vous écoutez la radio, vous connaissez ses titres. Je n'écoute pas la radio, mais au fil du concert, on me soufflait des noms de chansons.
On a donc entendu, entre autres, « Chanteur Bio » ou encore « Vieux » délicatement dédicacée à son batteur.
Et aussi un morceau swing au cours duquel un drôle de chanteur coiffé d’un chapeau vient le rejoindre sur l’estrade. Même que tout le monde il a l'air content.
Comment ?
« Dusty Men »
Oui, c'est ça.
Avec qui ?
Ah, oui, Charlie Winston ?
Bon, trêve de plaisanterie, c'est sympa, on se croirait à l'émission de Naguy, Turlututu, là.
Mais moi, je fais quoi, hein ?
Il y a des gens partout qui me bousculent et m’écrasent…
Saule qui peut !!!!!!
Organisation Francofolies

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