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Sziget Festival 2013 : mercredi 7 août

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Day 1.

La programmation du Sziget se veut globalement éclectique et tente de satisfaire le plus large auditoire possible. Elle ignore l’uniformité musicale et propose un éventail ample, tout le spectre visible de la musique contemporaine. Une volonté délibérée de se démarquer des festivals européens dont le line-up se marche souvent sur les pieds.

Pourtant, cette année, les grosses têtes d’affiche ne sont pas exclusives (Blur, Nick Cave & The Bad Seeds, Editors…) ou sont forts commerciales (David Guetta, Mika, Zaz…)

La programmation 2013 demeurera certainement le point faible de ce vingtième anniversaire. Une faiblesse certainement due au nombre important de groupes annoncés qui, pour diverses raisons, ne sont pas venus compléter l’affiche finale. Comparez-la avec celle de 2012, vous verrez vite la différence.

Finalement, peu importe cette vitrine, l’expérience Sziget réside moins dans ce type de détail qu’en un sentiment global de communier à un tout artistique d’exception. Organique et orgasmique, unique et indivisible. Une machinerie parfaitement huilée qui transcende chaque son, chaque image, chaque saveur et porte n’importe quel univers musical à son paroxysme, lui offre une apogée. Une organisation qui frôle la perfection.

Surprise du Sziget 2013, des températures proches de 40°C nous plombent. L’ombre est prisée par les festivaliers, surtout vers 16h00, moment auquel débutent les concerts. Il faudra souffrir pour apprécier le beau. Cette année, plus que jamais, pour rejoindre le ciel de l’Art, ce sera à la sueur de notre front.

C’est par Skunk Anansie que s’ouvre le Sziget. Une véritable débauche d’énergie à laquelle s’est livrée sans compter sa chanteuse fétiche Skin dans un mouvement perpétuel envahissant la scène, le tout amplifié encore par un haut-parleur haut-perché et vrombissant permettant au public de la capter sans qu’elle ne cesse de chanter. Bien que le groupe ne traverse pas son meilleur moment de popularité, il conserve néanmoins la puissance et les crocs qui lui permettent de livrer un set des plus appétissants.

Dans la foulée, sur la Scène World Music, se produit le combo espagnol de la journée, La Pegatina (énième formation intégrée dans ce que l’on a appelé le ‘Barcelona Sound’, un mouvement qui a tant inspiré Manu Chao, Macaco, Muchachito, El Tío Carlos et bien d’autres…) Pendant sa prestation, l’île se transmute littéralement en un une immense place de village bigarrée où un public déchaîné danse à la folie sur cette étrange mixture d’airs à la fois propres et étrangers que leur offre le groupe catalan. Si le seul objectif que s’était fixé le band, c’était de régaler l’assistance d’un bon moment, on peut dire que la mission a été accomplie avec brio et au-delà des espérances.   

Changement de podium pour le show de Flogging Molly, un groupe qui combine punk et musique celtique. Scène A38 archicomble. Au cours de la production, on peut voir voler des objets aussi hétéroclites qu’inattendus : souliers, récipients et contenu de bière ou de vodka. Entre autres. Sziget prouve que le punk is not dead ; mais nous verrons bien, la nuit prochaine, si Bad Religion le confirme.

Et pour finir en beauté, place à la prestation du jour et du festival : Nick Cave and The Bad Seeds. Reproduisant un répertoire pratiquement identique depuis le début de cette tournée, il réussit la performance de rendre littéralement fous les spectateurs par sa seule présence. Cette fois, l’approche du public produit un effet érotique moins intense qu’à Barcelone ou à Werchter, mais plus soutenu et continu, déchaînant l’hystérie des premiers rangs. Curieux de constater que les chœurs des aficionados en front de scène, reprennent plus souvent les chansons de son dernier disque que des grands succès tels que « Tupelo », « The Mercy Seat », « Into My Arms » ou encore « From Her To Eternity ». Mais, comme je l’ai déjà évoqué précédemment, la logique hongroise diffère manifestement de celle du reste de l’humanité. Cerise sur le gâteau, le généreux Nick va nous régaler d’une double portion de « We Real Cool », en bissant le morceau.

‘Il ne suffit pas d’avoir du talent, encore faut-il être Hongrois’ (Robert Capa)

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2013-08-07
  • Festival Name: Sziget
  • Festival Place: Ile d’Óbudai
  • Festival City: Budapest
  • Rating: 0
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