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Scène sur Sambre 2014 : dimanche 31 août

Écrit par - Didier Deroissart -

Nous en sommes donc au troisième jour du festival Scène sur Sambre. Sis le long de cette Sambre, à proximité de l’Abbaye d’Aulne, le site est magnifique. Mais, hier les festivaliers ont pataugé dans la gadoue toute la journée. En outre, c’était sold out. Donc aujourd’hui le terrain devrait, en toute logique, être impraticable. Ben non, car les bénévoles ont accompli un boulot de titan, pour rendre la plaine moins marécageuse. Néanmoins, les bottes sont indispensables pour se déplacer. Pour votre serviteur, l’affiche proposée ce dimanche, est particulièrement alléchante. Et pour cause, elle annonce notamment la présence d’Antoine Chance, de Romano Nervoso, d’Electric Château et de Marka. Et puis, je suis curieux d’assister à la prestation de Soan. Joyce Jonathan et Garou me bottent (?!?!?) moins. Le premier, j’ai déjà vu. Ce n’est pas ma tasse de thé. Et le second ne l’est pas davantage…

Antoine Chance est le premier à monter sur le podium. Benoît, l’ingé son de Puggy, est derrière les manettes. Le son sera donc nickel ! Antoine s’était produit une semaine plus tôt dans le cadre du Brussels Summer Festival. Son set est ici réduit à 45 minutes, mais le fils de Philippe Geluck va nous communiquer d’excellentes vibrations. Il alterne entre gratte sèche ou électrique et est épaulé par le bassiste Geoffrey Hautvast et le drummer Yannick Dupont aux drums. Et le trio est parfaitement soudé.

Le concert s’ouvre par « Rejoins Moi ». Après « Elle Danse », Antoine attaque son hit, « Fou ». Le public est encore clairsemé, mais il accroche instantanément. « Fou », c’est également le titre de son premier album solo, un disque dont les compositions ont été écrites au cours des 10 dernières années. On espère quand même ne plus devoir attendre une nouvelle décennie avant qu’il ne publie son second opus. Après « Raté d'un rien » et « Bye Bye », il nous réserve une nouvelle chanson, « Qu'est-ce qu'il nous faut ». « Sur l'asphalte » nous rappelle qu’on barbote dans la ‘bédoule’. On a droit à une autre nouvelle compo, « Les hommes s'abîment ». « Qui sait » adresse un clin d’œil à Bowie et nous rappelle qu’Antoine a suivi ses études musicales en Angleterre. La prestation s’achève par le nouveau single, « Parader en enfer », qui pourrait bien suivre le même chemin que « Fou ». Bref, tout comme au BSF, les trois loustics sont parvenus à mettre le feu…

Romano Nervoso est venu présenter son second album. Intitulé « Born to boogie », il devrait paraître sous peu. Giacomo Panarasi ne s’est pas maquillé les yeux, mais a revêtu sa veste en plumes et trimballe son panneau routier sur lequel est indiqué le nom de sa ville d’origine : 'La Louvière'. Il est soutenu par le drummer Lucas Lepori, un guitariste et un bassiste. Et ce backing group le soutient parfaitement. Alors en route pour du rock spaghetti à la sauce louviéroise. Le set s’ouvre par les percutants « Vieni Dallo Zio » et « Party Time. Giac est une vraie bête de scène, mais également un nostalgique des 70’s. Son attitude me fait d’ailleurs parfois penser à celle de David Johansen des New York Dolls. Les compos défilent : « The story », « The feeling » et puis « Glam Rock Christmas », un titre qui rend, en quelque sorte, hommage à son père spirituel, Marc Bolan. La cover d’Elton John, « I'm still standing », est à la fois savoureuse et dansante. Et le public réagit en conséquence. Après « Psicotico Blues », « Lose control », « In the naze of the lord » et « Straight out of Wallifornia », le succulent « Mangia Spaghetti » est repris en choeur par le public. Le show s’achève par une autre reprise, « Maria/Aline ». Parue en single, il s’agit d’une version en italien du hit de Christophe, l'homme qui utilise sa voix comme un instrument. Un chouette concert !

Electric Château, c’est le projet de Geoffrey Hautvast. Sur un ton moqueur, il le décrit comme suit : ‘Electric Château déflore tout ce qui touche aux grandes fortunes, aux nobles et à la royauté. Le temps est venu de parler des problèmes des riches. Et aussi d'écrire quelques chansons d'amour...’ Geoffrey est de nationalité belge, mais il a vécu quelque temps à Londres afin de baigner dans la musique anglo-saxonne. Et il s’en est tellement imprégné, qu’il est devenu anglais dans l'âme. Il se sera donc produit à trois reprises au cours du festival. Pour rappel, derrière Antoine Chance et au sein des Vismets. Probablement la rançon du succès, mais surtout de son talent. Chez Electric Château, il se réserve le chant et la guitare. Il est entouré par le bassiste Maxime Honhon, le drummer Alexandre De Bueger (Alaska Gold Rush, David Bartholomé) et d'un petit nouveau aux claviers ainsi qu’à la six cordes. Mais pas de cuivres ! Alex est élégant dans sa chemise à paillettes dorées. Celles de ses musicos sont de style Louis XIV. La classe ! Très mod, la voix de Geoffrey évoque celle de Paul Weller. Insulaire, l’expression sonore ne manque pas de groove. A ce jour, Electric Château a publié un Ep 6 titres. En sont extraits, « Guilty But Not Sorry », « Hunting Season », « Merry Go Round » et « King's Shilling ». Le ‘live’ sert de laboratoire à la formation. Ainsi, ses nouvelles compositions, il les adapte au fil des concerts. A l’instar de « Head over heel » et « Standing still ». Après « Since You Won The War » et « Where I Belong », le set s’achève par « I Love Them All »…

La musique de Marka est fraîche, colorée et festive. Mais j’ai encore des interviews à assurer. D’ici la fin de l’année, j’aurais certainement encore le temps de le revoir…  

Soan n'est pas dans un état normal. Son show est cependant généreux. Il y vide ses tripes. Mais il peut s’appuyer sur un excellent backing group. Soan termine sa tournée. Il est sans doute fatigué ; mais je ne l’avais jamais vu aussi défoncé. Même lors de notre entretien, il était incapable de sortir une phrase cohérente. Et j’ai préféré me barrer après deux minutes. Il n’y en avait rien à tirer, comme lui n’en avait rien à cirer. Bref, le public semble quand même avoir apprécié le concert. C’était finalement l’essentiel.

Comme je l’avais déjà signalé, je fais l'impasse sur Joyce Jonathan et Garou (NDLR : à 6km !) Malgré la gadoue, votre serviteur a passé trois journées magnifiques : de la bonne musique, un accueil excellent, des artistes charmants et des interviews intéressantes. A l'année prochaine pour de nouvelles aventures...

(Organisation : Scène sur Sambre) 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2014-08-31
  • Festival Name: Scène sur Sambre
  • Festival Place: Abbaye d’Aulne
  • Festival City: Thuin
  • Rating: 0
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