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Les Nuits Secrètes 2015 : vendredi 31 juillet

Écrit par - Stéphane Reigner -

Le concept des ‘Nuits Secrètes’ est très particulier.
Situé à mille lieues du cadre verdoyant et bucolique d’un Ronquières ou encore d’un LaSemo, c’est au cœur de la commune sinistrée post-industrielle d'Aulnoye-Aymeries, que s’est déroulé, pour la quatorzième année consécutive, ce festival à l’ambiance un tantinet ‘woodstockien’.
Ne cherchez pas plus loin, si les ‘Nuits Secrètes’ n’avaient pas existées, personne n’aurait jamais entendu parler de ce bourg aux 9 000 habitants, planqués dans l’Avesnois.
L’idée est vachement sympa ! Pour faire simple, les organisateurs ont eu, un jour, l’idée folle de mettre en place un festival à taille humaine, au milieu de nulle part, qui serait une alternative aux mega-festivals tout en faisant profiter le plus grand nombre, d’une musique de très bonne facture et pour pas un euro. Et lorsque parfois c’est payant, ça ne l'est jamais vraiment non plus !
Une initiative qui mérite d’être soulignée trois fois !
Le bouche à oreille fonctionne tellement bien que le secret n’en est vraiment plus un, compte tenu de l’effervescence des festivaliers ! Et tant, mieux ! Parce qu’ici, moins c’est cher et plus c’est bon !
Cocasses également, ce sont les parcours dits secrets ! Lors de votre balade dans la ville, vous devez vous attendre à un concert surprise dans un endroit vraiment inattendu (une chapelle, une grange, un bus, au détour d’un buisson, …)
Stigmatisons les organisateurs de festivals belges qui devraient avoir honte de pratiquer des prix parfois à la limite de l’outrance… et parfois en proposant une affiche bien médiocre !
Se déroulant sur une période de trois jours, votre serviteur n’a assisté qu’à certains concerts du vendredi, d’autres obligations musicales obligent.

Vers 19h40, ce sont les Anglais de Portico qui montent sur l’estrade. Dès les premières notes de synthé, on est surpris par le mimétisme musical d’un certain Oscar and The Wolf. Tout simplement impressionnant ! On s’y croirait !

Jack Wyllie, Duncan Bellamy, Milo Fitzpatrick et Jono McCleery prodiguent un son hypnotique lorgnant largement du côté de l’electro-pop. La voix douce et sensuelle du chanteur trouble plus d’un aficionado présent dans l’arène.

Malheureusement, les Insulaires ne font pas l’unanimité ! Le son planant (voir un peu élitiste même) est plutôt à contre-courant de ce que peut écouter l’auditeur lambda. Lui veut de la pop et reste peu réceptif aux différents genres sur le marché ! Dommage et pathétique à la fois !

Le set est un chouia répétitif, mais la musique reste propice au bien-être, à l’évasion et au rêve ! Une très belle découverte !

C’est ensuite aux Belges de Balthazar d’assurer le show.

Venus défendre essentiellement les couleurs de leur nouvel opus intitulé « Thin Walls », les petits gars ont conquis un public mélomane.

Pour la petite histoire, les chansons de ce long format ont été composées dans un ancien monastère fréquenté par les deux compositeurs entre les dates de leurs tournées.

L’origine de la formation est assez cocasse ! Issus de Courtrai, Maarten Devoldere, Jinte Deprez et la violoniste Patricia Vanneste se sont produits sur le pavé pour récolter un peu d’argent. Au lieu de se faire concurrence, ils s’unissent. Cette rencontre scellera leur destin. En 2004, ils forment le groupe que l’on connaît.

Leur premier elpee est élu ‘album de l'année’, en 2010, et leur permet d’écumer les plus grosses scènes dont l'Ancienne Belgique, le Paradiso d'Amsterdam et La Cigale de Paris, ainsi que certains festivals comme Rock Werchter et Lowlands.

Le second opus, baptisé « Rats » sera lui aussi couronné d’un succès critique et d’estime sans précédent. Promulgué à nouveau ‘album de l'année’, en 2012, lors des Music Industry Awards, il sera certifié ‘disque d'or’ en juin 2013.

L’originalité du line-up procède de l’éclectisme des sonorités, oscillant de la pop au rock. C’est propre et gentillet ! Les compositions sont simples, mais efficaces. On passe un bon moment et c’est finalement l’essentiel.

On notera au passage que l'utilisation de synthétiseurs et d'un violon démarquent leurs compositions du rock alternatif classique reposant sur le trio basse/batterie/guitare.

Durant près d’une heure, c’est une valse de titres sucrés/salés qui vont titiller les conduits auditifs des Nordistes.

Un très, très grand moment d’émotion intense ! Du beau spectacle !

Place ensuite au set de The Dø.

Le nom du groupe est formé des initiales des prénoms de ses deux membres, mais renvoie aussi à la note do.

Réunissant Olivia Merilahti (chanteuse et musicienne franco-finlandaise) et de Dan Levy (musicien et compositeur de musiques de films), le duo s’est formé à Paris en 2005 lors de l'écriture de la bande son d'un long métrage français.

Le succès de leur premier support « A Mouthfull » les gratifiera de premier groupe français anglophone.

Le couple a, aujourd’hui, donné un grand coup de pied dans la formule qui était la sienne jusqu’alors et s’est tourné aujourd’hui vers un créneau plutôt électro pour mieux représenter le son d'une époque contemporaine.

« Shake, Shook, Shaken », dernier venu, lui permettra d’ailleurs d’obtenir ‘La Victoire de l'Album Rock’ lors des Victoires de la Musique en 2015.

Privilégiant la prise de risque au confort, le concert de ce soir navigue entre électro futuriste et pop minimaliste ! Les musiciens alternent passages doux et plus contrastés, mais toujours très nuancés.

Dès le premier titre, le public français tombe littéralement sous le charme. Lui, qui en a pourtant déjà vu d'autres au fil des ans, acclame haut et fort la prestation du band.

Affichant un joli charisme et grâce à sa seule présence vocale, presque à la limite de la juvénilité, Olivia parvient à communiquer des frissons à l’ensemble de l’arène très éclectique.

Dopée à je ne sais qu’elle substance énergisante, elle fait preuve d’une énergie folle comme par volonté de rompre une monotonie qui menaçait de s'installer dans le set.

Il s’agit de leur dernier concert de la tournée. On sent une certaine tristesse dans les yeux de cette charmante demoiselle. L’émotion est palpable tant sur scène que parmi les badauds!

Que l’on aime ou pas, The Dø reste une valeur sûr dans le paysage musical ! On ne peut le nier !

(Organisation : Les Nuits Secrètes)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2015-07-31
  • Festival Name: Les Nuits Secrètes
  • Festival Place: Place du Dr Guersant
  • Festival City: Aulnoye-Aymeries
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