Du 27 au 29 juin et pour la 19e année consécutive, le festival Couleur Café a dignement fêté les musiques du monde, la diversité culturelle, la solidarité et l’égalité des chances. A l’affiche, quelques pointures telles que MC Solaar, Erykah Badù, Tiken Jah Fakoly, Bernard Lavilliers ou encore Jimmy Cliff. Le ciel, raisonnablement clément, a épargné le site de Tour & Taxis malgré des prévisions peu rassurantes, permettant ainsi aux milliers de visiteurs de profiter pleinement du festival et de toutes ses activités connexes, comme l’expo « Sex & Love », l’inévitable marché et le village ONG rebaptisé Solidarity Village, le spectacle des nombreuses fanfares mobiles, sans oublier une finale de foot sur écran géant.
28 juin : 2ème jour
Une journée qui commence fort, grâce à la prestation énergique de Omar Perry & The Homegrown Band, venu présenter leur premier essai. De quoi mettre tout le monde de bonne humeur avant de se diriger, plein d’appréhension, vers le ‘Titan’. Un sentiment provoqué par la présence de Bernard Lavilliers à l’affiche, artiste que l’on aurait, à priori, préféré voir aux Francofolies de Spa. Ces inquiétudes ont néanmoins été rapidement balayées par le baroudeur qui, l’air de rien, entame un set étrangement enthousiasmant. Une bonne surprise qui ne nous a pas empêchés d’aller jeter un œil du côté des produits du terroir sous le chapiteau ‘Fiesta’ où Monsoon présentait son « The King Of Eyes, Tits & Teeth ». Vraiment peu convaincant, ce set nous a incité à retourner vers le ‘Titan’, afin de profiter des dernières notes du concert de Lavilliers qui entonnait à notre retour le fameux « On The Road Again ».
A 20h, changement d’ambiance. « All U Need Is Zouk ! », tel est le message diffusé par les pionniers de ce genre musical. Et à voir l’ambiance sous le Titan, Kassav’ ne s’y est pas trompé. La formation antillaise a donc effectué son grand retour sur les planches de manière explosive. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du chapiteau, l’ensemble des festivaliers a secoué de l’arrière-train en synchro aussi bien sur les grands classiques de la formation (« Sye Bwa », « Kolé Séré »,…) que sur leurs derniers morceaux extraits de « All U Need Is Zouk ! ». Nostalgie…
Trois quart d’heure après la fin du set de Kassav’, le ‘Titan’ n’a pas désempli. Loin de là. Après s’être produit à deux reprises à l’Ancienne Belgique cette saison, Tiken Jah Fakoly, dans une forme olympique, a fait vibrer Bruxelles pour la troisième fois sur la grande scène du festival. Bondissant constamment d’un côté à l’autre du podium, la star du reggae a fait tourner les têtes de ces dames, sautiller ces messieurs et, surtout, ouvert les consciences sur le problème de l’immigration Nord-Sud, plus d’actualité que jamais comme en témoigne la situation du groupe congolais Konono n°1. L’Ivoirien a démontré en une heure et demie qu’il n’a vraiment pas volé son succès. Une véritable bête de scène.
On quittera cette seconde journée sur le site du festival quelque peu déçu par le set pâlot d’Arsenal, également victime d’un problème de son.

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