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Francofolies de Spa : samedi 19 juillet

Écrit par - Sébastien Leclercq et Sophie Assoignons -

Les Francofolies de Spa : on s’y sent bien et on y revient. Une ambiance bon-enfant, un centre ville agréable. Sans oublier notre séjour dans une auberge (Mambaye) sympathique, sise en plein cœur d’un parc naturel irrigué de sources. Autant de bonnes raisons de vouloir s’attarder sur place ; mais notre séjour doit (déjà) s’achever et l’heure du bilan a sonné.

Au rayon des tops du festival on épinglera :

1) une équipe des relations publiques aux petits soins pour les médias
2) l’accessibilité globale du site et les facilités prévues pour les personnes handicapées
3) des artistes sympathiques et disponibles comme Stephan Eicher ou Maurane
4) l’hystérie des ados pour les BB Brunes.

Au rayon des flops en revanche on regrettera:

1) le service de sécurité en front stage, un peu trop militaire.
2) l’exiguïté du parc (Village Francofou).
3) la sélection des photographes opérée par les agents des têtes d’affiche qui ne se sont soucié que de quelques médias.
4) l’hystérie des ados pour les BB Brunes  (nos tympans en souffrent encore).

Entamer son après-midi par un set de Daniel Darc peut s’apparenter à de l’autodestruction. Ou du moins à se plonger dans le spleen alors que le soleil fait enfin son apparition. Le contraste est bien présent, car non seulement le Français est tout de noir vêtu, mais ses musiciens –brillants par ailleurs– ont décidé de nous plonger au sein d’une ambiance presque funèbre. Seule une minorité du public semble accrocher (NDR : normal puisqu’il est constitué en majorité d’ados et de leurs parents qui attendent les BB Brunes). Il aurait peut-être été préférable de programmer ces BB à la place de l’ex-Taxi Girl, pour permettre aux enfants d’aller se coucher plus tôt, et ainsi permettre au Parisien de s’adresser à une audience plus avertie. Quoiqu’il en soit, nous apprécions beaucoup l’auteur/compositeur de « Crève-cœur » et « Amours suprêmes ». Et on n’a certainement pas envie de le bouder. Le grand-public, lui, attend la fin du show pour se réveiller. Pas difficile, puisqu’il est marqué par l’interprétation de « Chercher le garçon »...

Mais la grosse surprise de cette journée est venue de Benjamin Biolay. On craignait le pire pour l’ex-gendre de Catherine Deneuve, surtout en voyant le parterre de midinettes blondes agglutinées aux premiers rangs. Mais tirons rapidement un trait sur ses (anciennes) frasques, et sur le prix d’entrée démesuré qu’il exigeait, il y a quelques années, à l’AB. La plus belle preuve ? Pour son spectacle, on est libre de toute contrainte photo (NDR : chouette, il est agréable de pouvoir faire son boulot, sans entrave). Et sa tenue décontractée, lorsqu’il monte sur les planches, gomme nos à-priori ‘people’. La formule minimaliste du line up (NDR : uniquement un claviériste et une guitariste) est destinée à mettre en exergue le chant. Sur « Laisse aboyer les chiens » sa voix s’envole même, telle une colombe libérée de sa cage. Un timbre qui tantôt rappelle Miossec, tantôt pastiche Gainsbourg, surtout lorsqu’il tient une clope à la main. Protégé par les arbres du parc Francofou, la douceur d’un climat s’installe, le public s’approprie les émotions et s’emballe même sur « Dans la Merco Benz ». Benjamin Biolay nous a vraiment fait passer une fin d’après-midi inoubliable.

BB Brunes peut définitivement être catalogué de groupe d’ados. Ses membres viennent juste de passer l’âge de la majorité, mais la voix du chanteur Adrien a du mal à muer. Espérons juste pour les BB que la chute ne sera pas aussi rapide que leur ascension (NDR : en moins d’un an ils sont passés du club de l’AB à Forest National). Et évoquons surtout ce jeune public spadois, qui leur vole la vedette. Ils étaient déjà des milliers d’aficionados à faire la file au stand de dédicaces, une bonne heure avant le show. Des jeunes filles de 15 ans de moyenne d’âge, en larmes, qui téléphonent à leur ami(e)s pour leur raconter ‘je les ai vus, ils sont trop beaux, le chanteur m’a même regardé et fait un sourire, hiiiii’. Avant même que le concert débute, la sécurité et la croix rouge doivent mettre les bouchées doubles. En cause : les nombreux évanouissements de fans qui ne se sentent plus. Et la musique alors, me direz-vous ? Et bien honnêtement, il est difficile d’apprécier un concert lorsqu’il est couvert par une concentration de tels cris stridents, produits par des ados, au bord de l’hystérie. On a quand même pu évaluer le jeu de scène des Parisiens et découvrir leur touche rock garage à la Babyshambles. La maturité en moins, compensée cependant par une énergie juvénile récréative.

Nous quittons donc rapidement cet univers peuplé de groupies, pour nous assister à un spectacle plus adulte : celui de Calogero. Malgré plusieurs dates programmées en Belgique, celle de ces Francos est archi-complète. Sa musique oscille toujours entre variété française et pop/rock anglais (Calogero n’a jamais caché son intérêt pour Cure et Radiohead). Et l’artiste évite soigneusement les clichés rock, histoire de ne froisser personne. L’artiste va également nous réserver l’une ou l’autre surprise. Et notamment un duo échangé avec Stanislas, en fin de parcours. Ils y interpréteront « Mes Racines ». Pendant 1h30, la panoplie de tubes va illuminer la scène Pierre Rapsat. Et pendant ce temps-là, dans la foule, les petites maracas lumineuses, distribuées par le sponsor, brillent aussi de milles feux.

Une chose est sûre, il faut une fameuse capacité d’adaptation pour passer de Daniel Darc aux BB Brunes, puis à Calogero. Et ne parlons même pas des changements de décor entre le parc, le casino et l’hôtel de ville. Non vraiment Spa est une source inépuisable de diversités ; et c’est sûr on y reviendra !

Informations supplémentaires

  • Date: 2008-07-19
  • Festival Name: Francofolies
  • Festival City: Spa
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