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jeudi, 10 mai 2012 19:24

United we Stand

Brad est le projet parallèle de Stone Gossard, illustre guitariste de Pearl Jam, qu’il mène à un rythme de sénateur (NDR : il n’a publié que 5 albums en 20 ans) en compagnie de Regan Hagar (Satchel), Shawn Smith (Pigeonhead, Satchel) et Keith Lowe. Leur lieu de rencontre ?  Seattle.

A première écoute, il est frappant d’entendre la similarité vocale entre Shawn Smith et… Eddie Vedder ! Son timbre de voix rappelle en effet, à s’y méprendre, celui du charismatique leader de Pearl Jam, même si Smith se révèle pus posé, donc moins exubérant, tout au long de cet exercice de style. La musique de Brad nous replonge dans les années 90. Pas la peine de chercher une once d’originalité sur ce « United We Stand ». Simplement, les nostalgiques du son ‘made in Seattle’ risquent fort de succomber aux riffs de guitares qui sculptent des hits tels que « A Reason to be in my Skin » ou « Bound in Time ». Pourtant, le reste des compos de ce très honorable nouvel elpee pondu par cette bande de vétérans américains, se révèle plus léger, et même quasiment pop. Stone Gossard semble avoir pris du plaisir en publiant un opus au cours duquel l’aspect mélodique est devenu aussi important que son approche percutante du rock. Un avant-goût du futur album de Pearl Jam ?

 

jeudi, 10 mai 2012 19:20

Panic

La troupe rétro de Caravan Palace avait opéré une entrée remarquée, lors de la sortie de son premier album éponyme. Publié en 2008, ce disque qui recelait des singles imparables comme « Jolie Coquine » et « Suzy », s’écoulera à plus de 150 000 exemplaires. Leur mélange de jazz, de swing et d’électro va également faire le bonheur de nombreux festivaliers, s’offrant même une bonne cure de pub, sur TF1, à l’époque ! Le projet fondé en 2005 par Arnaud Vial (guitare et synthé), Charles Delaporte (contrebasse et synthé) et Hugues Payen (violon et synthé) marche alors clairement sur les traces du Gotan Project, dans un registre plus jazz manouche toutefois. Trio à l’origine, le line up s’est depuis enrichi d’un quatrième larron, en l’occurrence Antoine Toustou, ex-bassiste d’Izia.

« Panic » constitue leur nouvel elpee. Pas de réelle évolution dans leur musique, mais toujours ce mix entre l’univers parisien des années 40 et les sonorités électro chères à Massive Attack ! Un état d’esprit remarquablement traduit par l’illustration de la pochette, en l’occurrence un robot chevauchant la Tour Eiffel à la manière de King-Kong sur l’Empire State Building de New-York. Lors des sessions d’enregistrement, la formation française a reçu le concours de la chanteuse Colotis ‘Layatoya’ Zoé, sur des titres plus langoureux comme « Sydney » ou davantage down-tempo tel que « Queens ».

Et le public devrait facilement flamber à l’écoute de l’irrésistible single « Clash » ou des très dansants « Beatophone » et « Dirty Side »…

Certes, on a parfois l’impression que ces vignettes rétro-futuristes sont destinées à sonoriser des pubs, mais la qualité des compos est indéniable !

 

jeudi, 10 mai 2012 19:00

The Years (Ep) (1)

En 2009, un mystérieux duo canadien publiait « The Years », un Ep cinq titres, sur le prestigieux label Sub Pop. Un disque sur lequel Evan Abeele et Denise Nouvion nous réservait une dream pop, susceptible de rappeler Beach House.

Leur premier opus, « The Slideshow Effect », vient de paraître au mois de février de cette année. On y retrouve les cinq morceaux oniriques, vaporeux et chargés de reverb’ qui figuraient sur l’Ep, des compos qui vous incitent à rester au fond de votre lit, en ces jours pluvieux, de profiter de la bienveillante chaleur des draps… Mais sous de nouvelles versions. Pour la circonstance, enrichies de nappes de cordes et d’interventions de samples minimalistes ; un peu comme si le groupe cherchait à se couvrir d’apparats dont ils étaient incapables de se payer avant leur soudain buzz.

A l’aide de très peu de moyens –boites à rythmes squelettique et dose de claviers homéopathique– Memoryhouse nous démontre, sur « The years », qu’il est possible de composer de grands petits hymnes…

 

Sorti il y a quelques mois déjà, « Little me will Start a Storm », le 4ème album de Loch Lomond, mérite qu’on s’attarde à nouveau sur son cas, vu sa réédition enrichie de deux bonus tracks !

Issu de Portland (Oregon), ce mini-orchestre a en effet pondu un petit recueil de pop foutraque réellement attachant. Au départ, c’est-à-dire en 2003, Loch Lomond était le projet solo de Ritchie Young. Il s’est au fur et à mesure élargi, comptant jusque 9 membres, qui se partageaient alors la clarinette, la mandoline, le banjo ou le vibraphone… Ces 11 nouveaux morceaux composés par Ritchie Young semblent réellement avoir été enregistré spécifiquement pour vos oreilles, dans votre appartement, lorsque vous êtes seul. Des hymnes indie-rock tels que « Blue Lead Fences » ou « Blood Bank » se situent exactement entre l’orchestration joyeuse de Beirut et celle plus grave de Lost in the Trees. Un musique moins lyrique que celle d’Andrew Bird et moins lo-fi que chez Minus Story mais caractérisée par ce style en picking ou des chœurs chers au premier et un feeling mélancolique identifié chez les seconds. En outre, la voix nasillarde de Young communique un climat léger, mais étrangement enfantin, à l’ensemble… A découvrir absolument!

 

jeudi, 03 mai 2012 03:00

Toutes Directions

La découverte de « Toutes Directions », le 4ème album solo de Bertrand Burgalat, constitue ma première incursion dans l’univers de ce musicien, patron de label (Tricatel), illustre producteur corse (Alain Chamfort, Katerine, Supergrass, Alizée) et électron libre au sein l’univers musical hexagonal, depuis 1987.

L’ami Burgalat possède un univers décalé et légèrement kitsch toujours admirablement mis en son. Il est de notoriété publique que le Français ne chante pas particulièrement bien ; mais sous ses airs de dilettante et de dandy, il compose de la variété française –un peu foutraque– de qualité, quelque part entre la classe de Benjamin Biolay voire d’Arnaud Fleurent-Didier (« Sous les Colombes de Granit ») et l’humour de… Valérie Lemercier (son ex-compagne). L’album regorge de claviers vintage, de nappes de violons ou de vibraphone. Parfois, la formule s’avère pénible (« Sentinelle Mathématique » ou « Très Grand Tourisme ») mais souvent la pop de BB fait mouche (« Bardot’s Dance », « Dubaï My Love ») ! De plus, les textes, écrits par Charles Berling, Barbara Carlotti ou Laurent Chalumeau, naviguent toujours entre humour et mélancolie, renforçant ainsi une charmante dimension bancale… Un artiste pop, chic et anachronique, mais définitivement unique !

 

jeudi, 03 mai 2012 12:01

America Give Up

Difficile de ne pas faire référence aux Strokes en s’attaquant au cas d’Howler, tant la voix et la morgue de Jordan Gatesmith rappellent celles du Julian Casablancas de « This is it ? » !

Fondé en 2010, à Minneapolis (Minnesota), par Gatesmith, alors âgé de 19 ans, en compagnie de son ami et claviériste Max Petrek, Howler publie alors un 1er Ep intitulé « This One’s Different ». Un titre très mal choisi, tant leur musique semble avoir été entendue des centaines de fois à travers la courte histoire du rock ! Adoubé par la presse (New-York Times et NME en tête), le groupe crée rapidement un buzz suspect et signe d’emblée chez Rough Trade. Comme les Strokes, avant eux ! Prétendre donc que la sortie d’ « America Give Up » était attendue relève donc du doux euphémisme…

Pourtant, ces jeunes musiciens ne proposent absolument rien de neuf sinon un rock’n’roll garage classique fortement influencé par la scène des années 50 à 70, un peu comme l’étaient les Stooges, Jesus & Mary Chain et les Ramones ! « America Give Up » constitue donc une resucée aussi bien susceptible de charmer que d’irriter, selon que vous appréciez ou détestez le revivalisme… Cependant, les amateurs de rock auraient tort de faire la fine bouche à l’écoute de hits sursaturés tels que « Back of Your Neck » ou « Black Lagoon ». Howler se produira ce 18 août prochain au Pukkelpop !

 

lundi, 30 avril 2012 17:16

Too Tough to Live

Actif au sein de la scène alternative depuis 2011, l’Américain Dan Sartain n’a pas pour habitude de faire particulièrement dans la dentelle ! Sur « Too Tough to Live », son dernier album en date, il enfile en effet 13 morceaux en 19 minutes chrono ! Rythme et guitare pied au plancher, dans un style oscillant entre le pur rockabilly, le blues… mais surtout le garage-punk aux relents pop cher aux Ramones ! Et sa biographie le confirme, il a punkyfié le ton pour s’en donner à cœur joie sur des hits tels que « I Wanna Join the Army » ou l’irrésistible « Rona ». Et comment ne pas succomber à des lyrics proposés sous cette forme : ‘Fuck Friday, fuck Saturday, fuck Sunday… fuck you. I don’t want to do what you want me to!’ Joey Ramone et Jay Reatard ont trouvé un héritier, c’est Sartain (hahaha !!!)

En live à Lessines au Blues & Roots Festival ce 1er mai 2012 !

 

jeudi, 26 avril 2012 16:53

Hard Nouveau

Comme quoi il n’est pas nécessaire de se rendre aux States pour dénicher une petite pépite hip-hop originale ! Frown-I-Brown ne vient en effet pas du Bronx ou de Long Beach mais de Saint-Gilles, même si les gènes de leur musique sont clairement ancrés dans le hip-hop US des années 90. « Hard Nouveau » constitue le premier album de ce quartet emmené par le flow bavard, efficace d’une imparable coolitude du MC Herb Cells… Originale et décalée, l’instrumentation est par exemple faite de la ‘Phulte’ d’Al Davidson, de la ‘Bazz’ de Dorian Palos et des ‘Drumz’ de Laurent Vigneron… L’album semble avoir été enregistré en Live, nous baignant dans une ambiance jazzy et clairement old-school influencée par The Roots, Saul Williams, Styles of Beyond voire même les Beastie Boys. Pas toujours facile d’accès et même parfois rébarbatif, « Hard Nouveau » est en tout cas l’un des meilleurs albums de hip-hop concocté par un artiste ou un groupe belge, au cours de ces dernières années. Frown-I-Brown se produira un peu partout en Belgique, au cours des prochaines semaines…

          Au CC Flémalle le 26 avril
          Au Zebrabar à Bruxelles le 27 avril
          Au Bonnefoi à Bruxelles le 23 mai
          Au Moeder Lambic à Bruxelles le 26 mai

 

jeudi, 26 avril 2012 13:55

Hit Parade

Malgré un talent certain, traduit par la publication d’excellents albums, que ce soit en solo ou au sein des Nourallah Brothers, qu’il a fondé en compagnie de son frère Faris, en 2000, on ne peut pas dire que Salim fasse un tabac de ce côté-ci de l’Atlantique. Et il a beau avoir intitulé son nouvel opus, « Hit Parade », cet appel du pied risque fort de suivre le même chemin. A près de 45 ans, le Texan continue pourtant à séduire les amoureux de la pop.

Sa carrière solo, il l’a entamée en 2004. Et « Hit parade » constitue déjà son cinquième elpee concocté en solitaire. Puisant encore et toujours ses principales influences chez les Beatles, l’Américain a un don unique pour torcher des mélodies catchy et hyper efficaces, des mélodies susceptibles d’être fredonnées sous la douche (« Channel 5 », « Unstoppable »)

Pour enregistrer ce nouvel essai, il s’est entouré d’un véritable groupe, parmi lesquels figurent des membres de Buttercup, Apples in Stereo et de Polyphonic Spree. Un disque découpé en 14 morceaux que l’artiste, également producteur notoire, a mis en forme dans son studio de la  belle ville d’Austin.

Si vous avez aimé le dernier album des Shins, celui de Salim Nourallah devrait également vous plaire. Surtout si vous appréciez la pop 60’s aux refrains imparables. Bien sûr, les compos sont moins abouties et recherchées que celles de la bande à James Mercer. D’ailleurs ce type de chanson pop-rock un peu trop facile accroche très rarement sur le Vieux Continent, malgré la présence d’un titre consacré à la ville lumière, Paris, et intitulé « 38 Rue de Sévigné »…

 

jeudi, 26 avril 2012 03:00

Embraser le Calme

Un maquisard est par définition celui qui prend le maquis pour résister à l'occupant… Le hip-hop serait-il une sorte d’acte de résistance pour MAKY, tête pensante de MAKYzard et poète urbain de son état ? Entouré de véritables musiciens maniant aussi bien la guitare flamenco, le saxo, l’incontournable platine, le cajon (caisse de résonnance péruvienne) que la contrebasse, ce Belge offre au hip-hop des instrumentaux hors des canons du genre pour épauler des textes engagés et tranchants (« Sans-Papiers ») qu’il déclame avec un flow diablement efficace. MAKY n’hésite pas à faire appel aux sonorités latines (« Ma Canne » ou « Bambino di Pioggia »), électriques (« Choix des Armes ») ou légèrement jazzy (« Embraser le Calme ») ainsi qu’à des invités –comme l’Espagnol Amparo Cortes, la Burkinabais Victor Démé ou le jazzman Daniel Roméo– afin de conférer dimension et profondeur à ses brûlots… Un digne représentant du hip-hop belge à découvrir à la Rotonde du Botanique ce vendredi 27 avril en compagnie de Rival, Daniel Hélin, Maïa Chauvier et Manza & Métissa…