L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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mercredi, 12 octobre 2011 02:00

Rubber Orchestra

Difficile de ne pas sentir des fourmis vous démanger les jambes, à l’écoute de « Rubber Orchestra », le nouvel et 3ème album du très doué Anthony Joseph. Pour la circonstance, il est de nouveau flanqué de son Spasm Band (double référence aux orchestres de rue chers à Louis Armstrong et aux spasmes dus aux incantations des chants des Baptistes), le poète et écrivain anglais (originaire de Trinidad) dévoile une série de 10 titres au groove et à la foi imparable. Une version moderne et cérébrale de Marvin Gaye ou des génériques endiablés de « Shaft ». Un sacré mélange de funk 70’s (« Speak the Name »), de jazz (« Bullet in the Rocks ») et de musiques africaines chères à Fela Kuti (« Damballah »). Anthony déclame des textes, souvent en spoken-word, d’une rare intelligence sur de longs instrumentaux que l’on croirait joués ‘live’ (« Cobra »), des plages parcourues de guitares funkysantes (« Tanty Linn »), de saxo furieux (« Cobra » encore), de percussions caribéennes (« Griot »), de chœurs féminins (« Money Satan ») ou d’accès de basse caoutchouteux (tout le temps…) Vu sa ferveur proche d’un prêcheur religieux et son immense talent, Anthony Joseph devrait parvenir à convertir de nombreux fidèles ! 

 

lundi, 10 octobre 2011 13:27

Karkwa opte pour le DIY

La sortie européenne du nouvel album de Karkwa est prévue pour le 17 octobre. Le disque s’intitulera « Les Chemins de Verre ». Le groupe canadien a décidé de passer au mode de distribution indépendant, en compagnie d’acteurs animés par l'esprit du DIY (do it yourself).

La distribution digitale est donc assurée par IDOL tandis que la physique est sera exclusivement confiée à L'Ambianceur, un artisan qui met lui-même en dépôt ses choix et raretés dans 70 points de vente indépendants en France (disquaires, libraires, et quelques FNAC). Les Boutiques Sonores vendront les disques sur leurs stands.

Karkwa se produira le 11 novembre au Tipi à Liège et le 12 novembre au Botanique à Bruxelles.

http://www.dailymotion.com/karkwa

 

Afin de fêter, comme il se doit les 20 ans de la sortie de « Nevermind », Universal propose plusieurs nouvelles éditions du graal grunge comprenant des dizaines de titres inédits, B-sides et autres raretés (sur 4 Cds pour l’édition Super Deluxe mais également sous divers formats).

 

lundi, 10 octobre 2011 13:16

Plein Sud pour Benjamin Fincher…

Ivox présente son nouveau coup de cœur, le multi-instrumentiste Benjamin Fincher, responsable d’un nouvel Ep intitulé « From the North to the South ». La musique proposée campe un mélange étonnant de pop orchestrale, de folk lo-fi, d’indie-rock et de 8-bit électronique… Disponible dès le 24 octobre prochain, il sera enrichi d’un titre inédit, "Wide Eyed" et de trois morceaux issus de son dernier album « Where the Rivers Goes ».

http://pacinist.bandcamp.com/album/from-the-north-to-the-south

 

lundi, 10 octobre 2011 13:15

The Golden Filter fait son cinéma...

The Golden Filter est de retour, mais pour un court métrage intitulé "Syndromes", inévitablement complété par une B.O., film inspiré par un drame personnel pour lequel le duo a reçu le concours du réalisateur norvégien Kristoffer Borgli. A l’instar des 7 morceaux du disque, le climat y sera inévitablement sombre. Un lien destiné à visionner ce film a été inclus dans le cd. Un univers particulier, à découvrir ce 26 octobre.

Tracklisting :

01.Mother
02.SYN
03.Work
04.Kill Me
05.Shake
06.For Your Broken Life
07.Mysteries Of Love

 

mardi, 04 octobre 2011 02:00

Noah & Sons ?

Votre serviteur avait quitté Noah and the Whale –dont le nom est issu d’une combinaison entre le film préféré d’un membre du groupe, « The Squid and the Whale », et celui du réalisateur américain Noah Baumbach– en 2008, lors de la sortie de leur premier et magnifique album « Peaceful, the World Lays Me Down », opus qui avait squatté mon IPod pour de nombreux mois, tant il me rappelait le folk tout en fragilité des Américains de Neutral Milk Hotel voire de Micah P. Hinson. Curieusement, une série de malencontreuses coïncidences ne m’a jamais permis de découvrir les deux albums suivants, publiés par les insulaires…

Qu’importe, leur musique chargée d’émotion m’avait suffisamment bouleversée à l’époque pour que je décide de me procurer un ticket, à l’annonce de leur passage à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En outre, leur répertoire d’alors ne me permettait pas d’imaginer que la formation allait récolter un tel succès, aujourd’hui. Quelle n’a donc pas été ma surprise en découvrant une salle comble, pour accueillir le band, et surtout pour applaudir les nouvelles chansons d’« A Night on Earth », le dernier né de Noah et ses sbires. Un disque qui doit probablement cartonner sur les radios au Nord du pays ; car la popularité du combo demeure relativement confidentielle en Wallonie !

Dès les premiers accords, je me rends compte que l’ensemble qui se produit ce soir n’est plus (ou n’a jamais été) celui que je pensais connaitre ! Les délicats « Give a Little Love » et « Shape of my Heart », interprétés en début de set, sont artificiellement gonflés à l’électricité. Et les sonorités dispensées par la basse sont trop puissantes ; elles asphyxient carrément une expression, à l’origine, raffinée. Charlie Fink et ses acolytes enchaînent des hymnes rock à tendance celtique, à la manière de Mumford & Sons. La prestation n’est cependant pas dérangeante ni désagréable ; bien torchée, elle libère même énormément d’énergie. Mais je n’y retrouve plus ce supplément d’âme que j’avais cru déceler à travers la magnifique voix du chanteur, finalement aussi décevante, ce soir. Une bonne heure de concert plus tard, le public est conquis. Manifestement, Noah and the Whale est taillé pour les stades. Mais il vient de perdre un de ses fans de la première heure…

(Organisation AB + Live Nation)

 

mercredi, 05 octobre 2011 20:31

Psychotic Tales

Bénéficiant d’un très bel artwork, le premier opus de Candy Flesh évoque un surf rock trempé dans les 50’s dont Tarantino aurait pu se servir pour concocter une éventuelle bande sonore. Surtout à cause de son titre, « Psychotic tales ». Un elpee qui fait suite à la publication de deux Eps. Mais on se trompe totalement d’histoire d’amour, car le combo français pratique un rock n’roll bien classique tout au long de ce long playing. Un rock puissant, animal et sensuel, né d’un mélange de punk de grunge et de blues, et caractérisé par la présence d’une voix impressionnante, mais néanmoins, à mon goût, un peu trop envahissante ; celle de Clara. C’est elle qui drive le combo. Une véritable furie. Une boule de nerfs qui ne tient pas en place. Ce qui en fait à la fois la force et la faiblesse du quatuor hexagonal. Bien sûr ses interventions vocales communiquent une fameuse énergie aux compos ; mais, à la longue, son organe, sans cesse poussé dans ses derniers retranchements, finit par taper sur le système. En baissant quelque peu son curseur, l’ingénieur du son aurait pu rééquilibrer un peu le tout.

De ce long playing, j’ai flashé sur des titres plus rock n’roll, à l’instar de « Funny Holly », dont le riff de gratte est particulièrement efficace ou de « Dead Born », balisé par une rythmique parfaite. A contrario, bourrés de clichés, « Killer in You » et « Taste Like Honey » se révèlent, à la limite, insupportables. Et les compos interprétées dans la langue de Molière  (« Alice » ou « Baby Doll ») ne cassent pas non plus des briques. Faut dire que la faiblesse des lyrics n’y est pas étrangère.

Candy Flesh réunit certainement d’excellents musiciens, peut compter sur une chanteuse jouissant d’une forte personnalité, mais pêche par une carence en originalité. Ce qui explique, sans doute, pourquoi ce « Psychotic Tales » est un peu trop inégal pour vraiment convaincre. Maintenant, il est peut-être susceptible de plaire aux amateurs de rock sculpté dans les riffs lourds et dominé par une chanteuse à la voix robuste et bien trempée…

 

mercredi, 05 octobre 2011 20:28

Racing With the Sun

Les Chinese Man ne viennent pas de l’Empire du Milieu mais bien du Sud de la France. De Marseille, très exactement ! Mais que peuvent bien traficoter ces mystérieux pseudo-chinois, dans l’enfer phocéen ? Y refourguent-ils des rouleaux de printemps ou autres Dim-Sum de contrebande ? Pas du tout ! Ce collectif dispense, depuis 2004, une musique ensoleillée, née d’un mélange de funk, de reggae et de dub, tout en lui injectant des beats oscillant entre hip et trip-hop. Le cœur du collectif –les DJZé Mateo et High Ku soutenu par le beatmaker SLY– a rencontré un premier succès, lors de la sortie de « I’ve Got That Tune », un morceau qui avait servi de bande sonore à un spot publicitaire consacré à Mercedes. C’était déjà, il y a quelques années. Aujourd’hui, le line up réuni 5 compositeurs et 3 DJs engagés à divers degrés.

« Racing With the Sun » constitue leur troisième opus. Et manifestement, les Français ont toujours la classe. En variant les styles. Lors de leur recours aux samples. Ils maîtrisent parfaitement leur sujet, quoi ! En outre, ils ont bénéficié du concours d’une légion d’invités pour appuyer les beats inspirés du gang : le MC américain Cyph4 et Taiwan MC boostent le single orientalisé « Miss Chang », l’ultra-doué General Elektriks pose ses pénates sur le tranquille « Ta Boom » et Plex Rock dynamite « Stand ! », un morceau caractérisé par son génial sample piqué au pasteur Jesse Jackson. Un pied en Amérique du Sud (« Saudade »), un autre au Moyen-Orient (« If You Please »), la tête constamment en Amérique mais foncièrement cosmopolite, Chinese Man propose une musique plaisante, inventive et parfaitement laidback… Il ne vous reste plus qu’à vous laisser emporter par la bonne humeur des Marseillais.

 

mercredi, 05 octobre 2011 20:27

Hoping for the Invisible to Ignite (cd + dvd)

Farewell Poetry risque fort d’être taxé de Godspeed You Black Emperor ! hexagonal. Motif ? le magnifique crescendo observé tout au long d’« As True as Toilus », une compo digne de la quintessence du post-rock de la formation mythique canadienne. Mais a contrario des activistes du « Miles End » montréalais, le combo français accorde un soin tout particulier aux lyrics. Signé Chaucer, le fameux morceau mis en exergue ci-dessus est ainsi inspiré d’un texte du XIVème siècle. Des textes exprimés dans la langue de Shakespeare, cependant pas toujours facile à bien cerner, le collectif australo-parisien cherchant paradoxalement, avant tout, à mettre en exergue sa poésie à travers la musique.

‘Œuvre totale’, « Hoping for the Invisible to Ignite » est partagée entre deux disques. Un cd et un Dvd. L’artwork est soigné et particulièrement travaillé. Le line up réunit des musiciens parisiens et la poétesse-réalisatrice Jayne Amara Ross, issue des Antipodes. Ténébreuse et mélancolique, sa muse est teintée de couleurs automnales. Longs et sinueux, les compos baignent dans un climat intense et passionnel. A l’instar du second morceau, « All in the Full, Indomitable Light of Hope ». Une compo atmosphérique, mélancolique, parcourue d’accès de violons et illuminée d’arpèges de cordes cristallins, qui s’étend sur dix-sept minutes. A vous flanquer des frissons partout !

Et le Dvd est un complément remarquable du cd audio. Une expérience encore plus bouleversante, vécue lors de la vision du film surréaliste tourné en noir et blanc (bien entendu !), réalisé par Jayne Amara Ross. Une bien belle œuvre, très inspirée, au sein de laquelle il est néanmoins indispensable de s’immerger totalement afin d’en goûter toutes les saveurs…

 

mercredi, 05 octobre 2011 20:22

No Faïence (Ep)

Deux années au compteur pour ce trio français, formé en 2009, à la Roche-Sur-Yon. Mais manifestement, les musiciens affichent une maîtrise indéniable… Rudy, Guillaume et Miguel ont été élevés au rock US des années 90 et ça se sent. Leur Noise-rock semble dopé par les sonorités héritées de Fugazi, Shellac, Hüsker Dü ou autre Reiziger. Les 4 titres de ce premier EP oscillent entre débauche d’énergie (l’instrumental « Tarama »), le post-rock réminiscent de Seam (la claque « IV/4 ») et la pop enrichie de riffs et de breaks puissants. La voix est délicieusement enrouée et les drums arides à souhait (« Heretic » et « WFAWAF »). Un bel, honnête et efficace premier Ep autoproduit qui augure un groupe de grand talent. Bref, la musique indépendante comme on l’aime !