Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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vendredi, 30 septembre 2016 18:08

Shake Pears

Contrairement à ce que laisserait imaginer l’artwork un rien psyché de la pochette, Bertram Wooster (NDR : nom d’un dandy maladroit issu de l’œuvre de l’américain P.G. Wodehouse) n’est pas un excentrique musicien débarqué d’une île paradisiaque quelconque, mais un combo rennais réunissant quelques artistes locaux amoureux de la pop ‘high quality’ ; une expression sonore qui véhicule des textes poétiques inspirés de Lord Byron, le Dr. Seuss ou Lewis Caroll.

« Shake Pears » constitue le second essai de ce groupe aux biens nobles ambitions. Il fait suite à « Popetry », paru en 2011 et un Ep, publié trois ans plus tard. Ces quelques années de réflexion ont permis au combo français de torcher 10 charmantes vignettes de pop à tiroirs, naviguant entre l’univers de Belle and Sebastian (« The Lobster »), de Jude (« Haddock’s Eyes ») ou de la formation classieuse anglaise, The Leisure Society (« Stars »). Les arrangement sont riches (piano, flûte, cordes). Ce qui permet à la musique de Bertram Wooster de louvoyer entre les méandres de la pop sophistiquée dans un esprit résolument british ! Very fine découverte, indeed !

 

mercredi, 21 septembre 2016 17:13

The Wilderness

Explosions in the Sky réunit de véritables maîtres en matière de post rock mélancolique et mélodique… Et pour cause, les Texans continuent d’enchaîner les classiques de ce genre si codifié, depuis leurs débuts, en 2000. « The Wilderness » succède à « Take Care Take Care, Take Care » sorti il y a 5 ans déjà. Taillé pour l’exercice, le groupe s’était entre-temps immergé dans la composition de B.O. signant notamment celles de « Lone Survivor » (Peter Berg), de « Prince Avalanche » ainsi que de « Mangelhorn » (David Gordon Green).

Pas de réel bouleversement au programme pour ce nouveau chapitre mais davantage de variations dans les sonorités, variations discrètes mais judicieuses destinées à donner une nouvelle dimension à sa musique ; et tout particulièrement lors des shows, véritables communions collectives profondément émotionnelles…

Consciente de pratiquer un genre musical toujours à la limite de la redite, la formation américaine parvient donc ici à nuancer les ambiances et surtout à s’éloigner des sacro-saints crescendos systématiques. Ce qui lui permet de tisser subtilement des bijoux comme le furieux et épique « Disintegration Anxiety » ou encore le joliment atmosphérique, légèrement teinté d’électro, « Losing the Light ». Ces valeureux Texans ont le bon goût d’évoluer sans oublier leurs racines… ce qui n’est pas un mince exploit dans un genre souvent très peu enclin à se renouveler !

mercredi, 14 septembre 2016 21:32

Everything You’ve Come To Expect

On connaît surtout Miles Kane pour carrière solo et Alec Turner, comme leader d’Arctic Monkeys. Le duo de potes a donc décidé de fonder un projet en parallèle, qu’il a baptisé du mystérieux patronyme The Last Shadow Puppets. Et, l’air de rien, cette collaboration avait débouché sur un album publié en 2008. Intitulé « The Age of Understatement », ce véritable chef-d’œuvre avait bénéficié du concours du Canadien Owen Pallett, aux arrangements.

Quelques plus tard, le tandem a décidé de remettre le couvert. Malgré un emploi plus que surchargé, il a décidé de donner une suite au premier essai. Et bonne surprise, cet « Everything You’ve Come to Expect » a de nouveau reçu la collaboration de Pallett.

En fait, la paire a simplement repris les  ingrédients qui avaient fait le charme du précédent elpee : une pop vintage et classique… aux arrangement particulièrement soignés. L’opus recèle des morceaux particulièrement brillants et racés (« Miracle Aligner », le magnifique « Bad Habits ») ; pourtant on sent que la magie n’opère plus comme par le passé. Bien sûr, le long playing demeure agréable à l’écoute, mais il manque un ‘je ne sais quoi’ pour faire la différence. Certaines pistes se révèlent probablement trop sages (« Used to Be My Girl »). The Last Shadows Puppets nous promettait ‘Tout ce qu’on pouvait attendre’... Petits menteurs. Et vu le talent des musicos, le résultat est à peine acceptable. On leur pardonnera cependant ce pieux mensonge, car biberonnées aux sixties, les plages d’« Everything You’ve Come To Expect » demeurent quand même de bonne facture. Mais vu le potentiel en présence, on attendait quand même mieux… 

 

mercredi, 14 septembre 2016 21:20

Hopelesness

C’est donc le moment de la métamorphose pour Anthony Hegarty ! Le New-yorkais s’est en effet, offert une triple mue. Et la plus importante est physiologique, puisqu’il a décidé de devenir une femme. Il a donc transformé son Anthony en Anohni. En outre, sa soul est aujourd’hui boostée par deux des têtes chercheuses les plus aventureuses de l’électro actuelle : Oneothrix Point Never (Lopatine) et Hudson Mohawke.

Cette dernière évolution fait d’ailleurs un bien fou à l’univers sonore d’Anohni qui avait peu à peu tendance à se figer et même à nous anesthésier. Ce qui ne veut pas dire qu’il (ou elle) manquait d’aptitudes. L’Américain(e), autrefois adoubé(e) par Lou Reed, n’est pas pour autant devenue la reine de la gaudriole ; d’ailleurs, « Hopelesness » est, bien entendu, un long playing torturé et particulièrement sombre…

Les titres parlent d’eux-mêmes : « Drone Bomb Me », « Violent Men » ou « Execution »... Les productions léchées de nos deux acolytes confèrent une véritable force obscure au chant si particulier et envoûtant d’Hegarty qui s’épanouit dans ces écrins enfumés et dérangés concoctés par Daniel Loptine  (NDR : si le très énervé « Obama » règle le compte au président actuel, on attend impatiemment qu’il nous communique son point de vue sur le candidat Trump, et surtout sur sa conception de la politique autant interne qu’internationale). Certaines compos, naviguant entre R&B, pop et électro pointue, s’avèrent légèrement plus accessibles mais se doublent d’une redoutable efficacité ; et ce grâce au talent de l’Ecossais Hudson Mohawke (NDR : « 4 Degrees », une plage qui traite des changements climatiques).

Si « Hopelesness » correspond parfaitement à la vision pessimiste de l’humanité déclinée par Anonhi, il incarne paradoxalement un bel espoir, de le voir prendre un nouveau départ, dans sa carrière musicale…

 

lundi, 08 août 2016 13:51

Total Freedom

Très susceptible de carburer aux consommations hallucinogènes –qu’on imagine orgiaques–Spacin’ publie un album répondant au doux nom de « Total Freedom ». Et vu son patronyme, il ne pouvait proposer autre chose qu’un rock forcément psyché… Depuis Philadelphie, ce trio réunissant Eva Killinger à la batterie ainsi que son frère Jason (Birds of Maya) et Paul Sukenna (Steve Gunn) aux guitares et derrière les micros dégaine les guitares ‘fuzz’ au sein d’ambiances enfumées rappelant parfois Black Rebel Motorcycle Club (« Batfolk »), quand il ne s’autorise pas des expérimentations dignes de The Brian Jonestown Massacre (« Kensingon Real ») ou ne pénètre pas dans un univers orientaliste et brumeux réminiscent des 60’s (« Stopping Them»). Chez ces rockeurs de Philly, la liberté de ton est totale ; ce qui leur permet de déployer de longs mantras sous forme de jams cosmiques particulièrement réussis (les 10 minutes d’« U.S. Ruse ») tout en n’oubliant pas de torcher quelques mélodies plutôt catchy (« Titchy »). Un joli rendez-vous que nous fixe Spacin’ dans l’espace…

lundi, 08 août 2016 13:49

Bloom on the Moon

Joolsy, c’est le projet solo de Julien Flous, un artiste également aux commandes de Myselium et Hopsy. Une aventure en solitaire qu’il a traduite en épopée acoustique… Tout au long de « Bloom on the Moon », il nous propose des morceaux sculptés dans un folk, ma foi, fort classique, mais vitaminé par des accents pop. Après avoir publié un Ep, il s’est donc décidé à graver un premier elpee ; un disque qui souffle le chaud et le froid. Plusieurs plages souffrent du syndrome de la surinterprétation, à l’instar du sirupeux « Memories Trap ». D’autres se distinguent pourtant par leurs jolies mélodies. Ou se révèlent tour à tour spasmodiques, chaleureuses voire même bluesy (« The Flame Inside Your Eyes »). Certaines bénéficient même d’arrangements de cordes, de piano et de chœurs. Sans oublier une incursion dans l’univers du jazz (« Famous Noose ») et un titre caractérisé par ses envolées instrumentales (« Peace (For the Planet) »)…

Mais au final, malgré un potentiel manifeste, cet artiste français sacrifie son authenticité sur l’autel de la mise en forme. Une mise en forme trop lisse dont souffre cruellement son « Bloom on the Moon »…

 

samedi, 30 juillet 2016 18:31

Live in San Francisco

Fondé par John Dwyer (Thee Oh Sees), Matt Jones et Brian Lee Hughes, le label Castle Face a toujours la noble ambition de perpétuer l’âme rock californienne ; et notamment à travers des prestations ‘live’ immortalisées au sein des salles de concerts à San Francisco. Après Ty Segall et White Fence, l’écurie établie au sein de la Bay Area a décidé de mettre Bronze en exergue. Un trio drivé par le très remuant Rob Spector. Evoluant pourtant toujours en seconde division, le combo pratique un proto-punk expérimental aux accents psychédéliques, pour ne pas dire dissonants. Incantatoires, vindicatives, les compos véhiculent des textes dispensés en spoken-word. Les claviers sont la plupart du temps hantés (« Dulcinea »). Le set illustre à merveille les 3 elpees du band et reflète, à la perfection, le climat quasi-tribal entretenu par Bronze, dans sa musique. Et nonobstant cette forme de dissonance, elle libère une énergie proche du délire, collant parfaitement à l’exercice en live. 

 

samedi, 30 juillet 2016 11:03

Adam & The Madams

En recevant un album sous forme de bricolage DIY –publié en édition limitée à 1000 exemplaires– confectionné en toile de jute (oui, oui…), on imaginait que la musique d’Adam & The Madams louvoierait à quelques encablures des Orges de Barback et autres projets du genre… Et bien non ! Ce trio strasbourgeois ne verse absolument pas du côté festif de la force musicale, mais délivre une musique naviguant entre pop indie (« Forever Awesome »), rock garage (« Zoology ») et blues hanté (« Bully ») et baignant au sein d’un climat manifestement marqué par les sixties. Faut dire que les inflexions vocales spectrales d’Adam Lanfrey (« Bully » encore), les claviers vintage de Cyprien Steck et le swing indéniable entretenu par Arthur Vonfelt y contribuent amplement. Adam et ses Madams réveillent les fantômes des Clap Your Hands Say Yeah voire des Born Ruffians afin de livrer 8 titres référencés mais impeccables.

 

mercredi, 20 juillet 2016 20:08

Patch The Sky

Bob Mould est une figure tutélaire du rock indie aux incontestables réminiscences punk. C’était le guitariste de Hüsker Dü, un groupe mythique qui a exercé une influence majeure sur le rock alternatif des années 90. De prestigieux groupes tels que Nirvana ou les Pixies les vénere(aient). Au bout d’une bonne dizaine d’années d’existence, le trio s’était séparé. Fin des années 80, le New-yorkais s’était alors logiquement lancé dans une carrière solo, entrecoupée par une aventure au sein de Sugar, mais dont la discographie sera toujours autant marquée par ces inimitables murs de guitares.

« Patch the Sky » constitue déjà le 13ème pavé lancé dans la marre de sa déjà longue carrière sonique opérée en solitaire. Que ce soit à travers des paroles désabusées (‘I try to be happy every day, but my black heart it burns’), des morceaux ambitieux, lyriques ou mélodiques, Mould parvient à peindre ses compos en clair-obscur, à l’instar de l’imparable « Pray for Rain » ou la ballade ‘anthémique’ « Hold On ». Toutes guitares dehors, Bob Mould égrène son tracklisting tambour battant. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires avant de découvrir cette belle et lumineuse complexité. Retrouver Bob Mould c’est comme tomber nez à nez avec un vieux copain et reprendre ses conversations adolescentes comme si rien n’avait changé… Un vrai bonheur teinté de nostalgie donc.

 

mercredi, 20 juillet 2016 20:00

Lost Themes II

Mais à quelle substance carbure l’ex-maître de l’horreur ? Plus rien ne semble arrêter John Carpenter… A une effroyable cadence, le pape de l’épouvante nous propose déjà un second volet à ses « Lost Themes », enregistrés en compagnie de son fils Cody et de Daniel Alves, dans la cave familiale. Et… miracle : ce nouvel opus est aussi impeccable que le premier épisode : des morceaux aux ambiances –bien entendu cinématographiques– à la fois menaçantes, angoissantes et kitsch entretenues par des nappes de claviers, lorgnant vers les années 80, souvent lourds et atteignant le point culminant sur le climax d’« Utopian Facade », mais aussi sur « White Pulse » aux réminiscences Nine Inch Nails.

Pas de baisse de régime comme on en rencontre pourtant souvent lors de suites cinématographiques… mais n’oubliez pas que ‘Le Parrain 2’ était bien meilleur que le premier épisode ! Et vu que John Carpenter est le parrain d’un genre en soi…

 

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