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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Enregistré sous Ex:Re

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vendredi, 26 avril 2024 11:08

Le No man’s land de Watertank…

Watertank a publié son quatrième long playing, "Liminal Status", ce 5 avril 2024, un disque toujours fortement inspiré par les 90's qui oscille entre rock alternatif, indie voire shoegaze. Après avoir sorti "Cut Gum" puis l'éponyme "Liminal Status", c'est l'intégralité de ce nouveau venu discographique que les Nantais vous proposent de découvrir. Une sortie que le groupe accompagne également d'un clip ; et c’est le cas pour "Clean Shot" dont la vidéo est à découvrir ici

Un album plus politique, moins tourné vers la science-fiction, qui explore les ‘situations liminaires’, ces lieux familiers dépourvus de toute présence humaine. Un quatrième opus enregistré live et mixé par Christophe Hogommat (Mad Foxes, 20 Seconds Falling Man, etc.).

Revendiquant des influences comme Failure, Quicksand ou Nothing, Watertank trace sa route depuis le début des années 2000. En perpétuelle mutation, le quatuor repousse ses limites et explore de nouvelles voies sonores à chacune de ses sorties.

 

vendredi, 26 avril 2024 11:07

Le crépuscule d’Alber Jupiter…

Le duo kraurock Alber Jupiter a sorti son nouvel elpee, "Puis Vient La Nuit", ce 5 avril 2024, alors que le label Mrs Red Sound réédite son premier.

Formé à Rennes en 2017, le duo instrumental basse-batterie s’inspire autant de la scène krautrock berlinoise des années 70 que de l'univers du post-rock pour modeler un paysage sonore aérien unique. Sa rythmique motorik se balade entre des delays plaintifs et des reverbs intergalactiques. La magie opère immédiatement ! On reconnait l'inspiration de Neu!, Föllakzoid ou encore Godspeed You! Black Emperor mais on entend quelque chose de singulièrement différent.

Alber Jupiter avait gravé, en 2019 un premier album aux allures de bande sonore de film de science-fiction. Intitulé "We Are Just Floating in Space", le disque amorçait le décollage du groupe vers les routes d’Europe, en ouverture de pontes du rock psychédélique international comme Föllakzoid, Camera, Acid Mothers Temple ou Minami Deutsch. Le tandem attire alors l’attention de festivals prescripteurs de la scène heavy psyché comme le festival les Trans Musicales de Rennes qui le programme cinq soirs d’affilée en décembre de la même année.

2020 aurait dû continuer sur la même lancée puisque la formation était à l’affiche du festival hollandais le Roadburn, mais la crise COVID en a décidé autrement. L’arrêt brutal des concerts a néanmoins permis la composition et l’enregistrement d’un second opus à travers lequel il poursuit son exploration psychédélique. Un looper, quelques pédales et le voyage devient sans limites ! La basse se transforme en guitares, violons hallucinés, cris, nappes éthérées ou distorsions. Des synthés qui font parfois leur apparition, viennent compléter une palette sonore déjà riche et amener le groupe vers de nouvelles contrées.

"Daddy's Spaceship" est en écoute ici

jeudi, 11 avril 2024 11:33

Note maximale pour Sharko !

Est-ce l'album de la ‘sagesse’ ou de la ‘maturité’ ? “10”, c’est donc le titre du nouvel ouvrage de Sharko.

Dixième elpee donc (Sharko œuvre depuis 25 ans), cela se fête ; aussi des cuivres colorent-ils intelligemment l'ensemble (trompette, tuba, trombone et saxophone) !

Sur "10", nous rencontrons un rock candide ("Expression"), des atmosphères jusqu'ici peu exploitées ("Crutches", "Cheap Thrill", "Batman Became Fatman") et évidemment du rock enjoué et espiègle ("Family Flop" qui évoque l'enthousiasme d'un séjour familial brisé par les bouchons sur l'E411 ou encore "SOS On The Dance Floor").

La ‘lyric’ vidéo est à écouter ici

 

mercredi, 10 avril 2024 19:13

Le voyage de Mazingo…

Pour la sortie de son nouvel opus, "Hey You", le trio franco-américain Mazingo vous emmène avec lui en cavale dans un décor digne des frères Coen.

Mazingo, c'est la rencontre de Dr John, confortablement installé dans son rocking-chair, se faisant hurler dessus par Tom Waits. Sur scène, le groupe déploie une énergie fiévreuse qui emmène le blues du côté sauvage à l’aide de textes en anglais ou en français, armés d'une contrebasse, d'une guitare et d'une batterie.

Dans les morceaux de ces trois amis d’enfance, on retrouve les sonorités du banjo, de l'harmonica ou de l'orgue B3 qui agrémentent des compositions empreintes de psychédélisme, proposant un univers riche et varié.

Ils incarnent un esprit de liberté qu'ils ont mis en bouteille dans un premier Ep intitulé "3 Dollar Show", paru en 2020. Ils l'ont ensuite affiné leur style, sur leur premier elpee, "Soleil noir" (2022).

"Hey You", c'est un appel à rejoindre le train en marche pour un voyage dans lequel tout le monde a sa place. Un voyage intérieur qui explore les émotions humaines en s'y plongeant intensément.

Le clip du 1er single "One Poor Teardrop" est disponible ici

 

mercredi, 10 avril 2024 19:11

Dinoh, deuxième premier ?

Influencé par le post-punk et la jangle pop, Dinoh est véritablement un cercle de parole pour guitares.

Le groupe distille des mélodies pop dans un format déstructuré où les cordes se percutent pour briller d’une mélancolie attachante.

Formé à Bordeaux en 2022 autour du projet de Nicolas Rives, auteur-compositeur, ce quatuor se veut authentique et propose des textes en français, portés par des voix qui semblent effacer la frontière entre chant lead et chœurs.

Si les couleurs ne peuvent être différenciées dans le noir, elles sont pour autant réelles. Les émotions sont ces couleurs qui n’attendent qu’un peu de lumière pour se révéler au monde. Au nôtre.

Son premier elpee s’intitule « Deuxième Premier ». Il s’inspire de l’obsession faussement naïve, d’un enfant qui scrute l’Univers.

« Pénombre de couleurs » s’enchaine naturellement après le morceau ouvrant l’album baptisé « Boum », comme un écho à cette explosion cosmique qui a fait jaillir ce sombre vide d’où nous pouvons tout ressentir, imaginer et vivre.

« Rêvalité » est une chanson catchy et mélancolique qui explore la difficulté d’exposer les émotions qu’on ressent et les échecs associés. Cette compo est disponible sous forme de clip là

 

mercredi, 10 avril 2024 19:11

Saule au Cirque Royal !

Le 18 octobre 2024, Saule célèbrera deux décennies de carrière exceptionnelle au Cirque Royal de Bruxelles aux côtés d'invités surprises ! Une soirée qui s'annonce déjà mémorable. Depuis ses débuts, l’artiste belge a captivé le public grâce à son style unique, ses mélodies et ses textes touchants.

Vingt ans de créativité méritent une célébration à la hauteur de son talent. Le choix du Cirque Royal pour cet événement n'est pas anodin. Cet emblématique lieu de spectacle à Bruxelles, connu pour son atmosphère chaleureuse et son acoustique exceptionnelle, fournira le cadre idéal pour une soirée pleine d'émotions et de réminiscences.

Au cours de cette soirée spéciale, qui s’annonce empreinte de nostalgie, d'émotion et d'énergie positive, Saule revisitera ses plus grands succès, lors d’une performance inédite en compagnie d’invités surprise qui promettent de s’avérer une expérience unique pour tous les fans.

De ses débuts prometteurs à ses albums acclamés, le répertoire de Saule a su toucher les cœurs et transcender les frontières musicales. Ce concert marque également le lancement d'une nouvelle ère pour Saule, préparant le terrain pour un opus acoustique et la sortie de son prochain long playing prévu début 2025.

En attendant, quel plaisir de retrouver une de ses titres phares, « Dusty Men » 'feat. Charlie Winston là

mercredi, 10 avril 2024 19:10

Lame à l’extérieur…

Lame (‘boiteux’ en anglais) propose une musique qui claudique entre luminosité pop et ambiances ombrageuses : un rock dans la lignée de groupes comme Arctic Monkeys, Bloc Party ou encore Interpol...

Lame a été fondé à Nantes en 2018, lorsqu’Etienne Sauvage a voulu créer un nouveau projet autour de ses propres compositions. Il contacte immédiatement Bertrand Gavroy, bassiste rencontré sur un précédent projet. Ils sont ensuite rejoints par David Pecheloche à la guitare lead et Nicolas Wendling à la batterie. Ce dernier, réalisant son rêve de faire le tour du monde, sera rejoint par Meivelyan Jacquot, pour en écrire une nouvelle page.

En juin 2023, Lame enregistre les 8 titres de son 1er elpee, "Up, Down, Aside", au studio Arpège. Outre ses prestigieuses références (Roger Hodgson, Orange Blossom, Inuit...), ce studio nantais offre un espace idéal pour l’enregistrement en conditions live. C’était une volonté forte du groupe de restituer cette énergie qui alimente la musique, tout en soignant la qualité de production.

Résultat : entre ombre et lumière, cet album compact, dense et d’une redoutable intensité puise dans des univers musicaux variés pour forger une grammaire personnelle. "Up, Down, Aside" explore les oscillations de la vie, entre romantisme désabusé, cynisme enamouré, jeux poétiques et réflexions métaphysiques, en cultivant plus que jamais l’art du paradoxe.

Pour voir et écouter le second clip, "Earthquake", c’est là

mercredi, 10 avril 2024 19:09

From Grey dépoussiéré…

From Grey distille une musique folk où la nostalgie, la folie et l’espoir bataillent, s’opposent, s’accordent.

Au milieu de ballades mélancoliques et d'accès de nerfs, on navigue entre photos délavées de l'enfance laissée derrière soi et portraits d'êtres à la dérive ou ayant simplement largué les amarres.

Dans la plus pure tradition du songwriting et sur des textes en anglais, From Grey intègre dans son folk suranné, harmonica, funambule, slide vagabonde, tambour de fanfare et salves électriques. Un road trip sauvage, sur des routes désolées, au milieu des grands espaces.

Le groupe est désormais un trio composé de Ronan Kéromnès, Stéven Rougerie et Nicolas Delaqueze.

Quand on écoute From Grey, on pense immédiatement à Neil Young, Tom Waits et Nick Cave, à travers des compositions inspirantes, bluesy et lumineuses.

Le nouvel elpee, "To Dust" a été enregistré au Lonesome Studio à Blain alors que le mixage et le mastering ont été réalisés par Laurent Ballot et Stéven Rougerie.

Extrait de ce long playing, "Billie" est en écoute ici

 

 

mercredi, 10 avril 2024 19:08

Dix chansons pour Daren Muti…

Jean-Rémy Papleux était le fondateur et le guitariste de March, un groupe de post-rock qui a gravé plusieurs Eps s’est produit en concert, de 1999 à 2008, en première partie de Dianogah, Quickspace, Jackie-O Motherfucker, groupes de la scène indépendante américaine, et Dionysos et Encre pour la française.

Daren Muti c’est le patronyme choisi pour son nouveau projet dont un premier Ep, « Citizens Facing the Sun », est paru en 2020. Un disque dont le style est toujours aussi introspectif, influencé par le folk/rock indé, et plus précisément par les rythmes lents de Low, Sparklehorse, Idaho ou encore Red House Painters.

Trois ans plus tard, Daren Muti sort son premier long playing, « Ten Songs », une œuvre toujours aussi personnelle, qui témoigne d’une certaine transcendance par la sublimation de la mélancolie, sur fond de douces mais impactantes mélodies...

Non seulement Jean-Rémy jongle avec les instruments de musique, mais il maîtrise aussi le pinceau. L'artiste se spécialise dans les portraits aux mouvements figés et aux regards interrogateurs, comme pris sur le vif par un curieux objectif...

C'est également lui qui réalise les paysages qui ornent ses pochettes de singles et d'album !

Issu de cet elpee, « Stylish Descent » est disponible sous forme de clip ici

 

 

 

Composite, la musique d’omega violet est chantée dans la langue de Voltaire ou de Shakespeare. Elle aurait pu naître d’un cocktail hypothétique entre l’indie rock de Grandaddy, la douceur mélancolique de Nick Drake, la pop française d’Alain Bashung et de Bertrand Belin, le lyrisme sombre de Nico, les mélodies des Beach Boys, l’afrobeat de Tony Allen et les fresques progressives de King Crimson.

Variée mais homogène, la musique d’omega violet se veut ludique sur la forme comme le fond, même dans l’expression de la peine ou du désenchantement.

“Hic Sunt Leones”, c'est par cette locution latine que les cartographes médiévaux désignaient les terres inconnues, et c'est l'envie de dessiner un continent inexploré qui a animé omega violet dans la création de cet LP. A la croisée des chemins du rock progressif, du folk et de l’indie rock, les dix compos sont traversées par quatre intermèdes expérimentaux, comme des traversées de fleuves infernaux dans un marathon mythologique.

“Hic Sunt Leones” se situe sur la ligne d’horizon, entre réel et imaginaire, là où l’existence est une flamme qui vacille dans la brume et où des dieux oubliés rêvent de vengeance sur un monde en proie à un désordre ontologique.

Tandis qu’à l’écoute de l’album se dévoile une cartographie sonore, nous sommes amenés à la découverte de lieux reculés et de personnages aux existences étranges, à la dérive. Vers quelle rive ? Manuel de navigation aléatoire !

L’enregistrement des quatorze morceaux qui composent ce paysage s’étire sur différentes sessions au cours des années et croise différentes incarnations/formations du projet. Certains titres font entendre des guitares, basses, batteries, claviers ou voix d’anciens membres du groupe, de différentes périodes. On y a rajouté d’autres voix, d’autres synthés, d’autres batteries, pour former, finalement, un vaste palimpseste qui nous fait sentir l’écho des voix du passé et les fait résonner dans le présent en révélant la précarité des repères spacio-temporels qui encadrent nos vies tout en questionnant le réel.

L’opus est une invitation, une exhortation à un voyage nervalien à la découverte des mystères qui nous entourent et dont nous percevons parfois les murmures par une nuit blanche et noire, sous les astres.

Extrait ce long playing, le « Le phare » est à voir et écouter ici

 

 

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