L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Concours BRDCST 2019 - Ancienne Belgique, Bruxelles - Samedi 6 avril 2019 - 3 x 2 entrées à gagner

L’édition 2019 du BRDCST se déroulera du 4 au 7 avril à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, un festival printanier qui reflète le regard porté par l’AB sur l’avenir de la scène musicale, une scène que les organisateurs souhaitent sans frontières, en programmant des artistes novateurs… Les organisateurs vous proposent de gagner 3 x 2 entrées pour la journée du 6 avril. Comment vous les procurer ? Répondez à la question suivante avant le 1er avril 2019.

Les gagnants seront avertis personnellement et pourront retirer leurs tickets sur présentation de leur carte d’identité à l’entrée, le 6 avril 2019.  

Participez

https://www.brdcst.be/fr/

 

 

jeudi, 07 mars 2019 14:44

Unforgettable

Peluché est un trio londonien féminin dont la musique est particulièrement originale. Fruit d’un cocktail expérimental entre pop, rock, soul, dub, trip hop, électro, funk, lationo et jazz, le groupe l’a qualifié de trip jam. Pourquoi pas ! Chaloupée, bavarde, la ligne de basse (ou de double basse) rappelle celle tracée par feu Peter Principle alors que dispensées en filigrane, cotonneuses, les interventions de saxophone ou de clarinette évoquent plutôt celles de Steven Brown. Mais ici s’arrêtent les comparaisons avec Tuxedomoon. Car lorsqu’elle n’est pas angélique ou cristalline, la voix de Rhapsody Gonzales est plutôt hantée par Donna Summer, notamment dans ses envolées. Certaines plages recèlent d’ailleurs des traces de disco (« Figure me out », « Is it gonna rain »), mais elles sont bien assimilées. Outre les instruments susvisés, il y a des drums, un peu de guitare et du piano électrique (synthé ?) ; et le tout bénéficie d’arrangements particulièrement soignés, tout en adoptant, régulièrement, un tempo entraînant. Superbe !

jeudi, 07 mars 2019 14:42

Daydream (Italy)

Drivé par Enzo Pepi, ce trio sicilien réunit un mec et deux filles, un groupe dont la musique s’inspire manifestement des nineties, et tout particulièrement de la lo-fi si bien incarnée par Pavement, Sebadoh ou encore Guided By Voices. Malheureusement, qu’elles soient indolentes, mid tempo ou enlevées, les pistes manquent de relief. Une exception qui confirme la règle ? L’excellent « I don’t realy have to wake up », un morceau plus complexe, caractérisé par des changements de rythmes et sublimé par la conjugaison des riffs de deux grattes (du re-recording ?), un peu comme à la meilleure époque de Sonic Youth. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe.

jeudi, 07 mars 2019 14:36

Exploding head syndrome

11ème album pour The Telescopes, un groupe fondé par Steven Lawrie en 1987. Responsable d’une musique psyché/noise/shoegaze/space rock, la formation britannique nous entraîne, tout au long de « Exploding head syndrome », au cœur d’une atmosphère brumeuse hantée par le murmure de Steven, une atmosphère traversée de convulsions sonores, de distorsions électroniques, de tourbillons mélodiques, de bourdonnements lancinants, de couches de fuzz et de rythmes hypnotiques. Orgue vintage, sonorités de guitare saturées, maracas, ligne de basse menaçante et bruitages technologiques alimentent cet univers pulsant et fluide qui au fil des plages finit par ensorceler. De cet elpee, on épinglera cependant « Until the end » coécrit par Chris Plavidal (Slumpston) et dédié au regretté Nevada Hill (Bludded Head »), ainsi que « Everything turns into you », une piste qui mène directement au « Saucerful of Secrets » du Floyd, une compo hypnotique, alimentée par une sonorité d’orgue dont Richard Wright était particulièrement friand à cette époque…  

jeudi, 07 mars 2019 14:30

The long walk

De duo, Uniform vient donc de passer à un trio en engageant le drummer Guardian Allen et de Liturgy, Greg Fox. Histoire de remplacer la boîte à rythmes. Et de proposer son elpee le plus dérangé et viscéral à ce jour. Les huit morceaux de cet opus coulent comme une lave en fusion, un magna au sein duquel entrent des éléments d’indus, de punk, de sludge, de drone et de trash metal. Ecorchée, la voix de Michael Brendan semble constamment en conflit avec l’instrumentation, afin de prêcher ses textes qui dénoncent le fanatisme religieux. Les riffs de Ben Greenberg percent, mutilent, laminent. Et l’électro entretient cette névrose glauque et inhumaine. Mais si on n’est pas loin de l’apocalypse, on reprochera cependant aux compos de souffrir d’une uniformité certaine…

jeudi, 07 mars 2019 14:28

Desert eyes

Guillaume Fresneau aime brouiller les pistes. Après avoir sévi au sein du duo Dahlia, en compagnie d’Armel Talarmain, il a fondé son propre projet, qu’il a d’abord appelé Redeye avant de le rebaptiser (Thisis) Redeye. Fasciné par le Texas, ce Français y vit depuis quelques années, et son nouvel opus nous entraîne à travers l’Amérique, ses grands espaces mais aussi les grandes villes, lorsqu’il ne parle pas de la nature ou des tourments de l’existence ; un disque enregistré à Austin sous la houlette de Dan Duszynski, producteur qui a notamment bossé pour Molly Burch et Jess Williamson.

Mêlant pop, rock, folk, americana et/ou psychédélisme, la musique évoque tour à tour REM ou Centro-Matic, la voix de Guillaume campant même un hybride entre celle de Michael Stipe et de Will Johnson. Souvent mid tempo, les compos trempent dans une forme de mélancolie douce. Les cordes acoustiques et électriques entrent parfaitement en osmose, ces dernières, tintinnabulantes ou légèrement acides, se révélant alors davantage ensoleillées. Parfois un filet d’orgue vintage ou un souffle discret d’harmonica vient enrichir l’ensemble, à l’instar du meilleur morceau de l’opus, « Sons & daughters ». Le long playing s’achève par deux plages contemplatives, « The innocent one » et « Don’t you go », deux pistes qui lorgnent plutôt vers Midlake, mais manquent cruellement de relief…

jeudi, 07 mars 2019 14:25

Stone dress

Avant de monter Ruby Throat, en compagnie de son partenaire Chris Whittingham, l’excentrique mais également charismatique Katie Jane Garside a milité chez Daisy Chainsaw de 1989 à 1994 et Queenadreena de 99 à 2010. Dans l’intervalle, elle a publié trois albums solos, dont un pour lequel elle avait reçu le concours d’Hector Zazou. Mais c’est déjà en 2007 qu’elle a lancé son nouveau projet, en gravant « Ventriloquist », un disque pressé à 500 exemplaires, accompagné d’un livret en cuir, qu’elle et Chris avaient confectionné à la main. Par la suite, le couple va encore se distinguer par la sortie de supports en éditions limitées, destinés aux collectionneurs ainsi qu’aux inconditionnels…

Ce nouvel elpee a été enregistré à l’issue d’un long voyage accompli autour du monde (NDR : 4 ans quand même). Première constatation, la voix de Katie est quand même particulière. Douce elle est susceptible d’évoquer Jane Birkin, sauvage, elle semble hantée par Tanya Donnelly. Quant à la musique, elle est tramée sur un mode folk. Ce qui n’empêche pas des disgressions électriques de contaminer certaines plages, à l’instar des excellents « Also Elizabeth, daughter of the above » ou « Stone dress », une piste de 7 minutes, dont la première partie met en exergue la voix douce et vaporeuse de Katie, alors que la fin de parcours s’enfonce dans un trip acide. Chris est un excellent gratteur. En picking, en slide, en surf ou encore sous une forme torturée, il apporte une coloration dynamique aux compos. Dommage qu’il n’électrifie pas davantage les compos, car lorsque la musique privilégie le format radicalement acoustique, les morceaux finissent par lasser. D’autant plus que si les contes ou fables tourmentés proposés par Katie tiennent la route, ils semblent se complaire dans un univers qu’on pourrait qualifier de folk noir…

vendredi, 28 septembre 2018 18:05

Le dernier vol de Marty Balin…

Marty Balin a rejoint Signe Anderson et Paul Kantner au cimetière des avions. Il est décédé ce 27 septembre 2018, à Tampa en Floride.

Compositeur, chanteur et guitariste, il a sévi de 62 à 71, au sein du mythique Jefferson Airplane, groupe considéré comme un des pionniers du mouvement psychédélique, un mouvement né sous l'influence de drogues comme le LSD, sur la côte Ouest des Etats-Unis et tout particulièrement à San Francisco. C’est lui qui avait composé le titre devenu un grand classique de l’histoire du rock, "Somebody to Love" (voir clip ici)

Outre sa carrière solo et ses collaborations, Martyn Jerel Buchwald (NDR : c’est son vrai nom) a retrouvé quelques anciens acolytes, dont la chanteuse Grace Slick et Paul Kantner, à partir de 1975, au sein du projet Jefferson Airplane,

Jefferson Airpane est devenu célèbre après s’être produit au festival de Woodstock, en 1969, et puis également à celui d'Altamont, organisé par les Rolling Stones, mais pour des raisons plus dramatiques…

Il avait subi une opération du cœur en 2016, et d’après sa famille, il aurait été victime d’une une erreur médicale…

RIP

 

 

Keith Flint, chanteur emblématique de Prodigy, a été retrouvé mort ce lundi 3 mars, à son domicile, dans l’Essex. Il se serait suicidé, d’après Liam Howlett, cofondateur de la formation. Il était âgé de 49 ans. ‘Le décès n’est pas considéré comme suspect’, a d’ailleurs précisé un porte-parole de la police.

Le band venait d’entamer une tournée internationale, suite à la sortie de son septième elpee, « No tourists », paru en novembre dernier. Fondé en 1990, il avait décroché deux énormes tubes, grâce à « Firestarter » et « Breathe », mais avait surtout défrayé la chronique, en gravant le controversé « Smack my bitch up », un autre hit extrait de l’album « The Fat Of The Land », paru en 1997. En outre, il a vendu plus de 20 millions d’albums, à traves le monde. En mixant, punk et dance, il est considéré comme un des combos les plus influents de la scène rave underground.

Le look excentrique (cheveux fluos en chauve-souris, piercings et tatouages), refusant de faire le moindre compromis, Keith Flint était, bien sûr, la figure de proue de Prodigy. Musiczine avait encore assisté au concert du groupe, en décembre dernier (voir compte-rendu ici)

 

 

Paru l’an dernier, le dernier album de Warmduscher, un quatuor réunissant des membres et ex-membres d’Insecure Man, de Paranoid London, Childhood et surtout Fat White Family, « Whale city », figurait au sein du Top 15 de votre serviteur. Responsable d’une musique souvent âpre, sauvage également, mais particulièrement originale, qui oscille entre punk, garage, rock, krautrock, blues, surf, soul, funk, surf, glam, electronica et même disco, il se produisait au club de l’Aéronef, ce dimanche 24 février. Compte-rendu.

Lorsque la formation grimpe sur l’estrade, on est immédiatement frappés par le look de cow-boy affiché par deux des musicos. Le drummer a enfilé une tenue country de couleur crème. Puis le chanteur, Clams Baker Jr, est coiffé d’un stetson et chaussé de lunettes fumées. Il porte un pull dont la fermeture-éclair est ouverte, laissant apparaître son torse nu. Il se sert de deux micros, pour propager des intonations différentes à sa voix chargée de reverb, et d’une petite table de mixage dont il triture régulièrement les boutons, afin de dispenser des sonorités synthético-spatiales. Interactif, il ne chante pas vraiment, mais plutôt déclame, parfois un peu à la manière de Jon Spencer, à moins qu’il ne s’inspire d’un speaker d’hippodrome ou encore d’un télévangéliste yankee.  Longiligne, affublé de rouflaquettes, le guitariste a enfilé un costume en pied de poule, dont il va ôter la veste au bout d’une dizaine de minutes. Enfin, le bassiste a les cheveux en broussailles, un peu comme Kele Okereke, aux débuts de Bloc Party.

Malsains et infectieux, les riffs de gratte raniment le souvenir de Butthole Surfers. La ligne de basse vire régulièrement au funk. Mais en général, le garage/punk proposé par Warmduscher écrase tout sur son passage. A l’instar de « No way out » qui, tel un train à vapeur lancé tombeau ouvert, nous prévient de son arrivée, à travers des chœurs (NDR : ouh ! ouh !) censés reproduire les sifflements de la locomotive, et puis surtout du furieux « Big Wilma ». Plus lent et cinématique, le titre maître du second LP, colle parfaitement à l’image du band, une compo qui baigne au sein d’un climat de western spaghetti, un peu dans l’esprit de Sergio Leone voire d’Ennio Morricone ; mais ce qu’on ne parvient pas à sortir de sa tête, à l’issue du concert, ponctué par un bref rappel, c’est cette ligne de basse qui hante littéralement « Standing on the corner »…

Un chouette concert mais à la limite de provoquer des acouphènes… 

Il revenait à Death Valley Girls, d’assurer le supporting act. Fondé en 2014 par la multi-instrumentiste Bonnie Bloomgarden, le groupe implique également la bassiste Rachel Orosco, le guitariste Larry Schemel et sa sœur, Patty, ancienne drummeuse chez Hole. Bonnie porte une robe de couleur rouge flamboyante. De petite taille, elle alterne entre claviers et guitare, et sa voix évoque parfois celle de Siouxsie Sioux. Mais trop brouillon, le garage rock désertique et ténébreux proposé, bien qu’efficace sur disque (NDR : raison pour laquelle Iggy Pop ne tarit pas d’éloges le combo), manque de cohésion et de fluidité sur les planches. On a même parfois l’impression que le guitariste joue dans son coin. Dommage ! Paraît que la chanteuse était grippée. Elle avait sans doute aussi refilé le virus aux autres membres du band… Une chose est sûre, elle ne semblait pas dans son état normal…

(Organisation : Aéronef)