Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

« Uncontrollable Urge », c’est le titre d’une chanson du groupe mythique Devo, mais c’est également le patronyme d’une formation italienne dont la musique expérimentale et atmosphérique lorgne essentiellement vers la prog et le psychédélisme. Vous souhaitez en savoir plus ? Le groupe vous propose de télécharger gratuitement leur album, intitulé « Dirge », ici

Pour plus d’infos :
http://www.uncontrollableurge.it/
http://www.myspace.com/uncontrollableurge09

 

 

jeudi, 15 mars 2012 15:58

Paradize + 10

En 2002, Indochine publiait « Paradize », un album qui allait marquer le retour à l’avant-plan du groupe, après une traversée du désert d’une bonne décennie. Pour célébrer cet événement, ainsi que les trente années d’existence de la formation une édition spéciale intitulée "Paradize + 10" vient de voir le jour. Celle qui nous a été transmise réunit trois disques. Le premier propose tous les titres de l'album sous leur version remasterisée.

Le second, 10 remixes signés rinôcérose, Tricky, Trisomie 21, Cassius, Oli de Sat, etc. ainsi que trois morceaux inédits. Et enfin la troisième plaque est consacrée à un Dvd partagé entre deux interviews (l’une accordée en 2001 et l’autre en 2001), mais surtout à une session studio particulièrement soignée, au cours de laquelle la bande à Nicola Sirkis reprend de manière magistrale le « Lips like sugar » d’Echo & the Bunnymen, même si la voix du chanteur n’est pas aussi percutante que celle d’Ian McCulloch. Et le tout est illustré par deux superbes ‘booklets’…

 

Le label paperheartmusic vous offre une compile à télécharger gratuitement. Il s’agit d’un tribute consacré à Lou Barlow (Sebadoh, Sentridoh, Folk Implosion, Dinosaur Jr, ...) et auquel ont participé des groupes et des artistes comme Snailhouse (CA), Moonsocket (CA), Johan Sigerud (Sweden), Julien Pras de Calc (FR), Cocobusiness plan (FR), Viewmaster (BE), de portables (BE), Wio (BE), Woolly Leaves (CA) et beaucoup d'autres...

Ce tribute est gratuit et téléchargeable ici 

http://www.paperheartmusic.net
http://www.myspace.com/mypaperheartmusic

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Glo

Apparemment ce quintette est constitué de musiciens pieux. C'est en tout cas ce que les lyrics laissent supposer. Des lyrics qui parlent de Dieu, de Jésus, mais qui s'inspirent également de psaumes et d'expériences vécues. Des lyrics qu'ils véhiculent sur un pop rock hymnique, mais un peu trop emphatique, à mon goût ; une musique dont les influences majeures ne peuvent être que U2, Marillion, Queen et Ultravox. De là à en faire son credo…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Diskin

Non seulement China Drum a décidé de transformer son patronyme en ‘The Drum’, mais en outre, il a également modifié son style de musique. Et radicalement ! D'un popcore aux accents vivifiants et mélodiques empruntés à Hüsker Dü voire à Green Day, la formation de Newcastle est passée à une forme d'électrocore aride et furieux plutôt qu'avant-gardiste ; n'hésitant pas à piller l'âme des Pixies, de Porno For Pyros, de Psychedelic Furs, de Shudder To Think et même de Nine Inch Nails, pour atteindre ses sombres desseins technologiques. Mais en ratissant très large, The Drum est parvenu à concocter une mixture qui ne manque pas d'allure et qui au fil de l'écoute finit par envoûter. Malheureusement, si la démarche peut paraître très intéressante, elle risque fort de brouiller le groupe avec les fans de la première heure…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Thirteen tales from urban bohemia

Pour enregistrer leur troisième album, les Dandy Warhols ont procédé au remplacement de leur drummer. Ce qui n'a pas changé grand chose au produit fini, le quatuor continuant d'observer un rituel psychédélique dans le sens le plus pop du terme. Mélange incendiaire d'élégance sordide, d'humour caustique, d'hédonisme pervers et de glamour érotique, cet opus nous propose treize contes de bohême urbaine, ou plus exactement treize chansons qui reflètent un état d'esprit nomade, un mode de vie néo-hippie, une certaine image de la contre-culture, que partage le quatuor au quotidien, par la force des choses.

" Thirteen tales from urban bohemia " se veut donc psychédélique. Tantôt revivaliste sixties, floydien, hawkwindien ou même contaminé par l'acid rock du début des seventies (Jefferson Airplane, Grateful Dead, Quicksilver), cet opus multiplie, en outre, les références. Empruntées tantôt à la noisy de Ride circa " Leave them all behind " sur " Nietzche ", le punkabilly tribal des Cramps pour " Shakin' ", mais également les Kinks, les Beach Boys, Blur, les Silencers et bien d'autres. Sans oublier les Stones. Dont on retrouve le climat spectral de " Gimme Shelter " chez " Mohammed " et ni plus ni moins les effets extatiques des riffs et du groove de " Brown sugar " tout au long de " Bohemian like you ". Espérons, à cet égard, que le combo ait pris les précautions d'usage en matière de droits d'auteur, sans quoi il risque de connaître la même mésaventure que Richard Ashcroft, lorsque son défunt Verve avait samplé quelques notes de " As tears go by " pour enregistrer " Bitter sweet symphony ". Sans quoi, cet opus devrait figurer parmi les ‘must’ de l'an 2000.

 

dimanche, 31 décembre 2000 18:51

Fast Fast

Deuxième maxi CD pour cette formation bruxelloise drivée par Cloé Defossez, chanteuse, guitariste, pianiste et compositrice du groupe qui avoue puiser son inspiration dans ses voyages au bout du monde, ses rencontres et ses nuits blanches partagées avec sa guitare. Ce qui frappe d'abord dans la musique de Clover's Cloé, c'est la structure classique de la chanson qui enrobe le format pop. Il y a bien une batterie, quelques samples et puis deux guitares. Une acoustique et une électrique. Sans oublier la contrebasse aux accès paradoxalement jazzy. Mais la présence du piano, d'une clarinette et surtout d'un violon (NDR : tenu par Jean Richelet, premier prix de conservatoire) balise inévitablement cette structure. Ce qui n'est pas un obstacle en soi. Au contraire. Et se révèle même agréable au contact légèrement new wave de " Fast fast (the lovers of the sky) ", ou encore du mélancolique " Out of time ", réminiscent de l'album intimiste de Kristin Hersh, " Strange angels ". Les deux derniers titres de ce maxi CD épousent, cependant, un profil beaucoup plus minimaliste. Presque lo fi, à l'instar d'une Mary Timony, voire d'Ani DiFranco. Comme sur " Bay-fall ", lorsqu'elle colle sa voix douloureuse aux accords plaqués, écorchés, de sa guitare et aux drums tribaux. Et lorsque pour " No matter ", elle accompagne uniquement sa voix intimiste, chargée d'émotion, de son piano sonore, c'est alors à Tori Amos que l'on se met à penser. Dommage que la production soit un peu terne ; sans quoi, avec un peu plus de maturité, Clover's Cloé pourrait, d'ici quelques mois, devenir la bonne surprise de la scène pop/rock belge…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Stars and top soil - A collection (1982 - 1990)

Cette compile est consacrée à la première partie de la carrière de cet ensemble écossais, ou plus exactement à sa discographie sortie chez 4AD. Groupe indie jusqu'au plus profond de l'âme, Cocteau Twins est rapidement devenu une référence dans l'univers de la musique atmosphérique. Un style unique fait de climats légers et délicats, mélancoliques et esthétiques, fragiles et insaisissables, mais aussi bruitistes et pulsants, nés de la conjugaison du timbre vocal sinueux, cristallin, exceptionnel de Liz Fraser, du talent d'arrangeur, d'ingénieur du son et de guitariste de Robin Guthrie ainsi que du doigté du bassiste/claviériste Simon Raymonde. Et ce groupe intemporel par excellence deviendra même, sans s'en rendre compte, une des clefs de voûte du futur mouvement noisy pop. En outre, le style vocal d'Elisabeth fera des émules. Et notamment Björk (Sugarcubes), Harriett (Sundays), Alison (Cranes), Karin Oliver (His Name Is Alive) et Heather Nova. N'en déplaise à ces derniers… Ce recueil épingle des extraits des cinq premiers elpees de Cocteau Twins, mais égalent des Eps " Love's easy tears ", " The spangle maker ", " Aikea Guinea ", " Tiny dynamine ", " Echoes in a shallow bay " et du single " Ice blink luck ". Un seul regret, l'absence de la reprise du " Song to the siren " de Tim Buckley, qui figurait sur le premier projet de This Mortal Coil.

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Parachutes

Drivé par Chris Martin, compositeur, guitariste, pianiste et chanteur à la voix exceptionnelle, dont le timbre tantôt angélique, falsetto, douloureux ou intimiste, nous rappelle à la fois Thom Yorke et Jeff Buckley, Coldplay vient d'enregistrer son premier album. Et quel album ! Un disque qui dégage une intensité émotionnelle considérable. Mais si la musique évoque, à premier abord, Radiohead, Muse, Travis ou Embrace, au fil des écoutes, elle dévoile une identité bien plus personnelle, en explorant un univers sonore sis à la croisée des chemins de la simplicité et de l'efficacité. Un peu comme si le groupe avait trouvé la formule idéale pour écrire des chansons intemporelles. Le processus de composition y est dans doute pour quelque chose, puisque Coldplay y pose des jalons acoustiques, avant de passer à la mise en forme contemporaine. Chris accompagne d'ailleurs toujours son chant, d'une guitare sèche ou d'un piano, pour interpréter ses chansons. A charge des trois autres d'y injecter toute l'intensité électrique, en tenant compte de cette sensibilité mélodique mélancolique, hymnique (Echo & the Bunnymen ?), capable d'embrasser les accents symphoniques du défunt The Verve, circa " The nothern soul ". Un must !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

The negatives

Difficile de comprendre pourquoi un musicien aussi talentueux ne rencontre qu'un succès si confidentiel. Difficile de comprendre comment une musique aussi agréable à l'oreille est si peu diffusée sur les ondes radiophoniques. Serait-elle à ce point intelligente pour effrayer les programmateurs de ces stations ? Les lyrics de Cole, teintés d'humour et parfois même de cynisme, ont beau faire très souvent référence à la littérature, cette excuse, me semble-t-il un peu légère, surtout si elle émane de la bande FM. Oh bien sûr, flanqué des Commotions, il a bien gravé trois elpees devenus légendaires. Qui ne se sont pas pour autant traduits en tunes. Et sa carrière solo, volontairement plus accessible, n'a finalement et paradoxalement, débouché que sur une nouvelle chute de popularité. C'est vraiment à ne rien y comprendre. Personnellement, découvrir un nouvel album de Lloyd a toujours été un réel plaisir. Et je ne m'en cache pas pour le dire.

" The negatives " m'a donc plu. Beaucoup plu. Simplement parce que son mélange de cordes électrique et acoustique fait à nouveau merveille. Et si les inévitables ombres de Television et du Velvet planent sur cet opus, donc des Commotions, elles sont ici rejointes par celles plus " postcard ", d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Et tout au long des onze fragments de cet opus, Lloyd parvient, avec le concours de Stephen Street (le producteur de ses débuts) aux manettes, à préserver ce fragile équilibre entre intensité et esthétisme. A nous envoûter par ces mélodies empreintes de charme, de subtilité et de confidence qu'il caresse de son timbre vocal tellement chaleureux et profond. Et si un filet de synthé ou une bruine d'arrangements symphoniques viennent, de temps à autre, rafraîchir l'une ou l'autre chanson, c'est pour mieux communiquer ce sentiment de mélancolie douce-amère, capable de vous toucher l'âme…