L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Afghan Whigs
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Bernard Dagnies

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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Green hills of earth

"Green hills of earth" constitue déjà le 5ème album de cet ensemble californien. Un disque dont la plupart des compositions puisent généreusement dans l'univers des sixties. Celui des Faces, du Who, des Kinks, du Cream, des Byrds, et même des Beatles. En particulier sur " Seaward son ", le dernier fragment ; une chanson dont le raffinement évoque tantôt " Abbey Road ", tantôt " Magical Mystery Tour ". Un raffinement manifesté tout au long de l'œuvre. Et en particulier au niveau des arrangements. Les ballades demeurent cependant leur point faible. Et le recours au mellotron leur donne une coloration un peu trop surannée, à mon goût. Pire encore, " Sarah Belum ", aurait pu figurer dans le répertoire des Bee Gees, première époque. Mais c'est dans l'exercice du revivalisme le plus vivifiant et le plus allègre que Mother Hips me paraît le plus convainquant. A cause des lignes de guitare claires, chatoyantes, des accès de basse versatiles, aventureux, des harmonies vocales impeccables ; et puis surtout de ce sens mélodique tellement contagieux, hérité en ligne droite de la pop des sixties…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Life in the city

Ce trio californien puise généreusement dans la pop des sixties. Et en particulier celle du Who, des Kinks, du Cream, des Byrds, des Beatles et même des Bee Gees. Ce sont les termes que j'avais utilisés pour chroniquer leur cinquième opus, " The green hills of earth ", paru il y a quelques semaines. Et puisqu'on en est aux références, " Smoke ", un des trois fragments de ce disque, me rappelle soudainement le Free et Thin Lizzy, nonobstant son parfum country. Vous ne serez dès lors pas étonnés d'apprendre que le titre maître de ce nouveau single aurait pu relever du répertoire des Posies, les deux formations partageant la plupart des mêmes influences. Seul inédit, " Life in the city " aurait mérité, un quart de siècle plus tôt, de prendre place dans le bac de 45trs à slows, d'une discothèque mobile, au même titre que " I'm not in love " de 10CC ou de " Guitar man " de Bread. Qui a dit nostalgique ?…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Barracuda

Les sept compositions qui figurent sur le nouvel elpee de Motorpsycho ont été concoctées lors des sessions d'enregistrement de leur album précédent, " Let them eat cake ". Mais jugées trop rock, elles avaient été mises (provisoirement !) au placard. Ce qui n'avait pas empêché la formation norvégienne d'en utiliser l'une ou l'autre sur les planches. A l'instar de " Up' gainst the wall (high time) " et de " Dr. Hoffman's bicycle ". Trop rock, ou plus exactement trop r&b. Mais un r&b abordé dans l'esprit des Small Faces, d'Allman Brothers Band, pour lesquels ils avaient déjà rendu un hommage à travers " A song for a Bro " sur le dernier opus ; et puis des Rolling Stones auxquels ils adressent un clin d'œil sur " Star star star ". On a même droit en fin de parcours à une incursion dans le prog rock, question de rappeler, sans doute, que Motorpsycho apprécie toujours ce courant musical…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Phanerothyme

Depuis la sortie du superbe et mésestimé " Let them eat cake ", l'influence exercée par Flaming Lips, sur cette formation norvégienne, est de plus en pus palpable. A cause de la richesse des arrangements et puis du soin apporté aux harmonies vocales. Des arrangements qui flirtent même avec la symphonie, alors que les vocaux se conjuguent le plus souvent sur un mode falsetto. C'est à nouveau le cas sur le tendre et mélancolique " Bedroom ", le jazzyfyiant B.S., ainsi que sur " For free ", littéralement fustigé par un groove pulsant. Caractérisé par la superposition de ses lignes musicales et vocales, " Lanslide " lorgne même vers le prog rock de Gentle Giant. Des lignes qui épousent les courbes mélodique, au sein d'un univers presque médiéval… Les arrangements peuvent pourtant devenir envahissants, philspectoriens. A l'instar des dernier fragments de l'opus. On se croirait même revenu à l'époque de Love. Faut d'ailleurs croire que le groupe fait ici une fixation sur l'histoire de la musique américaine. Californienne très exactement. C'est tout à fait évident sur le remarquable " Go to California ", composition qui revisite à la fois les Byrds, les Beach Boys, les Doors et Iron Buttefly. Les Byrds et les Beach Boys, vous devinez aisément pourquoi. Les Doors en vertu du recours au clavier, ma foi, ‘manzarekien’. Le papillon d'acier, dès que Snah torture sa guitare, à la manière d'Eric Braunn. Pensez à In-A-Gadda-Da-Vida. Un véritable trip psychédélique au cœur des sixties.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

You should know by now

Pour enregistrer son nouvel opus, Barbara Manning s'est entourée d'un nouveau groupe. Les Go-Luckys !, un trio teuton qu'elle a rencontré lors d'une tournée en Allemagne, puis engagé comme backing group. Si mes renseignements sont exacts, " You should know by now " constitue le neuvième album de Barbara. Un disque dont les premières écoutes peuvent paraître assez difficiles. Normal, puisque Barbara pratique une forme de post punk aride, grinçant, distordu, redoutable, rebelle, à la croisée des chemins des Breeders, de Sleater-Kinney, de PJ Harvey, de Come et des Raincoats. Les Raincoats, surtout à cause des lyrics radicaux et introspectifs que Barbara chante d'une voix plaintive, à la limite agaçante. Et pourtant, au fil du temps, l'oreille finit par apprivoiser ces mélodies sauvages, un peu comme un dompteur face à un fauve féroce, mais dont la vie est toujours suspendue au risque de l'accident fatal…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Record in red

Si vous aimez ou avez aimé la musique des Chills et des Moles, vous apprécierez celle de Marmoset. Evidemment, si vous ne connaissez aucun de ces groupes, cela vous fait une belle jambe… Marmoset nous vient d'Indianapolis. Un quatuor qui doit probablement avoir beaucoup écouté Syd Barrett. En solo, mais également à l'époque où il sévissait chez le Floyd. A cause du style qu'il pratique tout au long de ce " Record in red ", que je qualifierai d'excentrique, mais aussi de contagieux, de capricieux et d'énigmatique. Seul " Frendamine ", baigne dans un univers popcore, proche d'une Kim Deal. Les douze autres fragments allient à la fois simplicité mélodique et psychédélisme basique. A cause des inflexions vocales, tout d'abord. Sinusoïdales, légèrement reverb, elles accentuent le climat mystérieux des chansons. Tout comme les quelques filets de claviers aux sonorités poussiéreuses, presque mystiques. Des tonalités de la guitare, également. Plaquées ou syncopées. Le plus souvent acoustiques. Tout un contexte qui aurait pu se complaire dans une forme de revivalisme, s'il n'y avait la basse de Jorma Wittaker. Omniprésente elle dessine des motifs ténébreux, cold, un peu comme Peter Hook chez Joy Division et New Order. Ce qui donne un aspect tout à fait original à la solution sonore de Marmoset. Excellent !

 

lundi, 31 décembre 2001 02:00

Driving rain

Paulo a la pêche. Mieux encore, s'il avait eu la bonne idée de mieux sélectionner son tracklist, ce disque aurait pu revendiquer une place parmi les ‘musts’ de l'année. Seulement, Paulo est très généreux dans l'effort. Et parfois il pense aussi aux parents et aux grands-parents (NDR : qui a dit arrière-grands-parents ?) En fait, sur les seize titres qui s'étalent en un peu plus d'une heure dix, il pousse parfois encore la chansonnette, comme à sa plus mauvaise époque des Wings. Cependant, je ne m'attarderai pas trop sur les faiblesses de ce morceau de plastique, mais plutôt sur ses moments forts. Première constatation, les musiciens de son nouveau groupe sont américains. Et bigrement efficaces. En outre, les sessions d'enregistrement ont été réalisées à LA., sous la houlette de David Kahne. Et cet environnement a influencé la musique de l'ex-Beatles. Tout d'abord sur les très électriques, mais dans l'esprit de la west coast, " Lonely road " et " Your way ", le second succombant même aux charmes de la steel guitar. " Back in the sunshine again " lorgne même vers la new wave américaine de Tom Petty & The Heartbreakers. Beaucoup plus orientaliste, nonobstant le recours à la technologie moderne, "Riding into Jaipur" évoque inévitablement l'album "Revolver"; et surtout les interventions que Ravi Shankar avait dispensées à l'époque sur son sitar. McCartney s'est bien évidemment réservé deux hits potentiels. Le titre maître, tout d'abord. Et puis un morceau caché, joué en live, " Freedom ". Deux chansons qu'on siffloterait facilement sous la douche… Si le presque instrumental " Heather " laisse planer l'ombre du double blanc, la meilleure composition du disque s'intitule " Rinse the raindrops ". Un morceau de plus de dix minutes particulièrement fouillé, soigné, caractérisé par de nombreux changements de rythme, qu'on pourrait situer à la croisée des chemins d' " I want you " de l'elpee " Abbey road " et du " Do it again " du Steely Dan. Et encore, au fil des écoutes, ce morceau de prog dans sa vision la plus pop du terme, révèle de nouvelles surprises. Je vous laisse d'ailleurs le soin de les découvrir… Etonnant !
 

 

lundi, 31 décembre 2001 02:00

The nightly disease

En 1999, ce quatuor norvégien avait commis un premier et superbe album. Intitulé "Industrial silence", cet opus libérait une intensité blanche labellisée seventies (Velvet Underground, Crazy Horse), rappelant un autre ensemble scandinave, Leather Nun. Un disque qui n'avait cependant rencontré le succès qu'au cours de l'année dernière. Pour enregistrer leur second elpee, Madrugada a reçu le concours de John Agnello (Mick Jagger, Bob Dylan, Dinosaur Jr, Patti Smith, Lemonheads, Cell) à la co-production ; et ainsi bénéficié des infrastructures du célèbre studio Watermusic, dans le New Jersey. Fondamentalement plus ténébreux, plus mélancolique, cette œuvre baigne dans une fome d'urban blues dont l'amplitude électrique réverbère des accents empruntés tantôt à Nick Cave, à Grant Lee Buffalo ou encore à Hugo Race. Bref, pas de quoi rigoler au cours de ce malaise nocturne. Mais un contexte tout à fait idéal pour permettre à Sivert Hoyen d'épancher, de son timbre vocal profond, grave, tout son spleen, toutes ses émotions, sous le couvert de quelque sombre prédiction…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Realist week

Fondé en 1993, Magoo est né au cœur du Norfolk. Une formation qui, à l'instar de Super Furry Animals, se nourrit de toutes les formes possibles de psychédélisme. Aussi bien cosmique, atmosphérique, viscéral, pastoral, expérimental qu'intello. Et dans ce domaine, les références sont légion. Après plusieurs écoutes, je suis parvenu à relever des traces de Spiritualized, de Labradford, de Loop, de Gorky's Zygotic Mynci et même de Wire. Il en existe d'autres, mais je vous laisse le soin de les découvrir. Heureusement, cette formation insulaire ne se contente pas de s'alimenter au psychédélisme. Elle a le bon goût d'épicer ses plats sonores. De krautrock, par exemple. Au goût Neu ou Faust. C'est tout à fait évident sur " Motorama ". Une composition imprimée sur un tempo hypnotique, viscéral, et infiltrée de claviers insidieux. Et puis sur " The only tests with guarantees ". Encore que sur ce titre, l'approche de la mélodie s'avère plus pop. Une pop juvénile, post adolescente cultivée par exemple chez Stereolab. Plus kitsch encore, " Powerman ", nous entraîne aux frontières de l'univers factice de Pizzicato Five. Mais un Pizzicato Five qui aurait emprunté les parties vocales aux Hollies. Maogo nous réserve quand même deux ballades intimistes, tendres, " The high castle " et " 2 dearborn ". Deux fragments qui privilégient le travail sur l'instrumentation acoustique et sur les voix. L'opus recèle également l'un ou l'autre titre plus énergique, plus tonitruant. Et en particulier " Nastro adhesivo ", un morceau coulé dans un trash/punk frénétique digne de Jane's Addiction. Pour clore l'opus, Magoo affronte le très futuriste " Revolutions of the planets ", un fragment aussi minimaliste qu'expérimental. Déconcertant !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Stephen Malkmus

A l'origine, le premier album solo de Malkmus devait s'intituler " Swedish reggae ". Il est tout simplement éponyme. Première constatation, les compositions sont davantage structurées, les délires sonores balisés, les dérapages expérimentaux prévisibles et les mélodies beaucoup moins capricieuses que chez le défunt Pavement, dont la séparation remonte à 1999 et chez qui Stephen partageait le leadership avec Robert Nastanovich. Seule la voix, capable de se muer en falsetto, a conservé le goût de l'aventure. Ce qui n'empêche pas Stephen d'avoir recours indifféremment aux samples, à la slide, à la flûte ou à l'instrumentation basique. On comprend mieux aujourd'hui le rôle joué par Bob au sein du symbole yankee de la lo fi. Hormis " Church on white ", chanson écrite en souvenir d'un ami décédé suite à une overdose d'héroïne, le ton adopté est beaucoup plus récréatif, humoristique, ou plus exactement ironique, voire sarcastique. Certains fragments frôlent pourtant l'univers de Lou Reed. Mais son pôle le plus optimiste (NDR : il ne doit pas être facile à détecter !), le moins glacé ( !?!?). Bref, un disque fort agréable à écouter, mais loin d'être indispensable à se procurer…