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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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The Cure
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Bernard Dagnies

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mercredi, 03 septembre 2008 21:01

Department of Eagles a froid au nez…

“Cold nose”, c’est le titre du nouvel elpee de Department of Eagles, dont la sortie est prévue pour le 6 octobre. Au sein du line up, on retrouve Daniel Rossen de Grizzly Bear, mais également, parmi les invités, deux musiciens issus de cette formation, Chris Taylor et Chris Bear.

Tracklisting:

1. On Glaze 
2. Sailing By Night 
3. Noam Chomsky Spring Break 2002 
4. Piano In The Bathtub 
5. Romo Goth 
6. Gravity's Greatest Victory/Rex Snorted Coke 
7. Origin Of Love 
8. Family Romance 
9. Forty Dollar Rug 
10. We Have To Respect Each Other 
11. Curious Butterfly Realizes He Is Beautiful 
12. Horse You Ride 
13. Ghost In Summer Clothes 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/deptofeagles et http://www.departmentofeagles.com

 

mercredi, 03 septembre 2008 21:00

Les sept vies d’Enigma

C’est ce 22 septembre que paraîtra le prochain opus d’Enigma. Intitulé “Seven lives many faces”. Il s’agit du septième elpee studio de la formation. En édition limitée, l’album proposera un disque supplémentaire de 5 titres. Enfin, il vous est loisible d’écouter l’intégralité de l’album sur MySpace : (http://www.myspace.com/enigmaplanet).

Pour voir le clip vidéo de « La puerta del Cielo »

http://www.wat.tv/video/enigma-puerta-del-cielo-w96d_iedf_.html
http://fr.youtube.com/watch?v=zWcLCZ8Rw8s
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYAt3.html

Tracklisting

Disque 1 :

1. Encounters
2. Seven Lives
3. Touchness

4. Same Parents
5. Fata Morgana
6. Hell's Heaven
7. La Puerta Del Cielo
8. Distorted Love
9. Je T'aime Till My Dying Day
10. Deja Vu
11. Between Generations
12. Language Of Sound

Disque 2

1. Superficial
2. We Are Nature
3. Downtown Silence

4. Surprise
5. Language Of Sound

Pour plus d’infos : http://www.enigmaspace.com, http://www.enigma.de et http://enigma.emi-artistes.com

 

 

 

 

 

mardi, 02 septembre 2008 21:00

Forth

On ne va rien vous apprendre en vous rappelant que The Verve s’est reformé sous son line up initial et qu’il tourne maintenant depuis presque une année. Par contre, on craignait que la sortie de leur quatrième album, onze années après celle d’« Urban hymns », ne soit que le résultat d’un objectif purement commercial. Mais avant toute chose, remettons les pendules à l’heure : The Verve ne se résume pas seulement aux tubes « This Is Music », « Lucky Man », « The Drugs Don't Work » et « Bitter Sweet Symphony ». C’est sans doute ce que pensent les plus jeunes d’entre vous. Or, et je n’ai de cesse de le répéter, le quatuor de Wigan est responsable de deux albums-culte (NDR : allez donc jeter une œil dans la rubrique ad hoc !), « A Storm in Heaven » en 1993 et « A Northern Soul » en 1995. Deux opus trempés dans un psychédélisme atmosphérique totalement stupéfiant. « Urban Hymns » est un ‘best seller’. Point à la ligne ! D’honnête facture, les trois elpees solo de Richard Aschcroft n’entretiendront finalement que des regrets. Ceux d’avoir perdu un groupe-phare des nineties.

Avant d’entamer l’écoute de « Forth », j’ai lu tout et son contraire dans le domaine de la critique. Des analyses très sensées, mais aussi des âneries. On va donc essayer de faire la part des choses. Et tout d’abord en évoquant le single : « Love is noise ». Une véritable daube, réminiscente des pires dérives de Simple Minds. Et les samples des chœurs sont tellement ridicules qu’on a envie de se rouler par terre. De rire ! Mais le reste alors ? Bien mieux que je ne l’espérais. Toutes les compos ne sont pas transcendantes, mais elles tiennent la route. « Rather be », le doux-amer « Valium skies » (Oasis ?) et le majestueux, voire luxuriant, « I see houses » sont des ballades qui auraient pu figurer sur « Urban hymns ». Pas de quoi s’extasier, néanmoins. Par contre, final éthéré, « Appalachian springs » est bien plus convainquant. Mais le meilleur est encore à venir. Ainsi, on est emporté par l’intensité tempétueuse, atmosphérique de « Sit and wonder ». Les cordes de guitare cristallines de McCabe y font merveille. Tout comme sur le bruitiste et nébuleux « Noise epic ». Imprimé sur un tempo soutenu, hypnotique, et balayé par les vocaux tantôt confessionnels, tantôt vindicatifs de Richard, il rappelle The Music. On épinglera encore le frémissant « Judas », caractérisé par cette amplitude phénoménale des drums, cette conjugaison très réussie entre le vibraphone et les cordes de guitare ; et puis ces arrangements somptueux. Dommage cette contre-voix soul. Inoculée dans l’esprit du dernier album solo de Richard, « Keys to the World », elle aurait fait merveille. Falsetto dans l’esprit du « Saturday night fever » des Bee Gees, elle provoque une montée d’urticaire. Et pour terminer sur une bonne note, on ne peut passer à côté de « Numbness », une des plages les plus intéressantes de la plaque. Evoluant sur un mid tempo, fiévreuse, faussement indolente, elle baigne au sein d’un climat presque West Coast du début des seventies (ces cordes de guitare subtilement écorchées, plaquées, vibrantes), digne de l’incontournable elpee de David Crosby, « If I Could Only Remember My Name ». Et finalement, pour ramer à contre-courant, je vais émettre une critique. L’album a été trop bien produit. Surtout pour les plages qui méritaient un son plus crade, plus spontané, plus brut… Enfin, ce n’est qu’un avis personnel…

 

mardi, 02 mai 2006 03:00

Rope skipping for flies

« Rope skipping for flies » constitue le huitième album de cette formation limbourgeoise (de Nieuwkerken très exactement) née en 1984, sous le patronyme Perverted by Desire. Du line up initial, il ne demeure plus que Genis U. Et la réduction en Perverted s’est opérée, lorsque les deux autres compères ont abandonné l’aventure. Excellente initiative, on retrouve le trio originel sur un bonus disc qui accompagne le nouvel opus. En l’occurrence le tout premier elpee, « Dance music for dying soldiers », paru en 1990 ; un disque qui n’était toujours disponible qu’en vinyle. Et il a été remasterisé. Mais venons-en à ce nouveau long format. Découpé en 15 fragments, il est gorgé de références. Tout d’abord à cause des titres et des sous-titres des chansons. Epinglant clairement Cat Power, Mark E Smith, Ian Curtis, Mark Lanegan, Leonard Cohen, Kim Gordon, Neil Young, Mike Watt, Femi Kuti ou encore Elvis Presley. Mais pas pour les adapter. En fait, le combo s’est imaginé dans la peau d’un de ces illustres artistes interprétant une compo de Perverted. Et le résultat est parfois étonnant voire détonnant. D’autant plus que le band y injecte ses propres influences qui oscillent des Pixies (« Cancion de deseo y passion »), à Red Hot Chili Peppers (« Viva hesbaya morente »), Gang of Four, Shellac, et Virgin Prunes. Le tout vivifié par le timbre vocal de Genis U qui campe toujours un hybride entre Johnny Rotten, Jello Biafra et Peter Murphy. Et pour concocter « Rope skipping for flies », le trio a notamment reçu le concours de la chanteuse 2M, du bidouilleur Mr Rainder (Tokamat Fusion Test Reactor) et d’Elvis Peeters (Aroma Di Amore). Sans oublier celui de Dolf Planteijdt (The Ex, De Kift) et de Zlaya Hadic (Sonic Youth, Low, Motorpsycho, Tortoise) à la production (NDR : le groupe est souvent parvenu à engager d’illustres ingénieurs du son ; en 1994, lors de l’enregistrement de « Kuvun Huuto », il avait ainsi bénéficié de toute l’expérience de Kramer). Oui, mais la musique alors ? Paradoxalement, à force de manger à tous les râteliers, elle finit par devenir originale, mais surtout contemporaine. Apre, complexe ou éclectique elle peut même être pervertie par le post industriel, le funk blanc, la world, le reggae ou le psychédélisme. Un groupe unique en son genre !

 

 

mardi, 21 novembre 2006 02:00

Rewind the sofa lady

Né à Berlin, ce quatuor a été fondé par un certain André Abshagen, un Berlinois qui a chopé le virus de la musique dès l’âge de 8 ans. Il a même fondé son premier groupe 6 ans plus tard, et fabrique ses propres instruments, dont les synthés. Sa partenaire, Miss Mono a bossé comme journaliste à la TV, avant de tout laisser tomber pour se lancer dans l’aventure musicale. Ensemble, ils ont alors commencé à composer des B.O. de films d’horreur. L’autre moitié de groupe s’est établie à Milan. Elle réunit Dodo NKishi, drummer chez Mouse On Mars, et Stefania Vacca (basse), une Sarde qui jusqu’alors avait trempé au sein de divers projets politico-artistiques. Tout ce petit monde avait déjà commis un premier opus en 2004, « Player one ready ». « Rewind the Sofa Lady » constitue donc tout naturellement le second elpee. Un disque découpé en onze plages qui hésitent constamment entre expérimentation et ‘mainstream’. Glam, pop, rock, electro, funk, psychédélisme, disco et ambient alimentent cette solution sonore qui puise ses influences tour à tour chez Roxy Music, The Sweet, TRex, E.L.O., Dandy Warhols, Lenny Kravitz, Gerry Rafferty, Air, Ladytron, Death In Vegas, Cornelius, Zoot Woman et même The Go ! Team, en compagnie duquel Pet partage le même ingénieur du son (Gareth Parton). Si « Whip my blue chip » est déjà paru sous la forme d’un single, « Out of the blue » constitue manifestement le titre le plus contagieux : autrement dit celui que vous siffleriez le plus spontanément sous la douche. Pour le reste, les compos sont plutôt sympa, bien équilibrées, parfois dansantes ; et même s’il n’y a pas de quoi crier au génie, elles passent toues facilement dans le lecteur Cd de votre autoradio.

 

Filmé par Steven Dantor et Matthew Galkin, ce film retrace la longue tournée effectuée par les Pixies, en 2004, consécutive à leur réunion. Une chose est sûre, la vie en coulisse n’est guère enthousiasmante et on a l’impression que les musiciens n’aspirent qu’à une seule chose : rentrer chez eux. Motif principal : l’envie de retrouver sa famille, et en particulier leurs épouses respectives ainsi que leurs enfants. Seul scoop, le quatuor avait emmené dans ses bagages Kelly Deal. Pas pour jouer, mais simplement pour accompagner sa sœur. Ce sont d’ailleurs les deux seules personnes qui semblent prendre du bon temps. Elles n’arrêtent d’ailleurs pas de rire pour un oui ou un non. En coulisses, il ne se passe pratiquement rien de bien intéressant. Chez les Pixies, la vie de tournée frôle même parfois le mortel ennui. Heureusement, lorsque Charles Thompson, Joey Santiago, David Lovering et Kim Deal montent sur scène, la magie est à nouveau au rendez-vous ; et on comprend de mieux en mieux pourquoi les Pixies sont devenus un des groupes majeurs de la fin des eighties. Mais pourquoi aussi cette tournée fut un véritable triomphe…

 

 

 

mardi, 01 août 2006 03:00

Riot City Blues

Primal Scream a donc décidé de tourner provisoirement le dos à la musique électronique pour en revenir au rock pur et dur. Un style immortalisé par les Stones, fin des sixties/début des seventies, notamment sur leur album « Sticky fingers ». Faut dire que Gillepsie a toujours aimé la musique de la bande à Jagger/Richards ; et il ne s’en est jamais caché. Bref, pour enregistrer ce nouvel opus, le groupe s’est enfermé pendant 10 jours aux studios Olympic de Londres. Ce qui explique l’absence de Kevin Shields (NDR : perfectionniste comme il est, il aurait exigé 10 mois pour le terminer). Et il faut avouer que cet opus tient la route. Oh oui, bien sûr, on ne peut pas véritablement parler de disque novateur. Mais n’en déplaise aux nombreux détracteurs qui semblent avoir oublié la véritable définition du rock’n roll : ce « Riot City blues » déménage. Un opus partagé en 10 compos dont la plupart sont sculptées dans le stoner le plus efficace. Euh, huit très exactement, puisque la pénultième plage « Hell’s comin’ down » lorgne du côté de la country, alors que la dernière, « Sometimes I feel so lonely », est une ballade. Du stoner qui peut se teinter de psychédélisme. A l’instar de l’inquiétant et hypnotique « When the bomb drops », un fragment réminiscent du « Rescue » d’Echo & The Bunnymen (NDR : normal puisque Will Sergeant a apporté sa guitare). Ou encore du sournois et envoûtant « Little death ». Un titre parcouru de chœurs lancinants, mais épisodiquement balayé d’envolées floydiennes (« Echoes » ?). De garage malsain également. Notamment l’excitant « Nitty gritty », un morceau infiltré de claviers rognés. Et puis « The 99th floor » déchiré par l’harmonica de Martin Duffy. Même « We’re gonna boogie », un blues garage que n’aurait pas renié Omar & The Howlers. Plus enlevé, « Suicide Sally & Johnny Guitar » affronte un punk aride et vindicatif. Pas étonnant, lorsqu’on sait qu’Alyson Mosshart des Kills vient y poser sa voix. Hymnique, « Country girl » (NDR : la plage qui ouvre l’elpee) réverbère certains échos du célèbre « Maggie May » de Rod Stewart. Sans doute à cause du recours à une mandoline. Et je n’ai pas encore prononcé le mot ‘groove’ au cours de cette chronique. C’est fait ! Parce que cet album n’en manque pas. C’est une certitude !

 

 

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Junica

Over The Atlantic est un duo néo-zélandais réunissant Bevan Smith et Nick Brinkman. Issu de l’univers underground, le premier se charge de l’aspect électronique à l’aide d’un laptop. Ex-Ejector, le second se réserve les vocaux et la guitare. Et le résultat proposé tout au long de ce « Junica » est plutôt convaincant. A cause du sens mélodique des compos constamment préservé. Leur noisy-electro-pop s’inspire manifestement de Brian Eno (les vocaux légèrement réverbérés) et de My Bloody Valentine (NDR : une des plages de l’elpee s’intitule Kevin Shields). On a parfois l’impression de flotter au-dessus de paysages imaginaires peuplés de lucioles, en pleine aurore australe. Un périple tour à tour paisible ou périlleux, mais toujours exaltant au cours duquel rythmes capricieux, arrangements éthérés, soyeux, électricité distordue, luxuriante, sonique et vocaux atmosphériques rafraîchissent constamment cet univers visionnaire, riche en couleurs sonores…

lundi, 16 janvier 2006 02:00

Black sheep boy

Fondé à la fin des 90’s, Okkervil River nous vient du New Hampshire. Une formation drivée par Will Sheff et Seth Warren. Et responsable de 4 albums à ce jour. Guitariste mais surtout chanteur, Will a également développé un projet alternatif, Shearwater, en compagnie duquel il a déjà commis trois elpees : “The Dissolving Room” en 2001, “Everybody Makes Mistakes” en 2002 et “Winged Life” en 2004. Si à l’origine, le line up se résumait à un quatuor, il est passé aujourd’hui à un sextuor. Ce qui explique sans doute la diversification de leur expression sonore. Fondamentalement alt country, Okkervil River évoque tout d’abord Centro Matic. Ou plus exactement South San Gabriel. Surtout dans sa phase la plus acoustique. Aussi gémissante que celle de Johnson (NDR : Will également), la voix de Sheff n’est pas étrangère à ce phénomène. Mais tout au long de « Black sheep boy », Okkervil River a le bon goût de varier les styles, le tempo et l’instrumentation. Une instrumentation riche, très riche même. Bien sûr, les guitares (acoustique et électrique), la basse, les drums sont très présents. Mais aussi la lap steel, l’orgue à soufflets, la mandoline, les percus, le vibraphone et le Wurlitzer ; le tout saupoudré d’un zeste d’électronique. Sans oublier celle que se réserve les invités, parmi lesquels figurent une section de cordes et une trompette. Ce dernier (Michael Kapinus) apportant une coloration très cuivrée à plusieurs des fragments. Un peu dans l’esprit de Calexico. L’elpee recèle même l’un ou l’autre titre plus insolite. Et je pense tout particulièrement à « Black », morceau imprimé sur un tempo new wave et fouetté par une basse caoutchouteuse. Ou encore « The latest toughs », morceau alerte trempé dans la power pop. Plage longue (7 minutes) particulièrement élaborée, « So come back, I’m waiting » nous entraîne dans un voyage sonore tumultueux mais mélancolique parsemé de déflagrations émotionnelles et climatiques, un périple qui s’achève dans la paix d’arrangements somptueux. Le meilleur morceau de l’opus ! Et probablement la synthèse de l’énorme potentiel affiché par Overkill River.

mardi, 18 avril 2006 03:00

Grab that gun

La new wave est donc bien revenue au goût du jour. Après Interpol, Editors et consorts, le virus commence à gagner les filles. Et je pense tout particulièrement à un groupe exclusivement féminin issu de l’ouest du Canada répondant au patronyme de The Organ. Leurs idoles ? Joy Division, The Cure et les Smiths (NDR : dont ils ont plus que probablement écouté l’album « The Queen is dead » en boucle). Et les deux premiers morceaux de l’opus trahissent manifestement cette fascination pour la légendaire formation mancunienne. Tout d’abord le single « Brother » qui donne le ton à l’elpee. Puis un « Steven Smith » en forme de clin d’œil à Mozz en personne. Heureusement le reste de la plaque se charge de nuances, même s’il faut regretter une certaine uniformité dans le ton. Un ton empreint d’une grande mélancolie, vous vous en doutez. Qu’entretiennent les lyrics introspectifs, parfois à la limite du morbide, chantés par le vocal blême de Katie Sketch, dont le timbre s’identifie tour à tour à Debbie Harry, Chrissie Hynde (Pretenders) ou Martha Johnson lorsqu’elle drivait les Muffins (NDR : Tiens, tiens, M.&T.M. étaient également Canadiens…) Le titre final de cette plaque, « Memorize the city » recèle curieusement un refrain aussi contagieux que celui du hit planétaire « Echo Beach », même si les sonorités de la guitare évoquent davantage Indochine période « L’aventurier ». Une sensation qu’on retrouve sur « Basement band song », nonobstant la basse ténébreuse et les claviers désuets. Les lignes de guitares peuvent également se révéler éthérées, atmosphériques. A l’instar d’un Sad Lovers and Giants. « Love, love, love » et « A sudden death » en sont les plus belles démonstrations. Enfin, imprimé sur un tempo plus enlevé, dans l’esprit du « Seventeen seconds » de Cure, « I am not surprised » concède une mélodie sombre que n’aurait pas renié Brian Molko en personne, lors de sa période la plus cold.