Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Bernard Dagnies

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lundi, 19 décembre 2022 19:23

Eric Bibb sur la route…

« Ridin’ », c’est le titre du nouvel opus d’Eric Bibb qui sortira ce 24 mars 2023. Enraciné dans le blues avec une sensibilité folk proche parfois de la country et un background à la fois soul et gospel, Eric Bibb propose une œuvre dépouillée aux chansons émouvantes. De par la très haute qualité du songwriting, l’émotion incroyable que dégage sa voix et la richesse des orchestrations, « Ridin' » pourrait devenir un de ses albums majeurs.

En attendant, le single « Family » est en écoute ici

 

 

lundi, 19 décembre 2022 19:23

La dissidence de NAUT…

NAUT est une formation post/punk britannique, dont la sortie du premier elpee, « Hunt » est prévue pour le 24 février 2023.

En attendant, il nous propose « Dissent » son deuxième single, issu de cet opus, sous forme de clip. Et il est disponible ici.

Austère, ce clip fonctionne comme une sorte de vidéo lyrique, où les mots et les phrases clés sont éclaboussés sur l'écran comme une voix dissidente qui dit sa vérité, barbouillée sur un mur d'entreprise sombre.

Commentaire de NAUT : ‘Les singles que nous avons sélectionnés montrent différentes facettes du groupe et « Dissent » est un titre parfait pour mettre en avant certaines choses que nous pensons être essentielles au son de NAUT… ‘

lundi, 19 décembre 2022 19:22

Cosmopaark suffoque…

Comète bordelaise du shoegaze, Cosmopaark aime jouer sur les contrastes, entre une pop introvertie et des murs de sons massifs. Bercé par la scène anglo-saxonne des 90’s (My Bloody Valentine, Slowdive...), le groupe propose une nouvelle facette de la scène actuelle (DIIV, Froth).

A son actif deux Eps, dont « Sunflower », paru en mars 2019. Et un sans titre, en avril dernier, en collaboration avec le groupe bordelais SIZ.

Le premier album du groupe, « and I can't breathe enough » sortira le 20 janvier 2022.

En attendant, le clip de « Can’t wait » est disponible ici

 

 

Trio belge, Psychonaut a sorti son nouvel elpee, ce 13 décembre 2022. Un album conceptuel et féroce qui proclame la formation d'un nouveau monde par l'acceptation d'une nouvelle identité humaine. ‘Nous avons toujours été intéressés par la religion, la spiritualité et la philosophie’, explique le chanteur/guitariste Stefan de Graef à propos de la musique de Psychonaut. ‘Nous avons médité ensemble, eu de longues discussions sur la nature de la vie, et nous partageons une vision commune.’ 

Intitulé « Violate Consensus Reality », l’opus nous en traîne au cœur d’un voyage viscéral dans notre conscience humaine collective. Un voyage marqué par des riffs explosifs, des voix atmosphériques et des compositions complexes mais accrocheuses.

Issu de cet LP, « Hope » est disponible sous forme de clip ici

 

 

Dans la cadre de la sortie de sa 6ème session, le label Stellar Frequencies met en scène le groupe Bank Myna. Le groupe parisien exécute le titre “The Open Door” issu de son premier LP “Volaverunt” (paru en Février 2022).

Initié en 2013, Bank Myna est l'architecte d'un univers singulier où se mêlent post-rock sombre, drone, expérimentations sonores et incursions doomiques.

Entre voix mystique et paysages sonores droniens, la musique de cette formation propose des structures libres au sein desquelles les sons sont amples, profonds et le jeu sur les textures permanent. Des voix extatiques ouvrent la voie à des mouvements lents avant de laisser l'espace sonore se déchirer sous l'effet des basses et des guitares.

Progressive, intense, tiraillée entre l'ombre et la lumière, Bank Myna aime donner de l'ampleur et de la puissance à ses compositions dans un live abrasif et instinctif, oscillant de flottements imposés par des sons drone à des explosions bruitistes et heavy rock fulgurantes.

La session est à découvrir ici

 

 

lundi, 19 décembre 2022 19:20

Dead Eyed Creek en manque d’inspiration ?

Dead Eyed Creek vient de publier un nouveau single. Baptisé "Uninspired", il figurera sur son elpee éponyme, dont la sortie est prévue pour 2023. Les 11 morceaux de l’elpee ont été enregistrés sous la houlette du producteur allemand Michael Zech.

Le vocaliste Einar Vilberg a déclaré ‘"Uninspired" parle de se réveiller, de réaliser, de se détacher et de fuir les choses qui ne fonctionnent plus pour vous.’

Pour la vidéo, la formation a fait équipe avec le vidéaste d'animation Martin ‘Marsen’ Fischer, qui a notamment travaillé pour SEEED, Papa Roach et Marteria. Et le clip est disponible là

La musique de Dead Eyed Creek est susceptible de libérer des riffs lourds et des grooves monstrueux, mais aussi de proposer des ballades tragiques. A travers son expression sonore, le band cherche à magnifier la grandeur du rock des années 90…

lundi, 19 décembre 2022 19:19

Le soleil noir de The Black Waves…

Issu de Voiron (Isère, France), The Last Waves vient de sortir « Under a black sun », un Ep (c’est son 4ème !) qui baigne au sein d’une forme de cold-wave/post-punk/dark-pop/indie-rock et nous propose un récit hypnotique et froid, ponctué de beats minimalistes et de mélodies aussi entêtantes que glaçantes. La musique de ce quintet français (trois garçons, deux filles) suscite des sentiments d’inquiétude, d'angoisse et de solitude. Nouvel espace inhabitable, il nous fait partager sa détresse et son désespoir…

L’Ep est en écoute là

 

 

jeudi, 01 décembre 2022 11:40

Décès de Mimi Parker, la moitié de Low…

Mimi Parker, la moitié de Low est décédée ce 5 novembre 2022. Elle était âgée de 55 ans. Elle assurait les drums et partageait le chant avec son mari, Alan Sparhawk, au sein du groupe. En 2020, la faculté lui avait diagnostiqué un cancer des ovaires. La triste nouvelle a été annoncée sur la page Twitter du groupe par Alan. Au cours de sa carrière, la formation a gravé 13 elpees, dont le dernier, « Hey what » figurait parmi les meilleurs albums parus au cours de l’année 2021, pour de nombreux médias branchés sur la musique alternative (à lire ou à relire, la chronique ici).

Le duo avait annulé sa tournée, qui devait passer par le festival Sonic City de Courtrai, début novembre, à la suite de complications dont souffrait Mimi Parker. Dans le court message, Sparhawk a terminé en rappelant que l’amour était plus important que tout.

‘Amis, il est difficile de mettre l’univers en langage et en un court message, mais elle est décédée la nuit dernière, entourée de sa famille et de son amour, y compris le vôtre. Gardez son nom proche et sacré. Partagez ce moment avec quelqu’un qui a besoin de vous. L’amour est certainement le plus important…’

Mimi Parker est née à Bemidji, dans le Minnesota. Elle avait rencontré Alan Sparhawk à l’école, et ensemble, ils ont fondé Low, au sein duquel se sont succédé plusieurs bassistes, dont John Nichols (1993-1994), Zak Sally (1994-2005) et Matt Livingston (2005-2008), Steve Garrington (2008-2020) avant que le couple ne décide de s’en passer. C’était en 2021.  

Low était considéré comme un des pionniers du slowcore, style qu’il pratiquait depuis plus de 30 ans. Il en est certainement aussi un des représentants les plus créatifs (NDR : le slowcore est un sous-genre musical du rock alternatif et de l’indie rock, caractérisé par des paroles poignantes, des mélodies graves, un tempo lent, et des arrangements minimalistes).  

En 2012, le couple avait accordé une interview à Musiczine (à lire ou à relire là)

et votre serviteur se souvient de la grande gentillesse manifestée par Alan Sparhawk et Mimi Parker, lors de cet entretien. Un moment privilégié qui ne s’oublie pas…

 

La chanteuse-compositrice du groupe de rock britannique Fleetwood Mac, Christine McVie, est décédée ce 30 novembre 2022, à l'âge de 79 ans, des suites d’une brève maladie.

La formation, qui a vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde, est considérée comme une des plus populaires dans l’univers du pop/rock. 

Christine Anne Perfect avait épousé John McVie, avant de rejoindre le Fleetwood Mac, au début des années 1970, alors qu’elle militait comme claviériste et chanteuse au sein du groupe de blues, Chicken Shack. Elle restera au sein du Mac, jusqu'en 1998, avant d’entamer une carrière en solitaire. Ce qui ne l’empêchera pas de divorcer en 1976. Au cours des seventies et des eighties, le band va d’ailleurs connaître de nombreux conflits de couple. Dont celle qui va mener à la rupture entre Stevie Nicks, l’autre chanteuse, et Lindsey Buckingham, le guitariste. Ce qui va paradoxalement alimenter les textes de leurs chansons et tout particulièrement leurs plus grands succès. Christine a d’ailleurs composé certains des tubes les plus célèbres du groupe, comme « Don't Stop », « Everywhere », « Little Lies », « Say You Love Me » et « Songbird ». Elle reviendra cependant en 2014, tout en poursuivant sa carrière solo, toujours pour y assumer les vocaux. L'artiste est décédée à l'hôpital, entourée de sa famille, après une brève maladie.

RIP

Ce samedi 19 novembre, la formation londonienne TV Priest se produit à l’Aéronef de Lille. Un quatuor responsable de deux elpees, à ce jour ; soit « Uppers », paru en 2021 et « My other people », en juin dernier. Si le premier opus reflétait les angoisses et les colères du chanteur, à travers des textes politiques, dénonçant les travers de la société britannique, le second se révèle plus sombre et introspectif, tout en abordant des sujets existentiels, tels que l’amour, la joie, la perte ou le deuil. Mais une constante : les lyrics sont empreints d’un humour caustique… bien britannique. Charlie Drinkwater (NDR : quel nom !), le leader, est également directeur artistique et signe notamment les pochettes de Sports Team ainsi que de Fontaines D.C. Enfin, le combo a signé chez Sub Pop, célèbre label de Seattle qui a, notamment, hébergé Nirvana, Sonic Youth, Soundgarden, Afghan Whigs, The Shins et White Stripes, et compte aujourd’hui, parmi ses nouveaux fers de lance, Metz et Rolling Blackouts Coastal Fever…

Il doit y avoir plus ou moins 120 personnes, partagées entre jeunes et quadragénaires, lorsque le quatuor grimpe sur les planches. Outre le vocaliste, barbu, crâne rasé et costard un peu trop étriqué pour lui, qui prononce quelques mots d’accueil en français, le band implique également un guitariste, un bassiste et un drummer, en short et la casquette vissée sur le crâne (NDR : il finira même le show, torse nu !)

Le set s’ouvre par « The big curve », une compo imprimée sur le rythme du chemin de fer, un tempo que vont adopter de nombreux morceaux de ce concert. Quand il ne se révèlera pas tribal. En fait, Ed Kelland se sert d’une batterie conventionnelle, mais également d’une boîte à rythmes, un peu comme Butch Vig. A la guitare, Alex Sprogis fait grincer ses cordes, très souvent à la manière de feu Andy Gill, le leader de Gang of Four, insufflant un côté funk blanc au post punk du band. Et puis, Nic Bueth construit des contre-mélodies à l’aide de ses lignes de basse. L’ensemble se révèle excitant, intense et particulièrement cohérent. Et devant le podium, ça pogote sec. La six cordes se fait scie circulaire sur « I was a gift » et on se rend compte que Charlie est un fameux showman. Il grimpe sur l’estrade du batteur. Il brandit son pied de micro d’une main pendant qu’il tient le microphone dans l’autre lorsqu’il n’abandonne pas, tout simplement, son support. Sa voix est grave, très souvent déclamatoire. Sa présence est théâtrale, charismatique. Il semble prêcher en y ajoutant la gestuelle ou en se frottant le crâne. Alex fait sonner sa gratte comme une armée de mandolines, sur « Lifesize », dans l’esprit de Justin Jones (And Also The Trees). La basse devient latente et le baryton de Charlie, profond, tout au long du plus lent « Limehouse cut ». Charlie s’éloigne même parfois du micro pour communiquer davantage de profondeur à la compo. Des synthés préenregistrés s’invitent pendant « Bury me in my shoes », alors que des samples d’arrangements s’incrustent pendant le grondant « Unravelling ». Le light show est dominé par la couleur rouge tout au long d’« It was beautiful ». Charlie interprète même quelques vers a cappella, au milieu de la chanson.

Les musiciens ne sont pas pourtant pas suffisamment mis en exergue par le light show, à tel point qu’on a l’impression qu’ils se produisent dans la pénombre. La guitare gémit tout au long du dramatique « Powers of ten », alors que le tempo semble restituer des battements de cœur. La fin du set nous réserve à nouveau des morceaux imprimés sur un rythme infernal, et tout particulièrement pendant « House of York » …

Suite aux acclamations de la foule, TV Priest va accorder un morceau en rappel, avant de tirer sa révérence et de rejoindre le stand merchandising. Un super concert !

Voir aussi notre section photos ici

Setlist

The Big Curve, I was a gift, This Island, One easy thing, Lifesize, Limehouse cut, Bury Me in my shoes, Unravelling, Slideshow, It was beautiful, Powers of ten, Press gang, House of York, Decoration

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

 

 

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